On n´en revient pas depuis que les grecques ont dû baisser la culotte et mettre leurs vrais chiffres sur la table ; les experts sont autant choqués qu´effrayés. Comment diable cela a pu arriver ? Tout le monde était parti de 300 milliards € de dette, or, ce n´est que la dette extérieure ! La dette interne des industries et des institutions publiques envers les banques privée serait de l´ordre de 170 milliards €, celle des ménages s´élève à…400 milliards €. Ce qui fait que la Grèce est endettée en tout et pour tout de 900 milliards €. Comment va-t-on assainir une telle débâcle de mensonges, d´incompétence et de volontaire fausseté financière ?

 

La Grèce est engloutie dans une mer de dettes et dans une morale économique autant corrompue, prostituée que fausse ; comment l´Union Européenne peut guérir un tel désastre ?

 

A vous couper le souffle, la dimension exacte du gouffre économique et financier grec. Face aux 900 milliards € que faisait sa dette réelle, ce pays n´avait qu´un PIB de 260 milliards de l´autre côté de la balance. Passé l´état de choc de la découverte de la vérité sur les vrais chiffres de l´endettement du pays hellénique, on se demande bien comment l´Union Européenne va s´y prendre pour assainir une telle pourriture financière ? Ce ne sera pas seulement un assanissement aux dettes extérieure...les dettes internes vont mettre à mal la confiance économique interne. Déjà le marché noir et la corruption avaient à ce point envahi la Grèce qu´on se demandait encore qui payait l´impôt et qui versait ses cotisation sociales; apparemment ce pays était le plus bakanisé à tout point de vue en Europe. Eh oui...être géniteur de la démocratie ne veut pas nécessairement dire qu´on sache qu´il faut défendre cette démocratie autrement qu´en philosophant ou en collectionant des vieilles pières antiques ! Akropolis, Adieu...les dettes sont bien malsaines...même si on les couvre de souvenirs démocratiques.

900 milliards € de dette…ce n´est pas une bagatelle ! Surtout si le PIB du pays endettés…est aussi modeste que 260 milliards €. Ceci, en tout et pour tout, représente un endettement réel de 350% de son PIB. Oh, là là…Quand les taux d´intérêts sur la dette vont augmenter suite à la fin de l´argent facile et bon marché qui règne actuellement suite à la crise des finances, ce sera la véritable catastrophe pour la Grèce. L´Union Européenne peut-elle ase permettre, eu égard au fait que les autres pays du PIIgs : Portugal, Irlande, Espagne, Italie totalisaient déjà à eux seuls près de 2.000 milliards € d´endettement…et cela veut dire aussi l´alarme financière rouge, de se jeter dans une aussi lourde charge financière qui mettrait à mal sa concurrence industrielle et augmenterait le chômage et le coût de la vie dramatiquement dans l´Union ?

Incroyable cette défection de la politique et de l´économie en Grèce dirigée par la droite. On en était même venu, pour maquiller ses chiffres et tromper les statistiques, à déclarer la prostitution en Grèce comme source industrielle de revenu ! Bien avant 2002, date de la création de l´union monétaire, ce pays jetait l´argent par la fenêtre et vivait sur grand pied comme un seigneur des milles et une nuits. Comment le redouté Institut des Statistiques Européenne au Luxembourg ne s´était-il pas rendu compte de la vérité ? Surtout si, selon des sources indiscutables, plusieurs informants grecques avaient alimenté, dès 2004, certains services économiques de l´Union de preuves sur la falsification de bilans dont faisait usage le gouvernement grec à l´époque ?

On parle aussi de la trop grande affinité du chef Commissaire Barroso avec la droite grecque au pouvoir…et même du gêne des pays allemands et français qui, pour faire oublier leurs propres défections aux normes de 3% de Maastricht, se montrèrent par trop coulant avec les chiffres grecs. Et maintenant ? Les innocents contribuables de l´Union seraient-ils prêts à subir la couverture de l´assainissement de la dette grecque ? Oui, qui paiera les pots cassés par les grecs et avec quelles mesures réellement efficaces peut-on s´assurer que les grecs ne feront pas, comme par le passé, main basse sur la confiance qu´il leur a été accordée en revenant à leurs anciens amours de dépenser joyeusement l´argent qu´on n´a pas ? Une maladie qui avait fait du chemin en occident comme on le sait; tout de même...la Grèce en a ouvertement et sournoisement abusé.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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