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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

22 novembre 2008

Quelles leçons à tirer de l’élection d’Obama pour l’Afrique ?

 

Interview sur la Radio CHUO FM 89.1 (www.chuo.fm) le samedi 15 Novembre 2008, à Ottawa, Canada.

 

Auteur interviewé : Roland A. Y. Holou

Journaliste: Jean-Marie Vianney

 

 

1. Dans le Blog du quotidien français ''Le monde'', un Blogeur dit ceci par rapport à la victoire de Barack Obama à la présidence des États-Unis:
''Arrêtons d'acclamer la victoire d'Obama avec des slogans du type'' Un noir à la maison blanche, c'est formidable'' Nous risquons de jouer la victoire d'un peuple sur l'autre et attiser un contexte ou les relations interraciales sont plus tendues qu'on ne veut le croire, Obama est métis. Votre Commentaire ou réactions.

 

Merci Monsieur Vianney pour l’opportunité que vous me donnez encore une fois de m’exprimer sur les ondes canadiennes sur un sujet aussi délicat qu’historique.

Vous savez, la pensée du Blogeur cache une idée raciste à son niveau ou une méconnaissance de l’histoire des noirs. Bien qu’Obama provienne d’un père noir et d’une mère blanche, je crois personnellement qu’il est plus vu comme un noir qu’un blanc. Autrement dit, s’il faut parler de race, il doit être vu comme un Noir. Par conséquent, sa victoire peut être classé parmi les produits de la longue lutte des noirs. Mais en réalité, la victoire d’Obama n’est pas simplement liée aux Noirs. En effet aux USA, les Noirs font environ 12 % de la population. Bien qu’environ 96% de ces Noirs ont voté pour Obama, il est clair que sans la contribution des Blancs, il ne sera jamais élu. Cela ne veut pas dire que les problèmes raciaux sont partis. Un bon nombre de blancs ont refusé de soutenir Obama parce qu’il est noir. Par contre, d’autres ont vu au delà de la peau. Par exemple, 63 % de ceux qui ont voté ont basé leur choix sur la situation de l’économie américaine. 53 % de ceux qui s’inquiètent de la crise économique américaine ont voté pour Obama.

Donc en général, les relations raciales ou racistes contemporaines ne sont pas autant tendues que celles du siècle des esclavages. Avec les multiples mouvements des Noirs et les nombreuses reformes afférentes, la tension interraciale se détend. Evidement, cette situation raciste ne disparaîtra pas jamais de façon complète. Mais l’élection d’Obama est une preuve que les mentalités ont largement évolué dans le sens qu’un Blanc puisse voter pour un noir sans se borner seulement à la couleur de sa peau. En outre, en dehors de la race, il y a beaucoup d’autres facteurs qui ont joué sur la victoire de Barack, notamment le changement qu’il apporte dans le système de gouvernement et les promesses qu’il porte sur le redressement de l’économie américaine en décadence. Donc, l’élection d’Obama est digne d’être célébrée !

 

2. D'après vous l'élection d'Obama est-elle la fin ou le début de la fin avec la couleur de la peau et les origines ethniques? À qui serviront les retombés de cette victoire?


A mon avis l’élection d’Obama n’est ni la fin ni le début de la fin des problèmes raciaux ou ethniques. L’histoire des luttes anti raciales révèle que plusieurs combats ont été déjà menés et plusieurs victoires ont été conquises par les Noirs. La victoire d’Obama peut être vue comme l’une des grandes parmi tant d’autre. Mais en considérant les paramètres qui bloquent le progrès de l’homme noir, notamment aux USA, il est clair que l’ascension d’un Noir à la maison blanche n’est pas la solution apogée qui va tout régler. Les Noirs ont été victimes de nombreuses situations pendant des siècles et pendant ce temps beaucoup de systèmes ont été établis pour les maintenir dans des situations de faible émergence certes. De même, plusieurs Noirs ont aussi cultivé des comportements négatifs et des complexes d’infériorité qui ont contribué à leur maintien dans la couche sociale la plus basse. Donc, on ne saurait complètement régler tous ces problèmes du jour au lendemain. Mais progressivement, on peut y arriver.

L’élection d’Obama peut aider non seulement a atténuer la situation des Noirs en promouvant des décisions en faveur des couches démunies. Cette victoire d’Obama est aussi un signe d’optimisme pour les Noirs d’autant plus qu’elle encourage et renforce l’espoir que les faibles peuvent aussi se retrouver au haut niveau. En outre, cette victoire servira à tous les Américains et le monde entier. En fait, vu les promesses politiques que Obama a faites pendant sa campagne, il est clair qu’il a beaucoup a offrir non seulement pour la restauration de l’économie et de la diplomatie américaines en danger, mais aussi un message fort pour les nations qui continuent à rechercher des leaders politiques pouvant les libérer. Cette victoire d’Obama est une satisfaction du monde entier, car les sondages mondiaux étaient en sa faveur.

 

3. Dans l'élection d'Obama ou se situe selon-vous l'avancée? Pouvons-nous espérez dans quatre ans un effet Boomerang-Réactionnaire?

 

Les noirs ont trop souffert sur cette terre. Quand vous voyez comment le Noir est techniquement en retard et comment il est traité sur certains plans, l’élection d’Obama est un vrai signe de satisfaction et d’honneur pour les siens. Plusieurs personnes ont pleuré le 4 novembre 2008 quand la victoire d’Obama a été irréversiblement annoncée. Pour ceux qui connaissent le passé des Noirs, c’est incroyable. Bien qu’à la veille des élections les sondages prévoyaient la victoire d’Obama, plusieurs se demandaient si vraiment les Blancs allaient laisser passer ce noir. Il y 40 ans, quand Martin Luther King disait qu’il a fait un rêve, personne ne croirait que ce à quoi il faisait allusion pouvait se réaliser de si tôt. Le peuple noir a été si maltraité de par le passé, que pour ceux qui connaissent l’histoire des noirs en général, l’élection d’Obama est une grande avancée non seulement dans les relations entre les Noirs et les Blancs, mais aussi dans les relations des USA et le monde entier. C’est comme si la lignée des esclaves que est en train de prendre le dessus de ceux qui les avaient soumis à la corvée hier.

De toutes façons, la mentalité américaine vis-à-vis du noir a évolué. Obama a été élu sur le ton du changement. Mais comme il n’est pas facile de changer les mentalités, il se peut que ceux qui ont voté pour lui hier se soulèvent contre lui. Mais souhaitons lui du succès !

 

4. Vous disiez à un journaliste Africain que: "Si les Américains contemporains devraient avoir la mentalité africaine actuelle, Obama ne sera jamais éluD'après vous quelles sont les leçons à tirer pour l'Afrique de cette victoire? Que devrait-elle faire maintenant?


S’il y a une leçon a tiré de cette victoire d’Obama, c’est surtout celle de la mentalité américaine. Cette victoire n’est pas que le fruit de la longue lutte anti-raciale ou des ségrégations afférentes, mais surtout le produit de la mentalité américaine contemporaine qui a vu au delà des préjugés pour choisir l’homme qui peut mieux relever les défis auxquels les Etats Unis sont confrontés. C’est émouvant de voir comment les intellectuels américains ont joué leur rôle dans cette bataille.

Malheureusement, en Afrique, nous n’aimons pas promouvoir nos cerveaux. Nous avons une mentalité qui nous arrière et de plus, nous aimons nous détruire et nous coincer les uns les autres au profit de l’intérêt personnel. C’est clair que si les Américains contemporains devraient avoir la mentalité africaine actuelle, Obama ne sera jamais élu. C’est pourquoi j’invite les Africains a mieux reconsidérer leurs mentalités afin qu’enfin le soleil se lève en Afrique. Les Africains doivent cesser les coups bas, pour utiliser leur tête et leur pouvoir de façon objective pour bien réfléchir et trouver solutions à leurs problèmes. Dans mon dernière livre paru en France portant sur « la faillite des cadres et intellectuels africains », j’ai fait des suggestions pertinentes.

 

5. En terminant, c'est vrai que Obama est tout un symbole d'une nouvelle mentalité, vision, espoir, courage, abnégation et détermination, c'est aussi vrai que il n'est pas Culturellement Africain, quel est l'impact de son élection pour l'Afrique?

En réalité, le problème actuel de l’Afrique est lié à la qualité des cadres et intellectuels africains plus qu’aux manigances des puissances étrangères. Cela veut dire que l’émergence de l’Afrique demandera des efforts de la part des Africains eux-mêmes, mais aussi des reformes dans les prises de décisions internationales de haut niveau. Bien que n’étant pas Africain, je pense qu’Obama pensera plus au bien de l’Afrique que ne l’auraient fait certains présidents américains qui n’ont aucun lien de parenté avec le continent noir. Etant à la tête de la plus puissante nation  au monde, Obama peut influencer les décisions de hauts niveaux qui affectent le devenir du continent noir. Son élection est aussi un message fort pour les jeunes africains que s’ils se forment et s’organisent, ils peuvent arriver à renverser les systèmes de gouvernances actuels des nations africaines pour enfin lancer le continent noir sur le bon chemin.

Par ailleurs, les problèmes raciaux aux USA peuvent être comparés a ceux tribaux et régionaux qui secouent certaines nations africaines. Si Obama a pu monter un message d’union qui a convaincu tant les Blancs que les Noirs, pourquoi alors les leaders africains ne peuvent-ils pas utiliser leur tête pour travailler de façon objective et résoudre les conflits qui secouent si tant le continent noir ?

Avec la crise économique actuelle qui secoue les USA, il se peut qu’Obama ne puisse pas faire de grands gestes financiers envers l’Afrique. Mais sa diplomatie et ses décisions peuvent avoir un impact positif et durable sur le devenir du continent noir. Il y a trop de leçons a tirer de cet événement historique et j’espère que nous trouverons d’autres opportunités pour en reparler. Merci.

 

A propos de l’auteur

 

Né le 18 septembre 1975 au Bénin, Roland Ahouelete Yaovi HOLOU est un Ingénieur Agronome. Il détient le Diplôme de Contrôleur du Développement Rural. Actuellement, il prépare son doctorat aux Etats Unis d’Amérique en Sciences Végétales, Entomologie et en Microbiologie. Il a travaillé en tant que Consultant et Chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin avant d’immigrer sur les Etats-Unis d’Amérique où il y vit en tant que Résident Permanent. Roland HOLOU est auteur de travaux et publications scientifiques dont les livres:

· Le Bûching et le Développement de l’Afrique

· Pourquoi l’Afrique Pleure Et S’enfonce

· La Faillite des cadres et intellectuels africains

Roland Holou est Membre de plusieurs organisations professionnelles dont :

- American Association for the Advancement of Science (USA)

- American Society of Agricultural and Biological Engineers (USA)
-
American Society of Biochemistry and Molecular Biology (USA)
-
American Society for Microbiology (USA)
-
Association Béninoise du Pastoralisme (Bénin)
-
Canadian Society for Engineering in Agricultural, Food, Environmental, and Biological Systems (
Canada)
-
Ecological Society ofAmerica (USA)
-
Optimist International Club (USA)
-
Writer's Digest Book Club (USA)

Sur le plan musical, Roland HOLOU est un amateur de la guitare (Accompagnement et Basse) et du Piano.

Pour contacter l’auteur, veuillez écrire à l’email : rayholou@yahoo.fr

 

Forum Réalisance « Question des temps »

 

La Belgique est-elle l´amie du Congo ou est-elle l´amie de Kabila ?

A cette question, la Belgique devra bien répondre sans détour un jour; en ce qui nous concerne, le plus tôt serait le mieux. S´agit-il, entre la Belgique et le Congo de relations politiques et économiques occultées entre des groupes non moins occultes d´intentions ou s´agit-il de relations issues d´une historicité liant les deux pays dans une solide et sincère amitié ? En clair, s´agissait-il d´une amitié de peuples et de nations ou s´agissait-il de relations d´amitiés avec des congolais qui permettaient à quelques milieux belges de faire fortune sur le dos et le choquant désavantage des congolais et de leur pays ?   

Au sujet du Congo, de quoi la Belgique politique a-t-elle donc peur?

La dernière sortie médiatique du Ministre belge des Affaires étrangères fait couler beaucoup d'encre et de salive. Sa remise en question de la diplomatie parallèle des Michels a conforté, dans certains milieux politiques belges, sa réputation de gaffeur. A tort ou à raison?

Une certaine opinion congolaise, témoin de la malheureuse implication de Louis Michel dans la vie politique congolaise depuis les années 90, estime que Karel De Gucht est le modèle d'homme politique belge qu'il faut dans la gestion diplomatique des relations belgo-congolaises. Parmi ceux qui partagent cette opinion, il y a au moins deux Congolais engagés dans la recherche de « la vérité » sur les véritables raisons de l'engagement du « réseau Michel » au Congo.

Un autre groupe de Congolais fouineurs pense qu'une relecture de notre histoire commune est nécessaire à la compréhension de ce qui se passe aujourd'hui. D'autres Congolais encore, « kabilistes » pour la plupart, voient la violation du principe de souveraineté dans les attaques de Karel De Gucht à l'endroit de Joseph Kabila. Mais savent-ils qu'il n'y a de souveraineté du peuple que représentée et que la représentation comporte au moins deux dimensions (abstraite et concrète) dont le représentant (symbole) doit rendre compte en permanence par son action politique?

Une certaine opinion belge reproche à Karel De Gucht son langage très peu diplomatique et exige qu'il soit défenestré du gouvernement. Pour ces Belges, « les gaffes » de Karel De Gucht risquent de compromettre les bonnes relations entre nos deux pays.

Ces différentes opinions posent certaines questions que nous voudrions examiner dans cet article.

Les Michels sont-ils les premiers Belges à pratiquer la diplomatie parallèle? Qu'est-ce que cette pratique rapporte? Dans son discours peu diplomatique, Karel De Gucht invente-t-il des secrets de polichinelle? Le Congo se réduit-il à Joseph Kabila comme symbole? Que symbolise-t-il aujourd'hui? Perdre Joseph Kabila équivaut-il à perdre le Congo? Quel genre de relations la Belgique politique cherche-t-elle à mener avec le Congo?

Du point de vue de la pensée politique, toutes ces questions peuvent se résumer en une seule: « la Belgique et le Congo sont-ils bien représentés par les acteurs politiques qui sont aujourd'hui sur le devant de la scène médiatique belgo-congolaise? »

La Belgique et la diplomatie parallèle

Les relations tourmentées et / ou ambiguës entre la classe politique belge et congolaise ne datent pas d'hier. Au plus fort de la dictature de Mobutu, « de nombreux leaders socialistes ont succombé à son charme: Leburton, Cools, Harmegnies, pour ne citer que ceux-là. Les chrétiens n'ont pas mieux résisté: Wilfried Martens en est le plus bel exemple, lui qui s'exclamait, au cours d'une de ses visites au Zaïre: « J'aime ce pays, son peuple et ...ses dirigeants. » ( V. DELANNOY et O. WILLOCX, Le livre des Belges zaïrianisés. Secret d'Etat. 1973-2007, p.7) Mobutu charmait tellement « ses amis Belges » que le président socialiste Leburton avait pu inviter au Congrès de son parti une délégation du MPR au moment où le parti socialiste belge venait de parrainer l'UDPS d'Etienne Tshisekedi, un parti de l'opposition au pouvoir de Mobutu.

Les Congolais qui accusent « les Michels » de pratiquer la diplomatie parallèle devraient lire ce petit livre. En effet, « l'expression « diplomatie parallèle » (fut) utilisée par la presse dès 1973 pour qualifier l'attitude d'Edmond Leburton (...). En dehors de tout mandat gouvernemental, le socialiste wallon n'hésite pas à entrer en contact et à nouer des liens d'amitié avec le chef de l'Etat zaïrois. » (Ibidem, p.50) Cette amitié éclabousse la diplomatie officielle. En d'autres termes, « à côté de la diplomatie officielle, dirigée par le ministre titulaire, se déploie une diplomatie officieuse, réalisée en dehors de tout mandat et de tout contrôle, notamment parlementaire. » (Ibidem, p.51) Celle-ci est profitable à son initiateur. Il en tire des avantages personnels. « Il ne doit rendre aucun compte; il se crée un canal d'informations privilégié, confidentiel et exclusif. Cette diplomatie présente toutefois deux inconvénients majeurs: elle ne sert pas nécessairement l'intérêt de l'Etat belge et phagocyte les compétences du ministre des Affaires étrangères. »(Ibidem)

La presse belge reparlera de la diplomatie parallèle en 1974. Leburton est parlementaire de l'opposition et il rencontre Mobutu à Kinshasa... Bref, l'amitié de Leburton avec Mobutu lui permettra d'arracher un contrat (pour les usines ACEC de Charleroiafin quelles fabriquent du matériel à utiliser dans la construction du barrage d'Inga) et d'en faire un thème de la campagne électorale. « Ce n'est pas tout. D'après le témoignage de Ngunza Karl i Bond, Mobutu aurait chargé son ami belge Pierre Davister, journaliste et éditeur, de remettre en 1975 à M. Edmond Leburton une valise contenant 20 millions FB pour services rendus. Cette valise-si elle a existé- est-elle parvenue à son destinataire? Mobutu, coutumier des cadeaux, aurait-il envoyé d'autres présents vers la Belgique? Par ailleurs, à cet égard, l'existence d'avantages pécuniaires destinés à Monsieur Davister semble bel et bien attestée. » (Ibidem, p.54-55)

Ce rappel historique a l'avantage de nous aider à comprendre qu'un certain jeu politicien belge ne sert pas nécessairement l'intérêt de nos deux peuples; mais les individus.. A en croire deux compatriotes (Mryus NOKO et MBAYI KANYINDA), l'implication des « Michels » dans le dossier congolais aurait des avantages pécuniaires énormes pour leur famille. Ces deux compatriotes travailleraient présentement à la récolte des données qui constitueraient un dossier explosif pour la famille Michel. Objets de menaces multiformes, ils auraient décidé de sacrifier leur vie pour leur pays. Qui vivra verra!

Les relations intéressées de la famille Michel avec Joseph Kabila se comprennent mieux dans ce contexte qu'à partir de la rhétorique michelienne sur la démocratie congolaise sans Etat.

(Ceux qui ont suivi Louis Michel sur TV5 dernièrement savent qu'il a soutenu que le capitalisme non régulé devient sauvage et que la Congo est une démocratie sans Etat!Donc, la démocratie peut exister comme régime sans l'un des principes structurants majeurs: l'Etat! Cette thèse est aussi soutenue par un ami à Louis Michel, le professeur Congolo-belge, BOB KABAMBA! Ils disent cela quand, du Congo, Vincent de Paul Lunda Bululu, Sénateur de son état, affirme: « Le Congo n'est pas gouverné. » Nous y reviendrons.)Dans ce contexte, que symbolise Joseph Kabila? Qui est-ce qu'il représente?

De quoi Kabila est-il le symbole?

Si les élections (ou la mascarade électorale de2006-2007) ont fait de Joseph Kabila le symbole de la souveraineté congolaise, sa pratique quotidienne le délégitime. Un signe, un symbole a du sens à partir de ce à quoi il renvoie. Il ne signifie pas une fois pour toutes.

Or, depuis les élections jusqu'à ce jour, quels sont les signes de souveraineté que le Congo donne? En marge de ce que Karel De Gucht avait appelé « les privilèges fabuleux de certains », qu'y a-t-il de symboliquement signifiant au Congo? Peut-être un peu de résistance de la part de nos compatriotes qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ceux de l'Est crient et disent ceci: « Ces derniers jours, le territoire de Rutshuru est en proie à des hostilités. La ville de Kiwanja a été prise et reprise par le CNDP et c'est la population qui paie le prix. Nous assistons à un drame jamais vu et jamais entendu au monde où des populations civiles sont sommairement exécutés par des balles ou à coups de machettes, de couteaux, des houes et de lances. Les cadavres jonchent les rues de la cité et les odeurs de cadavres en putréfaction accueillent tout passant. Signalons en passant que le nombre des cadavres déjà découverts n'est pas définitif car les fouilles se poursuivent et aux dernières nouvelles, d'autres cadavres sont enfermés dans des maisons ou plongés dans des latrines. » (Lire Un appel des organisations locales et de la société civile du Nord-Kivu, à l'est de la République Démocratique du Congo, adressé au Conseil de sécurité des nations unies et aux dirigeants internationaux, dans www.congoforum.be) Et que remarquent ces compatriotes? « Pendant que l'armée de conquête de Laurent Nkunda conquière progressivement de nouvelles localités, l'armée congolaise prend fuite et dans sa fuite elle se livre aux tueries, au pillage, au viol et au vol créant le chaos et la débandade totale partout où elle passe. » Et il y a pire: « Le recrutement forcé a pris une ampleur plus grave. Dans plusieurs localités de Rutshuru et de Masisi, les groupes armées, en particulier le CNDP, passent de porte à porte pour forcer les jeunes garçons et les adultes à aller au front sans formation militaire au préalable. » (Ibidem)

A l'est, Joseph Kabila est le symbole des populations abandonnées à leur triste sort et trahies par ceux-là mêmes qui devraient être leurs gardiens; des populations occupées par « une armée de conquête » ayant fait, du nerf de combat de l'Occident contre le Congo (revisiter les contrats) chinois, l'une de ses huit recommandations et dont le chef, responsable des crimes contre l'humanité est présenté comme un partenaire dialogual des oligarques prédateurs de Kinshasa.

A l'ouest et au centre, il est le symbole des enfants abandonnés à eux-mêmes, sans infrastructures scolaires; des parents sans pouvoir d'achat et des jeunes sans avenir. Au Nord, Joseph Kabila représente des pans entiers de notre pays occupés par les pays voisins et leurs troupeaux.

Au parlement et à l'armée, il représente les militaires dont les soldes sont détournés par les généraux roulant en 4X4 à Kinshasa et « leurs honorables » touchant plus de 5000 dollars par mois.

Disons que le symbole politique de souveraineté n'a pas de sens qu'abstrait: celui émanant de l'application du principe de démocratie électorale. Sociologiquement, il signifie à travers l'action politique de gouvernement assumant les fonctions de sécurisation des populations, d'éducation et de création d'emplois dont certains peuvent leur permettre de participer à l'édification du secteur public. L'assomption des dimensions abstraite et sociologique du symbole politique permet de donner sens et forme au vivre-ensemble. Cela ne peut être le privilège d'un individu ou d'un gouvernement. Cela exige une représentation du pays élargie aux dimensions des autres « forces vives » du pays, en marge des forces politiques (l'exécutif et le législatif).

Dans cet ordre d'idées, la question congolaise est aussi celle de la prise en otage des autres « forces vives » du pays par les politiques. Si la société civile du Kivu a fini par écrire aux nations unies(?) et aux dirigeants internationaux (?), c'est parce que les institutions issues des élections sont tombées dans la malreprésentation de leurs bases. Les acteurs y opérant s'occupent d'eux-mêmes et de leur ventre, quand ils ne sont pas tout simplement complices des misères de nos populations.

Karel De Gucht n'est pas le seul à dire cela. Un philosophe et théologien congolais notait ceci au sujet des dirigeants congolais actuels: « Quand des élites politiques se mettent elles-mêmes à s'enrichir de manière indue et à devenir prédateurs dans leur propre pays tout en courant partout au monde pour chercher des financements en vue de construire des infrastructures de base pour le développement, un mot vient vite aux lèvres pour caractériser cette attitude: idiotie. » KA MANA, Leçons d'un débat sur la situation à l'Est de la RDC, dans www.congoindependant.com ). Colette Braeckman fait allusion à cette idiotie quand,traitant de la guerre à l'est de notre pays, elle écrit: « Le malaise est cependant plus profond. Non seulement les soldats touchent une solde insuffisante (42 dollars par mois contre dix voici trois ans) mais des fonds destinés à l'armée subissent ce que l'on appelle des « opérations retour », où des montants envoyés dans l'est pour soutenir l'effort de guerre sont détournés à la source ou...renvoyés chez les généraux qui mène grand train à Kinshasa. » (C. BRAECKMAN, Talk and fight face à Obasanjo, dans Les carnets de C. Braeckman).

Se confiant à la Radio Onusienne, Okapi, dans l'émission « Grand Témoin » le 17 novembre 2008, le Sénateur Congolais Vincent de Paul Lunda Bululu a parlé d'une somme de 100.000 dollars envoyés au front dont 5000 seulement sont arrivés à destination. « Ce phénomène, note encore Colette Braeckman, n' a pas échappé aux alliés du Congo: lors de la réunion des pays d'Afrique australe, qui s'est tenue le week- end dernier à Johannesbourg et où la président Kabila a demandé l'appui de ses alliés, des propos jugés « humiliants » pour les Congolais ont été tenus: « Vos officiers sont des bourgeois, ils restent en arrière et achètent de belles voitures, et vous voudriez que nous allions au front à votre place » ont déclaré Angolais et Zimbabwéens en posant des conditions de leur éventuelle intervention. » (Ibidem)Et quand on sait que ces généraux sont issus pour la plupart de la rébellion tutsie, jadis soutenue par le Rwanda, le RCD, on comprend bien des choses.

De ce qui précède, nous pouvons affirmer que Joseph Kabila est le symbole de l'enrichissement illicite des généraux (tutsis et collabos) et de l'humiliation des Congolais(es) résistants et de la base.

Sociologiquement, la signification du symbole « Kabila » est pauvre et appauvrissante. Elle participe de l'humiliation de tout un peuple et de la montée d'une petite bourgeoisie prédatrice. Est-ce bien là le symbole que la Belgique politique a peur de perdre? (à suivre)

J.-P. Mbelu

Forum Réalisance Sélection

Posté par Musengeshi Kat à 03:37 - critique et objectivité - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Le Sénat américain au secours du RDCongo

I’d like to encourage you to contact your senators requesting that they become co-sponsors of this resolution (the list of senators who are already co-sponsors are at the bottom of this message).   You can go to the following website to find out how to contact your senator through the internet or by phone. http://www.senate.gov/general/contact_information/senators_cfm.cfm

And please ask all your friends to do the same.

 

FEINGOLD, BROWNBACK CALL FOR CEASEFIRE IN THE DEMOCRATIC   REPUBLIC OF THE CONGO

Resolution is a Bipartisan Effort to Implement a Comprehensive Solution to Violence in DRC

November 19, 2008  http://feingold.senate.gov/~feingold/releases/08/11/20081119.html 

WashingtonD.C.

– Today U.S. Senators Russ Feingold (D-WI) and Sam Brownback (R-KS) introduced a bipartisan resolution calling for a ceasefire in the Democratic Republic of the Congo (DRC) following escalating violence in the country. Feingold and Brownback, Chairman and former member of the Senate Foreign Relations Subcommittee on African Affairs respectively, were joined by 15 other senators in condemning the violence against civilians and encouraging the international community to work for a comprehensive and lasting solution to the crisis. The resolution calls for an immediate ceasefire as a critical step toward reviving the dialogue between warring parties, while also allowing humanitarian assistance to get to those who desperately need it. According to an International Rescue Committee report in January 2008, the conflict and related humanitarian crisis in the DRC has led to an estimated 5.4 million deaths since 1998 and the toll continues to rise by as many as 45,000 deaths each month.

“Last year, I travelled toNorth Kivu, where the fighting is taking place, and saw firsthand the grave suffering of people who have lived through a decade of armed conflict,” Feingold said. “I urge my Senate colleagues to support this resolution calling for a ceasefire as the renewed violence has only worsened the suffering of the people in the DRC and has left thousands displaced from their homes. There is no military solution to the conflict in eastern Congo ; the international community must work collectively with countries in the region to ensure all sides develop and implement a political solution.”

Brownback said, “The conflict in the Democratic Republic of Congo is the forgotten crisis in our world today. With over 250,000 people displaced in the last two months, sporadic fighting between armed groups, rape and sexual violence thriving on impunity, this forgotten crisis continues to pass through each of our hands without our knowledge. Exploited minerals, used in our daily electronics, are being smuggled out of eastern Congo which in turn are funding armed groups and allowing this conflict to continue... We call on the electronics industry for transparency in their products, we call for an immediate ceasefire and negotiations towards a political solution to this conflict, and we call on the international community to not allow Congo to fall into the shadows once again and be so easily forgotten.”

The Feingold-Brownback resolution:

  • Condemns the continuing violence against civilians
  • Calls for a ceasefire
  • Calls on the DRC government to end the threat posed by the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda
  • Calls on the governments of DRC and

    Rwanda to restore bilateral relations

  • Calls on the governments in the

    Great Lakes region and  Southern Africa Development Community to support a peaceful resolution and ensure the volatile situation does not spark a wider regional war

  • Supports efforts to bring all parties to negotiating table to implement peace agreement
  • Encourages the international community to enhance effectiveness of the U.N. Mission in

    Congo

  • Urges

    U.S. government to sustain high-level diplomatic engagement with the A.U., E.U. and U.N. to avert wider regional war

  • Urges

    U.S. and international community to develop mechanisms to hold parties accountable      to signed peace agreements

  • Urges

    U.S. and      international community to adopt measures to help regional governments to identify and address factors underlying the conflict, like weak governance  and exploitation of the region’s lucrative materials.

The resolution is cosponsored by a bipartisan group of senators including Senators Patrick Leahy (D-VT), Tom Harkin (D-IA), Dick Durbin (D-IL), John Kerry (D-MA), Chris Dodd (D-CT), Olympia Snowe (R-ME), Joe Lieberman (I-CT), Robert Menendez (D-NJ), Johnny Isakson (R-GA), Amy Klobuchar (D-MN), Barbara Boxer (D-CA), Ron Wyden (D-OR), Kit Bond (R-MO), Norm Coleman (R-MN), Frank Lautenberg (D-NJ).

A copy of the resolution can be viewed here.

Lorraine M.Thompson, Ph.D.

lorraine@pairofdocs.net

www.pairofdocs.net

Forum Réalisance Appel

 


A bout de liquidité et surendetté, le cœur automobile américain va-t-il s´effondrer ?

The big three, comme on le nomme, est à bout de liquidité : General Motors, Ford et Chrysler quêtent, en ces moment de crise économique et financière, devant le Sénat américain, une aide financière de 25 milliards $ sans lesquels leur survie serait au plus mal. Le Sénat, après avoir entendu leurs doléances, les a renvoyé au 2 décembre 2008 en leur enjoignant de faire un plan de ce qu´ils feraient de cette aide. L´industrie automobile américaine serait-elle en banqueroute, et pourquoi ; qu´a-t-elle donc fait de ses bénéfices et de ses épargnes des années florissantes ?

Ces enfants gâtés de l´argent facile et du financement aisé et bon enfant

"La cigale ayant chanté tout l´été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. …Elle alla crier famine chez la fourmi sa voisine,…" La Cigale et la Fourmi. Fables de La Fontaine.

Après le Bailout américain de 700 milliards $ accordé aux banquiers embourbés dans la crise financière qui n´avait, selon toute évidence, rien changé au refroidissement du crédit, voilà que les fabricants automobiles voulaient, eux aussi puiser à la manne du contribuable. Et on se demandait si cela n´avait pas à voir avec le fait que les banquiers furent co-responsables de cette crise – ou, du moins, largement compromis par leur rapacité – et si ceux-ci s´étaient, malgré l´aide de l´Etat américain, refroidis et devenus réticents à prêter ; l´Etat qui avait prêté aux fautifs devait aussi, dans un élan de justice sociale, prêter à ceux qui souffrent de la soudaine retenue des banquiers. Cette analogie déductive était-elle de bon aloi ? ne risquait-on pas d´ouvrir un précédent qui verrait bientôt une file empressée de demandeurs devant les portes du Sénat ?

Derrière cette ruée à l´aide étatique, que se cachait-il, au fait ? Pourquoi les banquiers sont-ils réticents à prêter à des clients établis et producteurs incontestés de bien reconnus et appréciés par la société ? Et à propos, pour souffrir aujourd´hui de crédibilité financière, on se demandait ce que ces trois géants de l´industrie automobile américaine avaient fait de leurs gains passés ? Cette situation de refus du crédit touchant les fabricants d´automobiles était-elle réellement issue de la crise financière ou y avait-il d´autres raisons profondes entrant en cause ?

Il s´agissait, et le Sénat américain ne le sait que trop bien, de protéger une branche industrielle américaine employant dans son sillage trois millions d´employés ou 1/10 des emplois industriels américains. Seulement, et le Sénat le craignait, que de branches à branches les industries de production fassent la file pour être subventionnées par l´Etat alors que les causes de leurs difficultés financières n´avaient rien à voir avec la crise, mais bien avec un marché réticent ou des managers incompétents et dépensiers. Dans ce dernier cas, cette aide ne mènerait pas à un tenir à flot des fabricants sains et prospères auprès de leurs clientèles autant que dans leurs capacités à se maintenir sur le marché avec leur flexibilité et capacité d´innovation ; mais cette aide, aussi d´intérêt social soit-elle, ne servirait qu´à soutenir quelques temps sur le marché des firmes moribondes, ou permettre à des managers défaillants et dépensiers à perpétuer leurs excès sans pour autant ni protéger l´emploi, ni la disparition prochaine de leurs firmes du marché.

Et à ce propos, le lourd endettement des trois géants de l´automobile américaine frappe inévitablement à l´œil GM accumulait 231,8 milliards $, Ford : 173 milliards $ (chiffres mai 2005, depuis, ces chiffres se sont largement aggravés à la hausse). Cela explique, entre autre, que leurs propres banquiers soient devenus réticents. Il y avait ici un abus ou un surendettement qui ne promettait rien de bon. Par ailleurs, GM, Ford et Chrysler, ces trois géants américaine de l´automobile, s´ils possédaient en 1990 50% du marché nord américain, aujourd´hui ils n´en desservaient que 25 %. Et demain ? Autre chose, au cours de ce audition au Sénat, il est venu aux oreilles des sénateurs que messieurs les quémandeurs se déplaçaient de Detroit à Washington en Jets privés de leurs sociétés respectives ! On comprend que, malgré le danger de chômage qu´entraînerait l´écroulement de ces industries, la population américaine soit à 60 % contre une aide étatique.

La crédibilité ou la viabilité de l´industrie automobile américaine est l´exemple typique de l´économie américaine actuelle : elle perd du terrain et sans se donner beaucoup de mal à innover et se diversifier dans de nouveaux produits modernes et conséquents, elle se complaisait, comme toute la société américaine, à vivre au crédit. Tant que ce crédit était facile et alléchant par des taux d´intérêt politiquement falsifié, tout allait bien ; personne ne s´en priva. Pis, on en abusa joyeusement pour cacher l´état de santé réel de l´économie américaine. Mais puis que les banques américaines, suite à l´éclatement du ballon de la crise financière et celle de l´immobilier, s´écroulaient comme des châteaux de paille, l´endettement qui avait été durant les 8 années de la présidence de George Bush une coquetterie, était subitement devenu un enfer de gouffre entraînant ses maîtres dans l´insolvabilité et la fin de toute activité économique. Le vent avait tourné : le crédit était mort. Vive le crédit !

Avec cette crise des incroyablement virulente des finances venant chapeauter une crise économique de surproduction, nous assistons à un curieux phénomène dont les effets vont se répercuter dans le monde entier : d´une crise économique et financière ralentissant l´économie mondiale et mettant à mal tous les pays directement liés aux économies occidentales (qui ne l´est pas ?). Et ce n´est farfelu d´avancer que les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux vont y perdre leurs plumes au moment où beaucoup de pays tels que la Chine, L´inde, le Brésil, l´Indonésie, la Corée ont diablement gagné du terrain. Et soyons assez franc pour dire que l´ère de domination absolutiste américaine et occidentale touche à sa fin. Le monde se multi polarise et la décentralisation financière et économique en sera une conséquence logique évidente. Cela nous évitera, à l´avenir, les abus financiers tels que ceux pratiqués sans vergogne par quelques banquiers et financiers véreux du Wall Street qui gonflèrent leurs avoirs et leurs gains avec des valeurs indues pour les servir au monde entier comme monnaie sonnante.  

La fin d´un absolutisme économique et financier ne veut pas signifier la fin de la puissance économique américaine, loin de là. Avec un PIB de 14.560 milliards $, l´Amérique reste le pays le plus industrialisé et le plus productif de notre globe. Cette crise va mettre, certes ce pays à mal pendant quelques temps, mais si ce pays profitait de cette situation difficile pour restructurer, innover et de mieux se positionner face à aux nouveaux arrivants sur la scène internationale, elle pourra peut-être cultiver un sens nouveau de démocratie lui ouvrant un meilleur avenir. Ceci vaut pour tout l´occident dont les valeurs sont trop ancrées dans le conservatisme et l´égoïsme flambant le faux humanisme qui n´était vrai que du côté où son intérêt et ses privilèges, même si ceux-ci nuisaient à toute objective définition de la liberté et de la démocratie, étaient intouchables et maintenus. La logique selon laquelle les uns doivent s´enrichir et les autres attendre qu´on pense à eux est tout aussi fausse que celle qui établit que certains doivent vivre grassement en s´endettant vilement aux mépris ou aux dépends des autres.

L´occasion est trop belle ici pour saluer, encore une fois, l´élection d´Obama à la présidence américaine. Un signe que l´Amérique était capable de novum, de sortir de son néocapitalisme économique, racial et culturel et d´ouvrir une nouvelle page de l´histoire humaine laquelle, nous l´espérons vivement, va coïncider avec une meilleure définition sociale de la liberté et de la démocratie. Et que celle-ci, dans son signal, provoquera un meilleur économisme des droits et des libertés dans le monde. Et même si nous reprochons à l´occident d´avoir ignoré nos cris et nos larmes pendant longtemps, nous sommes malgré tout fiers que le peuple américain se soit décidé à changer les choses. L´espoir, comme le dit si bien Obama lui-même, est un défi qu´il faut avoir le courage de relever. Ceci est valable pour le monde entier. Ainsi donc, ayons le courage de voir de l´avant et construire, dans un meilleur contexte - espérons-le vivement - un monde plus équitable à tous les meilleurs rêves constructifs de tous ses enfants.

Musengeshi Katata

« Muntu wa bantu, Bantu wa Muntu »

 Forum Réalisance

A lire, au besoin, l´article : "Les nuages s’amoncellent sur l’économie mondiale" Ce qui est particulièrement intéressant dans cet article, c´est qu´il a été écrit en 2005 ! Et cependant, il décrit amplement ce qui se passe aujourd´hui. http://socialisme.free.fr/cps21_economie.htm    

 

 

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