La Russie, l’Iran et le Qatar — trois premiers détenteurs de gaz naturel avec environ 60% des réserves mondiales — ont annoncé fin octobre la création d’une "troïka", afin de dynamiser l’assemblée des exportateurs de gaz, sans la transformer pour autant en cartel sur le modèle de l’Opep.

Seulement un forum de consultation et d´échange de propos ?

 

Le Mardi 23 décembre 2008, les ministres de l’Energie d’une quinzaine de pays parmi lesquels la Russie, l’Algérie, l’Iran, le Venezuela et le Qatar se sont réunis à Moscou pour coordonner leurs politiques. L´annonce de cette conférence a éveillé l´attention des pays consommateurs, lesquels redoutent déjà la création d’un cartel sur le modèle de l’OPEP, qui pourrait avoir une influence sur les prix.

La Norvège, troisième exportateur de gaz au monde après la Russie et le Canada, y participe en qualité d’observateur.

 

L’évolution des cours mondiaux du pétrole, sur lesquels sont indexés ceux du gaz, figurera parmi un large spectre de sujets, a déclaré le ministre russe de l’Energie, Sergueï Chmatko, lundi dans le quotidien Rossiïskaïa Gazeta, tout en réfutant l’idée d’une "Opep du gaz" : "Je souligne, a-t-il dit, que nous n’avons pas l’intention de créer un quelconque cartel des producteurs. Notre but est de garantir un équilibre indispensable entre les fournisseurs de gaz et de coordonner la politique entre les pays producteurs et consommateurs de combustible".

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine avait déjà réfuté en novembre le projet d’un "cartel" du gaz et qualifié de "sans fondement" les "craintes" des pays consommateurs." Mais les pays producteurs, avait-il ajouté, "doivent coordonner leurs actions, échanger de l’information et faire tout pour garantir un ravitaillement ininterrompu en hydrocarbures des marchés mondiaux".

Le FPEG est une organisation informelle rassemblant peu ou prou les principaux pays détenteurs de réserves de gaz, mais elle n’est pas comparable à l’OPEP, qui est un véritable cartel doté de statuts et dont les décisions s’imposent à tous les membres.

Quand on voit dans quel descente le pétrole est entraîné durant cette crise, et qu´on sait que le coût du Gaz est tombé encore plus bas depuis ; on se demande si ce forum d´exportateurs de gaz ne va pas logiquement, à la longue, et pour ne pas céder à des fluctuations nuisant aux intérêts des exportateurs, devenir actif et contrôler les exportations pour en obtenir le meilleur prix.

Dans cette affaire, il ne s´agit pas simplement de revenus du pétrole, mais aussi de la sensible augmentation des investissements d´exploitation. Si les uns augmentent pendant que le prix du gaz sur le marché international baisserait, l´engagement à investir dans de nouvelles sources d´exploitation perdrait son attractivité économique.

 

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa muntu "


From Réalisance