Commentaire sur Facebook sur l´invitation de Nicolas Lisiki

 

Ce n´est pas le nombre ou l´arrivisme faussement prétentieux qui font la qualité…

 

Moi pour ma part je reviendrai sur l´article de Lisiki, en fait, je le répète encore, il me semble que personne n´a pas compris son souci qui est celui du contenu politique et de la sincérité ou de la prévenance des prétendant politiques. Et ce souci, je le partage grandement avec Nicolas car il faut le reconnaître, et on le voit même dans nos débats sur le Net, que beaucoup de savent pas qu´est-ce que c´est que le pouvoir, quelle est sa finalité et comment l´exercer valablement dans le contexte de notre historicité congolaise d´une part et de l´autre dans celui de relever adéquatement les défis auxquelles nos sociétés sous développées sont confrontées. Et Dieu sait qu´elles sont de tailles, ces défis. Dans le contexte économique, financier et commercial actuel nous subissons trop les paramètres et les obligations des pays industrialisés ; ce qui n´est pas toujours dans nos intérêts. Même si, pour cacher ces évidences nous nous endettons sans cependant parvenir à sortir de nos gouffres en rentabilisant le capital emprunté. Il faut manifestement changer de stratégie sinon nous risquons, comme la Grèce aujourd´hui, de nous noyer dans des dettes que nous n´arriverons jamais à nous débarrasser. Et pardon, nous nous n´avons pas l´appui et le soutien d´une puissante communauté financière européenne ! 

Nous venons de loin, avouons-le, et cependant, que nous le voulions ou pas nous devons malgré tout être aujourd´hui à la hauteur des exigences que nous fait l´existence contemporaine ! Là se trouve le drame en fait parce que certains, non préparés ou même pas doués pour la gestion de leurs propres existences, se bousculent ou intriguent pour accéder à des postes pour lesquels ils n´ont aucune qualité ou même une vue d´ensemble réaliste et avertie ! C´est comme Shok Mupingu le dit: tant que nous tournerons en rond, que nous ne brillerons pas dans la sélection de ceux qui veulent nous gouverner ou influer sur l´avenir de notre Etat et de nos enfants, sans, avec un discours plus précis et plus élaboré définir ce que nous attendons de ces candidats...nous risquons d´acheter le chat dans le sac, comme le dit mon ami Mupingu. Or cette époque est révolue: nos chiffres économiques se dégradent de jour en jour, nos femmes et nos enfants souffrent, la corruption a détruit la confiance et l´efficacité sociale et économique...faudrait-il que l´endettement et l´importation des biens alimentaires étrangers augmentent et nous ruinent définitivement pour que nous prenions conscience que les élites actuelles au pouvoir sont incapables et délinquants à nos intérêts ?

Mais dites donc mes amis, il s´agit de notre avenir et celui de nos femmes et nos enfants ! Et si nous nous donnions enfin la peine d´être plus profond dans nos échanges et de montrer qu´au delà de la simple critique nous savons pertinemment bien de quoi nous parlons ? Je vais vous donner à tous ici une idée approximative de ce que c´est que le pouvoir politique et l´exercice de la souveraineté du peuple: l´État, contrairement à toutes les formes de perversions que nous avons connues dans l´histoire politique du monde entier, est le plus beau et le plus grand bouclier actif d´une Nation ! Son amour pour les faibles, les malades, les déshérités, sa vocation pluraliste et sa recherche d´équilibre et de bien-être partagé et résolu est son grand étendard. Quand les enfants d´une Nation souffrent, quand leur avenir est sombre ou quand cette société souffre de maux et de tares, l´Etat ne dort pas et cherche des instruments et des moyens pour rendre son peuple sain et capable de se réaliser librement. ...

Maintenant, mes amis, soyons sincères et demandons-nous si le pouvoir congolais actuel répond à ces exigences ou s´il s´en donne sincèrement la peine. Ce n´est pas le cas, nous le savons; mais alors ceux qui le savent et ceux qui en souffrent doivent proposer des idées, une meilleure vision de l´avenir afin que seuls ceux qui y correspondront soient valables et retenus comme candidats de bonne foi. Je le répète encore: il ne s´agit pas des occidentaux, des chinois ou mêmes de turques; il s´agit bien de nous. De notre avenir, de celui de nos femmes et de nos enfants et celui d´un Etat qui dans notre coeur est le plus beau du monde parce que c´est sur son sol et son histoire que nos ancêtres ont ri, qu´ils ont rêvé, on versé leurs larmes d´espérance ou de désespoir...Ce bout de terre nommé Congo nous est plus précieux que n´importe quoi qui existe sur terre. C´est notre Patrie à tous et à ceux qui aiment la liberté, le respect des droits des autres, la promotion de la réalisation collective et individuelle. Si Patrice Lumumba l´a défendu avec autant de fierté même au prix de sa propre vie, c´est que la légitimation de ce droit existentiel se trouve dans le sang de tout congolais. Et maintenant, et si nous prouvions que nous sommes de ceux-là et d´un idéal social aussi simple qu´élégant ? Il ne s´agit de rien d´autre que de notre liberté et cela veut dire : comment nous nous la représentons et comment nous tenons à l´organiser et la défendre à tout point de vue. Mais avec un profond amour de soi, je l´espère.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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