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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

04 décembre 2009

Sur le défi climatique prochain de Copenhague

 

A la conférence qui va s´ouvrir de 7 décembre au 17 à Copenhague, tout le monde est d´accord qu´il est grand temps de cesser de tourner en rond et de prendre enfin le taureau par les cornes en adoptant, dans le monde entier, une attitude active pour réduire le CO2 dont l´effet de serre menace d´augmenter dangereusement la température de notre environnement climatique avec des conséquences effroyables de disette et de migration de près de 200 millions de personne…et ce n´est qu´un aspect du désastre. En vérité, devant quel problème nous trouvons-nous et pourquoi tardons-nous à nous mettre d´accord sur la lutte contre le danger imminent qui nous menace tous indistinctement ?

 

Quand les forces du passé, nos erreurs et nos illusions nous empêchent d´agir sagement.

 

« La forêt empêche souvent de voir l´arbre » Shakespeare. la_mort_climatique

Un physicien allemand d´origine indienne résumait la situation comme ceci : « Nous sommes tous égarés dans le désert et nous n´avons ensemble qu´une seule bouteille d´eau qui a été à moitié vidée par les pays industrialisés pendant un siècle au moins…maintenant il s´agit de partager cette eau restante afin que tout le monde survive. Les pays riches et industrialisés sont les plus fort techniquement et financièrement ; les pays pauvres cependant arguent qu´ils ne sont pas responsables de la catastrophe et qu´il serait temps que les pays industrialisés et grands pollueurs de l´atmosphère réparent leurs dégâts. Comment va-t-on partager l´eau restante afin que tout le monde aie son compte, mais surtout qu´à l´avenir les pays pauvres ne soient pas de nouveau empoisonnés sciemment par les cheminées rageusement polluantes des pays riches qui leur dévorait les matières premières du monde entier tout en les ravalant à la pauvreté…ou en les jetant en pâture aux conséquences cruelles d´une écologie mondiale égoïstement détruite et mal assumée ! »

Avec cet exemple, les camps antagonistes sont mis en place. Les pays sous développés exigent un substantiel effort de réduction des émissions de CO2 des pays développés d´ici 2020 car jusqu´en 2050, la diminution doit porter sur 80 à 95 % ! En outre, ces pays sous développés exigent que leurs efforts n´entravent en rien leur industrialisation. Ce qui est tout à fait légitime après avoir avalé les déchets toxiques des pays développés. Mais pour se développer avec plus de regard pour l´écologie, il faut une toute autre technicité énergétique que celle qui a été employée par les occidentaux. Les africains ne l´ont pas et cela tient aussi du centralisme et du formatisme scientifique et technologique occidental qui imposa en Afrique et ailleurs une vue scientifique et technique analogue à la sienne. Mais disons-le aussi ici, les africains, malgré tout, n´étaient pas obligés de suivre bêtement et de commettre les mêmes erreurs d´approche technique et scientifique du gain et de l´emploi énergétique que les occidentaux ! Après tout, étaient-ils indépendants, souverains ou pas ?

Avec cette crise économique et financière que nous vivons actuellement, et auparavant avec, depuis 20 ans au moins, des signes répétés de recul de croissance et d´augmentation du chômage, les pays industrialisés sont eux aussi pris le dos au mur. Ayant perdu des sommes énormes pour éviter le collapse du système économique et subissant un chômage actuel rageur, ils se sont endettés gravement pour limiter la casse. Et la crise n´était aujourd´hui loin d´être terminée. Or les changement qui s´imposent pour réduire les émissions carbone vont demander une complète restructuration technique et financière d´une portée énorme et profonde. D´où viendra l´argent, que diable en période de crise ?

Les investissements traditionnels faits dans l´automobile, dans les industries de production énergétique ou même de production de biens industriels sont énormes et demandent du temps pour changer de fusil d´épaule…les lobbies des méthodes traditionnelles ou lentement progressives de production étaient devenus puissants et influents dans la société de sorte qu´au gré du jeu démocratique des enjeux constitutifs de la société, ils savaient retarder tout ce qui les pousserait à de nouveaux investissements ou même étouffer carrément toutes les initiatives écologiques nouvelles nécessaires au changement. On se trouvait donc, tout en fêtant la démocratie, enfermé à un jeu qui empêchait les forces politiques et économiques progressives d´œuvrer au salutaire changement ! Tout le monde sait que si l´Amérique jusqu´aujourd´hui n´a pas signé Kyoto, c´est parce qu´elle craignait que ses industries ne soient brutalement contraintes au investissements de changement, ce qui, bien entendu, les aurait rendu peu concurrentielles.

Ceci expliquant cela, et malgré tout tous étant liés ou appelés à prendre la menace qui pèse sur le monde entier au sérieux, allons-nous assister, comme toujours, à des concessions minimalistes de la part des pays riches et grands pollueurs pour ne pas donner l´impression de saborder cette conférence ? Ou allons-nous assister, comme l´a fait entendre les Etats-Unis et la Chine, à de substantielles concessions ouvrant une réelle voie de conscience et de responsabilité à la solution d´un problème de la haute importance pour notre avenir ?

Que ce soit du côté africains, pauvre et sous développé que du côté industriel, riche et technologique, le problème est à notre avis le même, du moins, dans ses coûts, ses efforts et ses restructurations d´une part, et de l´autre, dans l´acquisition et la maîtrise d´une technologie verte qui n´existe pas encore ni dans les pays émergents, ni dans les pays pauvres et sous développés. En fait, nous sommes d´une part pris dans les mailles des erreurs, de l´égoïsme et du centralisme financier, scientifique et technique de l´hégémonisme absolutiste occidental du dépassé qui a imposé partout dans le monde, à coup d´interventionnisme politique, économique ou à coup d´exportations de biens industriels, des normes aujourd´hui dépassée qui dévorèrent autant la liberté de voir et d´entreprendre les choses autrement, que celle d´investir dans des systèmes propres d´intelligence industrielle. Aujourd´hui que les pays faibles et sous développés sont priés gentiment de changer leurs vues du progrès et de ne pas copier bêtement les erreurs des occidentaux, ces derniers n´ayant pas développé des technologies libres et alternatives, ils sont bien pris au piège pour ne pas avoir pris le temps d´y penser ou de s´y préparer…

Arriverons-nous à un accord permettant d´engager le monde entier sur un accord global écologique satisfaisant de réduction du CO2 ? J´en doute sincèrement ; cela me rappelle le mensonge occidental du transfert de technologie…qui s´avère aujourd´hui bien inutile puisqu´on aurait reproduit les mêmes erreurs que les occidentaux. Et cependant, même là ces technologies devenues caduques se laissaient encore attendre. Ou encore l´histoire de la colonisation : pendant que les uns fêtaient leur décolonisation en oubliant de faire en sorte que le cours de leur histoire réponde réellement aux exigences du progrès et ceux de leur réalisation sociohistorique, les ex métropoles colonialistes mirent tout en œuvre pour assassiner les élites gênantes et remettre, avec une francafrique néocolonialiste et mystifiante, la politique et l´économie de leurs ex colonies sous leurs bottes. La liberté, selon cette manière d´agir, ne signifiait qu´une chose : elle était la propriété et la définition du maître occidental. Et maintenant ? Faut-il que nous répétions, nous aussi les erreurs infantiles occidentales ? Oh non, nous dit-on vous devez faire mieux ! Ah vraiment ? L´Afrique qui avait suivi l´occident et omis de voir les choses autrement ; cette Afrique-là est aujourd´hui prise au dépourvu et intellectuellement elle était revenue à la case de départ : elle devait développer, selon ses moyens naturels et climatiques, ses propres sources d´énergie et sa propre technologie industrielle. Si elle s´était battue dès le début pour une voie de développement réellement indépendante, elle serait aujourd´hui bien loin ! Comme quoi on peut se laisser abuser ou même se cacher avec des illusions de l´exercice de la responsabilité de sa liberté quelques temps, mais à la fin et inévitablement, elle est comme notre ombre de vie : elle nous suit toujours partout et exige sa pleine et entière reconnaissance.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

Forum Réalisance

 

A lire, à titre d´information :

1.- http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/03/copenhague-faux-debats-vrais-enjeux-par-pierre-andre-de-chalendar_1275892_3232.html

2.- http://www.actualites-news-environnement.com/21293-conference-copenhague-climat.html

3.- http://www.actualites-news-environnement.com/22129-copenhague-institutions-financieres-internationales-accord-global.html

4.- http://www.actualites-news-environnement.com/22119-Climat-opportunites-agriculture-FAO.html     

Posté par Musengeshi Kat à 21:09 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Le président Obama s´est annoncé à cette conférence...pour le dernier jour.

Mais j´avoue, cependant qu´arrivera pas à beaucoup, sinon à entamer un processus qui ira dans le sens que nous espérons...si la crise le laisse. Je suis africain, Katata, mais ni naïf, ni idiot; l´occident nous tellement habitué à vivre sur la tête en acceptant ses absurdités économiques et ses privilèges appauvrissants que croire aujourd´hui que les choses vont changer par la raison et le bon sens...tout cela sent l´intérêt et le profit que seul à mon sens la peur du danger qui nous menace peut changer réellement les choses.

L´occident a trop longtemps détruit l´atmosphère tout en veillant à ce que nous restions pauvres, qu´il a fallu cette crise pour qu´elle se réveille et se rende compte qu´elle n´avait plus de clients mais bien trop de concurrents ! La Chine veut réduire ses émissions, l´Inde aussi, ce qui est, avec les efforts des pays occidentaux dans ce sens, louable. Mais le problème, comme tu le sais, va plus loin: celui des technologies vertes et de la nouvelle orientation technologique que mêmes les africains doivent adopter. Mais comment le feront-ils sans moyens financiers et qui, plus est, sans avoir développé l´esprit créatif et intellectuels du changement requis ? Angela Merkel a déjà freiné tous les espoirs vers un quelconque fond de compensation écologique envers les pays pauvres. En fait, les pays africains, comme toujours, n´iront à Copenhague que pour tendre la main et réclamer l´aide...encore une fois. Et même si cette fois ils n´ont pas tort, cela ne change rien à leur situation d´éternel faible et quémandeur d´aide. Quand cela changera-t-il enfin ?

Le danger qui nous menace aujourd´hui est d´une telle cruauté que rien qu´à y penser cela révolte n´importe qui a le bon sens en place. La température mondiale menace d´augmenter de 2 degrés ce qui va créer dans le monde une véritable catastrophe écologique, agricole, économique. Et nous serons tous touchés: les pays riches autant que les pays pauvres. Et si tu me permets ma révolte, je dirai que n´eut été cette crise, ou même la menace écologique actuelle, les occidentaux n´auraient jamais accepté de revoir leur cécité industrielle, les conséquences de leurs erreurs ou ceux de leurs abus économiques et culturels envers l´Afrique, entre autre. Il faut des catastrophes et des crises, devrai-je dire, pour que l´occident se mette à voir les choses avec des yeux plus responsable de ce que l´économie ou l´écologie sont à voir dans un ensemble mondialiste et responsable pas seulement de sa propre finalité, mais aussi celui des droits légitimes autres.

Une chose est certaine dans cette affaire: les africains doivent cesser de croire que l´occident leur apportera les solutions á tous leurs problèmes. Cet occident commet elle aussi des erreurs et elle a aujourd´hui besoin d´africains créatifs et réellement indépendants et productif. Eh oui, cette même culture occidentale n´avait-elle pas mis tout en oeuvre pour tromper les africains en les enfermant à la dépendance et á la stagnation ? Mais oui, sinon comment s´explique la francafrique...et autres stratégies d´appauvrissement et d´endettement conduisant cruellement à la dépendance politique et économique ? Toute cela était-il terminé ou l´occident allait continuer à entretenir ces politiques criminelles et méprisantes envers les africains ? On se le demande, oui, quoi que nous pensons que l´occident n´a plus intérêt à se torpiller elle-même...!

On nous tellement trompé et renversé sur la tête qu´aujourd´hui revenir sur les pieds pose de grands problèmes aux gens qui avaient, dans leur aliénation ou leur naïveté, cessé de réfléchir sous la société de consommation et sous les mensonges culturels qui les accompagnaient. C´est aujourd´hui pourtant, face au danger écologique qui menace notre planète, un devoir à tous d´agir dans le sens de ses intérêts futurs. Et si ceux qui sont déjà avancés techniquement doivent se reconvertir à une meilleure forme d´acquisition et d´usage de l´énergie, il n´en est pas moins vrai que les africains doivent, eux aussi, s´émanciper mentalement et intellectuellement et produire, se développer avec un usage plus rationnel et écologique de l´industrialisation et de l´emploi d´énergie. Et eut égard à tout cela, il faut se demander : les uns sauront-ils se reconvertir et les autres sauront-ils sortir de leur retards technique et scientifique pour ne pas aggraver un problème qui touchait tout le monde ? Il est douze heures moins cinq...le danger pèse sur notre tête comme une tranchante épée de Damoclès !

Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance

Posté par Shaka Bantou, 06 décembre 2009 à 23:35

Ce qui est sûr: nous ne pouvons plus continuer à détruire notre environnement comme par le passé !

Cette conférence le dira bien: nous devons changer notre manière de vivre et de traiter notre milieu vital; trop d´erreurs, trop de mépris et trop de vagabondage destructeurs et irresponsables ont mis à mal notre environnement. Or, depuis des siècles nous vivons sans nous rendre compte de l´importance et de la valeur de notre atmosphère dans notre avenir. Et maintenant il faut rapidement faire marche arrière et nous doter d´un esprit conséquent et responsable des équilibres de notre précieuse écologie mondiale. Et curieusement, comme dans toutes les situations antérieures, le même état des lieux nous embarrasse: d´un côté les pays pauvres victimes qui ne savent pas financer par eux-mêmes les changements qu´exige cette crise écologique, et de l´autre les pays riches abusifs et responsables de la détérioration qui nous menace. Ces derniers peuvent changer, mais ils ne peuvent pas à la fois investir dans l´avenir, maîtriser la crise économique et dans la même foulée aider le tiers monde à surmonter ses chroniques faiblesses économiques et techniques !

Et qu´on le veuille ou non, puisque j´ai entendu les réclamations approximatives de 65 milliards $ des africains en compensations, les africains devraient se demander s´il n´est pas temps de changer de musique et se mettre à jour techniquement et économiquement. On ne peut pas toujours exiger des autres ce qu´on prive à ses propres sociétés, sa culture et ses propres enfants ! Personnellement j´ai peur, si les pays riches convenaient à ces compensations, que cet argent, encore une fois n´aille, avec les élites canailles et corrompues qu´il y a en Afrique actuellement, dans les poches de certains et ne servent pas à changer les choses en Afrique ! A mon sens cette aristocratie incapable issue de la francafrique n´a rien fait pour mériter ni la confiance des leurs, ni celle de l´opinion internationale objective.

Beaucoup de ces traîtres et vendus aux intérêts occidentaux diront: ce n´est pas notre faute; après tout nous n´avons fait qu´aider nos amis occidentaux ! Eh oui, seulement, ces amis occidentaux venaient, face á la crise économique et face à la menace prochaine d´écroulement de l´écologie mondiale, de recracher leurs faux amis de jadis ! Pour la crise économique l´occident avait besoin de partenaires économiques forts achetant ses produits et où on pouvait investir sans danger, face à l´écologie c´était la même chose: des abrutis qui ne réfléchissaient, qui attendaient patiemment qu´on leur fasse la technologie ou la science n´étaient d´aucune utilité sinon qu´ils tendaient indécemment la main...pour ne rien faire ou ne pas commettre les efforts exigés pour sortir enfin de la précarité et se développer. Du moins prendre courageusement un chemin ardu et pavé d´efforts et d´exigences comme on le sait.

On se trouvait donc là de nouveau: entre mendiant jouant aux victimes exigeantes et ceux qui, abusifs et plutôt jusqu´auboutistes, se sont rendus coupables de la catastrophe qui nous menace. Un accord ? Possible, mais il est exclus que les uns paient pour les erreurs des autres. Quant aux erreurs et manquements du passé, il faut que chacun s´en guérisse. En fait, on se retrouve ces derniers temps devant les mêmes schémas économiques, culturels, religieux ou mêmes écologiques mettant face à face les impuissants pauvres quémandeurs des riches souffrant de maux ou des excès de leurs propres abus ou ambitions. Et lentement on devrait se demander si les uns comme les autres ne voient pas que le changement, dans l´un comme l´autre des cas, est la seule voie possible par laquelle on peut résoudre effectivement les contradictions et tous les conflits de nos temps modernes. Ce n´est pas seulement la liberté ou le bien-être de certains qui sont menacés, c´est notre liberté á tous, notre bien-être commun et même la démocratie à laquelle nous aspirons tous logiquement. Nous devons seulement de bonne foi cesser de nous cantonner dans nos barricades du passé et voir les choses plus largement, avec plus d´équité et de bon sens commun.

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
FR

Posté par Musengeshi Kat, 07 décembre 2009 à 13:14

Les africains, Katata, sont dépassés...

Les africains, des dangers invisibles qui les menacent, leur manquement à leurs architectures sociales et fonctionnelles...tout cela les rend autant vulnérables qu´ils s´appauvrissent inévitablement. Ils essaient à s´agripper à l´imitation du modernisme occidental et surtout à l´aide abrutissante et conditionnée ou...lorsqu´on parle d´argent. Mais cela ne prouve que combien les élites africaines sont en débandade de l´exercice valable de leurs prérogatives du pouvoir chez eux. Cette évidence écologique actuelle est cependant l´occasion de remettre pour tout le monde les montres à zéro avec une nouvelle orientation scientifique et technologique. Cette fois, celui qui ne s´y met pas ne va plus jamais en sortir ou rattraper le temps perdu…on ne peut pas toujours exiger une 25ième heure…sans se donner la peine d´arriver à l´heure à ses rendez-vous avec sa propre histoire ou sa propre liberté ou réalisation sensible ! Quand ce complexe de retardataire sociohistorique et culturel finira-t-il ? Il serait lentement temps d´y penser…au lieu de croire qu´il s´agissait, l´existence durant, à imiter, mendier ou attendre que les autres nous emploient pour s´enrichir…

J´ai écouté le discours de Joshka Fisher à propos de Copenhague: l´ex chef des verts allemands, parti qui, depuis plus de trente ans, a lutté et lutte encore pour une meilleure compréhension et intégration sociale de l´écologie dans la culture existentielle humaine. Et j´avoue que j´ai été ému; cela m´a fait penser au brillant Cohen Bendit, à ces hommes qui des années durant, infatigablement et parfois sous la risée des partis conservateurs, ont milité pour faire admettre la conscience écologique dans nos sociétés. Aujourd´hui, trente années plus tard, et au gré de luttes politiques sans merci et souvent couverts de huées, de mépris et même d´injures, on se rend enfin compte qu´ils avaient pleinement raison et qu´on aurait dû les prendre au sérieux dès le début. Eh oui, l´irrationalité politique et culturelle humaine. Si dans les années ´80 on l´Europe n´avait pas fermé les yeux sur les messages de ses partis écologiques, aujourd´hui nous n´en serions pas à chercher en catastrophe à vouloir réparer l´irréparable.

Ce serait déjà un bon début si cette conférence arrivait à créer un courant de changement, c´est vrai. Connaissant mon monde et l´absurdité contenue dans les courants industriels conservateurs occidentaux et surtout face á la crise qui nous tient, je suis sceptique. Je crois qu´on va faire des concessions qui n´en sont pas, sinon que pour les apparences, puis nous allons nous enfoncer dans la catastrophe. Et c´est seulement lorsque les pays riches sentiront que l´eau leur monte jusqu´au cou qu´ils se mettront à changer et à prêcher le Jésus Christ de l´écologie. Tant que ces riches industriels ne voyaient pas encore le danger leur détruire leurs propres intérêts ou mettre leurs vies à mal...le profit rapide et instinctif a toujours priorité chez eux, pas le sens ou l´orientation écologique. Aussi, espérons tous que lorsque la catastrophe viendra, qu´elle touche les pays du Nord si brutalement qu´ils se rendent compte alors aussi réellement que possible...qu´il est enfin temps de changer radicalement sa manière de voir les choses !

Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance

Posté par Shaka Bantou, 07 décembre 2009 à 18:50

Hourrah, hier l´administration américaine a enfin reconnu le CO2 comme un danger pour la santé des américains !

Un grand pas qui permet au prédident Barack Obama, sans passer par le Congrès, de légiférer d´autorité dans la matière. Il pourra donc librement annoncer les restrictions écologiques américaines pour réduire les émissions de CO2. Toute cette histoire, pour surprenante soit-elle ou même curieuse, prouve à quel point les intérêts et les procédures écologiques sont différentes d´un pays à un autre.

Du coup hier la question a été posée: allait-on par-là automatiquement reconnaître aux africains les 65 milliards de compensation écologiques qu´ils réclamaient aux pays industrialisés chaque année pour lutter contre les méfaits de la détérioration de l´atmosphère ? Non, assura-t-on, malgré que l´Amérique soit non seulement le pays le plus riche, mais aussi le plus grand pollueur de l´atmosphère avec 20 T de CO2 par tête d´habitant. Pour information les allemands totalisent 10 T, les chinois 5, les japonais 3,5.

Il semble bien que les grands pays: Amérique, Chine, Inde, Union Européenne, Brésil, Japon ont compris l´urgence de réagir dans ce domaine. Ce qui ne veut pas dire que c´est déjà la fête, loin de là. Mais dans cette violente crise économiques où les gouvernements sont impuissants devant leurs banques, leurs dettes, leurs démographies en déclin et leurs chômages grandissants, les politiciens des pays industrialisés veulent regagner leur crédibilité politique perdue en prenant enfin des décisions allant dans un sens positif afin de combattre l´ennemi nocif invisible craint par tous.

Musengeshi Katata
FR

Posté par Musengeshi Kat, 08 décembre 2009 à 12:32

Une question sur ce fameux financement pour les pauvres

Bonjour Messieurs,

Mon côté "retour aux sources", certains diront peut être naïf, est persuadé que certaines clés de notre développement sont à rechercher dans l'adaptation de nos anciens mode de vie pré-coloniaux aux réalités du monde moderne. Des modes de vie respectueux de l'environnement qui en fin de compte nous correspondent plus que ceux que nous tentons vainement d'imiter depuis notre contact avec le monde blanc.

Je suis de ceux qui pensent que l'économie verte était une opportunité extraordinaire offerte à nos pays africains pour se raccrocher au wagon du développement. J'entends par économie verte, une économie qui remet l'Homme au centre du jeu. Je ne la réduis pas à la seule question des préoccupations "carboniques" qui animent ce sommet de Copenhague. Il aurait été intéressant d'étendre le débat aux questions de l'accès à l'eau, à la faim qui d'un certain point de vue y sont liées dans la mesure où la surconsommation (énergétique & alimentaire) des uns agit nécessairement sur la sous-consommation des autres.

En ce qui concerne le financement que les riches "proposent" aux pauvres pour le développement des énergies vertes, ne nous leurrons pas, les occidentaux ne sont pas des philanthropes, quand bien même ils décidaient de nous accorder cette aide, ce dont je doute, il faudra y voir un nouveau moyen pour asservir les états africains à l'image de la dette .

Et si les occidentaux, qui aujourd'hui tous en état de faillite avancée, décidaient tout de même de nous accorder cette aide de façon désintéressée, je crains qu'ils ne soient plus en mesure de tenir leur engagement.

Ma proposition qui est à la fois une question est donc la suivante : Selon vous cela aurait il du sens que le financement proposée par les riches se fassent par l'annulation pure et simple de la dette?

Posté par Djé, 08 décembre 2009 à 18:48

L´annulation de la dette, Djé, ne résoud pas tous nos problèmes !

Je suis d´accord avec toi que ce serait un grand pas en avant que d´annuler simplement les dettes africaines...seulement, cela ne suffit pas, comme on le sait à réparer tous les manquements et les erreurs dont souffrent les économies et les société africaines actuellement. Et cela a à voir directement avec l´exercice du pouvoir en Afrique et les élites corrompues et dépensières qui y exercent l´autorité publique sans investir dans les facteurs réels de développement, sans accumuler parcimonieusement et sans faire avancer l´instruction, épanouir la créativité et l´entreprenariat africain, promouvoir la recherche afin de mieux structures nos sociétés et leur doter de moyens et d´instruments valables et éprouvés de développement.

Mais on l´a vu, Djé : à peine avait-on ajourné à un pays ses dettes ou qu´on les avait diminuées, les élites de ce pays se jetaient aussitôt dans leurs distractions favorites de dépense désinvolte des deniers publics au lieu d´investir dans l´industrie, la petite et moyenne entreprise de leurs pays ou même l´acquisition de sources énergétiques absolument nécessaires au développement de leurs pays. Eh oui, quelques années plus tard on entendait de nouveau les mêmes cris de réduction de dettes ou d´annulation ! Il faudrait peut-être commencer par-là en Afrique: se doter d´élites responsables et diligentes afin que les investissements verts comme tu dis soient faits et non détournés par des incapables et corrompus de la francafrique, ou ce qui est souvent le cas, par des analphabètes illuminés du pouvoir et de ce que peut-être la gestion d´un Etat !

Ceci dit, l´Afrique a tellement des avantages énergétiques avec l´énergie solaire, par exemple, que rien que le fait de ne pas y avoir investi disqualifie les élites africaines autant dans leur discernement objectif face au développement, que dans leur saisie réelle de ce que le développement des leurs pose en défis et en obligations. Si on n´investit pas dans les structures et les moyens de réel développement, ce n´est pas parce qu´on n´a pas de dette que pour cela le développement se fera facilement et tout seul ! Les africains doivent se donner la peine de faire leur devoir d´investir et de faire le développement plutôt que de le subir en attendant que l´occident, la Chine ou l´annulation de leurs dettes feraient des miracles en leur dotant gratuitement du développement. On a déjà compris qu´avec l´importation on ne faisait que s´appauvrir; je crois qu´il est temps aussi de devenir actif et de produire ses propres moyens et instruments de développement !

Nous avons des chances techniques inouïes en Afrique, autant dans l´emploi de nos ressources énergétiques naturelles non polluantes, que de techniques de production de nos ancêtres fallacieusement discréditées par la colonisation. Cela nous permettrait de produire effectivement et voir les choses simplement mais non moins efficacement. Mais, hélas avons-nous des élites tellement aliénées et corrompues par la domination rationnelle et culturelle occidentale qu´ils ne voient pas ou plus les choses comme il se doit ! Et la première de celles-ci est l´art de mettre un pas après l´autre et de ne pas vivre comme l´impose l´occident au dessus de ses moyens ! Si la Chine aujourd´hui s´industrialise c´est parce qu´elle a accumulé jalousement et qu´elle a développé ses moyens et ses instruments de réalisation au lieu de les acheter clé sur porte ou de s´endetter pour consommer bêtement.

Le potentiel africain de l´énergie verte est tellement énorme que l´Afrique serait capable de vendre de l´énergie à toute l´Europe ! Après tout le projet allemand de centrale solaire au Sahara n´est rien d´autre que cela ! Il coûte cependant 400 milliards € et nécessite la maîtrise des techniques de production autant que celles du transport de l´énergétique Et je note ici que la première application de l´énergie solaire a été découverte dans les pyramides en Egypte ! Il y a plus de 5000 ans que nos ancêtres savaient se servir du soleil pour faire de l´énergie. Mais aujourd´hui l´africain obnubilé par la culture dominante occidentale fermait les yeux sur l´évidence qui se trouvait sur son nez et allait se doter de moyens vendus et construits par les occidentaux, ce qui, entre autre avait l´effet de dévorer nos accumulations tout en nous abrutissant !

Aujourd´hui et à l´instar de cette conférence sur le climat à Copenhague, Djé, les africains doivent aussi se pincer le nez et reconnaître leurs erreurs, s´en guérir pour mieux aller de l´avant. Toujours venir tendre la main et exiger quid les technologies des autres ou quid qu´on efface leurs dettes...cela ne suffit plus pour garantir le développement et le bien-être futur des africains qui ont besoin d´emplois, de revenus, de moyens et d´instruments procréant leur épanouissement intellectuel, créatif, économique et garantissant autant leur avenir que le bien-être de leurs enfants. Il faut bien accepter cette évidence somme toute...universelle !

Musengeshi Katata
FR

Posté par Musengeshi Kat, 08 décembre 2009 à 19:50

La pauvreté ne rend pas seulement faible et bien faux…elle dévoie aussi

Les africains doivent bien le savoir : de tous ces délégations de pays africains qui arpentaient si volontairement les salles de conférence du Copenhague, on n´en a pas une s´opposer, lors de la prime à la casse, aux exportations illégales de vieilles voitures polluantes dans leurs pays ; aujourd´hui ils viennent tous prétendre qu´ils avaient droit à des réparations ? Mais tous étaient bien heureux de conduire es fameuses cheminée fumantes dont on ne voulait plus en Europe ! Alors, cette fausseté… ! A en avoir des larmes de ridicule et de fausseté. On a vu aussi avec quel empressement les africains achetaient les vieilles usines déclassées ou systèmes de production polluant ou dangereux pour la santé des paysans et les aux de boissons…puis on se précipitait à Copenhague pour jouer les saints ?

Tout cela, je le sais, sont des conséquences malheureuses du sous développement ; il faut s´en guérir et produire soi-même ses propres instruments industriels…répondant à un meilleur souci de l´écologie, plutôt que d´accepter n´importe quoi et se découvrir malgré tout une âme d´écologiste talentueux ! Avec ce genre de fausseté on ne trompe plus personne de nos jours, sauf soi-même !alors, si on revenait sur les pieds au lieu de vivre sur la tête tout en prétendant, pendant qu´on ne se donnait pas la peine de créer et mettre sur pied ses propres moyens énergétiques et industriels de subsistance, que les autres produisaient mal et nous empoisonnait. Cela était bien vrai, mais si soi-même on ne faisait rien pour produire mieux…on était à la merci d ce que les autres concoctaient, hélas.

Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance

Posté par Shaka Bantou, 08 décembre 2009 à 21:02

Une grande question de crédibilité chez les africians...

On ne peut pas toujours accuser les autres de faire des erreurs quand on veut en profiter pour leur demander de bien vouloir, avec les gains faits avec ces erreurs et ces technologies polluantes, de nous renflouer ou financer les vertus que nous nous refusons à mettre à jour !

Avec ce genre de logique, l´Afrique n´ira nulle part; il faut qu´elle le comprenne: ses élites actuelles ne sont ni à la hauteur, ni capable de lui rendre sa souveraineté politique et économique. L´histoire, on la fait, on ne la réclame pas. C´est la même chose pour la liberté ou la démocratie.

Et, soyons francs; quand on voit les soit disants combattants des droits humains courir l´Afrique et réclamer de partout des droits et des libertés que l´occident avait mis à jour et qui avaient enrichi notre culture humaine contemporaine...n´est-il jamais venu à l´idée de ces gens qu´ils devaient aussi exiger les investissements avec lesquels on créait l´emploi, le revenu et la connaissance pour remplir ces droits humains de valeurs réelles et imaginaires émancipatrices ? Sans le progrès, sans produire et sans parfaire...comment faisait-on les droits et la liberté; seulement avec les mots ? La pauvreté et l´ignorance procurent-elle le droit et le bien-être qui font la jouissance du droit et son contenu ? Non, n´est-ce pas; voilà aussi un exemple de logique enfermée à l´illusion passive qui ne nourrit pas son homme.

Ainsi crois-je qu´on fait trop de bruit en Afrique, qu´on joue trop à réclamer et á exiger pour en vérité cacher son incapacité ou son impuissance à faire des efforts par soi-même et se donner ce qu´on a pris la mauvaise habitude d´attendre des autres. Oui, comme Djé le dit il faut un retour aux sources: celles de la raison, du bon sens et d´une logique de réalisation mettant l´homme actif, créatif, assoiffé de savoir et amoureux du progrès au centre de la société. Pas le champion de la réclamation, le mendiant perpétuel ou l´incapable illuminé croyant que le progrès on pouvait l´acheter en cultivant son ignorance ou son insolvable passivité ! Je me demande quand on se rendra compte qu´agir ainsi ou soutenir ce genre de logique, c´est se foutre de son monde et de soi-même.

Musengeshi Katata
FR

Posté par Musengeshi Kat, 08 décembre 2009 à 22:52

Des précisions

Je vous rassure, autant je doute des bonnes intentions des occidentaux sur ce dossier autant j'ai conscience que nos élites actuelles seraient incapables de gérer "en bon père de famille" la manne financière dégagée par une hypothétique annulation de la dette. Vous me donnez donc l'occasion de préciser ma question.

Mon interrogation se situait plus précisément sur le volume de cette dette. Ne connaissant pas le montant exact du niveau de la dette des pays africains ni celui des investissements à réaliser en matière d'énergies vertes (en Afrique), je souhaitais en fait mettre en perspective ces deux chiffres.

Si, je dis bien si la dette était annulée et que les élites actuelles étaient toujours en place, Comment contourner la prévarication quant à ses nouvelles missions environnementales?
En fait j'y vois une opportunité pour amorcer l'intégration africaine autour d'un objectif commun, un cap à atteindre qui une fois n'est pas coutume fait l'unanimité en Afrique.

A ce jour, la dette nous nous la remboursons tous, ce qui signifie que les africains disposent d'une capacité d'investissement...l'honnêteté intellectuelle des occidentaux seraient de libérer cette capacité d'investissement en annulant la dette. Si les investissements sont africains, le produit de ces investissements seront africains. Nous ne disposons pas de la technologie pour développer le solaire au même titre que les arabes ne l'avaient pas pour le pétrole. C'est un rapport de force à mener et pour le remporter l'unité est primordiale sur ces dossiers.

La Chine c'est 1.3 milliard d'habitants, l'Europe 400 ou 500 millions je crois, les USA 300 millions... en 2010 l'Afrique ne peut plus se permettre de discuter de façon morcelée. Le Bénin tout comme l'Afrique du Sud ou le Maroc n'a pas la crédibilité, pour ne pas dire légitimité, pour mener des négociations avec les pays précédemment cités. à ce titre ce sont 4 ou 5 blocs régionaux africains qui doivent émerger.
Et cette affaire environnementale est une chance. Réaffectons notre dette (si elle est annulée) dans des projets d'envergure régional, à moyen terme je crois que cela ne pourra que favoriser l'intégration des pays africains.

L'Afrique aurait du se présenter à Copenhague avec cette proposition :
Annulation de la dette & réaffectation de cette dette dans des projets sous-régionnaux déjà identifiés. (Réaffectation "controlée" par des organismes neutres dont il est vrai j'ignore l'existence). C'était là une façon d'une part de ne pas se présenter une fois de plus en quémandeur & d'autre part favoriser de façon détournée l'intégration africaine par le biais de la question écologique.

Mais bon, j'ai conscience que c'est beaucoup de théorie que je déverse ici.

Posté par Djé, 09 décembre 2009 à 09:56

C´est beaucoup de théorie, c´est vrai; mais surtout beaucoup de variables et d´inconnues...

Mais nous pourrions, puisque nous connaissons le sens des résultats, partir de ceux-ci et nous dire: si les investissements africains augmentaient grâce à l´annulation des dettes; comment peut-on effectivement employer cette opportunité nouvelle de financement pour investir dans une technologie énergétique écologique africaine ? Et ici, permets-moi de te le dire, je ne vois pas ce que vient faire une quelconque union africaine ! Chaque pays a négocié tout seul ses dettes et les a dépensé tout seul...que viendraient faire les autres pays africains dans cela ? Un mouvement général pour convaincre les occidentaux à relaxer les pays africains endettés ? D´accord, et je suis persuadé que là n´est absolument pas le problème; celui qui prête veut gagner en avantages quelconque, et si on pouvait convaincre les occidentaux que c´est dan leurs intérêts que l´Afrique redevienne solvable...je crois qu´ils s´y prêteraient...si les africains montraient plus de sérieux et de diligence à investir et travailler à leur solvabilité ! Or, l´occident a fait l´expérience en Afrique que les élites africaines se jetaient aussitôt dans des dépenses grossières et sans lendemain quitte à se cacher plus tard derrière la mendicité, des remontrances aventurières de dettes coloniales ou d´exploitation économique...etc. On dansait, on jubilait et on dépensait au lieu d´investir et puis on venait réclamer la confiance occidentale dans sa capacité à soutenir un projet de longue haleine comme la mise sur pied d´une technologie verte ainsi que de ses diverses et complexes exigeantes applications ?

Fermons un moment une parenthèse là-dessus et supposons que cela marche, Djé; sais-tu tout l´effort rationnel et créatif qu´il faut mettre sur pied pour mettre sur pied une technologie et l´asseoir dans la société ? Il faut parfois des décennies ! Je prends l´exemple le parti des Verts allemands qui ont été les premiers en Europe à introduire en politique l´exigence d´une orientation écologique en 1983 date à laquelle ils devinrent pour la première fois en Allemagne partenaire au pouvoir en Essen (Francfort). J´ai bien suivi ces gens; mon Dieu n´ont-ils pas été méprisés, ridiculisés et même injuriés ouvertement. Aujourd´hui n´ont pas eu raison ? Prés de trente ans de lutte souvent désespérée et l´insistance constante de la priorité d´investissement dans le solaire, l´éolienne, la thermique…etc ont placé l´Allemagne de loin au sommet de tous les pays avancés dans la conception et la mise en oeuvre des techniques d´énergie verte. Ceci pour te dire qu´il ne faut pas surtout croire en Afrique que tout se fait par commandement, par union ou par simple volonté politique !

Pour finir, revenons s´il te plait à la plaie béante actuelle de l´Afrique: ses élites; dont la qualité stratégique, économique et même intellectuelle est absolument misérable en ce moment. Incroyable et plutôt surprenant quand on sait que l´Afrique a un grand besoin de cerveaux supérieurs qui existent ça et là, mais dont on ne veut pas entendre ni les conseils, ni employer leurs capacités ! Ecoeurés, ces gens se retrouvaient en occident ou ailleurs en Chine et au Japon...où ils brillaient ! Assez irresponsable ce qu´on fait en Afrique sur ce point. Et tu prétends que des gens ou des sociétés qui méprisaient l´intelligence et le savoir à ce point, on pouvait leur faire confiance pour mener des projets complexes et sophistiqués à terme ? Hem, Djé, que dis donc l´africain à ce sujet ? Un éléphant lourdaud et pesant peut-il engendrer un lion ? C´est à l´Afrique de prouver qu´elle a les possibilités et les moyens intellectuels et créatifs pour arriver à ses fins, et surtout prouver avec des efforts personnels assidus qu´elle veut obtenir des résultats et qu´elle le veut absolument ! Les africains sont par trop nonchalants...et désintéressés; ce n´est pas avec un tel caractère désinvolte et peu engagé qu´on peut éveiller la passion des étrangers soient-ils compatissants et aveugle ; quand il s´agit d´argent, celui qui n´est pas diligent est un idiot. C´est connu et établi.

Et enfin, le support technique: les ingénieurs et techniciens habilités dans ces techniques vertes, il faut bien les former, les perfectionner, écouter les améliorations proposées par les meilleurs d´entre eux...tout cela se ferait comme par bâton magique avec l´Unité de pays divers ayant des prémisses et des conditions sociales, politiques, techniques et géographiques différentes ? Faut pas mettre la charrue devant les boeufs, Djé; et même si on veut vaincre à tout prix son sentiment de faiblesse et d´isolement par rapport à la présence unifiée des pays industrialisé agissant derrière le systématisme de la Banque Mondiale ou du FMI ! En réalité ces pays sont tout aussi différents les uns que les autres, et comment ! Seulement, lorsqu´il s´agit de projets touchant les intérêts de plusieurs d´entre eux, ils savent se mettre d´accord pour réaliser ces projets dans l´intérêt des parties. Devant de tels projets les africains seraient encore entrain de se disputer, de faire des guerres ou même d´exiger des avantages qu´ils n´ont pas mérité; ou alors ils se refuseraient tout simplement à voir l´opportunité de ces projets pour l´avenir et le bien-être de leurs pays respectifs ! Si je devais te dire combien de possibilités les africains négligeaient ou détruisaient en ce moment alors que celles-ci représentaient pour eux le bien-être et un avenir meilleur sans pauvreté...tu en serais choqué. Alors ? L´Afrique doit tout simplement changer de mentalité...se doter d´une idéologie sociale d´excellence et non de médiocrité affublée d´importation pour cacher la vérité, et surtout on doit placer l´intelligence et la créativité comme valeur primordiale de l´existence et de la réalisation sociale. Les gens doivent apprendre enfin à réfléchir et agir économiquement et défendre valablement leurs intérêts au lieu de les mépriser et attendre que l´occident sera plus clément ou plus regardant pour les intérêts africains que les africains eux-mêmes. Celui qui croit cela est bien l´idiot du village et de ce monde ou pas ?

Musengeshi Katata
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Posté par Musengeshi Kat, 09 décembre 2009 à 11:57

La génération actuelle d´intellectuels africains n´est pas up to date !

C´est une véritable catastrophe ! Qui pire est, ce ramassis d´incompétents, d´incapables et de prétentieux illuminés consommaient aujourd´hui les accumulations des leurs tout en gérant leurs pays comme des bourgs féodaux ! Alors on cherchait avec l´endettement à tromper les occidentaux en revenant honteusement chaque décennies tendre la main. A la longue ce subterfuge ne tient pas...et depuis quand dans l´existence l´idiot et l´incapable doivent être remerciés par de régulières facilités ?

On doit bien se demander: ces gens qui se précipitent au pouvoir et prétendent gouverner et gérer au mieux les intérêts et l´avenir des leurs, diable quel sens de celui-ci ont-ils si la vieillesse de leurs parents, les conditions de vie des femmes et les enfants, si le bien-être futur des leurs ne les inquiètent pas ? L´Afrique, et surtout l´Afrique noire, est aujourd´hui le continent le plus pauvre du monde. Sans produire les instruments et les moyens du progrès, comment diable un pays ou une nation peut-elle donner un meilleur bien-être à sa population, résoudre ses problèmes de santé, de déplacement, de communication par exemple; ou ces problèmes n´existent-ils pas en Afrique ? Si on n´investit pas aujourd´hui, si on ne produit pas aujourd´hui ; de quoi demain sera-t-il fait sinon de manque, de misère et de mendicité comme par le passé ?

L´Afrique subissait actuellement un chômage incroyable de jeunes et de diplômés...et de l´Algérie en Afrique du Sud, toute l´Afrique ne semblait en rien d´en inquiéter ? Ne voit-on pas l´érosion que provoque l´immigration des cadres vers l´étranger...ou espérait-on encore qu´avec la mendicité et l´aide internationale ces problèmes seraient rapidement résolu ? Mais cela fait longtemps qu´on fait ces rêves éveillés sans en sortir ou aller de l´avant ! Ceux qui avaient fermé les yeux sur ce problème comme Haïti...il suffisait de voir ce qu´en 205 ans d´incompétence des élites, ce que ce pays était devenu: les pauvres y mangeaient de la terre cuite pour ne pas mourir de faim ! 205 ans d´indépendance plein la bouche et la pauvreté à t´en fendre l´âme: voilà le salaire et le cadeau de la cécité et de l´incompétence des élites haïtiennes à leur société. Bien sûr les africains argueront: nous, nous sommes des génies...ou encore cela ne nous arrivera pas; après tout nous avons des matières premières. Et cependant, ces matières premières ne sont pas éternelles...et alors ? De quoi vivra-t-on et avec quelles matières premières se développera-t-on quand ceux-ci auront pris fin, que diable ? Avec les dents ?

Copenhague n´est pas seulement une conférence écologique visant à réduire le CO2 pour éviter le collapse de notre équilibre écologique mondial menacé de réchauffement de plus de 2 degrés dans ce siècle que nous vivons. C´est aussi un moment crucial de réflexion sur l´emploi et la consommation des ressources terrestres en général ! Le déséquilibre actuel causé par les abus des pays industrialisés ou en voie d´industrialisation est non seulement nocif aux pays sous développés, il est aussi injuste et appauvrissant à court et à long terme ! Et si les uns veulent cacher la vérité ou continuer à vivre comme hier en polluant l´air et en pillant les réserves climatiques et minières du monde entier, les africains ne doivent pas seulement se cantonner dans des accusations légitimes, certes, mais ces accusations ne résolvent en rien l´injustice qui leur est cruellement faite, autant que les manquements et les faiblesses africaines face à leur propre développement ! Et je suis aussi d´avis que les africains bons quémandeurs et donneurs de leçons écologiques doivent s´activer rapidement à faire mieux que les occidentaux en mettant sur pied une industrialisation plus vertueuse et plus respectueuse de l´écologie et de la justice économique et sociale. Parce que ne rien faire et venir vouloir être financé par des revenus criminels ou injustement acquis...tout cela n´est pas très honorable ou honnête du tout.

Oui, nous en parlons ouvertement, plus ouvertement que d´autre ; ce n´est pas du tout hasard ou dans la seule volonté d´acculer les africains, loin de là. Mais nous estimons que la liberté ne doit pas être mendiée ou reçue de l´étranger pendant que ceux qu´elle devait servir et encenser la réalisation se reposaient dans l´expectative et l´indifférence de son apprentissage et de son perfectionnement sensible. Il suffisait de voir ce que valait aujourd´hui Haïti pour comprendre que cet illusionnisme n´ouvrait que sur une pauvreté et un désespoir existentiel encore plus poignant et désespéré. Les intellectuels africains existaient-ils, devrait-on se demander, s´ils ne voyaient pas l´illogisme et la cruelle aberration de leur incompétence envers les leurs, leur culture…et même la fierté intellectuelle de ces élites était largement, mais alors très largement remise en question !

Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance

Posté par Shaka Bantou, 09 décembre 2009 à 20:15

Il n´existe pas de liberté qui doit être conçue par d´autre que par ceux auxquels cette liberté doit servir.

Ce n´est pas à l´occident de faire notre liberté ou de l´entretenir ; mais alors on se demande pourquoi les élites africaines lésinent à concevoir, organiser et épanouir la nôtre ! De deux choses l´une : ou ils ne savant pas ce que c´est que la liberté, ou ils sont tout simplement incapable et pas à la hauteur de leurs prétentions. Autrement on s´explique mal que depuis 50 ans personne ne transforme le cacao en chocolat en Afrique, le thé en boissons diverses comme l´occident le fait…que l´Afrique qui a été le berceau du maquillage new vent ou ne produit rien dans ce sens…etc. Apparemment tout cela est aussi question d´imaginaire enclavé ou enfermé à la passivité.

D´un point de vue économique il y a des questions qui sont absolument surprenantes telles que : on sait qu´il nous faut des instruments et des moyens intellectuels, financiers, techniques pour nous réaliser ; mais alors on se demande pourquoi les élites africaines ne mettent-elles pas tout leurs efforts pour que ces moyens soient réalisés et mis à la disposition de leurs sociétés ? On se le demande vraiment…à quoi rime cet attentisme actuel qui nos espoirs et ne nous apporte rien pendant que cette élites devenait de décennie en décennie corrompue, gourmande et dépensière dans la consommation des produits étrangers ?

Si les écoles ne sont pas à jours ou construites, si les ouvriers qualifiés, les maîtres d´ouvrages ou les ingénieurs ne sont pas formés, avec quoi allons-nous donc faire le progrès ? Parce qu´il ne suffit pas seulement de les former, il faut aussi les mettre à ouvrage, les payer et ainsi épanouir et consolider l´économie nationale avec leurs revenus, leurs épargnes et leur consommation.

Aussi, désolé si notre jugement des élites africaines est absolument négatif…ils ne brillent pas par leur créativité ou leur intelligence d´organisation ou de prévenance. Pas du tout. Or, avec tout nouveau venu au concert des pays industrialisés ou émergents, les pression faites sur les matières premières et sur nos accumulations augmentent autant que la concurrence technique, scientifique et commerciale croît énormément. Notre retard devient dès lors un grand handicap autant douloureux que désespéré. Et dans ces conditions on doit se demander. A quoi nous servent donc ces gens qui, tout en se prétendant élite ou en s´accrochant à notre pouvoir, ne nous appartenaient rien tout exigeant notre respect et le droit de consommer étranger en permettant à ceux-ci de nous enlever notre dernière chemise ? Même l´air que nous respirions, la nature et notre santé nous étaient volés devant leur nez pendant qu´ils trouvaient notre pauvreté et notre dépendance normales ? Allons donc…ils sont bien entrain de nous mener à l´échafaud, oui ! Combien de temps cela allait-il continuer ainsi ?

Musengeshi Katata
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Posté par Musengeshi Kat, 09 décembre 2009 à 22:29

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