22 novembre 2008
Quelles leçons à tirer de l’élection d’Obama pour l’Afrique ?
Interview sur la Radio
CHUO FM 89.1 (www.chuo.fm) le samedi 15 Novembre 2008, à Ottawa, Canada.
Auteur interviewé :
Roland A. Y. Holou
Journaliste:
Jean-Marie Vianney
1. Dans le Blog du quotidien français ''Le monde'', un Blogeur dit ceci
par rapport à la victoire de Barack Obama à la présidence des États-Unis:
''Arrêtons d'acclamer la victoire d'Obama avec des slogans du type'' Un noir à
la maison blanche, c'est formidable'' Nous risquons de jouer la victoire d'un
peuple sur l'autre et attiser un contexte ou les relations interraciales sont
plus tendues qu'on ne veut le croire, Obama est métis. Votre Commentaire ou
réactions.
Merci Monsieur Vianney pour l’opportunité que vous me donnez encore une
fois de m’exprimer sur les ondes canadiennes sur un sujet aussi délicat
qu’historique.
Vous savez, la pensée du Blogeur cache une idée raciste à son niveau ou une
méconnaissance de l’histoire des noirs. Bien qu’Obama provienne d’un père noir
et d’une mère blanche, je crois personnellement qu’il est plus vu comme un noir
qu’un blanc. Autrement dit, s’il faut parler de race, il doit être vu comme un
Noir. Par conséquent, sa victoire peut être classé parmi les produits de la
longue lutte des noirs. Mais en réalité, la victoire d’Obama n’est pas
simplement liée aux Noirs. En effet aux USA, les Noirs font environ 12 % de la
population. Bien qu’environ 96% de ces Noirs ont voté pour Obama, il est clair
que sans la contribution des Blancs, il ne sera jamais élu. Cela ne veut pas
dire que les problèmes raciaux sont partis. Un bon nombre de blancs ont refusé
de soutenir Obama parce qu’il est noir. Par contre, d’autres ont vu au delà de
la peau. Par exemple, 63 % de ceux qui ont voté ont basé leur choix sur la
situation de l’économie américaine. 53 % de ceux qui s’inquiètent de la crise économique
américaine ont voté pour Obama.
Donc en général, les relations raciales ou racistes contemporaines ne sont pas
autant tendues que celles du siècle des esclavages. Avec les multiples
mouvements des Noirs et les nombreuses reformes afférentes, la tension interraciale
se détend. Evidement, cette situation raciste ne disparaîtra pas jamais de façon
complète. Mais l’élection d’Obama est une preuve que les mentalités ont largement
évolué dans le sens qu’un Blanc puisse voter pour un noir sans se borner
seulement à la couleur de sa peau. En outre, en dehors de la race, il y a
beaucoup d’autres facteurs qui ont joué sur la victoire de Barack, notamment le
changement qu’il apporte dans le système de gouvernement et les promesses qu’il
porte sur le redressement de l’économie américaine en décadence. Donc,
l’élection d’Obama est digne d’être célébrée !
2. D'après
vous l'élection d'Obama est-elle la fin ou le début de la fin avec la couleur
de la peau et les origines ethniques? À qui serviront les retombés de cette
victoire?
A mon
avis l’élection d’Obama n’est ni la fin ni le début de la fin des problèmes raciaux
ou ethniques. L’histoire des luttes anti raciales révèle que plusieurs combats
ont été déjà menés et plusieurs victoires ont été conquises par les Noirs. La
victoire d’Obama peut être vue comme l’une des grandes parmi tant d’autre. Mais
en considérant les paramètres qui bloquent le progrès de l’homme noir, notamment
aux USA, il est clair que l’ascension d’un Noir à la maison blanche n’est pas
la solution apogée qui va tout régler. Les Noirs ont été victimes de nombreuses
situations pendant des siècles et pendant ce temps beaucoup de systèmes ont été
établis pour les maintenir dans des situations de faible émergence certes. De
même, plusieurs Noirs ont aussi cultivé des comportements négatifs et des
complexes d’infériorité qui ont contribué à leur maintien dans la couche
sociale la plus basse. Donc, on ne saurait complètement régler tous ces
problèmes du jour au lendemain. Mais progressivement, on peut y arriver.
L’élection d’Obama peut aider non seulement a atténuer la situation des
Noirs en promouvant des décisions en faveur des couches démunies. Cette
victoire d’Obama est aussi un signe d’optimisme pour les Noirs d’autant plus
qu’elle encourage et renforce l’espoir que les faibles peuvent aussi se
retrouver au haut niveau. En outre, cette victoire servira à tous les Américains
et le monde entier. En fait, vu les promesses politiques que Obama a faites
pendant sa campagne, il est clair qu’il a beaucoup a offrir non seulement pour la
restauration de l’économie et de la diplomatie américaines en danger, mais
aussi un message fort pour les nations qui continuent à rechercher des leaders
politiques pouvant les libérer. Cette victoire d’Obama est une satisfaction du
monde entier, car les sondages mondiaux étaient en sa faveur.
3. Dans l'élection
d'Obama ou se situe selon-vous l'avancée? Pouvons-nous espérez dans quatre ans
un effet Boomerang-Réactionnaire?
Les noirs ont trop souffert sur cette terre. Quand vous voyez comment le
Noir est techniquement en retard et comment il est traité sur certains plans,
l’élection d’Obama est un vrai signe de satisfaction et d’honneur pour les
siens. Plusieurs personnes ont pleuré le 4 novembre 2008 quand la victoire
d’Obama a été irréversiblement annoncée. Pour ceux qui connaissent le passé des
Noirs, c’est incroyable. Bien qu’à la veille des élections les sondages
prévoyaient la victoire d’Obama, plusieurs se demandaient si vraiment les
Blancs allaient laisser passer ce noir. Il y 40 ans, quand Martin Luther King
disait qu’il a fait un rêve, personne ne croirait que ce à quoi il faisait allusion
pouvait se réaliser de si tôt. Le peuple noir a été si maltraité de par le
passé, que pour ceux qui connaissent l’histoire des noirs en général, l’élection
d’Obama est une grande avancée non seulement dans les relations entre les Noirs
et les Blancs, mais aussi dans les relations des USA et le monde entier. C’est
comme si la lignée des esclaves que est en train de prendre le dessus de ceux
qui les avaient soumis à la corvée hier.
De toutes façons, la mentalité américaine vis-à-vis du noir a évolué. Obama
a été élu sur le ton du changement. Mais comme il n’est pas facile de changer
les mentalités, il se peut que ceux qui ont voté pour lui hier se soulèvent
contre lui. Mais souhaitons lui du succès !
4. Vous
disiez à un journaliste Africain que: "Si les Américains contemporains
devraient avoir la mentalité africaine actuelle, Obama ne sera jamais élu" D'après vous quelles sont les leçons
à tirer pour l'Afrique de cette victoire? Que devrait-elle faire maintenant?
S’il y
a une leçon a tiré de cette victoire d’Obama, c’est surtout celle de la
mentalité américaine. Cette victoire n’est pas que le fruit de la longue lutte
anti-raciale ou des ségrégations afférentes, mais surtout le produit de la
mentalité américaine contemporaine qui a vu au delà des préjugés pour choisir
l’homme qui peut mieux relever les défis auxquels les Etats Unis sont
confrontés. C’est émouvant de voir comment les intellectuels américains ont
joué leur rôle dans cette bataille.
Malheureusement, en Afrique, nous n’aimons pas promouvoir nos cerveaux.
Nous avons une mentalité qui nous arrière et de plus, nous aimons nous détruire
et nous coincer les uns les autres au profit de l’intérêt personnel. C’est
clair que si les Américains contemporains devraient avoir la mentalité
africaine actuelle, Obama ne sera jamais élu. C’est pourquoi j’invite les
Africains a mieux reconsidérer leurs mentalités afin qu’enfin le soleil se lève
en Afrique. Les Africains doivent cesser les coups bas, pour utiliser leur tête
et leur pouvoir de façon objective pour bien réfléchir et trouver solutions à leurs
problèmes. Dans mon dernière livre paru en France portant sur « la
faillite des cadres et intellectuels africains », j’ai fait des
suggestions pertinentes.
5. En terminant, c'est vrai que Obama est tout un symbole d'une nouvelle
mentalité, vision, espoir, courage, abnégation et détermination, c'est aussi
vrai que il n'est pas Culturellement Africain, quel est l'impact de son
élection pour l'Afrique?
En réalité, le problème actuel de l’Afrique est lié à la qualité des cadres
et intellectuels africains plus qu’aux manigances des puissances étrangères. Cela
veut dire que l’émergence de l’Afrique demandera des efforts de la part des
Africains eux-mêmes, mais aussi des reformes dans les prises de décisions
internationales de haut niveau. Bien que n’étant pas Africain, je pense
qu’Obama pensera plus au bien de l’Afrique que ne l’auraient fait certains présidents
américains qui n’ont aucun lien de parenté avec le continent noir. Etant à la tête
de la plus puissante nation au monde, Obama
peut influencer les décisions de hauts niveaux qui affectent le devenir du
continent noir. Son élection est aussi un message fort pour les jeunes
africains que s’ils se forment et s’organisent, ils peuvent arriver à renverser
les systèmes de gouvernances actuels des nations africaines pour enfin lancer
le continent noir sur le bon chemin.
Par ailleurs, les problèmes raciaux aux USA peuvent être comparés a ceux
tribaux et régionaux qui secouent certaines nations africaines. Si Obama a pu
monter un message d’union qui a convaincu tant les Blancs que les Noirs,
pourquoi alors les leaders africains ne peuvent-ils pas utiliser leur tête pour
travailler de façon objective et résoudre les conflits qui secouent si tant le
continent noir ?
Avec la crise économique actuelle qui secoue les USA, il se peut qu’Obama
ne puisse pas faire de grands gestes financiers envers l’Afrique. Mais sa
diplomatie et ses décisions peuvent avoir un impact positif et durable sur le
devenir du continent noir. Il y a trop de leçons a tirer de cet événement
historique et j’espère que nous trouverons d’autres opportunités pour en
reparler. Merci.
Né le 18 septembre 1975 au Bénin, Roland Ahouelete Yaovi HOLOU est un
Ingénieur Agronome. Il détient le Diplôme de Contrôleur du Développement Rural.
Actuellement, il prépare son doctorat aux Etats Unis d’Amérique en Sciences
Végétales, Entomologie et en Microbiologie. Il a travaillé en tant que
Consultant et Chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin avant
d’immigrer sur les Etats-Unis d’Amérique où il y vit en tant que Résident
Permanent. Roland HOLOU est auteur de travaux et publications scientifiques
dont les livres:
· Le Bûching et le Développement de l’Afrique
· Pourquoi l’Afrique Pleure Et S’enfonce
· La Faillite des cadres et intellectuels africains
Roland Holou est Membre de plusieurs organisations professionnelles
dont :
- American Association for the Advancement of Science (USA)
- American Society
of Agricultural and Biological Engineers (USA)
- American Society
of Biochemistry and Molecular Biology (USA)
- American
Society for Microbiology (USA)
- Association Béninoise du Pastoralisme (Bénin)
- Canadian
Society for Engineering in Agricultural, Food, Environmental, and Biological
Systems (Canada)
- Ecological
Society ofAmerica (USA)
- Optimist
International Club (USA)
- Writer's Digest Book Club (USA)
Sur le plan musical, Roland HOLOU est un amateur de la guitare
(Accompagnement et Basse) et du Piano.
Pour
contacter l’auteur, veuillez écrire à l’email : rayholou@yahoo.fr
Forum Réalisance « Question des temps »
La Belgique est-elle l´amie du Congo ou est-elle l´amie de Kabila ?
A
cette question, la Belgique devra bien répondre sans détour un jour; en
ce qui nous concerne, le plus tôt serait le mieux. S´agit-il, entre la
Belgique et le Congo de relations politiques et économiques occultées
entre des groupes non moins occultes d´intentions ou s´agit-il de
relations issues d´une historicité liant les deux pays dans une solide
et sincère amitié ? En clair, s´agissait-il d´une amitié de peuples et
de nations ou s´agissait-il de relations d´amitiés avec des congolais
qui permettaient à quelques milieux belges de faire fortune sur le dos
et le choquant désavantage des congolais et de leur pays ?
Au sujet du Congo, de quoi la Belgique politique a-t-elle donc peur?
La dernière
sortie médiatique du Ministre belge des Affaires étrangères fait couler
beaucoup d'encre et de salive. Sa remise en question de la diplomatie parallèle
des Michels a conforté, dans certains milieux politiques belges, sa réputation
de gaffeur. A tort ou à raison?
Une certaine
opinion congolaise, témoin de la malheureuse implication de Louis Michel dans
la vie politique congolaise depuis les années 90, estime que Karel De Gucht est
le modèle d'homme politique belge qu'il faut dans la gestion diplomatique des
relations belgo-congolaises. Parmi ceux qui partagent cette opinion, il y a au
moins deux Congolais engagés dans la recherche de « la vérité » sur
les véritables raisons de l'engagement du « réseau Michel » au Congo.
Un autre groupe
de Congolais fouineurs pense qu'une relecture de notre histoire commune est
nécessaire à la compréhension de ce qui se passe aujourd'hui. D'autres
Congolais encore, « kabilistes » pour la plupart, voient la violation
du principe de souveraineté dans les attaques de Karel De Gucht à l'endroit de
Joseph Kabila. Mais savent-ils qu'il n'y a de souveraineté du peuple que
représentée et que la représentation comporte au moins deux dimensions
(abstraite et concrète) dont le représentant (symbole) doit rendre compte en
permanence par son action politique?
Une certaine
opinion belge reproche à Karel De Gucht son langage très peu diplomatique et
exige qu'il soit défenestré du gouvernement. Pour ces Belges, « les
gaffes » de Karel De Gucht risquent de compromettre les bonnes relations
entre nos deux pays.
Ces différentes
opinions posent certaines questions que nous voudrions examiner dans cet
article.
Les Michels
sont-ils les premiers Belges à pratiquer la diplomatie parallèle? Qu'est-ce que
cette pratique rapporte? Dans son discours peu diplomatique, Karel De Gucht
invente-t-il des secrets de polichinelle? Le Congo se réduit-il à Joseph Kabila
comme symbole? Que symbolise-t-il aujourd'hui? Perdre Joseph Kabila équivaut-il
à perdre le Congo? Quel genre de relations la Belgique politique cherche-t-elle
à mener avec le Congo?
Du point de vue
de la pensée politique, toutes ces questions peuvent se résumer en une seule:
« la Belgique et le Congo sont-ils bien représentés par les acteurs
politiques qui sont aujourd'hui sur le devant de la scène médiatique
belgo-congolaise? »
La
Belgique et la diplomatie parallèle
Les relations
tourmentées et / ou ambiguës entre la classe politique belge et congolaise ne
datent pas d'hier. Au plus fort de la dictature de Mobutu, « de nombreux
leaders socialistes ont succombé à son charme: Leburton, Cools, Harmegnies,
pour ne citer que ceux-là. Les chrétiens n'ont pas mieux résisté: Wilfried
Martens en est le plus bel exemple, lui qui s'exclamait, au cours d'une de ses
visites au Zaïre: « J'aime ce pays, son peuple et ...ses
dirigeants. » ( V. DELANNOY et O. WILLOCX, Le livre des Belges
zaïrianisés. Secret d'Etat. 1973-2007, p.7) Mobutu charmait tellement
« ses amis Belges » que le président socialiste Leburton avait pu
inviter au Congrès de son parti une délégation du MPR au moment où le parti
socialiste belge venait de parrainer l'UDPS d'Etienne Tshisekedi, un parti de
l'opposition au pouvoir de Mobutu.
Les Congolais
qui accusent « les Michels » de pratiquer la diplomatie parallèle
devraient lire ce petit livre. En effet, « l'expression « diplomatie
parallèle » (fut) utilisée par la presse dès 1973 pour qualifier
l'attitude d'Edmond Leburton (...). En dehors de tout mandat gouvernemental, le
socialiste wallon n'hésite pas à entrer en contact et à nouer des liens
d'amitié avec le chef de l'Etat zaïrois. » (Ibidem, p.50)
Cette amitié éclabousse la diplomatie officielle. En d'autres termes, « à
côté de la diplomatie officielle, dirigée par le ministre titulaire, se déploie
une diplomatie officieuse, réalisée en dehors de tout mandat et de tout
contrôle, notamment parlementaire. » (Ibidem, p.51) Celle-ci
est profitable à son initiateur. Il en tire des avantages personnels. « Il
ne doit rendre aucun compte; il se crée un canal d'informations privilégié,
confidentiel et exclusif. Cette diplomatie présente toutefois deux
inconvénients majeurs: elle ne sert pas nécessairement l'intérêt de l'Etat
belge et phagocyte les compétences du ministre des Affaires étrangères. »(Ibidem)
La presse belge
reparlera de la diplomatie parallèle en 1974. Leburton est parlementaire de
l'opposition et il rencontre Mobutu à Kinshasa... Bref, l'amitié de Leburton
avec Mobutu lui permettra d'arracher un contrat (pour les usines ACEC de
Charleroiafin quelles fabriquent du matériel à utiliser dans la construction du
barrage d'Inga) et d'en faire un thème de la campagne électorale. « Ce
n'est pas tout. D'après le témoignage de Ngunza Karl i Bond, Mobutu aurait chargé
son ami belge Pierre Davister, journaliste et éditeur, de remettre en 1975 à M.
Edmond Leburton une valise contenant 20 millions FB pour services rendus. Cette
valise-si elle a existé- est-elle parvenue à son destinataire? Mobutu,
coutumier des cadeaux, aurait-il envoyé d'autres présents vers la Belgique? Par
ailleurs, à cet égard, l'existence d'avantages pécuniaires destinés à Monsieur
Davister semble bel et bien attestée. » (Ibidem, p.54-55)
Ce rappel
historique a l'avantage de nous aider à comprendre qu'un certain jeu politicien
belge ne sert pas nécessairement l'intérêt de nos deux peuples; mais les
individus.. A en croire deux compatriotes (Mryus NOKO et MBAYI KANYINDA),
l'implication des « Michels » dans le dossier congolais aurait des
avantages pécuniaires énormes pour leur famille. Ces deux compatriotes
travailleraient présentement à la récolte des données qui constitueraient un
dossier explosif pour la famille Michel. Objets de menaces multiformes, ils
auraient décidé de sacrifier leur vie pour leur pays. Qui vivra verra!
Les relations
intéressées de la famille Michel avec Joseph Kabila se comprennent mieux dans
ce contexte qu'à partir de la rhétorique michelienne sur la démocratie
congolaise sans Etat.
(Ceux qui ont
suivi Louis Michel sur TV5 dernièrement savent qu'il a soutenu que le
capitalisme non régulé devient sauvage et que la Congo est une démocratie sans
Etat!Donc, la démocratie peut exister comme régime sans l'un des principes
structurants majeurs: l'Etat! Cette thèse est aussi soutenue par un ami à Louis
Michel, le professeur Congolo-belge, BOB KABAMBA! Ils disent cela quand, du
Congo, Vincent de Paul Lunda Bululu, Sénateur de son état, affirme: « Le
Congo n'est pas gouverné. » Nous y reviendrons.)Dans ce contexte, que
symbolise Joseph Kabila? Qui est-ce qu'il représente?
De quoi
Kabila est-il le symbole?
Si les
élections (ou la mascarade électorale de2006-2007) ont fait de Joseph Kabila le
symbole de la souveraineté congolaise, sa pratique quotidienne le délégitime.
Un signe, un symbole a du sens à partir de ce à quoi il renvoie. Il ne signifie pas une fois pour toutes.
Or, depuis les
élections jusqu'à ce jour, quels sont les signes de souveraineté que le Congo
donne? En marge de ce que Karel De Gucht avait appelé « les privilèges
fabuleux de certains », qu'y a-t-il de symboliquement signifiant au Congo?
Peut-être un peu de résistance de la part de nos compatriotes qui ne savent
plus à quel saint se vouer. Ceux de l'Est crient et disent ceci: « Ces
derniers jours, le territoire de Rutshuru est en proie à des hostilités. La
ville de Kiwanja a été prise et reprise par le CNDP et c'est la population qui
paie le prix. Nous assistons à un drame jamais vu et jamais entendu au monde où
des populations civiles sont sommairement exécutés par des balles ou à coups de
machettes, de couteaux, des houes et de lances. Les cadavres jonchent les rues
de la cité et les odeurs de cadavres en putréfaction accueillent tout passant.
Signalons en passant que le nombre des cadavres déjà découverts n'est pas définitif
car les fouilles se poursuivent et aux dernières nouvelles, d'autres cadavres
sont enfermés dans des maisons ou plongés dans des latrines. » (Lire Un
appel des organisations locales et de la société civile du Nord-Kivu, à l'est
de la République Démocratique du Congo, adressé au Conseil de sécurité des
nations unies et aux dirigeants internationaux, dans www.congoforum.be) Et que remarquent ces
compatriotes? « Pendant que l'armée de conquête de Laurent Nkunda
conquière progressivement de nouvelles localités, l'armée congolaise prend
fuite et dans sa fuite elle se livre aux tueries, au pillage, au viol et au vol
créant le chaos et la débandade totale partout où elle passe. » Et il y a
pire: « Le recrutement forcé a pris une ampleur plus grave. Dans plusieurs
localités de Rutshuru et de Masisi, les groupes armées, en particulier le CNDP,
passent de porte à porte pour forcer les jeunes garçons et les adultes à aller
au front sans formation militaire au préalable. » (Ibidem)
A l'est, Joseph
Kabila est le symbole des populations abandonnées à leur triste sort et trahies
par ceux-là mêmes qui devraient être leurs gardiens; des populations occupées
par « une armée de conquête » ayant fait, du nerf de combat de l'Occident
contre le Congo (revisiter les contrats) chinois, l'une de ses huit
recommandations et dont le chef, responsable des crimes contre l'humanité est
présenté comme un partenaire dialogual des oligarques prédateurs de Kinshasa.
A l'ouest et au
centre, il est le symbole des enfants abandonnés à eux-mêmes, sans
infrastructures scolaires; des parents sans pouvoir d'achat et des jeunes sans
avenir. Au Nord, Joseph Kabila représente des pans entiers de notre pays
occupés par les pays voisins et leurs troupeaux.
Au parlement et à l'armée, il représente les militaires dont les soldes
sont détournés par les généraux roulant en 4X4 à Kinshasa et « leurs
honorables » touchant plus de 5000 dollars par mois.
Disons que le symbole politique de souveraineté n'a pas de sens
qu'abstrait: celui émanant de l'application du principe de démocratie
électorale. Sociologiquement, il signifie à travers l'action politique de
gouvernement assumant les fonctions de sécurisation des populations,
d'éducation et de création d'emplois dont certains peuvent leur permettre de
participer à l'édification du secteur public. L'assomption des dimensions
abstraite et sociologique du symbole politique permet de donner sens et forme
au vivre-ensemble. Cela ne peut être le privilège d'un individu ou d'un
gouvernement. Cela exige une représentation du pays élargie aux dimensions des
autres « forces vives » du pays, en marge des forces politiques
(l'exécutif et le législatif).
Dans cet ordre d'idées, la question congolaise est aussi celle de la prise
en otage des autres « forces vives » du pays par les politiques. Si
la société civile du Kivu a fini par écrire aux nations unies(?) et aux
dirigeants internationaux (?), c'est parce que les institutions issues des
élections sont tombées dans la malreprésentation de leurs bases. Les acteurs y
opérant s'occupent d'eux-mêmes et de leur ventre, quand ils ne sont pas tout
simplement complices des misères de nos populations.
Karel De Gucht n'est pas le seul à dire cela. Un philosophe et théologien
congolais notait ceci au sujet des dirigeants congolais actuels: « Quand
des élites politiques se mettent elles-mêmes à s'enrichir de manière indue et à
devenir prédateurs dans leur propre pays tout en courant partout au monde pour
chercher des financements en vue de construire des infrastructures de base pour
le développement, un mot vient vite aux lèvres pour caractériser cette
attitude: idiotie. » KA MANA, Leçons d'un débat sur la situation à
l'Est de la RDC, dans www.congoindependant.com ). Colette Braeckman
fait allusion à cette idiotie quand,traitant de la guerre à l'est de notre
pays, elle écrit: « Le malaise est cependant plus profond. Non
seulement les soldats touchent une solde insuffisante (42 dollars par mois
contre dix voici trois ans) mais des fonds destinés à l'armée subissent ce que
l'on appelle des « opérations retour », où des montants envoyés dans
l'est pour soutenir l'effort de guerre sont détournés à la source ou...renvoyés
chez les généraux qui mène grand train à Kinshasa. » (C. BRAECKMAN, Talk
and fight face à Obasanjo, dans Les carnets de C. Braeckman).
Se confiant à la Radio Onusienne, Okapi, dans l'émission « Grand
Témoin » le 17 novembre 2008, le Sénateur Congolais Vincent de Paul Lunda
Bululu a parlé d'une somme de 100.000 dollars envoyés au front dont 5000
seulement sont arrivés à destination. « Ce phénomène, note encore Colette
Braeckman, n' a pas échappé aux alliés du Congo: lors de la réunion des pays
d'Afrique australe, qui s'est tenue le week- end dernier à Johannesbourg et où
la président Kabila a demandé l'appui de ses alliés, des propos jugés
« humiliants » pour les Congolais ont été tenus: « Vos officiers
sont des bourgeois, ils restent en arrière et achètent de belles voitures, et
vous voudriez que nous allions au front à votre place » ont déclaré
Angolais et Zimbabwéens en posant des conditions de leur éventuelle
intervention. » (Ibidem)Et quand on sait que ces généraux
sont issus pour la plupart de la rébellion tutsie, jadis soutenue par le
Rwanda, le RCD, on comprend bien des choses.
De ce qui précède, nous pouvons affirmer que Joseph Kabila est le symbole
de l'enrichissement illicite des généraux (tutsis et collabos) et de
l'humiliation des Congolais(es) résistants et de la base.
Sociologiquement, la signification du symbole « Kabila » est
pauvre et appauvrissante. Elle participe de l'humiliation de tout un peuple et
de la montée d'une petite bourgeoisie prédatrice. Est-ce bien là le symbole que la Belgique politique a peur de perdre? (à
suivre)
J.-P. Mbelu
Forum Réalisance Sélection
Le Sénat américain au secours du RDCongo
I’d like to encourage you to
contact your senators requesting that they become co-sponsors of this
resolution (the list of senators who are already co-sponsors are at the bottom
of this message). You can go to the following website to find out
how to contact your senator through the internet or by phone. http://www.senate.gov/general/contact_information/senators_cfm.cfm
And please ask all your
friends to do the same.
FEINGOLD, BROWNBACK CALL FOR CEASEFIRE IN THE DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Resolution is a Bipartisan Effort to Implement a Comprehensive Solution to
Violence in DRC
November 19, 2008 http://feingold.senate.gov/~feingold/releases/08/11/20081119.html
WashingtonD.C.
“Last year, I travelled toNorth Kivu, where the
fighting is taking place, and saw firsthand the grave suffering of people who
have lived through a decade of armed conflict,” Feingold said. “I urge my Senate
colleagues to support this resolution calling for a ceasefire as the renewed
violence has only worsened the suffering of the people in the DRC and has left
thousands displaced from their homes. There is no military solution to the
conflict in eastern Congo
Brownback said, “The conflict
in the Democratic Republic of Congo is the forgotten crisis in our world today.
With over 250,000 people displaced in the last two months, sporadic fighting
between armed groups, rape and sexual violence thriving on impunity, this
forgotten crisis continues to pass through each of our hands without our
knowledge. Exploited minerals, used in our daily electronics, are being
smuggled out of eastern Congo which in turn are
funding armed groups and allowing this conflict to continue... We call on the
electronics industry for transparency in their products, we call for an
immediate ceasefire and negotiations towards a political solution to this
conflict, and we call on the international community to not allow Congo
The Feingold-Brownback resolution:
- Condemns the continuing violence against
civilians
- Calls for a
ceasefire
- Calls on the DRC government to end the threat posed by the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda
- Calls on the governments of DRC and
Rwanda to restore bilateral relations
- Calls on the governments in the
Great Lakes region and Southern Africa Development Community to support a peaceful resolution and ensure the volatile situation does not spark a wider regional war
- Supports efforts to bring all parties to negotiating table to implement peace agreement
- Encourages the international community to enhance effectiveness of the U.N. Mission in
Congo
- Urges
U.S. government to sustain high-level diplomatic engagement with the A.U., E.U. and U.N. to avert wider regional war
- Urges
U.S. and international community to develop mechanisms to hold parties accountable to signed peace agreements
- Urges
U.S. and international community to adopt measures to help regional governments to identify and address factors underlying the conflict, like weak governance and exploitation of the region’s lucrative materials.
The resolution is cosponsored
by a bipartisan group of senators including Senators Patrick Leahy (D-VT), Tom
Harkin (D-IA), Dick Durbin (D-IL), John Kerry (D-MA), Chris Dodd (D-CT),
Olympia Snowe (R-ME), Joe Lieberman (I-CT), Robert Menendez (D-NJ), Johnny
Isakson (R-GA), Amy Klobuchar (D-MN), Barbara Boxer (D-CA), Ron Wyden (D-OR),
Kit Bond (R-MO), Norm Coleman (R-MN), Frank Lautenberg (D-NJ).
A copy of the resolution can
be viewed here.
Lorraine M.Thompson, Ph.D.
Forum Réalisance Appel
A bout de liquidité et surendetté, le cœur automobile américain va-t-il s´effondrer ?
The big
three, comme on le nomme, est à bout de liquidité : General
Motors, Ford et Chrysler quêtent, en ces moment de
crise économique et financière, devant le Sénat américain, une aide financière
de 25 milliards $ sans lesquels leur survie serait au plus mal. Le Sénat, après
avoir entendu leurs doléances, les a renvoyé au 2 décembre 2008 en leur
enjoignant de faire un plan de ce qu´ils feraient de cette aide. L´industrie
automobile américaine serait-elle en banqueroute, et pourquoi ;
qu´a-t-elle donc fait de ses bénéfices et de ses épargnes des années florissantes
?
Ces
enfants gâtés de l´argent facile et du financement aisé et bon enfant
"La cigale ayant chanté tout l´été, se trouva
fort dépourvue quand la bise fut venue. …Elle alla crier famine chez la fourmi
sa voisine,…" La Cigale et la Fourmi. Fables de La Fontaine.
Après le Bailout américain de 700 milliards $ accordé
aux banquiers embourbés dans la crise financière qui n´avait, selon toute
évidence, rien changé au refroidissement du crédit, voilà que les fabricants
automobiles voulaient, eux aussi puiser à la manne du contribuable. Et on se
demandait si cela n´avait pas à voir avec le fait que les banquiers furent co-responsables de cette crise – ou, du moins, largement compromis par leur
rapacité – et si ceux-ci s´étaient, malgré l´aide de l´Etat américain,
refroidis et devenus réticents à prêter ; l´Etat qui avait prêté aux
fautifs devait aussi, dans un élan de justice sociale, prêter à ceux qui
souffrent de la soudaine retenue des banquiers. Cette analogie déductive était-elle de
bon aloi ? ne risquait-on pas d´ouvrir un précédent qui verrait bientôt une file empressée de demandeurs devant les portes du Sénat ?
Derrière cette ruée à l´aide étatique, que se
cachait-il, au fait ? Pourquoi les banquiers sont-ils réticents à prêter à
des clients établis et producteurs incontestés de bien reconnus et appréciés
par la société ? Et à propos, pour souffrir aujourd´hui de crédibilité
financière, on se demandait ce que ces trois géants de l´industrie automobile
américaine avaient fait de leurs gains passés ? Cette situation de refus
du crédit touchant les fabricants d´automobiles était-elle réellement issue de
la crise financière ou y avait-il d´autres raisons profondes entrant en
cause ?
Il s´agissait, et le Sénat américain ne le sait que trop bien, de protéger une branche
industrielle américaine employant dans son sillage trois millions d´employés ou
1/10 des emplois industriels américains. Seulement, et le Sénat le craignait,
que de branches à branches les industries de production fassent la file pour
être subventionnées par l´Etat alors que les causes de leurs difficultés
financières n´avaient rien à voir avec la crise, mais bien avec un marché
réticent ou des managers incompétents et dépensiers. Dans ce dernier cas, cette
aide ne mènerait pas à un tenir à flot des fabricants sains et prospères auprès
de leurs clientèles autant que dans leurs capacités à se maintenir sur le
marché avec leur flexibilité et capacité d´innovation ; mais cette aide,
aussi d´intérêt social soit-elle, ne servirait qu´à soutenir quelques temps sur
le marché des firmes moribondes, ou permettre à des managers défaillants et
dépensiers à perpétuer leurs excès sans pour autant ni protéger l´emploi, ni la
disparition prochaine de leurs firmes du marché.
Et à ce propos, le lourd endettement des trois géants
de l´automobile américaine frappe inévitablement à l´œil GM accumulait 231,8 milliards $, Ford : 173 milliards $ (chiffres mai 2005,
depuis, ces chiffres se sont largement aggravés à la hausse). Cela explique,
entre autre, que leurs propres banquiers soient devenus réticents. Il y avait
ici un abus ou un surendettement qui ne promettait rien de bon. Par ailleurs,
GM, Ford et Chrysler, ces trois géants américaine de l´automobile, s´ils possédaient
en 1990 50% du marché nord américain,
aujourd´hui ils n´en desservaient que 25
%. Et demain ? Autre chose, au cours de ce audition au Sénat, il est
venu aux oreilles des sénateurs que messieurs les quémandeurs se déplaçaient de
Detroit à Washington en Jets privés de leurs sociétés respectives ! On
comprend que, malgré le danger de chômage qu´entraînerait l´écroulement de ces
industries, la population américaine soit à 60 % contre une aide étatique.
La crédibilité ou la viabilité de l´industrie
automobile américaine est l´exemple typique de l´économie américaine actuelle :
elle perd du terrain et sans se donner beaucoup de mal à innover et se
diversifier dans de nouveaux produits modernes et conséquents, elle se complaisait,
comme toute la société américaine, à vivre au crédit. Tant que ce crédit était facile
et alléchant par des taux d´intérêt politiquement falsifié, tout allait bien ;
personne ne s´en priva. Pis, on en abusa joyeusement pour cacher l´état de santé
réel de l´économie américaine. Mais puis que les banques américaines, suite à l´éclatement
du ballon de la crise financière et celle de l´immobilier, s´écroulaient comme
des châteaux de paille, l´endettement qui avait été durant les 8 années de la présidence
de George Bush une coquetterie, était subitement devenu un enfer de gouffre
entraînant ses maîtres dans l´insolvabilité et la fin de toute activité économique.
Le vent avait tourné : le crédit était mort. Vive le crédit !
Avec cette crise des incroyablement virulente des finances
venant chapeauter une crise économique de surproduction, nous assistons à un
curieux phénomène dont les effets vont se répercuter dans le monde entier :
d´une crise économique et financière ralentissant l´économie mondiale et
mettant à mal tous les pays directement liés aux économies occidentales (qui ne
l´est pas ?). Et ce n´est farfelu d´avancer que les Etats-Unis et leurs
alliés occidentaux vont y perdre leurs plumes au moment où beaucoup de pays tels
que la Chine, L´inde, le Brésil, l´Indonésie, la Corée ont diablement gagné du
terrain. Et soyons assez franc pour dire que l´ère de domination absolutiste américaine
et occidentale touche à sa fin. Le monde se multi polarise et la décentralisation
financière et économique en sera une conséquence logique évidente. Cela nous évitera,
à l´avenir, les abus financiers tels que ceux pratiqués sans vergogne par
quelques banquiers et financiers véreux du Wall Street qui gonflèrent leurs
avoirs et leurs gains avec des valeurs indues pour les servir au monde entier
comme monnaie sonnante.
La fin d´un absolutisme économique et financier ne
veut pas signifier la fin de la puissance économique américaine, loin de là.
Avec un PIB de 14.560 milliards $, l´Amérique
reste le pays le plus industrialisé et le plus productif de notre globe. Cette
crise va mettre, certes ce pays à mal pendant quelques temps, mais si ce pays profitait
de cette situation difficile pour restructurer, innover et de mieux se positionner
face à aux nouveaux arrivants sur la scène internationale, elle pourra peut-être
cultiver un sens nouveau de démocratie lui ouvrant un meilleur avenir. Ceci
vaut pour tout l´occident dont les valeurs sont trop ancrées dans le
conservatisme et l´égoïsme flambant le faux humanisme qui n´était vrai que du côté
où son intérêt et ses privilèges, même si ceux-ci nuisaient à toute objective définition
de la liberté et de la démocratie, étaient intouchables et maintenus. La
logique selon laquelle les uns doivent s´enrichir et les autres attendre qu´on
pense à eux est tout aussi fausse que celle qui établit que certains doivent
vivre grassement en s´endettant vilement aux mépris ou aux dépends des autres.
L´occasion est trop belle ici pour saluer, encore
une fois, l´élection d´Obama à la présidence américaine. Un signe que l´Amérique
était capable de novum, de sortir de son néocapitalisme économique, racial et
culturel et d´ouvrir une nouvelle page de l´histoire humaine laquelle, nous l´espérons
vivement, va coïncider avec une meilleure définition sociale de la liberté et
de la démocratie. Et que celle-ci, dans son signal, provoquera un meilleur économisme
des droits et des libertés dans le monde. Et même si nous reprochons à l´occident
d´avoir ignoré nos cris et nos larmes pendant longtemps, nous sommes malgré
tout fiers que le peuple américain se soit décidé à changer les choses. L´espoir,
comme le dit si bien Obama lui-même, est un défi qu´il faut avoir le courage de
relever. Ceci est valable pour le monde entier. Ainsi donc, ayons le courage de
voir de l´avant et construire, dans un meilleur contexte - espérons-le vivement
- un monde plus équitable à tous les meilleurs rêves constructifs de tous ses
enfants.
Musengeshi
Katata
« Muntu
wa bantu, Bantu wa Muntu »
A lire, au besoin, l´article : "Les nuages s’amoncellent sur
l’économie mondiale" Ce qui est particulièrement intéressant dans cet
article, c´est qu´il a été écrit en 2005 ! Et cependant, il décrit amplement
ce qui se passe aujourd´hui. http://socialisme.free.fr/cps21_economie.htm