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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

31 octobre 2008

Le RDcongo sous la nouvelle guerre de rapacité minière envenimée par la crise économique.

Cette guerre, nous l´avons vu venir ; elle est causée par le Coltan, l´or et le diamant dont regorge toutes les régions de l´Est du Congo jusqu´au Kasaï. Mais aussi par la faiblesse et l´incapacité des gouvernants actuels de Kinshasa à relever économiquement la RDCongo. Et depuis que la crise économique et financière a pris l´Amérique conservative et la Grande Bretagne à la gorge, ces pays ont mis Kigali et son Poulain Laurent Nkunda en devoir d´ouvrir ce lucratif marché pour eux.

 La RDCongo entre la peste et le cholera

 

Toutes les raisons évoquées par Laurent Nkunda pour activer la guerre, ou même la justifier viennent de l´intérêt rapace que cultive la grande Bretagne, l´Amérique et l´Allemagne envers les minerais précieux de Coltan, d´or et de diamant dont regorge le sol à l´Est du Congo. Et le plus grand instigateur de cette guerre fratricide n´est autre que Colin Powell et ses amis néo conservateurs américains, britanniques et allemands.

 Au moment où la crise économique et financière bat son plein et ronge les valeurs immobilière, les actions et que les placements ou investissements sont devenus risquant et sans le moindre assurance, les métaux précieux prennent une valeur nouvelle en ce qu´elles permettent aux capitaux de trouver un lit conservatoire de valeur sûr et sécurisant. Par ailleurs, le Rwanda, comme l´ironie le veut, a perdu beaucoup de ses capitaux placés aux Etats-Unis et en Angleterre. L´heure pour les conservateurs de presser Kigali à réactiver son rebelle Laurent Nkunda afin d´entrer officiellement en possession des richesses congolaises. Une campagne discrètement menée aux Etats-Unis tente à justifier ou, du moins, donner audience aux prétextes fallacieux selon lesquelles, par exemple Nkunda serait contre le Deal de troc de 9 milliards $ entre la Chine et la RDCongo.

 Tout ce temps que Nkunda contrôlait la région, ces minerais ont été frauduleusement exploités ; pourquoi Nkunda risquerait-il une guerre pour…s´emparer de tout le Congo ? Eh oui, Nkunda n´est pas sans ambition de pouvoir, loin de là, il en est dévoré. Et sachant que Kabila n´était autre chose qu´un imposteur rwandais qui avait réussi à tromper les congolais, lui Nkunda qui est né au Congo et de père et mère congolais se sent trompé. Ses alliés des milieux d´affaires belges, sud africains, anglais et américains, après s´être rendus compte de la faiblesse du pouvoir de Kinshasa incapable d´organiser et de gérer efficacement ce pays, ont poussé à la concrétisation d un changement de pouvoir leur ouvrant plus large perspective d´exploitation. La solde des soldats congolais étant irrégulière et maigre, la situation économique mettant les congolais plus à mal qu´à l´euphorie, les conditions d´une relève armée était réunie.

Dans toute cette histoire, Joseph Kabila ne fait pas bonne figure. Non seulement il a sous estimé le feu couvant qui montait à l´est, il n´a pas du tout brillé ni dans la promotion du pays, ni dans les investissements créant emplois et relevant l´état économique déplorable de ce grand pays. Les belges avaient beau grogner, faire des remarques et inviter à plus de diligence et d´efficacité ; rien ne semblait sortir Kinshasa de ses illuminations. Il est vrai qu´aller au pouvoir, tout le monde le veut en Afrique où rien ne marche et où les salaires sont misérables ; mais exercer le pouvoir efficacement en pays sous développé où tout est à concevoir et mettre sur pied, cela n´est pas donné à tout le monde. Il faut des capacités imaginaires, intellectuelles et organisationnelles infatigables et douées. Ainsi qu´une vision réaliste, certes, mais généreuse et positive de l´avenir des siens. De rares qualités qui sont rarement communes.

Nkunda se prétend être plus averti et plus doué que Kabila. J´en doute. Et je crains que de médiocrité en médiocrité, le peuple congolais ne se voie accepter le choix entre la peste et le choléra. Cette guerre qui vient après une autre qui avait coûté en 10 ans prés de 5 millions de vies humaines disqualifie autant l´un que l´autre des belligérants. Et si Kabila se rendant compte de ses déboires économiques veut au moins se débarrasser de Nkunda pour jouer aux élections de 2011 l éternelle carte de vainqueur de rebelles, il a déjà perdu sa crédibilité et la confiance du peuple congolais. Parce que lorsque celui-ci regarde dans son plat ou dans ses poches, ses larmes sont abondantes. Et désespérées. Croire qu´il sera réélu est de la plus grande illusion. Trop, c´est trop.

 Croire que Laurent Nkunda est plus doué que Kabila est tout autant une spéculation qui n´est fondée sur aucune preuve. Et il est même probable qu il soit vomi par les populations épuisées et traquées par des guerres meurtrières où elles perdirent leurs femmes, leurs enfants, leur sécurité, leurs derniers haillons de biens…pour aboutir, comme avec Kabila à manger la vache enragée servie chaque jour par les bourdes économiques d´un incapable notoire se prêtant des dons de génie social.

 Dans cette guerre nouvelle, hélas, encore une fois, c´est le peuple congolais qui va en payer les frais douloureux et dramatiques. L´ONU fait déjà figure de touriste tropical désintéressé. Après tout, que peut faire l´ONU si les dessous des cartes sont volontairement truqués par quelques mains sournoises et rapaces occidentales ? L´existence même (ou la tolérance d´un Nkunda et de ses forces armées) sur le territoire congolais est une contradiction en soi, parce qu´alors on pouvait se demander : qui était donc, ou qui détenait la légitimité du pouvoir ? C´était comme si quelqu´un voulait mettre le feu à votre maison, et la police venait assister sans rien faire aux débarquements de ses bidons d´essence. Aussitôt que la police aura tourné le dos, cette maison ne va-t-elle pas s´envoler en fumée ? Si cela s´appelle défendre ou protéger la paix…On se rappelle du massacre génocidaire du Rwanda, du Kosovo…tous ne sont plus là pour apprécier de la célèbre et légendaire paix de l´ONU où ceux qu´on devait protéger sont charcutés devant les yeux scandalisés du monde entier. L´ONU a aussi assisté, plus coupable qu´innocente, pendant que devant ses yeux Patrice Lumumba, le premier ministre élu d´un pays indépendant était illégalement arrêté et plus tard honteusement assassiné...         

Musengeshi Katata

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Posté par Musengeshi Kat à 13:08 - Impact de l´actualité - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 octobre 2008

La vraie valeur d´Obama pour nous tous.

En commentaire à l´article : http://mboangila.afrikblog.com/archives/2008/10/28/11143126.html#comments

 

De réelles et brillantes qualités de grand homme

 

Excellent propos, cher ami.

Et pour vous paraphraser, je dirai que les noirs et les arabes doivent cesser de se laisser mettre en boîte par un occident arrivé à essoufflement et ne sachant plus répondre aux illusions que cette culture avait entretenu en 600 ans d´un hégémonisme riche en abus en tout genre. Mais voyez-vous, à la fin, pour sortir de leur prison de négation ou de soumission culturelle, les noirs ou les arabes casernés en occident doivent apprendre à reconnaître et choisir leurs propres idoles avec lesquels leurs rêves d´espoir et de liberté ont meilleure chance de se réaliser. Et c´est le cas avec Obama à tout point de vue. Parce qu´il est conciliateur et brillant dans sa dialectique. Prenez la peine de lire son discours politique, et si vous êtes versés dans la dialectique, vous y découvrirez d´incroyables vérités dont celle-ci : "Nous ne pouvons plus attendre que certains s´enrichissent scandaleusement pour que, par simple ruissellement, cette richesse retombe sur nous" (traduction libre). Ajoutez à cela l´appel qu´il a fait aux noirs et préjudiciés sociaux à prendre leurs responsabilité avant d´exiger des autres qu´ils l´exercent à leur place, vous obtiendrez un discours politique d´une rare intelligence sociale et économique.

Il est un fait que l´occident, après des hésitations d´usage et de politique, chante aujourd´hui les louanges d´Obama. Et nous savons bien qu´ils vont essayer, comme toujours, de s´accaparer de ce symbole pour asseoir leurs vues et leurs intérêts. Comme toujours. Mais n´oubliez pas, nous sommes là aussi. Et cela de par le monde entier. Et si Obama sent derrière lui le soutien et l encouragement des siens à chercher les meilleurs moyens à retrouver l´équilibre philosophique humain perdu, il servira notre cause à tous. Mais s´il est seul et abandonné à lui-même, ceux qui ont le bras long auront vite raison de lui. Nous n´avons pas le choix; après tout, nous avons tout à gagner, rien à perdre. Et grand Dieu, l´homme, croyez-moi, est brillant. Cela console et prouve que malgré la destruction mentale, les sévices et les privations qui ont toujours été volontairement opérés sur nous des siècles durant, l´espoir, malgré tout existe bien. Et cela, c´est absolutly wonderfull. Parce que sous cette belle étoile nos enfants peuvent prendre exemple et cesser de désespérer. Et changer le monde si celui-ci ne leur ouvre pas les portes grandes à leurs rêves légitimes. Où qu´ils viennent, d´où qu´ils soient.

 Musengeshi Katata

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USA. Bush et la politique des terres brûlées

Incursions illégales au Pakistan, bombardement et meurtre de civils en Afghanistan, puis cet incident en territoire Syrien ayant causé la mort de 7 civilistes. Rien à faire, Bush semble signer avec le sang et la rage son prochain départ en laissant derrière lui de dangereux brasiers de révolte.

 

La rage de l´incapable frustré et dangereux

 

« Qui trop embrasse, mal étreint »

 

On le voit, pourrait-on dire…Cheney l´intrigant est ressorti de l´hôpital où il avait fait été soigné du cœur : les effets dévastateurs de l´écroulement de la Lehman Brothers, prétendent bien de gens. Peut-être y avait-il des actions destinés à dorer ses vieux jours ? Toujours est-il que depuis les militaires américains tirent à tort et à travers dans une rage visible de créer des brasiers ou de nouveaux conflits qui ouvriraient, au besoin, à des interventions militaires plus démonstratives de la puissance militaire américaine. Le désespoir. Le blanc et vide désespoir d´un duo Bush – Cheney qui se rend compte, après 8 ans de médiocre gestion politique du pays le plus riche et le plus puissant de la terre, qu´ils ne sont parvenus à aucun résultat positif sur toute la ligne. Zéro. Pire, ils laissaient ce pays dans un état économique et financier désastreux.

Ni Osama Bin Laden n´a été arrêté, ni les talibans ne sont vaincus. Pis : la campagne d´Afghanistan, même avec l´aide de tous les alliés européens accourus aux secours des américains, cette guerre tournait lentement au vinaigre. Déjà plus de soldats américains abattus qu´en Irak, et de jour en jour, les escarmouches et les attentats des élèves du Mollah Omar devenaient plus osés, faisaient plus de victimes autant dans les rangs alliés des américains que parmi les américains eux-mêmes.

L´ennemi, sur son terrain favori, restait insaisissable et menait cette guerre d´embuscades avec une maîtrise assurée. Quoi d´étonnant, ces talibans avaient une histoire militaire qui remontait aux temps reculés de l´histoire : ils défirent Alexandre le Grand, la grande armée britannique, l´armée rouge…leurs montagnes étaient leurs meilleurs alliés. Et selon toute vraisemblance, cette fois encore ils ont le temps de leur côté. Mais l´Amérique l´a-t-il ? Cette guerre, disent les experts, n´est pas gagnable. Peut-être faudrait-il changer de stratégie…et négocier. Sinon cette histoire pourrait bien se terminer comme la guerre du Vietnam : en débandade ; et l´honneur de la grande Amérique en prendrait de nouveau un coup…bas.

L´Irak qu´on avait crû prendre en deux jours et quitter en trois s´est avérée un morceau dur à avaler. Et cependant, cette guerre engloutissait chaque jour 1 milliard $ ! Et rien ne semblait être remis dans l´ordre. Bien au contraire, on avait l´impression qu´on était assis sur un brasier islamique qui ne demandait, depuis qu´il avait perdu son déséquilibre avec la mort de Saddam Hussein, à exploser. Quant à l´Iran de l´autre côté de la frontière, l´intervention américaine avait accéléré l´armement de ce pays et son désir de maîtriser l´énergie atomique…Frondeur et seule puissance de la région, l´Iran devenait chaque jour plus respectée et influente dans cette région islamique. Etait-ce là le but recherché par l´intervention militaire américaine ? Pas du tout. A moins, bien entendu d´être né pyromane incorrigible.

Puis cette crise économique aggravée d´une incroyable et dangereuse crise financière qui avait vu le jour devant ses pieds. Et même si il s´empressa à verser 700 milliards $ pour éteindre les premières flammes, tout le monde savait qu´encore une fois cela ne suffirait pas, tant le mal est immense et retors. Décidément, partout où le gouvernement Bush se pencha à la fenêtre, il prit un coup de vent et s´enrhuma péniblement. C´est à se demander, comment un président pouvait-il être si médiocre, si peu talentueux à mener ses entreprises à bien ? Absolument surprenant. Et pour le moins effrayant. Jamais on a vu un président américain aussi…peu doué en politique.

Les milieux allemands de la presse le surnomment déjà « Der Ruinator » ou celui d´où vient la ruine. A tous points de vue. Et on a l´impression qu´à la veille de son départ, ce gouvernement sans talent, devant la fulgurante campagne électorale d´un démocrate doué et admiré du monde entier nommé Barack Obama ; la rage du président sortant le pousse à ensanglanter et miner le terrain international pour rendre la vie dure à son successeur. Perdant sur toute la ligne. Même dans sa fierté en tant que haut magistrat représentant le pouvoir américain dans le monde. Triste. Et vraisemblablement déprimant. Sa popularité au sein de ses compatriotes était au plus bas. Quoi d´étonnant…son héritage n´était en rien élogieux. Que dira donc l´histoire de lui ?  

Heureusement que le monde sait qu´un joyau d´homme politique nouveau est à l´horizon : un homme dont les bottes de géant historique se font déjà sentir, tant son pas est élégant et conciliateur. Dieu merci, pourrait-on dire, pour l´Amérique. Mais pour le monde aussi. Parce que lentement nous en avons assez de tant de mauvaise foi…et de médiocrité. Nous voulons un retour au bon sens, à la liberté et à la démocratie…sincère et solidaire !

 Musengeshi Katata

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22 octobre 2008

Sur La francophonie et la défense du français

Commentaire sur grioo.com sur l´article : http://www.grioo.com/avis,sommet_de_la_francophonie_le_francais_se_defend_,15431.html

 Faire du français une langue de liberté et de réalisation réelles

La langue n´est qu´un instrument
Au lieu de défendre la langue, il vaudrait mieux apprendre à défendre d´aborde celui qui parle cette langue, notamment l´être humain. On veut tous nous apprendre à parler français, mais on nous refuse notre liberté et nos droits légitimes à la réalisation. Et cela, c´est une belle escroquerie existentielle. Le français, comme langue et comme instrument d´expression, doit cesser d´ajourner ou de déjouer le plus important de la vie sociale: la réalisation individuelle et collective, mais bien la défendre. Si les français continuent à soutenir la francafrique, à corrompre et à exploiter vilement ce continent sous prétexte d´apprendre, comme pendant la colonisation, aux africains à parler français; cette langue n´est rien d´autre qu´un tonneau vide plus castrant qu´utile. A quoi servirait-il de l´employer ou de lui donner une importance quelconque en Afrique ? Aucune, à mon sens. Mais si cette langue devient la nôtre ou que nous lui faisons l´honneur de la parler, alors elle doit refléter nos combats, nos exigences et nos ambitions les plus profondes. Et non comme c´est le cas actuellement devenir ou être un cachet quelconque qui signe l´assimilation, l´aliénation ou la soumission à une domination culturelle française qui, elle, stipule que les africains sont leurs subalternes économiques, culturels et sociaux.

Musengeshi Katata
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Posté par Musengeshi Kat à 22:21 - critique et objectivité - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2008

Le compte bancaire de SarKozy détroussé par un intrus !

 

 

Des maux et de la crise…

 

La rage du président Sarkozy ces derniers temps doit être sans limite : d´abord la caisse d´épargne française perd 600 millions € dans le casino américain de la crise économique, puis son compte personnel en banque est littéralement dévasté par un hacker, et enfin vient ce scandale à la FMI avec un Dominique Strauss-Kahn que les amours particuliers avaient contraints à avantager sa concubine Piroska Nagy, la femme de l’ancien président de la Banque centrale d’Argentine, Mario Blejer, lors de son départ du FMI. Il lui a notamment fait cadeau d´une indemnisation de sortie de loin plus généreuse que ne l´y avait droit un cadre de son rang.

 Pour la banque, les trois responsables sont virés. Et pour le compte personnel de monsieur le président, la banque fera certainement diligence ; encore que c´est bien fâcheux qu´une banque se laisse, avec quelques frappes électroniques, déjouer ainsi. Combien a été la perte ? Sûrement quelqu´un qui a pensé qu´aux approches de Noel…il ferait bon de faire appel à la légendaire générosité sarkozienne. Question de venir à bout de la crise qui frappe tout le monde…Cela peut encore être réparés. Mais l´histoire la plus piquante est celle de Dominique Strauss-Kahn bien connu semble-il pour son glouton appétit sexuel. Mais cette fois-ci il risque vraisemblablement de perdre son poste comme son prédécesseur Paul Wolfowitz, contraint à la démission pour avoir octroyé une généreuse augmentation de 36% à sa compagne qui travaillait sous ses ordres.

 Le FMI semble une bien grande famille où les chefs, d´où qu´ils viennent, prennent bien soins de leurs amours en leur concédant des primes de lit considérables. Aux frais du FMI. En tout cas, après la publication dans le journal de la Wall Street de l´article divulguant les détails de ces liens charnels, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé l’ouverture d’une enquête qui sera menée par un cabinet d’avocats de Washington et devrait présenter ses conclusions à la fin du mois.

 Et déjà de partout on entend déjà de nombreux encouragements des milieux politiques français au pauvre Strauss-Kahn et à sa détresse…faut pas ; après tout il a eu les délices de la dame et a refilé la facture au monde entier. Et aux dernières nouvelles la belle Piroska Nagy serait, aussitôt son départ de la FMI,…réengagée par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Une question de qualification ou une question d´arguments bien palpables ? Le moins qu´on puisse dire, en tout cas, dans cette affaire, c´est que même en temps de crise, le sexe, lui fonctionne plutôt  bien ; surtout si la facture est payée par les autres. Mais je doute fort, après le scandale de Wolfowitz, que les américains ainsi que l´opinion publique internationale, laissent Dominique strauss-Kahn cuver voluptueusement de ses souvenirs charnels à la FMI... à son poste. And justice for all.

 Musengeshi Katata

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17 octobre 2008

Sur la prochaine victoire électorale éclatante d´Obama

Quiconque a vu comme nous le troisième et dernier débat public télévisé opposant McCain à Obama ne peut que reconnaître l´élégance et la supériorité politique du brillant sénateur de l´Illinois. On se demande si se cacher derrière un nationalisme absolutiste du conservatisme américain comme l´a fait McCain ne l´a pas empêché de développer les thèmes profondément. Par ailleurs, le choix de Sarah Palin comme vice présidente présumée a été plus que malheureux.

 

Une victoire hautement méritée ouvrant sur les dernières marches de la maison blanche.

 

«Frappe la tête et le corps tombera » Mohamed Ali, meilleur champion du monde des poids lourds.

 Aujourd´hui le Washington Post fait un éloge brûlant à Obama, lui reconnaissant des qualités exceptionnelles. « Le quotidien, qui avait soutenu les candidats démocrates lors des deux dernières élections, témoigne de son "admiration" pour Barack Obama et les "qualités impressionnantes" dont il a fait preuve durant la campagne. Le Washington Post salue notamment "l'intelligence" du candidat démocrate, sa "compréhension nuancée de problèmes complexes" et "son indéniable aptitude à créer le consensus et la conciliation".

L'éditorial rend aussi hommage à sa compréhension du monde et de ce que doit être la place des Etats-Unis dans la communauté internationale. Le Washington Post précise que, selon lui, une présidence de McCain n'équivaudrait pas à quatre années supplémentaires d'administration Bush mais qu'elle profiterait aux mêmes décideurs. "Nous pensons qu'ils se sont enrichis, et qu'ils ont même tiré bénéfice de ces années de désert politique", peut-on lire dans cet éditorial, qui sera publié vendredi dans l'édition papier du journal. » (source Le Monde).

 Et même si, dans nos analyses passées nous avions déjà vu Obama vainqueur parce que non seulement la personnalité politique de l´homme, son caractère, ses convictions et les nécessités politiques temporelles de son pays étaient en sa faveur ; son discours politique était élégant et à la hauteur de hautes aspirations économiques et sociales américaines. Par ailleurs, le candidat sénateur de l´Illinois entretenait, dès le départ, une vision du monde réparateur et innovateur autant qu´il se reconnaissait, comme le reconnaît le Washington Post, d´une Amérique solidaire et responsable intégrée dans le monde, plutôt qu´une Amérique frondeuse à part entière et dictant son hégémonie volontaire au monde entier comme on l´a vu durant toute la présidence de George Bush.

Ceci dit, rien ne sera facile pour Obama car une crise économique aggravée par des finances frelatées va lourdement peser sur les Etats-Unis. Or, les américains eux-mêmes se sont trop souvent facilités les choses et vivaient depuis trop longtemps sur de faux lauriers au lieu de voir de l´avant, entreprendre et innover. L´administration Bush, au lieu de combattre cette attitude n´a fait d´autre que l´encourager avec des moyens des plus douteux. Et changer cette orientation sociale dépravée signifie un grand travail de conviction et d´efficacité remettant les valeurs sociales à leurs véritables contenus réels d´efforts créatifs individuels et d´équilibre social positif.

Nous sommes persuadés que le futur président Obama s´acquittera de sa tâche avec un entrain particulier parce qu´il en a le talent, contrairement à son adversaire McCain. Et nous espérons vivement que les derniers jours qui nous séparent de la fin d´une longue campagne électorale américaine qui a attiré l´attention du monde entier ne se termine pas avec des tons bas et amers comme on les entend chez Palin, mais avec fairness et civilité pour honorer la fonction du président le plus puissant du monde. Mais aussi celui dont le monde entier attend qu´il défende ses meilleures valeurs avec conviction, doigté et toute la grandeur de son cœur.

 Musengeshi Katata

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15 octobre 2008

Un signal culturel ambigu : le prix noble d´économie à…un américain !??

Oui, en pleine crise financière provoquée par un indésirable et plutôt criminel déploiement de fausses valeurs financières sur le marché financier américain et international, le prix Nobel d´économie revient à…un américain ! Cette distinction était-elle nécessaire et objective ou le comité de la société Nobel restait-il sur sa ligne culturelle de politique pro occidentale ?

Le jusqu´auboutisme occidental et ses signes ambigus

Ne nous y trompons pas, ce n´est pas que nous désavouons les mérites du professeur Paul Krugman qui a été, entre autre, un âpre critique du gouvernement Bush. Quant à ses écrits et à ses réflexions de haute qualité scientifique, ils sont incontestables par leur objectives et rationnelles déductions. Le prix Nobel lui est reconnu notamment pour son étude sur la Géographie économique.

Nous n´allons non plus pas nous substituer au comité du prix Nobel chargé de faire le choix des lauréats…cependant, encore une fois, il nous apparaît que le choix de cette noble société est resté enclavé à la prédominance occidentale avec des relents politiques hautement jusqu´auboutistes. En quelque sorte un trafic d´influence hautement célébré. Rien de nouveau pour une culture qui a dominé le monde depuis si longtemps en ne voyant les choses que de son point de vue. Seulement…autant la liberté, que la raison ou l´objectivité sont indépendants de toute exclusivité géographique ! Par ailleurs, au moment où l´Amérique sombrait, grâce à des économistes bons marchés écumant des théories cabalistiques et incomestibles pour leur propre économie, donner un prix Nobel d´économie de plus à ce pays, n´est-ce pas mettre l´accent à une fausse cause ou encourager des vues abusives de la sciences et des techniques ?

L´Amérique est un pays qui, malgré qu´il se prétend de la liberté et de la démocratie, de même que tout l´occident entendu, ne perd jamais l´occasion de privilégier et d´imposer ses étroits intérêts au monde entier. Au besoin de la violence et de l´abus de droit, comme on le sait avec la guerre du Vietnam, celle d´Irak ou l´embargo envers Cuba. Et cette fois-ci, en injectant dans le circuit financier international des valeurs vides de l´ordre de 90.000 milliards $ contre des valeurs réelles de 44.000 milliards $, ce pays a contredit à tout bon sens en voulant ballonner l´économie mondiale et la mettre définitivement sous son joug. Cette escroquerie qui avait permis aux américains de vivre au profit des autres, et particulièrement des pauvres africains ne témoigne pas d´une grande lucidité ou éminence économique. Pas du tout. Maintenant leur donner un prix Nobel, même si celui-ci est individuel et personnel…un très mauvais signal qui, soit dit en passant, ne leur épargnera en rien des conséquences douloureuses de payer les dettes résultant de leurs criants et volontaires abus. On se demande, en effet comment ils vont arriver à boucher ce trou valant 9 fois leur PIB ? Le monde entier devrait-il y participer sans en avoir joui des fruits ? Si cela s´appelle économie…de l´escroquerie pure et simple doublé d´une mauvaise foi de la pire espèce, oui !

Pourquoi avons-nous l´impression que lorsqu´il s´agit de poser un acte de reconnaissance culturelle mondial, l´occident s´arrange toujours pour sanctifier ses valeurs même si celles-ci sont à contre courant de toute véritable objectivité ? Après tout, c´est u prix occidental et à ce titre les occidentaux peuvent en disposer comme ils l´entendent. C´est vrai. Mais lorsqu´on en prend plein la bouche en prétendant que ce prix avait une importance culturelle mondiale, il se doit bien de répondre à des critères réellement objectifs et impartials et ne pas jouer les encouragements psychologiques à des courants désastreux parce qu´ils sont occidentaux !

La bourse et l´économie réelle, en tout cas, et Dieu merci, ne se laissent pas impressionner par ce genre de cadeau intentionnel. L´Amérique aujourd´hui découvre, elle qui se croyait puissante et au dessus de tous, qu´elle a besoin de l´aide de tous les pays riches pour l´aider à surmonter ses bavures frondeuses et gratuitement vaniteuses. Car vivre de dettes, et n´avoir une cote d´épargne que de

- 0,5% ! ; il faut bien être aveugle pour prétendre que les économistes de ce pays, quels que soient leur lucidité, ou leur justesse objective, ont été diligents. Sinon, pourquoi sommes-nous donc aujourd´hui en crise économique aggravée par une vertigineuse et dangereuse crise financière ? Parce que les économistes de ces pays étaient des génies, sûrement pas !

Nous ne doutons pas qu´il existe une Amérique loyale et plus regardante de la liberté et des droits des autres, pas du tout ; seulement, il est grand temps que cette Amérique-là se mettent en route. Parce que notre confiance et notre patience a des limites. Et autre chose : il est grand temps à l´occident de quitter son piédestal subjectif qui a faussé les valeurs humaines objectives depuis 600 ans. Les africains, les chinois, les indiens…tous les autres peuples et cultures de la terre ont droit, eux aussi, à la liberté, à la démocratie, à se réaliser librement. Pas seulement l´occident. Cette partialité qui consiste à se réserver, par tous les moyens licites et illicites, la domination sur les autres en les empêchant systématiquement de s´épanouir ou d´entretenir leurs instruments et moyens de réalisation ; cette primitive et prédatrice façon de voir la coexistence humaine n´est pas de bonne…économie. Pas du tout. Et il est encore indécent de continuer à célébrer ce genre d´abus ou lancer des lauriers d´excellence à ceux qui entretiennent ce genre d´idéologie. Ou l´encourage en lui donnant, avec une critique fallacieuse, la légitimation d´être.

Si réellement nous croyons à un monde de paix, de justice et d´équité, nous devons cesser de d´encourager le mal, l´escroquerie et la fausseté. C´est aussi simple que cela. Cela n´a vraisemblablement rien à voir avec Paul Krugman ni avec son œuvre et ses recherche ; j´en conviens. Cependant que le Trend y a une valeur éthique et morale irrécusable. Et à mon sens, donner un prix Nobel d´économie à un américain cette année, c´est faire preuve d´une cécité du plus subjectif irréalisme. En tout cas ce n´est pas ainsi qu´on encourage l´Amérique à changer de politique ou à voir les choses avec plus de largesse et de bon sens. Loin de là, on a plutôt l´impression qu´on encourage les gouvernements de ce pays à continuer sur cette voie gratuitement absolutiste et irresponsable car ils ont la science à leurs côtés. Et ce n´est pas une question de géographie économique, mais bien d´éthique et d´humanisme culturel contemporain supérieur. De quoi se réclame donc la culture occidentale ? La question est judicieuse.

Musengeshi Katata

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13 octobre 2008

Les financiers américains et leur putsh avorté sur les finances mondiales

La crise financière actuelle, quelle est sa véritable cause, au fait ? Le putsch avorté de banquiers et financiers ennuyés voulant s´acheter le monde á vil prix, ou est-ce une conséquence douloureuse du Reaganisme qui libéra, à tort comme on le voit,  le contrôle étatique américain sur les finances privées et diminua sensiblement leur imposition ?  

 

Les revers de la médaille

 

 « Trop de liberté nuit à la liberté » Nicolas Sarkozy

 Aujourd´hui, pour pallier à un lundi sanglant aux bourses mondiales, autant les européens, la FMI, que la rencontre au sommet des ministres des finances et chefs de banques centrales des vingt pays les plus riches du globe, tous ont cherché à rassurer le marché financier mondial que tout serait mis en place pour secourir toute banque en difficulté. Or, on se souvient que l´annonce du Bailout américain de 700 milliards, ou de quelques sauvegardes française ou allemande d´assureurs et de banques en difficulté n´avaient pas calmé les marchés et rétablit la confiance entre les banques. Cette fois-ci tous les instruments y étaient tous, mais le résultat, le marché se laisserait-il apaiser ?

 Qui sait. Et cependant, personnellement j´en doute parce qu´à mon sens le principal est discrètement passé sous silence : notamment ce qui va arriver des valeurs faisandées que les banques détenaient dans leurs trésors. D´autre part, ce ballon de jongleries financières avec des actions et des produits bancaires et financiers plus fantaisistes que réellement fondés sur des affaires réelles et concluantes, s´il venait à assécher ; de quoi les banquiers et les financiers de la Wall Street financeraient-ils leurs vies exubérantes et frondeuses ?

 Il y a, depuis que Reagan a libéralisé le marché financier, une curieuse distorsion aujourd´hui entre la masse monétaire mondiale et sa croissance. En effet, si aujourd´hui cette masse était de 30% plus grande qu´à la fin de la guerre du Vietnam, la croissance, elle que le monde a fait depuis lors n´est que de 13 % ! Un gros ballon vide de 17% en était la cause. Par ailleurs, l´Amérique vivait au dessus de ses moyens, comme tout l´occident ; mais contrairement aux américains, les européens accusaient une cote d´épargne largement positive comme c´est le cas par exemple de l´Allemagne avec 9,2 %. La cote d´épargne américaine, elle, était nulle ou insignifiante. Et on se demandait déjà : comment ce grand pays comptait-il rembourses ses dettes envers le monde entier ou comptait-il vivre indéfiniment aux frais des autres ?

 Et l´hypothèse ici que le gouvernement américain, quelques temps après le 9/11, autorisa ses banquiers et financiers à tenter de s´emparer d´une influence décisive sur le marché financier mondial  afin de consolider une hégémonie américaine plus chancelante que solide ; cette hypothèse est plausible. Et beaucoup de signes la soutiennent jusqu´à la fièvre américaine à la dépense gratuite et au refus volontaire à épargner. Il n´y a pas seulement pas que l´Etat fédéral américain qui est endetté à 11.000 milliards $, chaque américain y était de la partie en moyenne privée avec 84.000 $ par tête ! Enfin venait les communes et les états de la fédération. Pour le pays le plus riche de la terre et le plus industrialisé, il y avait hélas un abus pour le moins criant.

 Le grand danger aujourd´hui est celui qu´une crise purement financière américaine ne se répercute sur l´économie et entraîne l´économie américaine d´abord, et celui de ses étroits partenaires économiques dans une indésirable récession mondiale. Et cette crainte est fondée quand on sait que l´Amérique a omis d´investir dans l´avenir pour s´ouvrir de nouveaux emplois et de nouvelles sources de revenus. Obama l´a très bien compris, et cependant, les 8 ans de gabegie financière de Bush ainsi que de son manque de diligence aux investissements et réformes sociales vont peser lourd à l´avenir. Comme quoi on ne peut pas éternellement vivre à la pompe, même si on est le plus grand et le plus riche pays du monde. Il y a des limites de simple bon sens.

 Je doute que la crise s´arrête là où tous les Etats riches du monde veulent aider leurs banques et les soutenir. Pour l´Amérique commence un réveil douloureux dans un devoir d´assainissement que vont lui imposer ses partenaires étrangers, si ce pays veut regagner leur confiance et se sortir d´une fausse idéologie économique. Et ce ne sera pas facile. Sinon, le prix que ce pays aura à payer sera encore plus lourd et pavé de restrictions. Et j´ai bien peur que l´Amérique n´aie perdu sous Bush bien plus de plumes qu´un leader économique mondial ne peut se permettre. Notamment sa fierté de première nation industrialisée, et la confiance respectueuse du monde. Désormais, on y regardera à deux fois…

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

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09 octobre 2008

L´Amérique en désarroi : la prière émouvante de Joe Wright

 

Une grande Nation en déroute de valeurs

 Quand le pasteur Joe Wright a été demandé pour dire la prière d'ouverture de la session au Sénat du Kansas, tout le monde s'attendait à une prière ordinaire; mais voici ce qu'ils ont entendu :

 Seigneur, nous venons vers toi aujourd'hui pour te demander pardon et pour te demander de nous guider. Nous savons que ta Parole nous dit :

« Malheur à ceux qui appellent bien ce qui est mal »

et c'est exactement ce que nous avons fait.Nous avons perdu notre équilibre spirituel et nous avons renversé nos valeurs.

- Nous avons exploité le pauvre et nous appelons cela:« la loterie ».

- Nous avons récompensé la paresse et nous avons appelé cela: « l'aide sociale ».

- Nous avons tué nos enfants pas encore nés et nous avons appelé ça :« le libre choix ».

- Nous avons abattu des avorteurs et nous avons appelé ça :« la justice ».

- Nous avons négligé de discipliner nos enfants et nous avons appelé ça:«développer leur estime de soi».

- Nous avons abusé du pouvoir et nous avons appelé ça:« la politique ».

- Nous avons convoité les biens de nos voisins et nous avons appelé ça:« avoir de l'ambition ».

- Nous avons pollué les ondes radio et télé avec la grossièreté et la pornographie et nous avons appelé ça:« liberté d'expression ».

- Nous avons ridiculisé les valeurs établies depuis longtemps de nos ancêtres et avons appelé ça:« les Lumières»

 Ô Dieu, sonde notre cœur; purifie-nous et libère-nous de nos péchés. Amen.

 

Forum Réalisance Sélection

 

Posté par Musengeshi Kat à 21:43 - Impact de l´actualité - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2008

Système financier mondial: la chute libre dans un dangereux gouffre de méfiance.

La confiance ne se donne pas, dit-on ; elle se mérite. Mais lorsqu´on a abusé de ce partenaire monétaire incessible par le faux, le sournois et le fictif; réparer devient un long chemin d´épuration qui risque de faire bien mal à bien de petites gens innocentes. Et malgré tout, il nous faut un nouveau départ clair, limpide...rassurant.

 

Si tu ne viens pas à la vertu, tôt ou tard la banqueroute viendra à toi

 

"You can fool all the people for some time, and you can fool some people for all time, but you cannot fool all the people for all time." Abraham Lincoln 

 América, ô América…si tu savais quelle boîte de pandore tu as ouvert sur le monde avec les tribulations financières de tes rapaces banquiers ! Depuis trois jours, dans toutes les bourses financières du monde, c´est la chute libre dans un gouffre sans fin qui risquait bien de finir par l ´écroulement du système économique et financier mondial. Pourquoi pourrait-on se demander. Mais parce que la confiance n´y est plus. Chaque banquier se méfie de son prochain. A raison. Après avoir lancé sur le marché international des valeurs financières faisandées d´un montant avoisinant 5.000 milliards $ pour cacher les déboires de leur économie surmenée, les américains ne sont pas capables de retirer ces valeurs vides du marché. Le plan de réparation du Bailout de 700 milliards $ décrété par George Bush et le Sénat américain outre qu´il ne semble pas être à la hauteur de réparer les dégâts, il ne semble pas non plus être en mesure de restaurer la confiance détruite dans les milieux financiers. Eh oui, ces valeurs que personne ne voulait avouer posséder dormaient encore dans les coffres forts de biens de banques choquées et intimidées…Et tout le monde craignait qu´à bout de liquidité ou d´espoir, certains banquiers n´empoisonnent un jour prochain à leur tour leur clients ou partenaires. 

 Et depuis ce lundi 6 octobre 2008, c´est la descente aux enfers de l´épuration. Le système essaie de se débarrasser par lui-même des valeurs impropres en réduisant ou en contraignant les valeurs cotées en bourse à leur plus petite expression pour éviter des retranchements trompeurs ou faussaires de la réalité. Tous les banquiers européens et autres qui s´étaient laissé abuser par les faux produits américains sous la promesse de juteuses provisions se trouvèrent, dès le vendredi 3 octobre, en chute libre. Ce qui prouve d´une part que le Bailout américain ou pas, tant que les fausses valeurs étaient en circulation, la confiance ne trouverait, chez des banquiers devenus nerveux et méfiants, pas son lit tranquille et régulier d´affaires.

 Le système financier international fondé sur le dollar et l´hégémonie américaine est-il à sa fin ? Hélas. En tout cas, les américains lui ont donné eux-mêmes le coup de grâce en y injectant, dans un énorme ballon gonflé de fâcheuses jongleries financières plus faussées que solidement financées, d´hypothèques malhonnêtes dont on se servit pour enfumer son monde avec un système encore plus trompeur d´assurances, de rating…etc. Un système hautement malveillant d´usage et d´utilisation honteuse de la malfaçon en finances. Les conséquences, on les voit aujourd´hui dans le monde entier. Et ce n´est même pas spéculatif d´affirmer que Greenspan, ce vieux maître banquier américain voyant venir l´écroulement de l´hégémonie financière américaine sur le monde et du recul économique de son pays, autorisa et soutint ces irrégularités afin de gonfler un ballon si grand que tout le monde n´y verrait que du feu. Mais il avait compté sans l´insatiable cupidité des banquiers de la Wall Street qui voyant leur stratagème réussir à en mettre plein la vue au monde, exagérèrent scandaleusement. Et non moins dangereusement.

L´Amérique est bien en déroute économique depuis plus de cinq ans. Pour tromper son monde, on a instauré sur le marché américain des facilités de financement à la consommation des conditions…plutôt surprenantes. Ainsi tout pouvait s´acheter aujourd´hui à vue et être payé dans trois ans ! Les meubles, les voitures, les immobiliers, les voyages…Cela a trompé les apparences économiques et précipité le consommateur américain dans une fièvre d´achat sans retenue. Le réveil aujourd´hui est une nation qui a un endettement privé par tête d´habitant allant au-delà de 50.000 dollars. Mais l´Etat non plus ne donna pas un bon exemple : il jeta l´argent pas la fenêtre dans des guerres de prestige ridicules et grotesques ou des projets militaires n´ayant en rien la qualité ni de résoudre les problèmes de l´avenir tel que ceux de l´énergie, ni de moderniser, par de nouveaux produits commerciaux, la production industrielle américaine. Et maintenant que le vent froid de la récession accélérée par une crise assommante des finances ouvrait grand ses portes en raidissant la croissance aux Etats-Unis ; que va donc faire un Etat qui, lors des années grasses n´a pas épargné ou gardé les pieds sur terre qui se trouve en étroitesse obligé d´investir pour garder ou conserver son niveau de vie ? Les temps vont être bien durs. Surtout pour les projets sociaux tels que l´assurance maladie ou encore la restauration du système éducatif américain public…

 Un géant aux pieds d´argile. L´Amérique s´est-elle elle-même mise dans un gouffre de méfiance internationale et de perte de possibilités économiques rejetant ce pays dans une longue et pénible récession dont elle ne sortirait que pour s´entendre dire qu´elle n´était plus le leader effectif du monde libre ? J´en ai peur. Trop de mensonges, trop de gaucheries, trop de coups bas et décidément trop d´engagements militaires sans gain aucun sinon des dépenses choquantes de finances publiques ont parsemé les 8 ans de gouvernance d´un Bush maladroit et sans le moindre talent économique et politique. L´Amérique qui était le leader réel du monde libre a oublié ou sciemment fermé les oreilles et les yeux sur le fait qu´un leader se doit non seulement de montrer l´exemple, il doit aussi être conciliateur tout en défendant un idéal de liberté et de démocratie valable pour tous, et pas imposable à tous ou la mettant toujours en position de force ou de priorité. A ce petit jeu de faussement de valeurs, on en vient, comme on le voit aujourd´hui, à confondre le droit, l´idéal et la vertu de ses étroites prétentions subjectives. Et lorsqu´à un tournant de l´histoire toutes les valeurs bâclées ou mésestimées exigeaient d´être réparées…on était acculé à redorer ses propres valeurs culturelles. Fini le faux et usage de faux, le mensonge ou la politique des demi vérités ; la réparation exigeait du solide et du sérieux. Le « Rêve américain » était-il assez fort et sûr de lui pour soutenir une telle épreuve de remise à jour de ses plus belles valeurs ? Au fait, quelles étaient-elles ? 

Ce qui s´écroulait avec cette crise financière qui mettait tout le monde à mal, c´est, ne nous y trompons pas, toute les faussetés et toutes les douteuses valeurs que les Etats-Unis et même le monde dans sa naïveté ou son suivisme, ont entretenus. Et malgré les douleurs ou les inconvénients de cette impasse de laquelle nous nous en sortirons bien en y laissant quelques plumes ; c´est peut-être l´occasion de revoir ensemble les règles régissant notre système économique et financier actuel en lui donnant un visage, des voies et des méthodes d´exercice non seulement valables pour tous, mais aussi nous mettant à l´abri de quelque abus d´usage malhonnête que ce soit. Certes, on ne peut pas prétendre à la perfection, mais en créant des gardes fous et des principes de règles intransigeants et contrôlés, on peut arriver à garantir au monde d´un système international sain, du moins équitable, valable et dans l´intérêt de tous.

Toutes les solutions ou les méthodes actuelles employées à éteindre le feu sur le marché mondial financier, à commencer par le Bailout américain de 700 milliards, les garanties des Etats européens sur les avoirs bancaires de leurs ressortissants suivis par la promesse de secourir toute banque en difficulté…la baisse des taux d´escompte aux Etats-Unis et en Europe ; toutes ces solutions ou moyens d´interventions ne sortiront leurs effets que si toutes les valeurs financières faisandées injectées sur le marché sont retirés, transformées en valeurs réelles par rachat, ou jetées à la poubelle afin de ne pas infecter les autres valeurs financières saines. Sans cela, la confiance ne sera que très difficile à retrouver dans un secteur bancaire où la confiance représente 80% de toute transaction. Cette crise, qu´on ne s´y trompe pas, ne fait que commencer. Surtout pour les américains dont l´économie va être mise à l´épreuve la plus dure qu´elle n´ait jamais connue. Espérons que ce grand pays profitera de cette ébullition pour se débarrasser de ses illusions gratuites, qu´elle résoudra au mieux ses contradictions idéelles, et qu´elle en sortira grandie et ennoblie d´un sens de l´histoire qui nous rende la joie d´aimer ce pays et de l´admirer envers et contre tout.

 Musengeshi Katata

„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“

 

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Posté par Musengeshi Kat à 15:03 - Le tissu économique de l´avenir - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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