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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

02 novembre 2008

L´appel des congolais à réagir face à la nouvelle guerre du Kivu

Bernard Kouchner, Ministre Français des Affaires Etrangères : « L’Est de la République démocratique du Congo est le théâtre d’un massacre comme il n’y en a probablement jamais eu en Afrique. Il se déroule presque sous nos yeux, avec plus d’un million de réfugiés, avec des attaques très précises, des mutilations sexuelles qui font partie des actes élémentaires de la guerre dans cet endroit. Il n’est pas question de laisser ça se perpétrer.» 

AGISSONS !

Tout nouveau ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Muamba se trouve depuis mardi 28 octobre à Kigali, au Rwanda. Il serait accompagné du député PPRD Augustin Katumba Mwanke qui est par ailleurs le secrétaire exécutif du parti présidentiel.

Quelle est la teneur du message porté par «Alexis» au moment où des observateurs et autres témoins jurent sur la participation des troupes régulières de l’armée rwandaise dans les combats au Nord Kivu ? Quelle est la teneur de ce message au moment où la Mission de l’ONU au Congo se préparerait à évacuer son personnel et que des sources assurent que la ville de Goma serait encerclée par des combattants du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple)? Ce voyage a-t-il été bien préparé pour ne pas se tromper d’interlocuteurs ni des sujets à évoquer? Il faut craindre, cette fois encore, que le Congo démocratique paie au prix fort les incohérences diplomatiques du «président élu» Joseph Kabila.

En janvier 2007, le «raïs» avait, contre la volonté de l’état-major général des Forces armées de la RD Congo, dépêché à Kigali le «général» John Numbi Banza, alors son bras droit. But : solliciter la médiation du président Paul Kagame pour faciliter le contact avec l’ex-général Laurent Nkunda Mihigo. «John» et «Laurent» semblaient à l’époque avoir fumé le calumet de la paix. Le brassage avait été abandonné en ce qui concerne les combattants nkudistes. On ne parlait que de «mixage». La suite est connue.

Kabila doit dire la vérité au peuple congolais sur tout ce qu’il avait promis. Depuis le 28 août dernier, la guerre a repris. L’heure n’est plus à savoir qui avait commencé. Néanmoins, on ne pourra pas s’empêcher de rappeler que la très nébuleuse «communauté internationale» avait déconseillé à Kabila de jouer la carte d’une solution militaire.

C’est bien étrange de voir que les Congolais n’osent pas appeler le chat par son nom en dénonçant à haute et intelligible voix la responsabilité personnelle de Joseph Kabila dans la débâcle militaire de l’armée nationale au Kivu autant que la détérioration de la situation générale. A l’intérieur, les Congolais sont loin d’être rassemblés.

Nombreux d’entre eux éprouvent de la peine à se reconnaître à travers les gouvernants en place. Point n’est besoin de rappeler le double massacre des adeptes de Bundu dia Kongo ou la chasse à l’homme contre des "Equatoriens" . Civils et militaires. Ceux-ci sont accusés d’être des "bembistes".

Certains segments de la société congolaise sont victimes d’un ostracisme à peine dissimulé. Au moment où la guerre fait des ravages au Kivu, la tristement célèbre garde présidentielle dite «Garde républicaine» trouve encore le temps de procéder à des rafles dans les milieux des soldats attachés jadis à la sécurité de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba.

Une attitude qui ne peut que fragiliser davantage le sentiment d’appartenance à la grande famille congolaise par ceux qui partagent les mêmes origines avec les infortunés. Les personnes interpellées, au nombre de 90, ont été transférées à Kamina. Certaines d’entre elles avaient les mains attachées derrière le dos. Ce cas n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Il sert à illustrer la brutalité, bête et méchante, du pouvoir en place.

Depuis la «libération» du 17 mai 1997, l’ex-Zaïre est loin d’être devenu l’Etat de droit promis par le staff dirigeant de l’AFDL (Alliance des forces démocratique pour la libération du Congo). Les huit années de présence de Joseph Kabila à la tête de l’Etat n’ont apporté la moindre embellie. Bien au contraire. La décadence nationale se poursuit à la vitesse grand "V".

La promesse de démocratisation n’a pas non plus été tenue. Joseph et Laurent sont des produits «Made in AFDL». La guerre fratricide à laquelle se livrent les deux hommes montrent bien que les «libérateurs» sont en pleines contradictions internes. Ils commencent à se manger entre eux. Une victoire militaire de Joseph Kabila n’aura pour effet que d’exacerber l’arrogance - la folie ?- d’un régime inepte, dénué de tout humanisme et projet politique. Une victoire de Laurent Nkunda Mihigo est autant redoutée par les mauvais souvenirs laissés par les libérateurs.

Que faire ?

Il faut espérer l’apparition d’une «troisième force» à Kinshasa. Objectif : renvoyer Kabila et Nkunda dos à dos. L’un et l’autre ont en commun de susciter les plus vives méfiances. Agissons!

B. Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2008

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Commentaires

A Amba wetshi

Cher ami et confrère congolais, votre appel de colère vous honore et nous touche tous devant le désarroi de la nouvelle guerre que subit, encore une fois, notre pays au Kivu. Nous sommes pris, depuis la fin du mobutisme qui avait apporté à notre pays quelques années de paix et de constance, dans une nouvelle tourmente d´instabilité, de révoltes, de conflits armés et d´insuffisances économiques et politiques qui menacent grandement l´avenir de notre pays le Congo, sa paix, ainsi que le bien être et l´avenir de ses enfants.

La situation, comme vous le dites dans votre article d´appel, est poignante et désespérée, surtout pour tous les habitants du Kivu directement touchés par cette nouvelle confrontation entre les Nkundistes et les forces de l´armée régulière. Les images qui courent le monde entier, en particulier sur CNN, montrent un incroyable désespoir collectif poignant et impuissant qui nous a tous fendu le coeur. Et c´est à peine si nous avons la force de supporter ces défilés écrasant de détresse humaine, de pauvreté et d´injuste et criminel traitement.

Votre appel que nous relayons le cœur au bord des lèvres ne doit cependant pas être le dernier mot, à notre avis. Car nous estimons que tous les congolais sont en partie responsables de ce pourrissement et de ses suites douloureuses. En effet si nous avions eu plus de clairvoyance, et en lieu d´acclamer ou de fêter quelques médiocres imposteurs incapables et intriguant s´empressant au pouvoir de notre pays par les armes et la violence au lieu, comme le veut toute organisation politique moderne, de se présenter aux élections AVANT toute légitimation politique quelconque, nous nous serions épargnés bien de déboires que nous vivons aujourd´hui. C´est parce que ces fameux libérateurs furent admis et plus tard légitimés au pouvoir que dans leur dissidence aujourd´hui Nkunda croit qu´il peut remettre cela à son profit. Si ce scénario fait légende, il se répétera indéfiniment.

Paul Kagame nourrit depuis toujours des ambitions territoriales au riche Kivu, et la situations de crise financière et économique internationale qui a fait perdre au Rwanda, dont les finances étaient gérées par les banques américaines, des sommes folles, cette situation le pousse à s´ouvrir de nouvelles sources de revenu ; il s´agit maintenant d´intensifier l´exploitation des mines de coltan, d´or, de diamant et même de cuivre dont regorge la région du Kivu. On ne se contente plus de piraterie et d´exploitations illégales préjudiciant le portefeuille de la RDCongo.

Dans cette histoire et ses conséquences, et au-delà d´un cri de révolte légitime et humain, il faut se demander aussi ce que nous devons faire pour que ce genre de situation ne se répète indéfiniment. Il s´agit d´un large malaise dont l´origine est à trouver dans le mauvais choix de nos élites, de la façon arriviste avec laquelle ils se légitiment le pouvoir, et naturellement leur incapacité flagrante à exercer le pouvoir dans toute sa profondeur de devoirs, d´obligations et de prévenance.

Au-delà donc de ce cri, nous en appellerons à tous les congolais à prendre plus au sérieux le choix politique et toutes les exigences que nous devons demander de tous ceux qui aspirent à gouverner notre pays, parce qu´être exigeant et regardant nous mettrait à l´abri des maux que nous souffrons aujourd´hui. Sinon, nous serons toujours à lancer des cris à posteriori face à notre désespoir et à nos détresses économiques ou sociales, alors que nous négligerions de nous guérir des défauts par lesquels ces malheurs nous surviennent ! Et je crains que de décennies en décennies, le désarroi de notre Patrie, celui de nos femmes et nos enfants n´en devienne que plus aigre. Et pendant que le manque et la pauvreté nous terrasserai, nous privant d´espoir et d´avenir, quelques potentats du pouvoir ainsi que leur amis étrangers vivraient grassement à nos dépends. Ce n´est sûrement pas là l´avenir que nous nous souhaitons à nous et à nos enfants, n´est-ce pas ?

Il s agit, aujourd´hui, de voir plus loin qu´un simple activisme de révolte légitime. Il faut d une part se guérir des erreurs et des manquements du passé, et de l´autre, de mieux se motiver dans les choix et les exigences d´un avenir dénué de guerres, de misères et de vile exploitation. Car cette diligence, nous la devons à tous les enfants congolais.

Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat, 02 novembre 2008 à 10:53

S´indigner, certes, mais faire preuve de responsabilité prévenante et avertie.

Oui, nous sommes tous indignés et il faut le dire bien haut et fort. Nais après cela ou pendant cela, nous devons voir plus loin et prévenir l´avenir. Or, là est le défaut flagrant des africains: ils se contentent trop vite des apparences ou des mouvements tapageux du moment. Rappelons-nous, cependant, que par le passé l´esclavage occidental envers l´Afrique dura 400 ans avant que les américain, par l´augmentation de la douane sur les esclaves, ne mit fin à cette immonde pratique. Un fait économique avait pris fin par un autre facteur économique. Pour dire ici que si les congolais voulaient à l´avenir se garder des méfaits économiques de la rapacité étrangère, ce pays doit y apporter une réponse économique. Notamment en élevant le niveau de vie de ses citoyens et en développant son industrie et ses facteurs de développement. Parce que durant 400 ans longues années d´esclavage, ni les cris - et ils furent nombreux et noyés de larmes et de soufrances inouies - ni les protestations n´ont empêché l´armada occidental enragé à faire l´esclavage.

Aujourd ´hui ces esclavagistes d´hier nous abreuvent tous de démocratie et de liberté, mais lorsque leurs économies les mettent à l´étroit, on est surpris que la démocratie ou la liberté signifie alors le pillage ou le bombardement gratuit et volontaire d´innocents si ceux-ci détenaient le petrole ou quelques rares minerais dont ces industries développées étaient dépendantes.

Tout ceci ne doit pas nous ravaler au désespoir, bien au contraire, cela doit nous ouvrir les yeux en nous enjoignant à l´effort économique qui nous donnerait les moyens d´exercer efficacement la défense et la promotion de nos intérêts. Et c´est dire ici s´indigner, certes, mais veiller à ce que ce genre de choses ne se répètent. Le levier le plus effectif, et le plus efficace est le choix de nos représentants et naturellement le contenu et l´exercice du pouvoir dans notre intérêt.

beaucoup d´africains, et c´est notamment dû à la colonisation, à l´esclavage, à l´instruction politique délabrée des élites de ce continent, sous estiment ou se méprennent sur l´importance de la politique en tant que lieu de stratégie, d´énoncé et de discussion d´idées et d´idéal d´organisation et de conception du modus vivendi de la société. C´est hélas un erreur. etre indépendant ou aspirer à la liberté veut dire qu´on prend ses responsabilités envers soi-même et son avenir et qu´on l´exerce avec la plus grande diligence envers son idéal existentiel. Le contraire: négliger ou ne pas exercer ce devoir pleinement disqualifie tout ceux qui se comportent ainsi. Ils sont alors la proie facile des autres, ceux qui veulent imposer leurs bas ou douteux intérêts.

Il est donc plus que temps, après nous être indignés, de nous attaquer au principal: l´art de se préserver de telles calamités car notre monde, malgré tout, n´est qu´un monde d´êtres humains dont la rapacité, l´égoiisme, les intérêts étroits et aveugles ou même la méchante habitude de vivre aux dépends des autres est loin d´être guérie. Or les rêves et les droits légitimes de nos femmes et de nos enfants ne peuvent indéfiniment être mis au froid ou à l´attente angoissée et cruelle pendant que d´autres les pillaient, consommaient leurs matières premières à gorge déployée ou leur volaient leur avenir en les repoussant dans la pauvreté et la misère ! Ce n´est pas juste. Pas du tout.

Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance

Posté par Shaka Bantou, 02 novembre 2008 à 13:31

Le dur réveil de l´infantiliste et de l´attardé...

Le tam-tam de l´indignation a haute conjonture en ce moment, et même si celui est fondé et de saine solidarité; il arrive, hélas, toujours en retard lorsque la victime ploie déjà sous les abus de son agresseur. Or, ce n´est pas toujours l´agression qu´il faut attendre pour déployer les pompiers, comme le dit si bien le brillant économiste Stiglitz, mais bien la capacité de l´agressé à prévenir et éteindre le feu en se dotant d´efficaces extincteurs !

Et c´est curieux, et cela malgré que nous nous évertuons à exhorter les africains à plus de diligence économique dans leurs démarches sociales, ceux-ci cependant, et contre toute logique de développement, continuent à être dépensiers abusivement ou à négliger les investissements structurels mettant à jour la promotion professionnelle, la spécification technique, les qualités conceptionnelles des universités...investir dans la production plutôt que se gaver d´importations. Cette attitude conduit à construire des routes macadamisées sans construitre la voiture qui doit y rouler. Ainsi préjudicie-t-on le développement du réseaux riverain naval ou ferroviaire qui sont des facteurs de développement de première valeur !

Dans cette histoire du KIVU où les occidentaux (Même le sournois Louis Michel était de la partie, ce qui confirme bien le caractère largement faisandé de cette intrigue rapace envers le peuple congolais) sont aux abois pur s´ouvrir de nouvelles sources de minerais précieux permettant à leurs économies étranglées de protéger leurs valeurs actuellement sans véritable cache protectrice sûre. Mais personne n´a refusé à ce qu´ils investissent et exploitent les minerais de cette région dans l´intérêt de tous, et cela veut dire aussi directement des habitants du Kivu. Et alors, pourquoi ces atrocités et ces excusrsions militaires
gratuites? La réponse est celle-ci: les occidentaux ne veulent pas investir et partager; ils veulent exploiter en laissant les populations propriétaires aussi pauvres qu´avant !

Par ailleurs, ayant vu venir le vent, Paul Kagame veut lui aussi une partie du gâteau congolais. Son pays a perdu des sommes folles dans de douteuses spéculations aux Etats-Unis et en Angleterre. voilà ce qui arrive quand on fait aveuglement confiance à des crocodiles américains: ils vous vendent leur merde en premier. Les blancs de l´Afriue du Sud ont fait la même expérience douloureuse, et bientôt, lorsque les irakiens vont retrouver le contrôle sur leurs réserves financiers de leurs banque nationale mis d´autorité par la guerre sous protectorat américain, ils vont avoir de grosses larmes. ceci explique notamment que les américains tardent à vouloir quitter l´Irak définitivement. La remise-reprise du trésor de la banque nationale iraquienne va provoquer un véritable scandale d´émotions quand les valeurs que les irakiens vont trouver soigneusement empilés et repertoriés dans leurs livres comptables n´étaient rien d´autre que des...faux sans valeur ! Oh maman, cela va être un de ces choc !

cette histoire en rappelle une autre: la disparition de 500 milliards de francs belges appartenant au portefeuille congolais lors de la remise-reprise de l´indépendance du Congo en 1960. On assasinat rapidement Patrice LUMUMBA parce qu´il était notamment expert comptable de métier; il ne se serait pas laissé leurrer. Moiise Tshombé, un ignorant et illuminé du Katanga fut mis en devant de scène comme premier ministre pour cacher l´escroquerie. Il revint de Bruxelles sans le moindre sous en criant à qui voulait l´entendre: "le contentieux belgo-congolais est enterré !". Mais où était resté le portefeuille congolais ? Disparu sans laisser de traces.

Mobutu ferma les yeux en contrepartie du soutien politique occidental et l´octroi de crédits financiers avoisinant 15 milliards $. Mais le portefeuille congolais de 500 milliards de FB à l´époque: pfouit...envolé sans trace jusqu´aujourd´hui. Quiconque essaie aujourd´hui de soulever la question ne rencontre que haineuse surdité. Le passé est bien passé n´est-ce pas; il faut se consacrer à l´avenir, et vous aurez besoin d´amis, n´en doutez pas. Nous sommes toujours les amis des congolais, prétendent les belges...

Ceci pour rappeler aux congolais, et aux africains que contrairement à ce que certains infantiles ou aveugles africains le croient, nous vivons dans un monde loin d´être parfait et juste. Savoir et se taire ne mène nulle part; cela ne fausse que d´autant le jugement de ceux des nôtres qui doivent, sur le jugement logique et objectif de notre passé et de nos expériences historiques, se construire un instrument efficace de stratégie existentielle. C´est notamment pour cela que les africains semblent toujours arriver en retard, toujours être à la traîne, toujours manquer de justesse dans leurs appréciations du monde réel où ils vivent.

Il est temps que les choses changent. Et elles doivent changer si nous tenons à rester libres, indépendants et surtout nous épanouir adéquatement et pleinement. Et pour y arriver, il ne suffit pas seulement de crier: aux loups, aux loups ! Cela ne suffit pas à disperser et combattre cette meute vorace et sans quartier; il faut un bon fusil qui tonne et crache du feu pour dissiper ces immondes carnassiers de son poulailler. Et des tour de veilles intellectuelles averties veillant à ce que les intérêts des leurs soient précieusement protégés et employés à leur bien-être et leur avenir. Lever le tam-tam contre l´injustice, c´est bien; mais prévenir ces abus et surtout les empêcher en devenant fort et inattaquable, c´est mieux.

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat, 02 novembre 2008 à 21:52

Si les africains savaient...

Moi ce qui me dérange, c´est que les africains ne voient pas qu´on leur prend la substance à vil prix pour leur refiler...l´aide généreuse et bénévole. De ce fait, ils acclament le chocolat et les sucreries qu´ils recoivent au lieu de recevoir un paiement équitable de leurs minerais et exportations dont les gains leur permettraient d´investir chez eux en créant l´emploi et les infrastructures ui leur sont nécessaires.

Cette technique qui part des licences d´expoloitation et d´exportation du poisson au Sénégal pour l´Union Européenne prive les enfants africains de protéines dont ils sont grandement besoin pour des aides au développement ou des gains en devises lesquels disparaissent rapidement en voitures étrangères, dans des comptes métropolitains...sans apporter quoi que ce soit à l´amélioration du niveau de vie des africains eux-mêmes. Et ce n´est pas fini...

Dans la crise des finances actuelles on a pu voir avec quelle rapace criminalité les agents occultes du néocapitaliste américain et anglais peuvent truquer et fausser les finances mondiales en s´enrichissant scandaleusement. Aujourd´hui les américains et les anglais qui étaient précurseurs du laisser faire et de la totale liberté de leurs acteurs financiers ont été rappelés à meilleure raison.

L´amérique a hérité de ses financiers rapaces et escrocs des dettes et des endettements scandaleux. La Grande Bretagne est en détresse financière et va quêter l´aumône chez les arabes du Golfe. Quant aux autres occidentaux, c´est le qui vive protecteur visant à garder au sec leurs économies financières et productives. Dans cette crise, le noeud du problème est que l´occident est arrivé au pied du mur: il lui manque, aprés l´écroulement de l´immobilier américain et le pourrissement des valeurs financières internationales avec des faux, des ou une valeur sûre pour thésauriser. cela explique le ran sur le KIVU de l´or, du diamant, et du coltan.

Et pour tous ceux qui croient que la crise est finie ou jugulée, attention et encore attention, mes amis; cette crise ne fait que commencer ! Nous n´y verrons clair approximativement qu´à la fin Mars 2009. Mais au début de la deuxième quinzaine de janvier 2009 les premières douleurs vont nous empoigner. L´Amérique va aller un dur chemin, ainsi que la Grande Bretagne. Pour l´Islande on peut déjà dire que le pays coule. Pour l´occident commencera bientôt une période économique de la plus douloureuse crise de son histoire économique. Les autres pays vont en ressentir les secousses sismiques intensives.

Tout cela, en fait parce que l´occident ne veut pas investir en Afrique et garde chez elle toutes ses valeurs financières au lieu, comme le veut les lois économiques, de leur ouvrir de nouveaux marchés d´investissement. On craint que l´Afrique ne se réveille, et devienne un dur concurrent agricole, industriel et commercial.

Ce rapide et succint énoncé du problème pour dire aux africains qu´ils ne sont pas par hasard pauvres ou attaqués comme c´est actuellement le cas au Kivu. Les mines de l´Afrique du Sud tendent à s´assécher...on achète déjà les tableaux de maîtres et les oeuvres d´art comme des petits pains sur le marché international afin de protéger ses valeurs monétaires. Et ce n´est pas du pur hasard que le FMI (Fond Monétaire International) a PRÉVU UNE INFLATION MONÉTAIRE DE 15 % ! Celui qui croit donc que nous sommes sécurisés...celui-là va déchanter demain.

Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance

Posté par Shaka Bantou, 02 novembre 2008 à 23:59

Les sournois appels de détresse à l´égard de l´Etat sauveur...

Ou quand le banquier s´inscrit à l´aide sociale aprés avoir maladroitement et non moins par malsaine cupidité, détruit irréversiblement les capitaux de ses clients. Cette crise des finances qui n´est que la prolomgation d´une crise économique, comme je l´avait déjà dit, n´est qu´une vile crise de mauvaise foi envers l´Afrique, notamment. Parce que si les immenses capitaux sans emploi auraient été investis en Afrique où ce continent souffre de carence chronique d´investissements, ce collapse n´aurait pas eu lieu. Et de nouvelles perspectives économiques pour l´avenir se seraient ouvertes.

Au contraire: on a préféré depuis plus de vingt ans soutenir des dictateurs et de illuminés pour étouffer leurs populations et les piller encore plus effrontément. Les occidentaux n´avaient d´yeux que pour l´Amérique qui est leur leader économique et financier. Les américains, pourtant, étaient arrivés à essouflement: ils vivaient déjà de l´emprunt sauvage et inconscient. Ceux-ci cependant crurent qu´ils pouvaient, contre tout économisme, propulser leur immobilier à s´enrichir. Cette illusion n´ayant fait long feu, on employa les fausses hypothèques vides à tritriser des valeurs de bourses et des valeurs financières malhonnêtes. le reste est la réalité que nous vivons aujourd´hui: un réveil douloureux.

Le grand mal de notre économie actuelle ou de sa crise si on veut, c´est qu´on ment trop, on triche trop, on fausse trop les chiffres statisques, on manipule trop les bilans, on dissimule par trop bien les pertes de sociétés en surévaluant leurs immobiliers, par exemple, ou leurs vides paquets d´actions boursières. Toutes les banques, les sociétés d´investissement, les fonds et mêmes les caisses de pension privées s´y sont amusés, ce qui va créer en cette fin d´année 2008 et en début de l´année prochaine 2009 des pleurs et des grincements de dents. Car on ne peut pas toujours cacher la vérité qui est déjà connue de tous.

La dette publique et privée américaine, l´entrée en jeu international de Hedge fonds, de société financières dites de Private Equity spéculant, disséquant et mettant à mal des valeurs économiques pour en tirer un rapide profit de court terme, tout cela va mettre quelques temps le feu aux poutres. C´est pourquoi, mêmes les américains qui a vaient rejeté Basel II en 2006 sont aujourd´hui d´accord à quitter leurs illusions néolibérales et travailler aux côtés des européens et des autres acteurs influents de l´économie mondiale à un nouveau catalogue de règles financiers internationaux. Le FMI semblerait prévu à surveiller et garantir le bon fonctionnement du nouveau système.

Il va donc y avoir une période de transition... Stiglitz a dit qu´il fallait faire tabula rasa. Les occidentaux, cependant, croient qu´ils peuvent y mettre de l´ordre. Personnellement je le crois pas. La rapacité, on peut difficilement la guérir. Et la bonne foi ou le bon sens, on ne peut pas les commander ou les imposer à des gens qu´on avait des siècles durant éduqué à piller, à voler et à tromper les autres. Ce système, s´il faut le restaurer avec succès, doit réparer des erreurs idéologiques d´un centralisme occidental borné et bassement têtu. Plus personne n´y croit, ni les victimes, ni les fauteurs de crises. Question de confiance. Chacun croit que l´autre va profiter de sa faiblesse pour abuser. Comme par le passé.

Maintenant, l´Etat est-il le sauvetage de tout ce merdier ? J´en doute. Parce que qu´est-ce qu´est l´Etat, sinon la projection institutionnalisée des forces existantes ou influentes dans la société ? Les banques étatiques allemandes sont celles qui ont fait le plus de pertes ! Et, soyons francs, pendant que cette crise montait à l´horizon; où était donc l´Etat aujourd´hui tant les louanges pour jouir de son portefeuille et de sa protection ? Dormait-il ou laissait-il faire pour lui-même jouir des fruits de ces malversations sous forme d impôts ? L´Etat serait plus vertueux que celui qui le compose ou le représente? Qui y croyait sincèrement ?

Et cependant, il y a un moyen de sortir de cette crise...a condition de revenir à des valeurs éthiques et morales plus saines et conscientes de l´intérêt commun. Et cela, ce sera bien difficile à organiser, connaissant la nature humaine. Et à propos, comment le FMI pourra-t-il punir les pays fautifs, surtout si il sont puissants, influents et volontaires comme les Etats-Unis, par exemple? je crains qu´on ne se fasse trop d´illusion, et que ce colmatage de navire en haute mer ne soit qu´un prétexte pour tranquilliser sans plus les gens, et se garder de ce que des imitateurs pourraient commettre les mêmes abus au monde entier à l´avenir.

Nous nous trouvons toujours encore au bord d´un gouffre qui pourrait s´ouvrir méchamment sous les pieds des pays riches et industrialisés. avec, bien entendu des conséquences douloureuses pour tous. Et si on veut réellement changer les choses au mieux, il faut un tour de main incroyable lequel implique que tout le monde redevienne un saint. Est-ce possible ? Qu´en est-il de ceux qu´on a injustement préjudicié ux etats-Unis, en Europe, en Asie, en Afrique ? un juste système, qu´est-ce que cela voulait dire ? Les riches, les puissants dominaient comme toujours ? Ou penserait-on à une justice sociale, aux chômeurs, aux exclus, aux pauvres et malheureux du sous développement ? Changer ? C´est un long chemin à l´échelle mondiale, sutout si toute son histoire durant on n´a rien fait d´autre que cautionner ou tolérer l´escroquerie, le faux, la loi du plus fort et du plus riche. Certains pays comme l´Islande coulaient déjà...faudrait se presser, sinon il n´y aurait plus personne à sauver !

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat, 03 novembre 2008 à 13:03

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