Le pays du Terminator Arnold Schwarzenegger, fleuron de l´économie et de l´innovation industrielle américaine, est en banqueroute sèche et déprimante. Son ministre des finances a stoppé les remboursements annuels d´impôts qu´il a remplacé par des reconnaissances de dettes, ainsi qu´il a mis, pour épargner, 250.000 fonctionnaires de l´Etat en congé forcé. Le pays doit faire face à un déficit budgétaire de 42 milliards $. Si l´Etat américain le plus riche et le plus avant-gardiste avec 12% du PIB américain par 38,4 millions d´habitants, s´écroulait face à la crise économique, qu´en était-il des autres Etats américains ? Le taux de chômage moyen aux Etats-Unis croissait de près de 500.000 par mois (467.000 en Juin 2009), ce qui avait porté le chômage américain à 9,5%...Et encore, ces statistiques étaient très américanisés; le taux actuel de chômage réel devait avoisiner 17%. 

 

Malgré le "Terminator" Schwarzenegger, la Californie l´eau jusqu´au cou ?

 

La Californie ne paie plus ; elle est contrainte à honorer ses dettes avec des reconnaissances de dettes ! Actuellement la crédibilité de cet Etat des plus riche des Etats-Unis équivaut à celle du…Botswana africain. Et le sarcasme était grand aux Etats-Unis où on se demandait si le « Terminator » Arnold Schwarzenegger ne s´était-il pas trompé d´objet de démolition et qu´il était entrain de « terminer » son propre pays. Ou était-ce Conan le barbare qui était à l´œuvre ?100px_Flag_of_California

Et pourtant, lorsqu´il entra en fonction en 2003, le pays californien n´avait que 15 milliards $ de dettes ; aujourd´hui, 6 ans de gestion terminatorienne a fait exploser les dettes publiques de 300% ! Que s´était-il passé, que diable ? Beaucoup de bonnes intentions de gestion…qui n´avaient mené qu´à la ruine ? On se demande, à raison si Schwarzenegger était réellement l´homme de la situation. En tout cas les résultats ne parlent pas pour lui.

Et même si tout cela n´est que spéculation ou supputations de mauvaises langues, les dires selon lesquels Arnold Schwarzenegger aurait été choisi par l´establishment républicain californien non pour son génie politique et financier (il n´en avait apparemment pas), mais bien parce qu´il était connu et novice en matière de gestion publique et de promotion et contrôle économique. Ainsi, cet establishment pourrait á loisir, sous l´ombre de ce novice ambitieux, s´enrichir en puisant effrontément dans les facilités offertes par les caisses de l´Etat.

Cette hypothèse, pour peu cynique qu´elle soit, implique que l´establishment politique et économique californien se vit au bout du rouleau et ne sut plus comment sortir de son impasse économique étirée. Ce qui est réellement le cas dans cette crise qui frappe l´Amérique de plein fouet. De là à élire quelqu´un qui n´y voit pas tellement clair (du genre beau, grand et bête qui enfumerait les petites gens) qui a besoin de temps pour comprendre les rouages et les mécanismes qui s´entretiennent et se croisent dans l´économie et la politique…ce qui permettait aux fieffés lobbyistes politiques dont regorge toute l´Amérique et aux entrepreneurs industriels en perte de chiffres d´affaires dans cette crise de redorer leurs blasons sur le compte des contribuables…en faisant exploser les dépenses de l´Etat et par-là l´accroissement dangereux son déficit budgétaire. Mais cela, est-ce nouveau ? Il suffisait de voir à quel point l´endettement était devenu un sport commun dans tous les pays industriels dans cette crise. On repoussait tout dans l´avenir…si ce n´est pas hypothéquer l´avenir…et si cet avenir prenait un visage moins fructueux qu´on l´espérait; qui honorera donc les joyeuses dettes faites auparavant ; la nouvelle génération ? Elle sera endettée jusqu´au cou depuis sa naissance...curieux biberon.

Eh oui, la crise…elle doit bien venir de quelque part ! En tout cas, le fait de ne plus savoir payer ses fonctionnaires, ses étudiants, ses frais courants…d´être contraint à émettre des reconnaissances de dettes…ne redore ni la réputation de l´état californien actuellement, ni celle de son gouverneur Arnold schwarzenegger. On aura, par compassion ou même par gêne beau passer sous silence la banqueroute californienne ; et cependant, non seulement elle est là et bien vraie, mais il faut déjà penser à remonter la pente et à vaincre cette inconvenante situation. Et pour cela, bien entendu, faut-il savoir ce qui a réellement conduit à cette banqueroute et naturellement changer les choses au mieux.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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