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8 décembre 2008

Révolte et destruction en Grèce brûle suite à l´assassinat par un policier d´un jeune de 16 ans.

Selon doute évidence ce meurtre a été la goutte qui fait déborder le vase. Le gouvernement a beau avoir arrêté le policier et l´avoir inculpé de meurtre en fonction, la crise économique, le chômage, les bas salaires, et le sentiment que les forces de l´ordre usent trop facilement de la violence envers la population ; tout cela a mis en colère les habitant d´Athènes, de Thessaloniki qui, dans une rage de destruction et de violence envers les forces de l´ordre et les voitures parquantes, ont commis des dégâts considérables dans les centres commerciaux.

 

Quand la frustration et la colère l´emportent

 

« Je me révolte, donc nous sommes » Jean Paul Sartre

 

Depuis plus de deux jours, les autonomes et la jeunesse grecque révoltée se livre à Athènes, à Thessaloniki à la casse et à l´agression aux pierres face aux forces de l´ordre. Plusieurs magasins ont été détruits, plusieurs voitures mis à feu dans une rage inconnue du pays mais rappelant à s´y méprendre les émeutes des banlieues en France. Que s´est-il donc passé ? Comme en France, un jeune homme de 16 ans a été abattu par un policier de 3 balles dans la poitrine. Selon le policier il aurait fait partie d´un groupe de jeunes gens qui auraient lancé des pierres sur la voiture de police.

 

Le policier a prétendu avoir tiré en l´air à titre d´avertissement. On se demande alors ce que font les trois balles dans la poitrine de la jeune victime. Cette dernière n´était pas pauvre, loin de là, ou même issue de milieux défavorisés ou contestataires. Son père est ingénieur et sa mère propriétaire d´une boutique de produits de luxe.

 

Toute cette histoire montre que la police grecque est bien responsable de la mort de ce jeune homme qui a apparemment été abattu de sang froid. On ne tire pas à balle réelle sur un jeune pour un jet de pierre. Celui qui le fait prend en compte les suites dramatiques de son acte. Encore un pays, dirait-on, qui rejoint la radicalisation de l´ordre public en Europe laquelle fait suite aux conséquences ressenties de la crise économique et de l´impuissance des gouvernements à y remédier efficacement.

 

On se sert donc de la violence de part et d´autre pour se défaire d´une frustration sociale qui atteignait tout le monde. On se rappelle que nous avions parlé de la vente du Port grec de Pirée aux chinois dernièrement, par ailleurs la situation économique grecque n´a jamais été des meilleures ; elle avait été prise à fausser officiellement les chiffres statistiques de sa dette publique pour entrer dans l´Union Européenne. Les choses, malgré les subventions de Bruxelles, ne se sont pas améliorées pour autant.

 

On ne peut pas toujours tromper son monde ; même pas sa propre jeunesse qui, avec le chômage élevé de la crise, se sent volée de son avenir. La violence gratuite fera-t-elle renaître l´économie et la prospérité ? Sûrement pas. Ces émeutes, comme celles des banlieues françaises sont des avertissements aux gouvernements européens qui tardent à apporter des réponses satisfaisantes à la crise. On ne peut pas, pour vivre décemment et subvenir à des besoins aux coûts croissants, toujours se fonder uniquement sur l´appellation « Membre de l´Union Européenne » pour honorer ses factures ! En Grèce, en tout cas, c´est bien peu et maigre. Il faut bien plus que cela.  

 

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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Commentaires
S
La violence, on le sait, n´est jamais bonne conseillère, mais lorsque le dialogue fait défaut malgré tous les cris de désespoir que cette jeunesse a lancé à la société et au pouvoir; si ces cris ont été ignorés et négligés, on a le tableau de violence qui pave aujourd´hui la Grèce en symbole pour tout l´occident. <br /> <br /> En fait, et soyons sincères, cette jeunesse est le cri de toute la jeunesse européenne subitement sacrifiée aux erreurs et aux flagrantes contradictions économiques d´un capitalisme acculé à l´impasse collectionné de ses nombreuses négations. Parce qu´appauvrir sa jeunesse, l´envoyer au chômage sous prétexte de faire profit ou de vendre mieux tout en alourdissant par des endettements employés plus fallacieusement qu´investis eficacement ; cela tient de l´absurdité la plus suicidaire ou la plus méprisante qui soit. <br /> <br /> Ces jeunes qui avaient payé leurs études en travaillant à laver les assiettes de restautants ou sur des chantiers bruyants et poussiéreux se retrouvent aujourd´hui, à la fin de leurs études, sans emploi et contraint de nouveau à relaver les assiettes des autres. Faut-il le supporter ? Faut-il comprendre cela ou faut-il encore attendre que le gouvernement ou la société soient sortis de leur cécité criminelle ?<br /> <br /> C´est le grand dilemme actuel des européens qui croyaient que l´appauvrissement de leurs populations moyennes relancerait l´économie. Si ce n´est pas l´absurdité la plus infantile qui soit ! Il faut être néolibéraliste borné pour entretenir de telles incongruité. Cette crise va, comme on le sait déjà, mettre encore à plus mal les économies extraverties vivant de l´exportation ou de l´exploitation des autres. Et seront au plus mal ceux qui s´étaient endettés pour que les riches soient encore plus riches. Parce qu´ils n´avaient, comme attendu, pas créé d´emplois comme ils l´avaient promis. <br /> <br /> Et maintemant ? Sans croissance, endetté et repoussé par une crise économique de la plus cruelle que le monde ait connu; que fera-t-on pour sortir de la misère des croissances négatives sinon s´endetter encore plus profondément. Mais dites-donc, ceux qui devaient un jour payer ces dettes, n´était-ce pas ceux qu´on refusait à l´emploi et à la réalisation de leurs attentes en leur privant d´avenir ?<br /> <br /> Voilà le véritable dilemme, le véritable sens caché de cette révolte de la jeunesse grecque: On alourdissait son avenir avec des dettes scandaleuses tout en refusant à cette jeunesse l´emploi et la réalisation sociale permettant un jour de payer les intérêts négatifs de ces fameuses dettes. Et franchement, si vous étiez à la place de cette jeunesse, que feriez-vous ? La jeunesse des bidonvilles de France a déjà laissé entendre qu´elle ne se laisserait pas faire, celle de la Grèce venait de le souligner. <br /> <br /> A la fin les gouvernements occidentaux auront à choisir: ou donner raison à leur jeunesse et réformer leurs économies...ou continuer à détruire les substances vitales de leurs propres avenirs. Il n´y a pas d´autre choix. Fini la kermesse aux mensonges et aux fausses invocations à la patience. Il faut savoir ce qu´on veut.<br /> <br /> Shaka Bantou, j´ai dit !<br /> Forum Réalisnce
M
Les destructions et le vandalisme continuent pour la troisième nuit consécutive. Un avocat grec dont le cabinet avait été saccagé a osé prétendre: "l´oeuvre d´une jeunesse inculte et ignorante comme on en beaucoup élevé en Europe". Monsieur l´avocat ne voit pas que la grèce, avec 27 % de chômage de jeunes, est à la tête des pays européens défaillant en la matière. Et puis, qui donc a élevé ces enfants, oui qui, sinon ls société et son système éducatif ? curieux, on croyait entendre Dati ou Sarkozy...de la vermine qu´il faut balayer au Kärcher...<br /> <br /> Quand on prétend défendre certaines valeurs, qu´on les apprend aux enfants ces fameuses valeurs; puis un jour les enfants se rendent compte qu´on les sacrifiait pour adopter des valeurs corrompues qui n´étaient vraies que pour les uns et fausses pour les autres...faut-il que ces jeunes gens sacrifiés se mettent à danser et à acclamer ? Allons donc...!<br /> <br /> En Allemagne un consulat grec a été occupé pendant quelques heures, à Londres aussi il y a eu des manifestations solidaires aux casseurs grecques. Rien à dire: l´Europe ferait mieux de ne pas ignorer, par conservatisme embusqué, ces signes de révolte et de frustration sociale, car elles pourraient bien un jour s´enflammer sur toute l´Europe. Ou devenir Monnaie courante. Parce que la situation des jeunes est insupportable et désespérée. <br /> <br /> Avec de gros mensonges politiques et des réformes aussi idiotes que faussement adroites, on leur volait malgré tout leur avenir. Personne ne le voit-il; ou certains croient encore au père Noel ? L´année 2009 sera un véritable enfer récessionniste pour tout l´occident...est-ce de là que viendrait le miracle de la croissance qui sauve tout le monde ? Hélas non, alors les misères vont se répandre, et faire encore plus mal.<br /> <br /> Musengeshi Katata<br /> "Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"<br /> Forum Réalisance
S
Il y a une bonne dose de frustration et de révolte issues de l´appauvrissement continu des revenus entretenu par de nombreux gouvernements européens envers leurs propres populations soit disant pour résoudre une crise économique qui n en finissait pas. Cela se traduit autant par des bas salaires, par l´indésirable et humiliant chômage grondant et gagnant le pays comme une peste mortelle, par les restrictions des transferts sociaux et des investissements dans l´éducation, les écoles et universités, la santé...etc. Si cela pouvait s´appeler résoudre la crise économique ou la maîtriser, le patient, lorsque cette crise sera ainsi résolue, sera mort et enterré !<br /> <br /> On fait, on assiste à la mise publique en accusation de politiques européennes économiques inefficaces et absolument contradictoires à tous les acquis économiques et sociaux européens. Et cette crise économique vient de prendre, avec la crise financière qui la durcit, un véritable aspect de Waterloo social et économique pour les petits cerveaux politiques européens pris à l´impasse de leur propre négation. Parce que: allait-on continuer longtemps à appauvrir les revenus des populations actives; à quoi menait cela, sinon à l´affaiblissement des marchés intérieurs pendant que les prix du coût de la vie, eux augmentaient inéluctablement ? Ceci ne signifiait-il pas condamner les industries nationales à perdre leurs leurs boucliers financiers issus de la consommation nationale ? Et maintenant que l´exportation stagnait suite à la crise du crédit; de quoi donc vivraient ces industries coupés de leurs marchés nationaux ?<br /> <br /> Ou encore: si le chômage continuait à détruire l´emploi sur ce pas, de quoi serait fait l´avenir des jeunes qui étudiaent ou se spécialisaient aujourd´hui ? Fallait-il les canarder en pleine journée ou les intimider avec la violence pour croire qu´on a réellement résolu les vrais problèmes sociaux qui sont bien d´ordre économiques ?<br /> <br /> Bien de questions auxquels les gouvernements occidentaux, en ces moments, ne trouvent apparemment aucune solution satisfaisante. Mais exercer la violence ou initier à tout empressement des lois criminalisant la jeunesse pour la faire taire en la mattant par le pouvoir illégal de la violence...cela mène où, que diable ? Les problèmes, d´une manière ou d´une autre, doivent trouver des issues satisfaisantes pour les populations acculées par un économisme négatif. Et cela, qu´on joue à la violence, á l´intimidation ou pas...sinon, la violence risque de devenir le seul instrument de dialogue entre des gouvernements incapables et leurs peuples révoltés ! Si c´est l´idéal social auquel les pays européens se destinaient ?<br /> <br /> Shaka Bantou, j´ai dit !<br /> Forum Réalisance
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