Certes nous n´entendrons plus sa voix chaude et enflammée aux couleurs passionnées et fraîches rappelant le soleil généreux de nos contrées souriantes, mais dans nos cœurs éblouis par son talent, elle restera immortelle.

 La douce perle chantante du cœur africain

 Patrie, patrie des sans Patrie ; patrie de rêves et d´amour…nous te confions cette belle voix, afin que tu veilles désormais sur son souffle épuisé. Miriam_Makeba

La plus belle, la plus chaude voix de l´Afrique s´est éteinte la nuit du 9 au 10 Novembre 2008 près de Naples à l´âge de 76 ans d´une crise cardiaque en sortie de scène. Elle avait participé au concert organisé à la suite d'un concert de soutien à l'écrivain Roberto Saviano, auteur de Gomorra, menacé de mort par la Mafia.

La vie de cette perle noire du continent africain est à l´image de la lutte pour la liberté et les droits humains qui a opposé l´Afrique du Sud, son pays natal, contre l´immonde et inhumain régime de l´ Apartheid qui y fut pratiqué par les blancs.

Lorsqu´en 1959 elle participa, dans le documentaire anti-apartheid « Come back Africa », elle fut interdite de séjour chez elle et perdit sa nationalité. Harry Belafonte l´aida à trouver refuge aux Etats-Unis.

En 1963 elle parla pour la première fois à l´ONU et réclama le boycott du régime d´Apartheid Sud africain. En 1968 elle épousa Stokely Carmichael, un combattant des droits civils affilié aux Black Panters . Cela lui valut d´être expulsée elle et son mari des Etats-Unis. Hélas, cette union prit fin en 1973.

Ses grands succès musicaux furent : Pata Pata (The click-Song) en 1967 qui atteint le hit parade américain. Autre célèbres chansons de Miriam : Soweto Blues, Mbube (The lions Sleeps Tonight), Malaïka, qu´elle chanta entre autres lord de la célébration du 45ième anniversaire de John F. Kennedy au Madison Square Garden le 19 mai 1962.   

Le 30 Octobre 1974, Miriam Makeba fit avec James Brown, B.B. King, The Spinner et The Crusaders un grand concert au Zaire à Kinshasa lors du Combat de boxe entre Mohammad Ali et George Foreman qui vit la victoire de Mohammad Ali.

Nous remercions infiniment ce grand cœur chantant de l´Afrique, parce qu´elle a su bercer nos larmes dans le désespoir, encourager nos efforts chancelants ou hésitants dans le désarroi solitaire, la peine ; et surtout elle a su porter bien haut notre droit à la liberté et à la reconnaissance humaine. Sa voix emplie d´espoir et d´amour nous manquera, mais l´amour que nous lui portons ne trouvera pareil.

Repose en paix, ô toi voix aimée et chérie du continent éternel, l´Afrique entière te gardera  vivante et belle dans son grand cœur.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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