Commentaire sur la réflexion de Patience Bondonga sur facebook

 

Quand un peuple ne sème pas le bon grain dans ses enfants, il ne récolte pas des génies pour défendre ses valeurs et sa liberté.  

 

«On nous avait appris à chanter les louanges de Dieu pour nous faire oublier que nous étions des hommes.»  P.E. Lumumba

Un peuple n´a que les gouvernants ou les élites qu´il a engendré ou qu´il mérite. Le problème en RDCongo est qu´on aime les idiots et on assassine les doués. Voilà la vérité. Par ailleurs, lors de l´indépendance, beaucoup de congolais ne savaient même pas ce que signifie une Nation, un Etat, comment gérer le pouvoir et quel est son but, comment faire le développement économique et industriel de la société et quels sont les facteurs fondamentaux d´une bonne et solide industrialisation. Et vous serez surpris: même aujourd´hui les gens n´ont pas encore parfait leurs lacunes ! Il n´existe pas un idéal affirmé d´excellence sociale, culturelle et intellectuelle en Afrique ou des normes établies pour faciliter l´organisation et la gestion du rendement et des buts sociaux. Toutes les normes existantes actuelles sont issues de la colonisation ou de l´emprunt à la culture occidentale. Il serait donc temps de faire ce travail de fond qui exige l´effort assidu, l´intelligence et la perspicacité sociale plutôt que de croire qu´il suffit de mettre une cravate, de critiquer oisivement ce qui aurait dû être et qui ne l´est pas. La liberté ne tombe pas du ciel; on ne peut pas l´acheter auprès des autres cultures, il faut bien la faire et lui prêter le meilleur de soi ; après tout cette liberté doit réaliser les attentes et les rêves de ses maîtres !

Autre chose: si on continue à ne pas produire ou améliorer les moyens et les instruments de production et de réalisation sociale et individuelle; si on ne parfait pas l´éducation, la formation professionnelle, la création et le financement des petites et moyennes entreprises...et qu´on continue à dépenser ses accumulations sociales au lieu de les protéger farouchement, ce n´est pas en faisant de grands discours qu´on changera les choses. Pas du tout. Les africains sont à ce point illogiques qu´ils croient à la démocratie ou aux droits humains mais ils se refusent à les défendre effectivement en produisant les moyens économiques, politiques et rationnels pour les entretenir ! Or la liberté, la démocratie ou les droits humains doivent bien être financés et entretenus. On a donc la curiosité que les africains, tout en parlant de leur indépendance et de leur liberté, se laissent cependant enfermer à la dépendance politique de la francafrique ou à subir ses dictats économiques et sa corruption. Alors, quoi; veut-on l´indépendance et la liberté ou pas ? Ou s´agissait-il seulement de tromper les apparences, de prétendre ceci tout en faisant cela ? A mon avis il faudrait d´abord savoir ce qu´on veut, à quoi on veut aboutir au lieu de vouloir jouer un jeu dans lequel on se refuse à se donner les moyens et les possibilités d´en sortir gagnant.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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