31 août 2009
La droite secouée aux dernières élections allemandes, l´extrême gauche, les verts, les libéraux ont le vent en poupe.
Ces dernières élections régionales allemande sont importantes parce qu´elles
ont lieu à quatre semaine des élections législatives du 27 septembre 2009.
Comme au Japon où, après 50 ans de gérance politique, les libéraux ont été
battus, on se demande actuellement quelle sera la tendance en Allemagne ?
Ces élections qui ont lieu pendant la crise économique peuvent-elles refléter
la contestation, le conservatisme ou le désir du changement des sociétés face
aux tourments occasionnés par les dégâts et les tourments de la crise économique ?
Arithmétique et orientation politique en période de crise
Les résultats des votes d´hier 30.08.09 en substance :
Thüringen
CDU : 31,2% - contre 43% en 2004 – sièges 30 contre 45 en 2004 - une
perte de 15
Linke : 27,4 ...... 26,1 ...... 27 .....28 ...... - 1
SPD : 18,5 ..... ... 14,5
.... 18 ... 15 ....... +3
Grüne : 6,2 ..... 4,5
..... 6 .... 0 .... +6
FDP : 9,1 .... .... 8,3 ..... 7 ..... 0 ..... ..... +7
Le ministre-président Dieter Althaus de la CDU est pratiquement remercié et
va, si la SPD ne s´abaisse pas à participer à une grande coalition, se
régénérer dans l´opposition.
Sachsen
CDU : 40,2 (2009) 41,1 en 2004 – Sièges 58 contre 55 en 2004
- gain de +3
Linke : 20,6 ... 23,6 ... ...... 29 .... 31 ..... -2
SPD : 10,4 ... 9,8 ..... ....... 14 ... 13 .... .... +1
Grüne 6,4 .... 5,1 ..... ..........9 ..... 6 ...... +3
FDP : 10 .... 5,9 ..... 14 .... 7 ....... +7
NPD : 5,6 ....... 9,2 .... ..... 8 ..... 12 ....... -4
Sans le moindre doute, le ministre-président Stanislaw Tillich est
automatiquement reconduit, mais contrairement au passé, cette fois il peut
rompre avec sa coalition avec la SPD et prendre pour partenaire les libéraux de
la FDP plus près de la droite que de la gauche. L´extrême gauche reste présente
au parlement
Saarland
CDU : 34,5 (2009) 47,5 en 2004 - sièges 19 contre 27 en 2004 perte de -8
SPD : 24,5 .... 30,8 .... 13 18 ...... -5
Grüne : 5,9 5,6 ... 3 ... 3 ...... 0
FDP : 9,2 ... 5,2 ..... 5 .... 3 .... +2
Linke : 21,3 ..... 2,3 ..... 11 .... 0 ..... +11
Ici l´enfant terrible de la politique allemande, Oscar Lafontaine, a brisé
les records en propulsant son parti de 2,3 à 21,3 %. A noter qu´il est le chef
national de la Linke : la gauche de la gauche.
Conclusion de ces votes : La
droite conservative qui croyait, et cela était soutenu par de nombreux
sondages, qu´elle pourrait, après les élections, réaliser sa coalition favorite
CDU-FDP (droite et libéraux) en se débarrassant des socialiste de la SPD, se
retrouve remise en cause. La montée de la gauche-gauche ainsi que celle des
petits partis des Grüne (verts) et de la FDP (libéraux) remet l´optimisme
prématuré de la droite en une victoire certaine aux prochaines législatives.
Mais quand on sait que la Linke se refuse à coaliser avec la SPD tant que
celle-ci se refuserait à retirer la Harz 4 entreprise par Schröder, et que, par
ailleurs la Linke prônait le salaire minimum de 10€ /heure (valable au
Luxembourg, par exemple) pour éviter que des salaires scandaleux de 2,80 ou
3,40€ n´envahissent l´Allemagne et ne repoussent les gens dans la pauvreté
légale en travaillant à plein temps sans pouvoir subvenir à leurs besoins (ils
devaient actuellement, malgré leur emploi, se faire assister par l´aide sociale).
Puis venait le contentieux de la formule changée de la pension qui, dans son
état actuel, condamnait les bas salariés à la pauvreté inévitable à la pension…ou
l´art de conduire les gens sciemment à l´échafaud. Des concessions faites au
capital par la SPD qui n´aboutirent qu´à enrichir les riches qui s´en servirent
pour mieux capitaliser en exploitant les bas salaires…mais n´aboutir qu´à
appauvrir les pauvres…et perdurer le chômage !
En fait, et selon toute évidence, la droite va gagner les élections du 27
septembre. Pourquoi ? Parce que les populations allemandes sont plutôt
conservatives, surtout si la situation est complexe et que personne ne semble
connaître l´indiscutable vérité. Et
parce que, comme en France, la gauche classique est remise en cause pour avoir,
par le passé, jeté les ouvriers en pâture à une politique néolibérale qui ne
conduisit qu´à la crise actuelle et à l´appauvrissement des petites gens. Or,
pour réparer les gaucheries des banques, l´Etat avait ouvert les vannes de
l´endettement et cela veut dire aussi celui de l´alourdissement des conditions
de vies pour les jeunes d´aujourd´hui qui devraient payer les dettes demain.
Mais la crise, avec son chômage, ses banqueroutes commerciales et
industrielles, ses endettements publics et son manque à gagner publics, ses
croissances négatives ; cette crise ne réservait pas à la jeunesse les
meilleurs moyens pour s´épanouir au mieux. Et suite à l´endettement galopant de
l´Etat qui était en Allemagne de 1600 milliards € et allait, selon les
prévisions sûres, s´aggraver de 516 milliards jusqu´en 2013, ainsi qu´aux bas
salaires et au vieillissement de la société, les revenus des pensionnaires
seront irrémédiablement réduits dans un tout proche avenir. Allait-on vivre un
hargneux et tiraillant face à face de la jeunesse contre la vieillesse et
jeter la société dans un infernal antagonisme ouvert et disputé à couteaux
tirés ?
Tout le dilemme occidental de la crise économique actuelle. On avait beau
cacher la vérité d´un côté et jongler avec les priorités en colmatant les
brèches visibles…de l´autre côté de la passerelle sociale, cependant, de
nouvelles brèches grandes ouvertes menaçaient de noyer l´équilibre économique
et plonger les sociétés dans des crises financières sans issue. Garantir
aujourd´hui aux pensionnaires le haut niveau de leurs revenus comme l´avait
fait l´Allemagne de la grande coalition politique actuelle est bien louable et
juste, et malgré tout, contraindre la jeunesse à accepter des bas salaires ou à
subir un douloureux chômage désespérant…on se demandait si ne fermait-on pas
les yeux devant une injustice qui mettrait, à la longue, à mal l´équilibre de
l´ordre social ainsi que l´avenir de la pension qui, soit dit en passant, était
payé par le taux consécutif des salaires mensuels durant une vie active, et par
la plus value générée par la croissance économique engendrée par la population
active !
L´impasse. Et on se demande déjà si, par le calme et le silence qu´Angela
Merkel affiche, elle se tait parce qu´elle voit venir le feu de tous les
fourneaux sociaux. Tout le monde sait que plus de 1.300.000 chômeurs étaient
soutenus dans le travail partiel par des subventions sociales afin d´éviter
l´écroulement de l´économie allemande et la perte de confiance envers la
politique. Mais combien de temps encore allait-on financer cette
illusion ? Pas longtemps en tout cas, après les élections du 27 septembre
tout s´écoulerait…on n´aurait plus besoin de soutenir des illusions. Seulement,
que faire après ? Et puis, ne serait-on pas disqualifié par les
impôts qu´on devrait relever pour endiguer l´endettement et par un nombre de
chômeurs faisant exploser autant les coûts sociaux qu ils feraient chuter la
consommation intérieure, ce qui refroidirait la production et les
investissements des entreprises ? Où étaient donc ces nouveaux produits qui
pourraient sortir les sociétés industrielles de leurs stagnations ?
Le japon, après 50 ans de gérance politique libérale, venait, suite à la
crise, à l´indigence et au chômage incroyable qui s´était abattu sur ce pays,
de se choisir les démocrates. Or, au Japon la crise était passée dans sa phase
visible, cela rendait les choses moins trompeuses. En Europe, cependant, et
particulièrement en Allemagne où on avait caché le chômage, les rideaux
n´étaient pas encore baissés. Après les élections du 27 septembre les partis au
pouvoir allaient devoir subir le choc et la responsabilité des effets visibles
de la crise…le temps qu´elle durera, sans savoir y pallier efficacement. Et si
cette crise durait 4 ans, quelles seraient la crédibilité et la réputation de
ces partis politique ? Au plus bas, comme au Japon…et qu´en serait-il de
l´architecture politique en Europe et de la forme dominante de son capitalisme ;
allait-on assister à une montée fulgurante de la gauche à ce moment là ? En
tout cas, toute la philosophie économique, politique et sociale occidentale
serait remise en cause ; vers quelle destinée ? Vivre sans
croissance, quelles en sont les perspectives du point de vue de l´équilibre financier
et de la paix sociale ? En France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux
Etats-Unis on se faisait déjà bien de soucis : le néolibéralisme avait
servi, de cela il n´y avait plus aucun doute ; la sociale démocratie
chancelait sous les coups de la décroissance, du chômage et de l´endettement
public exorbitant…l´idéologie occidentale saurait-elle sortir d´une épreuve qui
la mettait le dos au mur ? Oui, comment sortir de l´impasse actuelle si la
croissance internationale ne reprenait pas de sitôt et si la crise continuait à
sévir ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
28 août 2009
Teddy, de ceux que les hommes et l´histoire sociale humaine n´oublient jamais
Oui, c´est vrai, Ted Edward Kennedy est mort ce mardi et le monde entier,
depuis les Etats-Unis jusqu´en Afrique du Sud, en est profondément ému. Jamais
dans l´histoire politique du monde un sénateur étranger n´aura été tant admiré
par son infatigable lutte pour la démocratie, jamais un politicien américain n´aura
été tant admiré dans le monde entier pour son engagement social et sa lutte
pour la liberté humaine et le droit des gens.
Mr. Speaker…un grand homme politique a quitté la
passerelle !
Pour la grande Patrie des hommes, ceux de gens de bonne
foi
épris de liberté, de justice et de valeurs sociales équitables, Teddy,
cette patrie sans frontière vous regrettera infiniment ; mais elle se
console dans la fierté et l´honneur qu´elle a eu de connaître la grandeur et la
passion avec laquelle vous vous êtes battus à ses côtés pour un meilleur monde.
Infatigable vous avez œuvré sur la scène politique américaine pour l´amélioration
des conditions de vie des pauvres, pour une assurance maladie nationale, contre
la guerre d´Irak…mais toujours en respectant vos adversaires et l´enjeu démocratique.
L´Afrique vous doit beaucoup dans le changement de la politique
américaine envers ce continent, particulièrement l´Afrique du Sud pour
laquelle, avec son voyage dans ce pays jadis honteusement gouverné par l´Apartheid,
et avec son projet de loi au Sénat américain en 1985, contribua activement à la
fin de cette scandaleuse calamité politique, économique et raciale dont le régime
s´écroula en 1994.
Oui nous regretterons ce grand combattant politique que
fut Ted Edward Kennedy. Nous regretterons son style, sa foi en un monde juste
et équitable, son infatigable énergie, ses efforts à chercher le meilleur
compromis en politique américaine qui, comme on le sait, influe sur le monde
entier. Issue d´une famille riche et établie, il n´était pas tenu de se battre
pour les pauvres et les déshérités ou pour une meilleure politique sociale ;
ce fut pourtant la vocation qu´il se donna et qu´il exerça avec un talent
particulier durant 47 ans. Nous lui en remercions vivement. Au nom de la
justice et de la liberté humaine, des droits et libertés mais aussi au nom d´une
saine et paisible humanité tout court.
Reposez en paix ô bel enfant de la Patrie humaine, que
Dieu dans sa grandeur et sa générosité vous offre à ses pieds le repos que méritent
les meilleurs de ses enfants. L´Afrique et le monde ne vous oublieront pas de sitôt; ils se souviendront toujours de votre engagement, de votre foi et de votre inégalable noblesse pour la cause humaine.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum
Réalisance
27 août 2009
Nicolas Sarkozy veut défendre l´Afrique contre Al-Qaïda
RFI titre aujourd´hui : " Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a
fustigé l'Iran dans un discours prononcé lors de la 17ème conférence
des ambassadeurs à Paris et promis qu'il ne laisserait pas Al-Qaïda s'installer
en Afrique. Le président français a aussi dressé le portrait d'une France
championne de la régulation mondiale. " Hugh, Bwana Sarkozy a
parlé ! Pourrait-on dire…mais qu´y avait-il de vrai et de plausible dans tout
cela ?
Les grandes menaces vides occasionnées par la crise
"L´enfer,
c´est les Autres" Jean Paul Sartre
Quelle rentrée politique fulminante, les enfants…cette crise, décidément,
rendait autant nerveux qu´agressif ; on en oubliait même que le continent
africain était indépendant et qu´il n´était pas une quelconque province de
France ! On fustigeait Téhéran parce que cela faisait bien, or, on ne
cachait qu´autre chose : l´embarras que tout l´occident avait face au
radicalisme israélien qui se refusait à cesser d´envahir les territoires
palestiniens illégalement occupés de nouvelles colonies d´implantation juive.
Tout l´occident en était vraiment embarrassée et les Etats-Unis en premier
parce que l´illusion de solution du conflit israélo-palestinien ne tenait plus.
En Afghanistan les choses ne se présentaient pas bien non plus : les
forces alliées occidentales ont connu en juin - juillet leur mois de pertes en
vies militaires le plus élevé. Les talibans devenait de jour en jour plus
forts. On était pris au piège d´un conflit en territoire étranger qui risquait
d´être long…et sans victoire. Quant à la crise économique, même combattue avec
fureur, elle continuait malgré tout à ronger inlassablement les substances
fragilisées de l´économie réelle. On s´attendait cet hiver et en début de
l´année 2010 à l´écroulement de l´emploi…ou du moins à la première détérioration
inévitable du chômage avec des conséquences tragiques pour les budgets publics
et l´endettement des Etat industrialisés. Tout cela rendait nerveux et poussait
à des déclarations tapageuses, plus démonstratives que substantielles ou réellement
efficaces à quelque point que ce soit.
Fustiger Téhéran ? Depuis quand un pays étranger quelconque avait le
droit de remettre en cause les élections d´un pays indépendant et souverain, même
si celui-ci était l´Iran ? On pouvait faire des réserves et même des
doutes, mais se lancer publiquement dans une contestation qui n´appartenait qu´au
peuple iranien…dites donc, que se passe-t-il en Occident, que diable ;
perdrait-on lentement la tête et les bons usages du droit et de la diplomatie ?
On se le demande. Ou peut-être est-on simplement piqué et mouché de ne pas être
arrivé à se débarrasser du brillant et non moins dérangeant Mahmoud Ahmadinejad pour
l´occident ? Parce qu´avec ce perse, croire qu´on tromperait le peuple
palestinien avec de fausses illusions et une paix bidon, cela ne tiendrait pas ;
Ahmadinejad veillait jalousement au grain.
Le monde entier, devant les souffrances palestiniennes et leur traitement
injuste devenait lentement impatient, excédé…et méfiant envers la prétendue démocratie
israélienne qui semblait voler ouvertement les terres palestiniennes tout en
privant ce peuple de droits élémentaires et en le canardant à loisir quand
il le voulait ! Longtemps les américains et l´occident ne vendraient pas cette
mauvaise salade au monde entier ; ils y perdraient leur crédibilité. Obama
y compris. L´impasse. Ahmadinejad le savait et tapis dans l´ombre, il attendait
son heure : que ce soit en Afghanistan, en Palestine ou sur le marché du pétrole
ou du gaz naturel en économie…il restait puissant et omniprésent. Rira bien qui
rira le dernier. Et cette crise jouait son jeu en affaiblissant l´occident. Dérangeant,
vraiment dérangeant pour l´occident.
Cette sortie volontaire de Nicolas Sarkozy a aussi relancé le contentieux économique
et culturel opposant l´Afrique d´hier à celle d´aujourd´hui ; selon toute
vraisemblance la France voulait continuer à jouer son jeu souterrain
francafricain de Grande Nation jouant le maître et le colonisateur mental et
culturel en Afrique. Or cette France oublie ou perd de vue que ce qui facilite
l´embrasement de l´Islam en Afrique ou sa résurrection actuelle…c´est bien la
misère et la pauvreté chapeautées par une idéologie d´aliénation socioéconomique
à l´aliénation occidentale incapable de créer le progrès et le bien-être pour
ses sociétés. Et la France y a été pour beaucoup à mettre en place cette
mystification sociohistorique et assister avec armes et corruptions financières
les dictateurs qui aidèrent les sociétés industrielles françaises à piller ce
continent et l´empêcher systématiquement d´accumuler et de sortir de sa dépendance
économique et culturelle.
Sauver l´Afrique d´Al-Qaïda ? Mais n´exagérait-on pas l´importance de
ce ramassis d´ignorants aux longues robes de chambre qui ne produisaient ni des
voitures, ni des avions, dont la technologie et la science se résumait à lire
le coran et à le réciter comme des demeurés ? Il ne faut pas transformer
un ennemi illuminé et insignifiant en adversaire valable et respecté quand il
ne vend que du vent…et un brouillon archaïque et primitif de la notion de
gestion et d´organisation de l´ordre social ! Oui, monsieur Sarkozy, tous
les africains ne sont pas idiots ou aveugles ; nous savons bien que notre
continent est actuellement pris entre la peste et le choléra : la peste représentant
l´islam et le choléra représentant le néolibéralisme chrétien. Tous ont fait l´esclavage
chez nous à coeur joie, tous voulurent nous transformer en zombies de leurs religions
respectives et de leurs cultures. Personne ne respecta nos traditions, nos
droits à la liberté et à la libre et souveraine réalisation ; personne n´investit
ni hier, ni aujourd´hui chez nous. Et vous croyez que nous ne l´avons pas
encore compris ?
Leopold II, ce monarque sanguinaire et néolibéral belge préconisait à l´endroit
des africains : « bon chrétien,
bon crétin » et à l´endroit de ses missionnaires en partance pour l´Afrique
il leur recommandait : " Apprenez-leur
à croire, pas à raisonner ". La France et tout l´occident ne firent
rien d´autre que cela : chosifier, piller et avilir le continent africain.
Et à propos d´esclavage, saviez-vous massa Sarkozy que le plus grand négrier français
s´appelait : « Les droits de l´homme » ?
Eh, oui, la connaissance de l´histoire…Si aujourd´hui la France veut
entreprendre de vrais rapports sincères et civilisés avec l´Afrique, elle doit
y investir, cesser de soutenir des dictateurs criminels et incapables et
participer à la reconstruction d´une Afrique libre, indépendante, fière de ses
cultures et de ses identités. Nous ne voulons pas tous devenir français ou
vivre sous la Tour Eifel…ou comme Haïti qui, pour avoir réclamé son indépendance
à la France, fut ruinée sciemment et enchaînée aux fers de l´esclavage économique.
Malgré 205 ans d´indépendance, c´est à peine si ce pays ne retombe pas dans l´indigence
la plus honteuse. 205 ans ! Pas le moindre trace de sagesse…ou de succès économique
et social quelconque.
L´Afrique n´est plus un territoire français où l´armée française alla faire
ses essais atomiques ou installer des bases militaires pour canarder les
africains comme ce fut le cas pendant la colonisation ! Cette époque-là
est finie et bien finie. Et si nous déplorons aujourd´hui la pauvreté et la misère
des africains, c´est aussi parce que les dictateurs aidés et assistés par la France
ont ruiné les leurs par leur incapacité et la gangrène de la corruption qui les
étreint. Vouloir défendre l´Afrique aujourd´hui ne signifie qu´une chose :
cesser de la torpiller ou de croire qu´elle était le paillasson de l´occident.
Et montrer que la France, ce grand pays européen savait réparer ses erreurs avec
honneur et défendait un définition de la liberté qui acceptait aussi celle de
tout africain quelconque ; ce qui avait déjà lieu sur le territoire de l´hexagone.
Pas d´armée occupation gratuite qui ne
luttait pas à nos côtés au Darfour du Soudan, pas de soutien aux dictateurs et
pas de ventes d´armes complices, pas d´ingérence et de tutelle politique. Nous estimerons
une France qui se prononce pour la création d´écoles, de centres
professionnels, d´universités techniques…La liberté n´est jamais gratuite, nous
le savons déjà : il faut l´aimer, la défendre et épanouir ses ailes afin
de lui sonner des horizons dignes de ses exigences.
Surtout ne vous faites pas de mauvais sang pour l´Afrique à propos de ces
islamistes envahissants qui faisaient tant de bruit dans le monde sans pour
autant produire quoi que ce soit ; ces marchands du coran, nous les
vaincrons, soyez-en assurés, même si quelques idiots en Afrique se laissaient
abuser. Lorsque les africains se rendront compte que ces preux muezzins ne
brillaient que dans la bonne parole, les promesses vides ou assassiner des
innocents au nom d´un Dieu soit disant bon, miséricordieux et au dessus de tout…nous
connaissons la chanson, avec ce même mensonge les chrétiens vinrent chez nous
faire l´esclavage…aujourd´hui ces mêmes chrétiens reviennent perclus de honte
et atterrés par la crise des valeurs qui sévissait chez eux. Sacré crise, n´est-ce
pas, ce qu´elle peut être bien cruelle…ce que les africains doivent comprendre, c´est que personne ne fera ni leur liberté ni leur avenir à leur place; il est donc grand temps de se mettre au travail au lieu d´attendre quelques marchands de mensonges aussi beaux parleurs soient-ils.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
25 août 2009
Sur l´actuelle perte de popularité d´Obama suite aux débats sur l´assurance médicale nationale
Commentaire sur le Figaro sur
l´article : http://www.lefigaro.fr/international/2009/08/25/01003-20090825ARTFIG00001-le-parti-republicain-se-saisit-des-peurs-de-l-amerique-blanche-.php
Yes we can, la fin des grosses illusions ?
Ce revirement dans la popularité d´Obama ne m´étonne pas: le peuple
américain, contrairement à ce qu´on pense, n´est pas aussi innovateur qu´on le
pense. Tout ce qu´il voulait, en fait, c´est se donner une nouvelle laque tout
en continuant à être ce qu´il était. En se débarrassant rapidement et plutôt
tapageusement du legs de George Bush, ce peuple croyait, dans sa simplicité politique,
avoir remis les choses en place en écartant de lui la honte de son choix
politique passé. Hélas, les choses ne sont pas aussi simples: derrière la crise
économique et financière qui étreint cruellement l´Amérique aujourd´hui, il y a
de profonds dangers d´une perte considérable de bien-être et de niveau de vie.
Or, pour redonner une meilleure stabilité à l´économie américaine, Obama ne
peut pas se contenter de faire de la cosmétique ou de continuer à tromper son
monde en employant le dollar et les crédits bons marchés pour permettre aux
américains de continuer à vivre aux dépends des générations futures ou des
épargnes du monde entier. Avec cette crise, ce rêve est fini et bien fini. Si
l´Amérique ne fait pas les réformes nécessaires, ce pays risque bien de se
retrouver tout seul et...endetté à n´en peut plus.
Les peuples sont ce qu´ils sont: en général et si on suit bien les débats
sur l´assurance médicale unifiée aux Etats-Unis, c´est à peine si on se retient
de se taper la tête sur le ridicule illogique de la situation car cette
assurance est inévitable pour le meilleur avenir d´un pays grisonnant dans un
tout proche avenir (2030-2050). Et dont les maladies dégénératives vont
augmenter irrémédiablement. Par ailleurs, vu les conséquences économiques et
financières négatives, autant pour l´Etat que pour les individus, causées par
l´appauvrissement des gens face au paiement des coûts de santé continuellement
en hausse suite à un lobbysme pharmaceutique et médical conjurés, il y a lieu
de changer les choses en répartissant les coûts sur une base plus large. Dans
un intérêt purement mathématique visant à baisser les coûts et mieux organiser
le domaine de la santé américaine. Ceci rehaussera aussi le niveau moyen de
vie.
Au delà de ce problème de la réforme de la santé qui n´est qu´un iceberg de
la mentalité américaine actuelle, il faut bien se demander: faut-il continuer
comme par le passé à faire des dettes et à fermer les yeux sur une économie
devenue plus dépensière que productrice ? Et si c´est le cas, comment
comptait-on payer ses dettes envers la Chine et envers une facture d´énergie
avalisant 600 milliards de dollar par an ? Comment créer de nouveaux jobs que
la crise a détruits et relancer l´économie américaine le plus rapidement que possible ? A ces poignantes
questions d´actualité, il faut, n´en déplaise aux conservateurs, des
réformes. Croire qu´il suffisait, comme par le passé de bombarder les gens ou
de produire à l´aveuglette à des prix exorbitants rendant les produits
invendables...cela ne menait qu´au désastre, comme on le voit aujourd´hui.
Aussi, et malgré les protestations ridicules d´une partie conservatrice du
peuple américain, Obama doit imposer ses convictions pour permettre à ce grand
pays de sortir de son impasse momentanée le plus rapidement que possible. Sinon
les effets négatifs de la crise risqueraient de porter un préjudice irréparable
à l´économie américaine. Et au revenu moyen de toute sa société. Présentement,
c´est l´homme de caractère et de conviction dont a besoin l´Amérique, pas un
faiseur de beau vent qui mènerait pas ce pays vers un meilleur avenir. Parfois
il faut savoir gouverner contre vent et marée, surtout si on sait que c´est la
seule manière d´atteindre un bon port.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
24 août 2009
Sur le prétendu détournement démocratique africain
Commentaire sur grioo sur l´article : http://www.grioo.com/avis,afrique_le_detournement_democratique,17639.html
Une
honteuse et scandaleuse mystification de la logique et du bon sens
Comment paie-t-on les fonctionnaires chargés de protéger les institutions
de la démocratie ? Avec de l´argent, bien entendu, mais d´où vient-il si le
peuple est pauvre et s´il ne produit rien ? Aussi, les africains devraient
plutôt s´occuper d´abord d´économie, de technologie et de technicité que de
vouloir se doter d´institutions de parade qui coûtent des yeux à la tête et
appauvrissent le peuple plutôt qu´elles ne le servent. Faut pas mettre la
charrue devant les boeufs. Cette erreur est faite par tous les parvenus africains actuels et par ceux qui
voudraient brouiller la logique africaine en l´empêchant de sortir de son
aliénation. On ne va pas épouser une femme quand on ne sait pas la nourrir elle
et ses futurs enfants. Ceci explique notamment l´appauvrissement continu des
africains actuellement: ils aiment se payer des apparences que leurs revenus ne
leur permettent pas. Alors on recourt à l´aide étrangère...et on affame ses
femmes et ses enfants en leur privant d´investissements et d´avenir. Tout cela
pour une démocratie vide et sans le moindre fondement économique et social. Ce
genre de démocratie est une horrible absurdité. Il ne faut pas être un génie
pour comprendre cela. Pas du tout. Mais celui qui ne l´a pas compris, celui-là
est le pire des idiots.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu
wa Muntu"
Forum Réalisance
20 août 2009
Les congolais peuvent mieux et plus qu´il ne le prouvent actuellement
Commentaire sur l´article :
http://www.ptb.be/nouvelles/article/interview-de-colette-braeckman.html
"Si les Congolais
n’avaient pas résisté, le Congo aurait déjà été démembré depuis longtemps"
On sent bien que
Colette Braeckman aime le Congo et qu´elle est capable de voir et de comprendre
ce que les congolais pris dans le feu de leur propre existence ne comprennent
pas. Certes les choses avancent en RDCongo; on y construit, on y vit tant bien que
mal au gré de la situation économique actuelle de ce pays. Ce que nous
déplorons et reprochons aux dirigeants de ce pays actuellement, c´est de
manquer de stratégie économique conséquente et réfléchie pouvant gérer,
organiser et mettre en valeur les véritables facteurs de développement de ce
pays. Pour cela il faut une idéologie sociale et politique réfléchie, autant
réaliste que fondamentalement axée sur le fond plutôt que sur la forme. Ainsi
est-il mieux de construire des universités techniques, de former des
professeurs valables et avertis, de structurer, instruire, diversifier et
mécaniser l´agriculture, de promouvoir les petites industries de métallurgie,
de travail spécialisée du bois...bref de produire et spécialiser les congolais
dans le précieux et rigoureux domaine de la production et ses problématiques
spécifiques de formation, de connaissances, de normes de qualité et de
structures de vente...plutôt que de se doter, comme on le fait faussement
actuellement, de rapides résultats brouillons qui ne tiendront ni contre le
temps, ni face aux nécessités exigeantes et grandissantes de l´avenir.
Le grand défaut
des africains en fait, est de vouloir, sans approfondir les choses et sans
doter leurs structures de fondements sévères et éprouvés, de vouloir jouir de
résultat rapides sans que ceux-ci ne répondent ni à la qualité, ni aux
exigences soutenues que leur imposera l´avenir. A la fin, on est surpris que
bien de constructions s´effritent, que l´économie ne prospère pas: on a
seulement oublié de lui donner des fondements solides et exigeants. Ainsi, de
décennies en décennies, on se retrouve pratiquement à faire du surplace parce
que les ingénieurs et hauts techniciens formés ne savent pas êtres employés et
pour cause, l´économie trépigne et les revenus périclitent. Et pour parer au
plus pressé, on importe et ce faisant on dépense ses derniers deniers pour des
produits qui demain vont tomber en panne ou devenir inutilisables.
Ce n´est pas
étonnant si les industriels belges se détournent du Congo: on y fait actuellement
trop d´erreurs d´architecture économique; les congolais ont tendance, dans leur
désorientation, à chanter la peau de l´ours avant de l´avoir abattu. On veut
construire de belles longues routes sans produire les véhicules qui devraient
rentabiliser cet investissement, ou on veut acheter des produits de qualité
sans les avoir produit ou sans avoir formés les ingénieurs et techniciens
capables de le faire. Les écoles sont misérables et mal loties, on ne publie ni
livres pédagogique, ni lectures critiques et discursives pour enrichir
l´imaginaire et la créativité...et pour les livres, avant d´en jouir, il faut
tout de même les écrire, les imprimer et au préalable avoir instruit ceux qui
savaient produire ces ouvrages. Le niveau éducatif en Afrique est
scandaleusement négligé, or c´est de lui que vient le progrès, la technique et
l´amélioration des conditions de vie par une meilleure créativité !
Ce n´est donc pas
étonnant que les industriels belges boudent le Congo: ils ne peuvent
rentabiliser valablement leurs capitaux qu´en investissant dans un milieu bien
formé, ambitieux et travailleur...où les structures sociales et économiques
permettent autant de vendre que de produire fructueusement. Ce qui n´est pas le
cas actuellement dans pratiquement toute l´Afrique; et plus la pauvreté
s´installait, et plus les salaires s´affaiblissaient...et plus les gens
s´abrutissait dans un bas niveau intellectuel et technique. Qui donc irait
investir dans ces conditions négatives pour perdre son précieux capital ? Les africains
doivent d´abord se donner la peine de mettre de l´ordre chez eux, de se
discipliner et créer des conditions attractives pour les investisseurs
étrangers.
C´est à mon sens
toute une mentalité attardée, attentiste ou mal avertie qu´il faut changer et
remettre à jour. Et pour en revenir à Colette Braeckman, et eu égard à l´amour
qu´elle semble nourrir à l´endroit de notre pays, elle doit cependant faire cas
d´un domaine autant exigeant que rigoureux et extrêmement complexe et
dangereux: l´économie. La crise économique et financière actuelle le souligne.
Beaucoup d´africain sous estiment ce monstre, ce qui les affaiblit et les
empêchent d´avancer et d´obtenir des résultats fiables et solides pour
l´avenir. En tout cas, et peut-être à cause de son importance pour l´avenir et
le bien-être de toute société humaine, l´économie exige une discipline et un
soin inaltérables dans ses facteurs et ses structures. Au 21ième siècle on ne
peut pas prétendre, avec des méthodes archaïques de production, la négligence ou
la superficialité, arriver à faire des prouesses. On doit y mettre le prix de
connaissances et de technologies éprouvées et constamment à la recherche de
nouvelles améliorations. Et si les africains y pensaient au lieu de croire que
tout est facile ? Il vaut mieux le dire aux congolais au lieu de les traiter
comme des enfants auxquels on prédit que le monde est gentil et que l´avenir se
fera cahin-caha, les mains dans les poches, sans faire cas de la connaissance,
de la modernité technique ou de la concurrence internationale á couteau tiré.
Ah oui, l´importation pour cacher les incapacités et les erreurs ? Soit. Mais
d´où viendra donc l´argent perpétuellement, que diable ? Eh oui, il faut bien
produire...et pas seulement des cacahuettes. Quand à vendre ses derniers
meubles en matières premières, en bois et en métaux précieux...un jour ces
matières premières seront épuisées; de quoi vivra-t-on alors ? D´aumône et de
mendicité ? Il faut savoir ce qu´on veut et comment on veut vivre, aujourd´hui
et demain.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu,
Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
12 août 2009
Madame la secrétaire d´Etat Hillary sort de sa réserve face à un étudiant congolais
Commentaire sur l´article du
figaro :
Quand Hillary
Clinton sort de ses gonds
Un fait divers quelconque ayant soulevé une réaction légitime et cependant
révélatrice d´un état d´âme…en ébullition face à la situation que traversait
actuellement les Etats-Unis ?
Interrogée lundi par un étudiant congolais qui lui demandait ce que son
mari pensait de la présence chinoise en Afrique et des interférences de la
Banque mondiale sur ce continent, Hillary Clinton a répondu : «Vous voulez que je vous dise ce que pense
mon mari ? Mon mari n'est pas secrétaire d'Etat, moi oui», a-t-elle lancé. «Si vous me demandez mon avis, je vous le
donnerai. Je ne vais pas parler pour lui», a-t-elle ajouté, apparemment
irritée.
Beaucoup
de bruit pour rien
D´abord j´approuve la réaction de Hillary Clinton: c´était son avis qui
comptait, pas celui de son mari. L´étudiant s´est-il excusé à tort ou à raison
après l´interview que la chose devient cocasse. Pourquoi ne pas ramper tant
qu´on y est ; depuis quand s´excuse-t-on pour une question quelconque ? C´est
un étudiant...errare humanum est.
Et Hillary Clinton, malgré tout, a craqué face à la question qui lui
rappelait en fait que l´Amérique avait laissé faire certaines choses par les
chinois et la Banque Mondiale...depuis trop longtemps. On se demandait alors ce
qu´elle prêchait en Afrique les mains vides, sans plan, sans assurance. Ah oui,
l´économie américaine était au plus mal...on comprend bien de choses: il s´agit
tout simplement d´une tournée visant à se redonner du moral face aux pauvres
africains...et face à un monde qui se faisait déjà des idées (voir BRIC) sur la
relève du dollar comme monnaie internationale. Ce serait, si cela arrivait, la
banqueroute ouverte pour une Amérique surendettée et jouant actuellement à la planche
à billet pour se tenir à flot.
La question de l´étudiant, pour peu révélatrice qu´elle fut du véritable
état d´humeur de madame la secrétaire d´Etat Hillary Clinton, n´en est pas
bien...naïve et symptomatique du subconscient africain mal assuré, parce qu´on
peut se demander, comme le fait Hillary Clinton: que font donc les africains
eux-mêmes pour se garder de l´invasion chinoise en Afrique ? Après tout, c´est
leur continent; ce sont les africains qui sont concernés, pas les américains!
On entend souvent: l´Afrique aux africains...mais l´avis ou ce que font les
autres serait plus important pour les africains ? Quand les africain prendront-ils
leurs responsabilités en main et agiront au lieu d´attendre que les autres
aient un avis ou une réaction quelconque sur ce qui se passait chez eux et qui
impliquait l´avenir des femmes et enfants africains ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
11 août 2009
De nouveau des émeutes chaudes en Banlieue parisienne
Emeutes à Bagnolet suite au décès
d'un jeune motard
Des incidents ont
éclaté entre jeunes et forces de l'ordre dans la nuit de dimanche à lundi à
Bagnolet (Seine-Saint-Denis) après la mort d'un jeune homme de 18 ans à moto,
qui percuté un poteau alors qu'il fuyait la police, a-t-on appris de source
policière. Des membres des forces de l'ordre "ont été visés par le tir d'un
individu muni d'une arme de poing".
Alors que l'IGS, la
police des polices, a été saisie d'une enquête administrative, le ministre
assure par ailleurs que "toute la lumière sera faite sur les
circonstances du décès de ce jeune homme, défavorablement connu des services de
police".
Les faits se sont
produits vers 21h lorsqu'une voiture de police a souhaité contrôler un jeune
homme qui circulait sur une moto cross boulevard Raspail à Bagnolet. Le pilote
s'est alors enfui dans des petites rues pour échapper aux policiers,
précise-t-on de même source.
Négociant mal un
virage, il aurait perdu l'équilibre et percuté un poteau en fer au niveau du
thorax. Prise en charge rapidement par les secours, la victime, âgée de 18 ans,
est morte lors de son transport à l'hôpital. "Il n'y a pas eu de
course-poursuite, il n'y a pas eu de contact entre le véhicule de police et la
moto", assurait-on de source policière.
D'après le communiqué
de Brice Hortefeux, dimanche vers 20h, la présence d'un "individu
effectuant un rodéo sur deux roues" avait été signalée aux policiers
en patrouille dans la cité du Malassis. "Suivi par un véhicule de
police sérigraphié, le conducteur a réussi à prendre la fuite, mais aurait
alors perdu le contrôle de son engin et aurait heurté une barrière",
ajoute le communiqué du ministre qui adresse ses condoléances à la famille de
la victime.
Après la mort de ce
jeune homme très connu dans sa cité, des jeunes du quartier se sont rassemblés
et, munis de barres de fer et de morceaux de bois, ont cassé des abribus, mis
le feu à des véhicules et caillassé les pompiers, ajoute-t-on de source
policière. Le commissariat de Bagnolet a également été pris pour cible.
D'après la place
Beauvau, "une quarantaine de jeunes voyous a incendié et
saccagé" 29 véhicules, "quelques poubelles, et brisé la
vitrine d'un commerce, des abribus et les vitres du lycée voisin".
"Ils ont pris à partie les pompiers intervenants et jeté des
projectiles, dont des cocktails molotov, sur les forces de l'ordre. Un
individu a été interpellé pour ces faits", selon le ministère.
"Des unités
de forces mobiles ont été immédiatement déployées pour renforcer les effectifs
policiers départementaux. Le calme a été rétabli vers 2h du matin".
---------------------------------------------
Des jeunes de
Bagnolet ont affronté les forces de l'ordre, pour une deuxième fois d'affilée,
dans la nuit de lundi à mardi.
Ils ont mis le feu à une
demi-douzaine de véhicules, en plus d'incendier un autocar de touristes. Les
agents antiémeutes dépêchés sur les lieux ont essuyé des tirs de pierres et
d'autres objets. Quelques individus ont été appréhendés, a indiqué la police.
Source: http://www.theatrum-belli.com/
Forum Réalisance
07 août 2009
Sur le fervent souhait africain : " La fin de la faim"
Commentaire sur Pambazuka News http://www.pambazuka.org/fr/category/features/58166
Du livre : Rébellions
alimentaires ! Crises et soif de justice de Eric Holt Giménez et Raj
Patel.
Ce livre est certainement intéressant à lire, quoique, à mon sens, la
vérité ne se trouve bien ailleurs : notamment en ce que l´Afrique tarde à
instruire et élever le niveau de connaissance et de pratique de ses paysans.
Par ailleurs, sans produire ses propres tracteurs et développer la science agricole
et celle de l´élevage en les mettant à la hauteur du niveau technique
contemporain, parler de vaincre la faim sera une entreprise coûteuse qu´aucun
des paysans africains sans capital, sans technique et connaissances appropriées
ne saurait ni entreprendre, ni financer. Il ne resterait alors que l´actuelle
solution déprimante : une boiteuse dualité qui opposait d´une part un
usage traditionnel archaïque et insuffisant de la terre comme on le voit
actuellement en Afrique et qui, tout en boitant et en peinant arrivait à peine à
ne pas laisser son homme mourir de faim, mais restait insatisfaisant, en tout
cas inutile de parler de développement ou d´industrialisation. Face à cette défaillante
réalité se trouvait la puissante industrie agroalimentaire occidentale aujourd´hui
pratiquement menacée de banqueroute latente par saturation et conséquences économiques
qui cherchait, avec des moyens autant douteux qu´utilitariste, à s´emparer de l´agriculture
africaine pour résoudre ses problèmes et imposer ses normes de profits avec des
grains artificiels améliorés qui n´étaient rien d´autre que l´assujettissement
aux banques et multinationales monopoliste de brevets des grains assurant leur
hégémonie.
Au-delà de ce face à face bien connu par ses dessous dérangeant (autant le
manque d´une part pour les africain que le grand défaut de domination et d´oppression
des occidentaux face aux africains. On ne voit, en effet pas l´occident aller
imposer ses dictats en Asie ! Un complexe ?), il a un problème évident
et même crucial : celui du développement économique de l´Afrique. Et comme
tout le monde le sait, ce développement chanté et prisé par bien d´africains,
ne peut se faire…sans industrialisation d´une part, et de l´autre sans révolution
et mise en valeur de l´agriculture et de l´élevage. Au fait, au lieu d´importer
des modèles étrangers et des moyens que les paysans africains ne savaient ni
comprendre, ni parfaire par eux-mêmes pour les adapter á leurs nécessités, il
faudrait plutôt faire un travail fondamental de réalisation par soi-même, même
si pour la transition on optait pour des solutions d´urgence. Et c´est là que
commence tout le mal africain : le manque de conception et de conduite
assidue du travail de fond parce que celui-ci nécessite d´une part des capitaux
énormes pour l´instruction de haut niveau et des centres professionnels tout
aussi élaborés techniquement. L´agriculture, ce n´est pas seulement le travail
de la terre ; c´est aussi les silos de stockage, la réfrigération, les
techniques d´irrigation, les normes de production et de surveillance de qualité…bref,
tout une rationalité et un structuralisme de conception et de réalisation qu´on
retrouve pratiquement partout dans toutes les branches ouvrant sur le fameux développement
dont beaucoup parlent si souvent sans vouloir ni s´en donner les moyens, ni vraiment
savoir de quoi il s´agit réellement. Par manque de réalisme imaginaire, de sens
d´organisation et de réalisation pratique, tout simplement. En fait, un grand défaut
africain qui vient du fait que la tradition industrielle ou rationnelle appliquée
n´est pas encore bien vieille en Afrique…les gens se font encore trop d´illusions,
ou prennent les choses trop á la légère.
Ce qui dérange, ce n´est pas tellement l´ignorance ou le manque de réalisme
structuré et conséquent pour arriver à bonne fin ou résoudre valablement et
efficacement les problèmes qui nous sont posés par notre propre développement ;
tout cela peut s´apprendre. Ce qui choque, c´est qu´au lieu de faire diligence
et de placer en bonne place les gens qui savent ce qu´il faut faire et
principalement accentuer le développement rationnel pratique dans notre système
d´éducation et de production, on se mettait, hélas à utiliser des solutions
autant précaires que superficielles. Et même á jouer les connaisseurs quand
bien même on ne comprenait rien à rien. Les résultats, aujourd´hui, on les voit :
toute l´Afrique importait de plus en plus ses besoins alimentaires :
exactement ce que l´occident avait toujours voulu et entretenu. Et si on veut
changer cela, il n´y a pas d´autre chemin que celui du travail fondamental
profond soutenu et assidu. Ou alors on se faisait bien d´illusion, même à coup
d´ouvrages savants étayant un problème…devant lequel, par impuissance ou refus
d´objectivité, on se ne voulait pas apporter une solution digne de ce nom !
J´ai eu, pendant mes études, à étudier l´agriculture allemande et sa
performance : un monde merveilleux de gens spécialisés, conscients,
empressés et autant créatifs que constamment à la hauteur des techniques
modernes de production. Cela assurait un haut niveau de rendement et de qualité.
Et pourtant, le premier tracteur venait…d´Union Soviétique. Et on n’oublie pas
que le fromage, le salami que nous dégustons aujourd´hui, sont des trouvailles
paysannes ayant servi à conserver soit le lait, soit la viande ! Les
riches et industriels se sont accaparés de ces produits aujourd´hui et s´enrichissent
au détriment des paysans…la pomme de terre, comme on le sait, venait du Pérou
du 16ième siècle des conquistadores, ce qui n´empêcha pas la Belgique
et la France d´avoir leur guerre des frites. Le caoutchouc venait aussi du Pérou,
ainsi que la première application de bottes de pluie. Il ne faut surtout pas
croire que le métier de paysan n´est pas innovateur, loin de là. Du domaine de
l´agriculture dépend non seulement l´industrie alimentaire, mais aussi celles
de la chimie, des fabrications de médicaments et donc de la santé, de
lubrifiants supérieurs, de l´industrie du cuir et de l´habillement…etc, ce qui
fait de cette branche la branche primordiale du développement industriel.
Ainsi, ne pas lui donner la valeur et l´importance qui lui reviennent et des
moyens adéquats pour son épanouissement ; c´est tout simplement ne rien connaître
ni du problème de l´industrialisation, ni celui du développement.
C´est pourquoi je conclus que le problème du développement de l´agriculture
en Afrique ou du développement tout court des pays de ce continent, est plutôt
un problème mental et celui de la maturité rationnelle : les africains
doivent cesser de tourner en rond et se donner enfin les structures et les moyens financiers
leur permettant d´arriver à bon port. Il faut se débarrasser du défaut de
croire que l´étranger ou quelques solutions miracles viendront leur épargner
des efforts rationnels, techniques et pratiques qu´ils doivent commettre pour réaliser
les conditions de leurs propres ambitions. Autant qu´il faut apprendre
rapidement à se débarrasser de l´irrationalité traditionnelle d´hier. Le monde
a changé, il faut apprendre à suivre…ou sinon on ne fait rien d´autre que
rester à la traîne et s´inventer de beaux discours et de preux prétextes…pour
ne pas entreprendre le travail fondamental prioritaire que requiert les
ambitions saines, sincères et responsables ouvrant réellement sur le progrès, l´indépendance
et la liberté économique.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
05 août 2009
La destruction des valeurs sociales sous la crise aux Etats-Unis: la prostitution des mineures explose.
Avec le chômage écrasant qui s´étale aux Etats-Unis comme un feu de brousse
suite à la crise économique, les banqueroutes, l´appauvrissement des revenus et
la volatilisation des épargnes, toutes ces conséquences de la terrible crise économique
et financière dans le pays le plus riche du monde ont engendré un sale phénomène :
la prostitution des mineures. Des organisation internationales de protection
des droits des enfants estiment qu´aux Etats-Unis près de 300.000 mineures sont
contraintes à la prostitution pour payer leurs études ou s´offrir le niveau de
vie et les objets de culte que leur suggère un "Rêve américain" qui
accuse, avec la crise, des failles immenses.
La
répugnante décrépitude sociale et morale due à la crise
Notons, en passant, que ce phénomène de prostitution est vieux comme le
monde ; actuellement et suite à la crise, les sociétés en mal de réponse efficace
à la crise et poussée par le manque à gagner du chômage, ont tendance à tolérer
ce fléau qui grandit et grandit sans cesse. En Espagne qui compte aujourd´hui
plus de 18% de chômage, les femmes mariées, les étudiantes s´en mêlent pour
arrondir des fins de mois serrés par le chômage de leurs maris ou leurs maigres
bourses. Et si la société occidentale, plus généreusement qu´hier et encore
plus depuis cette crise, a tendance à amplifier la commercialisation du nu et
la légitimation de la prostitution pour avoir le loisir de l´imposer et donc de
renflouer les revenus de l´Etat mis à mal, ce qui choque et révulse, c´est que
l´enfance et la jeunesse soient entraînées dans cet immonde gouffre d´inconvenances.
Depuis 2003 il existe un programme énergique pour lutter contre la
prostitution des mineures aux Etats-Unis, preuve que ce phénomène n´est ni
inconnu, ni négligé. Et pourtant, depuis 2008 la situation s´est pratiquement
et effectivement aggravée. En Californie, par exemple, de 2008 á 2009, 400
mineures ont été, grâce au FBI, pris en flagrant délit et réprimandés tandis
que leurs souteneurs étaient condamnés à de fortes peines pénales. Et malgré
cela, pour payer leur collège, soutenir un haut niveau de vie ou pallier au chômage
qui les frappait ou qui appauvrissait leurs parents, et attisé par une demande
sociale qui semblait éprise de la prostitution des mineures, les jeunes filles
se prostituaient de plus en plus. Un dangereux courant social qui commençait
souvent…à partir de 12 ans !
On peut voir les choses comme on veut, philosopher sur la crise, la haïr ou
même en minimiser les conséquences sociales profondes…toujours est-il que
lorsque des enfants se prostituaient dans une société, cette société n´était ni
saine, ni honorable. Et sincèrement, cette situation n´avait aux Etats-Unis rien
à voir avec le « Rêve américain ». ni même avec la fierté d´une
grande nation qui aimait par trop souvent se donner en exemple ou vouloir apprendre
aux autres ce qu´était la liberté ou la démocratie. Absolument pas. C´était
plutôt une gifle au visage et aux valeurs de cette idéologie sociale. « Rien
ne sera plus comme avant », disait Sarkozy. Mais Dieu du ciel, fallait-il
que l´enfance, l´avenir de la société en soient si…honteusement et bassement touchées ?
Ceci pour rappeler à tous ceux qui sous estiment ou minimisent les conséquences
sociales profondes à court et à long terme de cette terrible crise qui a déjà détruit,
dans sa phase primaire, plus de 50.000 milliards $, qu´ils feraient mieux de ne
pas jouer les insouciants, les optimistes béats ou faussement compréhensifs
envers ce monstre qui nous dévore. Car il est de taille et les larges blessures
que ses butoirs nous impriment vont saigner longtemps encore largement dans
toutes les souches de nos sociétés, quant bien même dans quelques années la
reprise aura commencé. Les pensions sont détruites en fumée, la jeunesse est
privée par le chômage et ses suites d´un sain début confiant au service de la
société, des jeunes entrepreneurs sont ruinés…tout cela détruira bien de caractères, de mœurs, de valeurs, et poussera
bien trop souvent au désespoir, à la révolte, à la violence, au manque de confiance en soi.
Le "Rêve américain" dans tout cela ? Oui, oui, on se demande ce qu´est
devient ; mais peut-être faut-il poser la question aux banquiers de la
Wall Street qui avaient ouvert la boîte aux douleurs et aux misères…dont la traînée de larmes,
de tracas et de tourments nous poursuivra encore pendant des années. Au regard
de tout cela, y a-t-il encore des gens qui ont une compassion quelconque pour les
fautifs et les instigateurs de la crise ? Pas moi en tout cas.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance