31 octobre 2008
Le RDcongo sous la nouvelle guerre de rapacité minière envenimée par la crise économique.
Cette guerre, nous l´avons vu venir ; elle est causée par le Coltan, l´or
et le diamant dont regorge toutes les régions de l´Est du Congo jusqu´au Kasaï.
Mais aussi par la faiblesse et l´incapacité des gouvernants actuels de Kinshasa
à relever économiquement la RDCongo. Et depuis que la crise économique et
financière a pris l´Amérique conservative et la Grande Bretagne à la gorge, ces
pays ont mis Kigali et son Poulain Laurent Nkunda en devoir d´ouvrir ce
lucratif marché pour eux.
Toutes les raisons évoquées par Laurent Nkunda pour activer la guerre, ou même
la justifier viennent de l´intérêt rapace que cultive la grande Bretagne, l´Amérique
et l´Allemagne envers les minerais précieux de Coltan, d´or et de diamant dont
regorge le sol à l´Est du Congo. Et le plus grand instigateur de cette guerre
fratricide n´est autre que Colin Powell et ses amis néo conservateurs américains,
britanniques et allemands.
Dans toute cette histoire, Joseph Kabila ne fait pas bonne figure. Non
seulement il a sous estimé le feu couvant qui montait à l´est, il n´a pas du
tout brillé ni dans la promotion du pays, ni dans les investissements créant
emplois et relevant l´état économique déplorable de ce grand pays. Les belges
avaient beau grogner, faire des remarques et inviter à plus de diligence et d´efficacité ;
rien ne semblait sortir Kinshasa de ses illuminations. Il est vrai qu´aller au
pouvoir, tout le monde le veut en Afrique où rien ne marche et où les salaires
sont misérables ; mais exercer le pouvoir efficacement en pays sous développé
où tout est à concevoir et mettre sur pied, cela n´est pas donné à tout le
monde. Il faut des capacités imaginaires, intellectuelles et organisationnelles
infatigables et douées. Ainsi qu´une vision réaliste, certes, mais généreuse et
positive de l´avenir des siens. De rares qualités qui sont rarement communes.
Nkunda se prétend être plus averti et plus doué que Kabila. J´en doute. Et
je crains que de médiocrité en médiocrité, le peuple congolais ne se voie
accepter le choix entre la peste et le choléra. Cette guerre qui vient après une
autre qui avait coûté en 10 ans prés de 5 millions de vies humaines disqualifie
autant l´un que l´autre des belligérants. Et si Kabila se rendant compte de ses
déboires économiques veut au moins se débarrasser de Nkunda pour jouer aux élections
de 2011 l éternelle carte de vainqueur de rebelles, il a déjà perdu sa crédibilité
et la confiance du peuple congolais. Parce que lorsque celui-ci regarde dans
son plat ou dans ses poches, ses larmes sont abondantes. Et désespérées. Croire
qu´il sera réélu est de la plus grande illusion. Trop, c´est trop.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
28 octobre 2008
La vraie valeur d´Obama pour nous tous.
En commentaire à l´article : http://mboangila.afrikblog.com/archives/2008/10/28/11143126.html#comments
De réelles et brillantes qualités de grand homme
Excellent propos, cher ami.
Et pour vous paraphraser, je dirai que les noirs et les arabes doivent
cesser de se laisser mettre en boîte par un occident arrivé à essoufflement et
ne sachant plus répondre aux illusions que cette culture avait entretenu en 600
ans d´un hégémonisme riche en abus en tout genre. Mais voyez-vous, à la fin,
pour sortir de leur prison de négation ou de soumission culturelle, les noirs
ou les arabes casernés en occident doivent apprendre à reconnaître et choisir
leurs propres idoles avec lesquels leurs rêves d´espoir et de liberté ont
meilleure chance de se réaliser. Et c´est le cas avec Obama à tout point de
vue. Parce qu´il est conciliateur et brillant dans sa dialectique. Prenez la
peine de lire son discours politique, et si vous êtes versés dans la
dialectique, vous y découvrirez d´incroyables vérités dont celle-ci :
"Nous ne pouvons plus attendre que certains s´enrichissent scandaleusement
pour que, par simple ruissellement, cette richesse retombe sur nous"
(traduction libre). Ajoutez à cela l´appel qu´il a fait aux noirs et
préjudiciés sociaux à prendre leurs responsabilité avant d´exiger des autres
qu´ils l´exercent à leur place, vous obtiendrez un discours politique d´une
rare intelligence sociale et économique.
Il est un fait que l´occident, après des hésitations d´usage et de
politique, chante aujourd´hui les louanges d´Obama. Et nous savons bien qu´ils
vont essayer, comme toujours, de s´accaparer de ce symbole pour asseoir leurs
vues et leurs intérêts. Comme toujours. Mais n´oubliez pas, nous sommes là
aussi. Et cela de par le monde entier. Et si Obama sent derrière lui le soutien
et l encouragement des siens à chercher les meilleurs moyens à retrouver l´équilibre
philosophique humain perdu, il servira notre cause à tous. Mais s´il est seul
et abandonné à lui-même, ceux qui ont le bras long auront vite raison de lui.
Nous n´avons pas le choix; après tout, nous avons tout à gagner, rien à perdre.
Et grand Dieu, l´homme, croyez-moi, est brillant. Cela console et prouve que
malgré la destruction mentale, les sévices et les privations qui ont toujours
été volontairement opérés sur nous des siècles durant, l´espoir, malgré tout
existe bien. Et cela, c´est absolutly wonderfull. Parce que sous cette belle étoile
nos enfants peuvent prendre exemple et cesser de désespérer. Et changer le
monde si celui-ci ne leur ouvre pas les portes grandes à leurs rêves légitimes.
Où qu´ils viennent, d´où qu´ils soient.
"Muntu wa Bantu, Bantu
wa Muntu"
Forum Réalisance
USA. Bush et la politique des terres brûlées
Incursions illégales au Pakistan, bombardement et meurtre de civils en
Afghanistan, puis cet incident en territoire Syrien ayant causé la mort de 7
civilistes. Rien à faire, Bush semble signer avec le sang et la rage son
prochain départ en laissant derrière lui de dangereux brasiers de révolte.
La rage de l´incapable frustré et dangereux
« Qui
trop embrasse, mal étreint »
On le voit, pourrait-on dire…Cheney l´intrigant est ressorti de l´hôpital où
il avait fait été soigné du cœur : les effets dévastateurs de l´écroulement
de la Lehman Brothers, prétendent
bien de gens. Peut-être y avait-il des actions destinés à dorer ses vieux jours ? Toujours est-il que
depuis les militaires américains tirent à tort et à travers dans une rage
visible de créer des brasiers ou de nouveaux conflits qui ouvriraient, au besoin,
à des interventions militaires plus démonstratives de la puissance militaire américaine.
Le désespoir. Le blanc et vide désespoir d´un duo Bush – Cheney qui se rend
compte, après 8 ans de médiocre gestion politique du pays le plus riche et le
plus puissant de la terre, qu´ils ne sont parvenus à aucun résultat positif sur
toute la ligne. Zéro. Pire, ils laissaient ce pays dans un état économique et
financier désastreux.
Ni Osama Bin Laden n´a été arrêté, ni les talibans ne sont vaincus. Pis :
la campagne d´Afghanistan, même avec l´aide de tous les alliés européens
accourus aux secours des américains, cette guerre tournait lentement au
vinaigre. Déjà plus de soldats américains abattus qu´en Irak, et de jour en
jour, les escarmouches et les attentats des élèves du Mollah Omar devenaient plus
osés, faisaient plus de victimes autant dans les rangs alliés des américains
que parmi les américains eux-mêmes.
L´ennemi, sur son terrain favori, restait insaisissable et menait cette
guerre d´embuscades avec une maîtrise assurée. Quoi d´étonnant, ces talibans
avaient une histoire militaire qui remontait aux temps reculés de l´histoire :
ils défirent Alexandre le Grand, la grande armée britannique, l´armée rouge…leurs
montagnes étaient leurs meilleurs alliés. Et selon toute vraisemblance, cette
fois encore ils ont le temps de leur côté. Mais l´Amérique l´a-t-il ? Cette
guerre, disent les experts, n´est pas gagnable. Peut-être faudrait-il changer
de stratégie…et négocier. Sinon cette histoire pourrait bien se terminer comme
la guerre du Vietnam : en débandade ; et l´honneur de la grande Amérique
en prendrait de nouveau un coup…bas.
L´Irak qu´on avait crû prendre en deux jours et quitter en trois s´est avérée
un morceau dur à avaler. Et cependant, cette guerre engloutissait chaque jour 1 milliard $ ! Et rien ne semblait être remis dans l´ordre. Bien au
contraire, on avait l´impression qu´on était assis sur un brasier islamique qui
ne demandait, depuis qu´il avait perdu son déséquilibre avec la mort de Saddam
Hussein, à exploser. Quant à l´Iran de l´autre côté de la frontière, l´intervention
américaine avait accéléré l´armement de ce pays et son désir de maîtriser l´énergie
atomique…Frondeur et seule puissance de la région, l´Iran devenait chaque jour
plus respectée et influente dans cette région islamique. Etait-ce là le but
recherché par l´intervention militaire américaine ? Pas du tout. A moins,
bien entendu d´être né pyromane incorrigible.
Puis cette crise économique aggravée d´une incroyable et dangereuse crise
financière qui avait vu le jour devant ses pieds. Et même si il s´empressa à
verser 700 milliards $ pour éteindre les premières flammes, tout le monde
savait qu´encore une fois cela ne suffirait pas, tant le mal est immense et
retors. Décidément, partout où le gouvernement Bush se pencha à la fenêtre, il prit
un coup de vent et s´enrhuma péniblement. C´est à se demander, comment un président pouvait-il
être si médiocre, si peu talentueux à mener ses entreprises à bien ?
Absolument surprenant. Et pour le moins effrayant. Jamais on a vu un président
américain aussi…peu doué en politique.
Les milieux allemands de la presse le
surnomment déjà « Der Ruinator »
ou celui d´où vient la ruine. A tous points de vue. Et on a l´impression qu´à
la veille de son départ, ce gouvernement sans talent, devant la fulgurante
campagne électorale d´un démocrate doué et admiré du monde entier nommé Barack
Obama ; la rage du président sortant le pousse à ensanglanter et miner le
terrain international pour rendre la vie dure à son successeur. Perdant sur
toute la ligne. Même dans sa fierté en tant que haut magistrat représentant le
pouvoir américain dans le monde. Triste. Et vraisemblablement déprimant. Sa
popularité au sein de ses compatriotes était au plus bas. Quoi d´étonnant…son héritage
n´était en rien élogieux. Que dira donc l´histoire de lui ?
Heureusement que le monde sait qu´un joyau d´homme politique nouveau est à
l´horizon : un homme dont les bottes de géant historique se font déjà
sentir, tant son pas est élégant et conciliateur. Dieu merci, pourrait-on dire,
pour l´Amérique. Mais pour le monde aussi. Parce que lentement nous en avons
assez de tant de mauvaise foi…et de médiocrité. Nous voulons un retour au bon
sens, à la liberté et à la démocratie…sincère et solidaire !
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
22 octobre 2008
Sur La francophonie et la défense du français
Commentaire sur grioo.com sur l´article : http://www.grioo.com/avis,sommet_de_la_francophonie_le_francais_se_defend_,15431.html
La langue n´est qu´un instrument
Au lieu de défendre la langue, il vaudrait mieux apprendre à défendre d´aborde
celui qui parle cette langue, notamment l´être humain. On veut tous nous
apprendre à parler français, mais on nous refuse notre liberté et nos droits
légitimes à la réalisation. Et cela, c´est une belle escroquerie existentielle.
Le français, comme langue et comme instrument d´expression, doit cesser
d´ajourner ou de déjouer le plus important de la vie sociale: la réalisation
individuelle et collective, mais bien la défendre. Si les français continuent à
soutenir la francafrique, à corrompre et à exploiter vilement ce continent sous
prétexte d´apprendre, comme pendant la colonisation, aux africains à parler
français; cette langue n´est rien d´autre qu´un tonneau vide plus castrant
qu´utile. A quoi servirait-il de l´employer ou de lui donner une importance
quelconque en Afrique ? Aucune, à mon sens. Mais si cette langue devient la
nôtre ou que nous lui faisons l´honneur de la parler, alors elle doit refléter
nos combats, nos exigences et nos ambitions les plus profondes. Et non comme
c´est le cas actuellement devenir ou être un cachet quelconque qui signe
l´assimilation, l´aliénation ou la soumission à une domination culturelle
française qui, elle, stipule que les africains sont leurs subalternes
économiques, culturels et sociaux.
Musengeshi
Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
20 octobre 2008
Le compte bancaire de SarKozy détroussé par un intrus !
Des maux et de la crise…
La rage du président Sarkozy ces derniers temps doit être sans limite :
d´abord la caisse d´épargne française perd 600
millions € dans le casino américain de la crise économique, puis son compte personnel
en banque est littéralement dévasté par un hacker, et enfin vient ce scandale à
la FMI avec un Dominique Strauss-Kahn que les amours particuliers avaient
contraints à avantager sa concubine Piroska
Nagy, la femme de l’ancien président de la Banque centrale d’Argentine, Mario Blejer, lors de son départ du
FMI. Il lui a notamment fait cadeau d´une indemnisation de sortie de loin plus
généreuse que ne l´y avait droit un cadre de son rang.
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance.
17 octobre 2008
Sur la prochaine victoire électorale éclatante d´Obama
Quiconque a vu comme nous le troisième et dernier débat public télévisé
opposant McCain à Obama ne peut que reconnaître l´élégance et la supériorité
politique du brillant sénateur de l´Illinois. On se demande si se cacher derrière
un nationalisme absolutiste du conservatisme américain comme l´a fait McCain ne
l´a pas empêché de développer les thèmes profondément. Par ailleurs, le choix
de Sarah Palin comme vice présidente présumée a été plus que malheureux.
«Frappe la
tête et le corps tombera » Mohamed Ali, meilleur champion du monde des poids
lourds.
L'éditorial rend aussi hommage à sa compréhension du monde et de ce que
doit être la place des Etats-Unis dans la communauté internationale. Le Washington
Post précise que, selon lui, une présidence de McCain n'équivaudrait pas à
quatre années supplémentaires d'administration Bush mais qu'elle profiterait aux
mêmes décideurs. "Nous pensons qu'ils se sont enrichis, et qu'ils ont
même tiré bénéfice de ces années de désert politique", peut-on lire
dans cet éditorial, qui sera publié vendredi dans l'édition papier du journal. »
(source Le Monde).
Ceci dit, rien ne sera facile pour Obama car une crise économique aggravée
par des finances frelatées va lourdement peser sur les Etats-Unis. Or, les
américains eux-mêmes se sont trop souvent facilités les choses et vivaient
depuis trop longtemps sur de faux lauriers au lieu de voir de l´avant,
entreprendre et innover. L´administration Bush, au lieu de combattre cette
attitude n´a fait d´autre que l´encourager avec des moyens des plus douteux. Et
changer cette orientation sociale dépravée signifie un grand travail de
conviction et d´efficacité remettant les valeurs sociales à leurs véritables
contenus réels d´efforts créatifs individuels et d´équilibre social positif.
Nous sommes persuadés que le futur président Obama s´acquittera de sa tâche
avec un entrain particulier parce qu´il en a le talent, contrairement à son
adversaire McCain. Et nous espérons vivement que les derniers jours qui nous séparent
de la fin d´une longue campagne électorale américaine qui a attiré l´attention
du monde entier ne se termine pas avec des tons bas et amers comme on les
entend chez Palin, mais avec fairness et civilité pour honorer la fonction du
président le plus puissant du monde. Mais aussi celui dont le monde entier
attend qu´il défende ses meilleures valeurs avec conviction, doigté et toute la
grandeur de son cœur.
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
15 octobre 2008
Un signal culturel ambigu : le prix noble d´économie à…un américain !??
Oui, en pleine crise financière provoquée par un indésirable et plutôt criminel déploiement de fausses valeurs financières sur le marché financier américain et international, le prix Nobel d´économie revient à…un américain ! Cette distinction était-elle nécessaire et objective ou le comité de la société Nobel restait-il sur sa ligne culturelle de politique pro occidentale ?
Le jusqu´auboutisme occidental et ses signes ambigus
Ne nous y trompons pas, ce n´est pas que nous désavouons les mérites du professeur Paul Krugman qui a été, entre autre, un âpre critique du gouvernement Bush. Quant à ses écrits et à ses réflexions de haute qualité scientifique, ils sont incontestables par leur objectives et rationnelles déductions. Le prix Nobel lui est reconnu notamment pour son étude sur la Géographie économique.
Nous n´allons non plus pas nous substituer au comité du prix Nobel chargé de faire le choix des lauréats…cependant, encore une fois, il nous apparaît que le choix de cette noble société est resté enclavé à la prédominance occidentale avec des relents politiques hautement jusqu´auboutistes. En quelque sorte un trafic d´influence hautement célébré. Rien de nouveau pour une culture qui a dominé le monde depuis si longtemps en ne voyant les choses que de son point de vue. Seulement…autant la liberté, que la raison ou l´objectivité sont indépendants de toute exclusivité géographique ! Par ailleurs, au moment où l´Amérique sombrait, grâce à des économistes bons marchés écumant des théories cabalistiques et incomestibles pour leur propre économie, donner un prix Nobel d´économie de plus à ce pays, n´est-ce pas mettre l´accent à une fausse cause ou encourager des vues abusives de la sciences et des techniques ?
L´Amérique est un pays qui, malgré qu´il se prétend de la liberté et de la démocratie, de même que tout l´occident entendu, ne perd jamais l´occasion de privilégier et d´imposer ses étroits intérêts au monde entier. Au besoin de la violence et de l´abus de droit, comme on le sait avec la guerre du Vietnam, celle d´Irak ou l´embargo envers Cuba. Et cette fois-ci, en injectant dans le circuit financier international des valeurs vides de l´ordre de 90.000 milliards $ contre des valeurs réelles de 44.000 milliards $, ce pays a contredit à tout bon sens en voulant ballonner l´économie mondiale et la mettre définitivement sous son joug. Cette escroquerie qui avait permis aux américains de vivre au profit des autres, et particulièrement des pauvres africains ne témoigne pas d´une grande lucidité ou éminence économique. Pas du tout. Maintenant leur donner un prix Nobel, même si celui-ci est individuel et personnel…un très mauvais signal qui, soit dit en passant, ne leur épargnera en rien des conséquences douloureuses de payer les dettes résultant de leurs criants et volontaires abus. On se demande, en effet comment ils vont arriver à boucher ce trou valant 9 fois leur PIB ? Le monde entier devrait-il y participer sans en avoir joui des fruits ? Si cela s´appelle économie…de l´escroquerie pure et simple doublé d´une mauvaise foi de la pire espèce, oui !
Pourquoi avons-nous l´impression que lorsqu´il s´agit de poser un acte de reconnaissance culturelle mondial, l´occident s´arrange toujours pour sanctifier ses valeurs même si celles-ci sont à contre courant de toute véritable objectivité ? Après tout, c´est u prix occidental et à ce titre les occidentaux peuvent en disposer comme ils l´entendent. C´est vrai. Mais lorsqu´on en prend plein la bouche en prétendant que ce prix avait une importance culturelle mondiale, il se doit bien de répondre à des critères réellement objectifs et impartials et ne pas jouer les encouragements psychologiques à des courants désastreux parce qu´ils sont occidentaux !
La bourse et l´économie réelle, en tout cas, et Dieu merci, ne se laissent pas impressionner par ce genre de cadeau intentionnel. L´Amérique aujourd´hui découvre, elle qui se croyait puissante et au dessus de tous, qu´elle a besoin de l´aide de tous les pays riches pour l´aider à surmonter ses bavures frondeuses et gratuitement vaniteuses. Car vivre de dettes, et n´avoir une cote d´épargne que de
- 0,5% ! ; il faut bien être aveugle pour prétendre que les économistes de ce pays, quels que soient leur lucidité, ou leur justesse objective, ont été diligents. Sinon, pourquoi sommes-nous donc aujourd´hui en crise économique aggravée par une vertigineuse et dangereuse crise financière ? Parce que les économistes de ces pays étaient des génies, sûrement pas !
Nous ne doutons pas qu´il existe une Amérique loyale et plus regardante de la liberté et des droits des autres, pas du tout ; seulement, il est grand temps que cette Amérique-là se mettent en route. Parce que notre confiance et notre patience a des limites. Et autre chose : il est grand temps à l´occident de quitter son piédestal subjectif qui a faussé les valeurs humaines objectives depuis 600 ans. Les africains, les chinois, les indiens…tous les autres peuples et cultures de la terre ont droit, eux aussi, à la liberté, à la démocratie, à se réaliser librement. Pas seulement l´occident. Cette partialité qui consiste à se réserver, par tous les moyens licites et illicites, la domination sur les autres en les empêchant systématiquement de s´épanouir ou d´entretenir leurs instruments et moyens de réalisation ; cette primitive et prédatrice façon de voir la coexistence humaine n´est pas de bonne…économie. Pas du tout. Et il est encore indécent de continuer à célébrer ce genre d´abus ou lancer des lauriers d´excellence à ceux qui entretiennent ce genre d´idéologie. Ou l´encourage en lui donnant, avec une critique fallacieuse, la légitimation d´être.
Si réellement nous croyons à un monde de paix, de justice et d´équité, nous devons cesser de d´encourager le mal, l´escroquerie et la fausseté. C´est aussi simple que cela. Cela n´a vraisemblablement rien à voir avec Paul Krugman ni avec son œuvre et ses recherche ; j´en conviens. Cependant que le Trend y a une valeur éthique et morale irrécusable. Et à mon sens, donner un prix Nobel d´économie à un américain cette année, c´est faire preuve d´une cécité du plus subjectif irréalisme. En tout cas ce n´est pas ainsi qu´on encourage l´Amérique à changer de politique ou à voir les choses avec plus de largesse et de bon sens. Loin de là, on a plutôt l´impression qu´on encourage les gouvernements de ce pays à continuer sur cette voie gratuitement absolutiste et irresponsable car ils ont la science à leurs côtés. Et ce n´est pas une question de géographie économique, mais bien d´éthique et d´humanisme culturel contemporain supérieur. De quoi se réclame donc la culture occidentale ? La question est judicieuse.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
13 octobre 2008
Les financiers américains et leur putsh avorté sur les finances mondiales
La crise financière actuelle, quelle est sa véritable cause, au fait ? Le putsch
avorté de banquiers et financiers ennuyés voulant s´acheter le monde á vil prix, ou est-ce
une conséquence douloureuse du Reaganisme qui libéra, à tort comme on le voit, le contrôle étatique américain sur les
finances privées et diminua sensiblement leur imposition ?
Les revers de la médaille
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
09 octobre 2008
L´Amérique en désarroi : la prière émouvante de Joe Wright
Une
grande Nation en déroute de valeurs
« Malheur à ceux qui appellent
bien ce qui est mal »
et c'est exactement ce que nous avons fait.Nous avons perdu notre équilibre spirituel et
nous avons renversé nos valeurs.
- Nous avons exploité le pauvre et nous appelons
cela:« la loterie ».
- Nous avons récompensé la paresse et nous avons
appelé cela: « l'aide sociale ».
- Nous avons tué nos enfants pas encore nés et
nous avons appelé ça :« le libre choix ».
- Nous avons abattu des avorteurs et nous avons
appelé ça :« la justice ».
- Nous avons négligé de discipliner nos enfants
et nous avons appelé ça:«développer leur estime de soi».
- Nous avons abusé du pouvoir et nous avons
appelé ça:« la politique ».
- Nous avons convoité les biens de nos
voisins et nous avons appelé ça:« avoir de l'ambition ».
- Nous avons pollué les ondes radio et télé
avec la grossièreté et la pornographie et nous avons appelé ça:« liberté d'expression ».
- Nous avons ridiculisé les valeurs
établies depuis longtemps de nos ancêtres et avons appelé ça:« les Lumières»
Forum Réalisance Sélection
08 octobre 2008
Système financier mondial: la chute libre dans un dangereux gouffre de méfiance.
La confiance ne se donne pas, dit-on ; elle se mérite. Mais lorsqu´on
a abusé de ce partenaire monétaire incessible par le faux, le sournois et le
fictif; réparer devient un long chemin d´épuration qui risque de faire bien mal à
bien de petites gens innocentes. Et malgré tout, il nous faut un nouveau départ
clair, limpide...rassurant.
Si tu ne viens pas à la vertu, tôt ou tard la banqueroute viendra à
toi
"You can fool all the people for some time, and you can fool some people for all time, but you cannot fool all the people for all time." Abraham Lincoln
L´Amérique est bien en déroute économique depuis plus de cinq ans. Pour
tromper son monde, on a instauré sur le marché américain des facilités de
financement à la consommation des conditions…plutôt surprenantes. Ainsi tout
pouvait s´acheter aujourd´hui à vue et être payé dans trois ans ! Les
meubles, les voitures, les immobiliers, les voyages…Cela a trompé les
apparences économiques et précipité le consommateur américain dans une fièvre
d´achat sans retenue. Le réveil aujourd´hui est une nation qui a un endettement
privé par tête d´habitant allant au-delà de 50.000 dollars. Mais l´Etat non
plus ne donna pas un bon exemple : il jeta l´argent pas la fenêtre dans
des guerres de prestige ridicules et grotesques ou des projets militaires
n´ayant en rien la qualité ni de résoudre les problèmes de l´avenir tel que
ceux de l´énergie, ni de moderniser, par de nouveaux produits commerciaux, la
production industrielle américaine. Et maintenant que le vent froid de la
récession accélérée par une crise assommante des finances ouvrait grand ses
portes en raidissant la croissance aux Etats-Unis ; que va donc faire un
Etat qui, lors des années grasses n´a pas épargné ou gardé les pieds sur terre
qui se trouve en étroitesse obligé d´investir pour garder ou conserver son
niveau de vie ? Les temps vont être bien durs. Surtout pour les projets sociaux
tels que l´assurance maladie ou encore la restauration du système éducatif
américain public…
Ce qui s´écroulait avec cette crise financière qui mettait tout le monde à
mal, c´est, ne nous y trompons pas, toute les faussetés et toutes les douteuses
valeurs que les Etats-Unis et même le monde dans sa naïveté ou son suivisme,
ont entretenus. Et malgré les douleurs ou les inconvénients de cette impasse de
laquelle nous nous en sortirons bien en y laissant quelques plumes ; c´est
peut-être l´occasion de revoir ensemble les règles régissant notre système
économique et financier actuel en lui donnant un visage, des voies et des
méthodes d´exercice non seulement valables pour tous, mais aussi nous mettant à
l´abri de quelque abus d´usage malhonnête que ce soit. Certes, on ne peut pas
prétendre à la perfection, mais en créant des gardes fous et des principes de
règles intransigeants et contrôlés, on peut arriver à garantir au monde d´un
système international sain, du moins équitable, valable et dans l´intérêt de tous.
Toutes les solutions ou les méthodes actuelles employées à éteindre le feu
sur le marché mondial financier, à commencer par le Bailout américain de 700
milliards, les garanties des Etats européens sur les avoirs bancaires de leurs
ressortissants suivis par la promesse de secourir toute banque en difficulté…la
baisse des taux d´escompte aux Etats-Unis et en Europe ; toutes ces
solutions ou moyens d´interventions ne sortiront leurs effets que si toutes les
valeurs financières faisandées injectées sur le marché sont retirés,
transformées en valeurs réelles par rachat, ou jetées à la poubelle afin de ne
pas infecter les autres valeurs financières saines. Sans cela, la confiance ne
sera que très difficile à retrouver dans un secteur bancaire où la confiance
représente 80% de toute transaction. Cette crise, qu´on ne s´y trompe pas, ne
fait que commencer. Surtout pour les américains dont l´économie va être mise à
l´épreuve la plus dure qu´elle n´ait jamais connue. Espérons que ce grand pays
profitera de cette ébullition pour se débarrasser de ses illusions gratuites,
qu´elle résoudra au mieux ses contradictions idéelles, et qu´elle en sortira
grandie et ennoblie d´un sens de l´histoire qui nous rende la joie d´aimer ce
pays et de l´admirer envers et contre tout.
„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“
Forum Réalisance