Le cinquième Sommet des Amériques a eu lieu du 17 au 19 avril 2009 à Port-d'Espagne à Trinité-et-Tobago. Il a été marqué par la présence du président des États-Unis d'Amérique Barack Obama.

 

Des signes encourageants d´un nouveau départ ?

 

Tout le monde attendait avec intérêt le face à face entre le nouveau président américain Barack Obama et la résistance organisée de ce que la politique néolibérale américaine avait toujours considéré comme son poulailler. Depuis, et surtout depuis l´élection d´Obama et de sa nouvelle politique d´ouverture démocratique au monde, les choses avaient bien changé. Mais à quel point ?

En tout cas les autres pays des Amérique furent satisfaits de la nouvelle politique du président américain. Sauf sur l´embargo de Cuba sur lequel, et même sous la pression des autres pays, les USA se réservèrent du temps en prétendant que la balle était dans le camp cubain. Le président cubain, Raoul se disait, lui prêt à discuter de tout.

Il va donc y avoir, après l´assouplissement des interdits envers Cuba par les Etats-Unis, un mouvement de rapprochement et de normalisation. Tout, semble-t-il, est question de temps. Mais l´Amérique a-t-elle présentement du temps ? Cette conférence au sommet mettait en dialogue deux partis désillusionnés qui découvraient qu´ils avaient, après un passé lourd en iniquités plus besoin les uns des autres, qu´ils ne devaient continuer à s´opposer et à se combattre. Le changement de politique américaine, même dicté par une crise économique et financière venimeuse, pouvait, bien orientée, servir à tous. A condition, bien entendu, que la confiance et la bonne entente soient rétablies entre les partis intéressés.

Tout le monde sait que les USA sont condamnés par la crise à exporter comme ils ne l´ont jamais fait dans leur histoire. Mais on sait aussi que sans investissements d´équilibre et de compensation, ces exportations américaines en pays latin américains pourraient appauvrir ces derniers et créer une situation d´indigence qu´on voulait éviter. Aussi, les USA devaient eux aussi accepter d´investir chez leurs voisins et acheter leurs produits. Cette balance ramenant à zéro les choses ne servait, par contre, nullement les Etats-Unis dont l´économie fort endettée nécessiterait une balance excédentaire avec ses voisins immédiats. Comment résoudre la question, tel était le poignant face á face du moment. Personne n´avait intérêt dans un affaiblissement des Etats-Unis, mais personne ne voulait non plus se laisser conduire á l´abattoir économique. Les Etats-Unis avaient par ailleurs intérêt, bien plus qu´hier, à voir fleurir leurs voisins afin qu´ils soient des clients, des partenaires industriels et commerciaux attendus pour l´économie des Etats-Unis.

 

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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