Pas du tout, un aspect réellement important de la sourde adversité qui l´occident, dans sa consommation effrénée des matières premières, par exemple, ou la détérioration de l´écologie mondiale dont les pauvres pays africains devaient supporter les conséquences sans en avoir eu des bienfaits de bien-être….ces aspects n´ont été abordés par le président Barack Obama. Mais qu´importe, les jeunes africains furent heureux, dans leur désarroi et la pauvreté actuelle de leurs nations, d´écouter un grand homme américain dont la popularité, de par ses origines africaines et sa victoire présidentielle aux USA, était incroyablement grande au monde.

Commentaire sur Grioo.com : http://www.grioo.com/avis,barack_obama_aux_jeunes_leaders_africains_l_avenir_de_l_afrique_depend_des_africains,19558.html

 


L´excellent conseil d´Obama : ne pas répéter les erreurs du passé !

 

Ce qu´a dit Obama est bien vrai que c´est l´Afrique, contre vents et marées, qui décidera de son avenir...si ses enfants cessent de croire que tout est facile comme la colonisation le leur avait inculqué pour les aliéner ou si les intellectuels africains comprenaient enfin que leurs sociétés avaient besoin de structures et d´investissements dans l´instruction, la formation professionnelle, la recherche...pour créer de meilleures conditions primaires de bien-être lesquelles permettraient au vrai développement de prendre racine et un bon envol. Car le développement est un fait permanent.

Là où Obama est simpliste, c´est lorsqu´il oublie sciemment l´interventionnisme politique, économique et militaire occidental en Afrique. Mais peut-être se dit-il que des gens intelligents doivent savoir le neutraliser. Or en Afrique, à l´aube de l´indépendance, l´occident fit assassiner les élites averties pour légitimer des crétins aliénés et corrompus aux intérêts occidentaux. Cette tradition a été fièrement entretenue d´autant que l´Afrique continua à utiliser les normes, le système éducatif occidental...L´indépendance, en fait, ne fut que fictive ou tout simplement verbale pour garder et se préserver l´accès facile aux matières premières et aux marchés africains. Si les africains se sentirent flattés, on leur vola cependant systématiquement leurs accumulations autant qu´on les empêcha de devenir réellement indépendant avec des putsch militaires et des assassinat tels que ceux de Thomas Sankara, par exemple.

Le problème aujourd´hui, qu´Obama le dise ou pas est: les intellectuels africains ont-ils déjà compris qu´on ne peut pas se réaliser uniquement en imitant ou en achetant les produits des autres ? Et que pour arriver à produire et vendre, il fallait des spécialistes et des gens bien plus créatifs, bien mieux formés aux exigences sévères de la production dans le bois, le fer, l´électronique, la mécanique, la pneumatique, les lubrifiants...etc. Or si les accumulations du peuples ne servaient qu´à entretenir des institutions factices de démocratie ou si l´économie était rongée par la gangrène de la corruption et la cupidité d´élites parasites...comment dégagerait-on les investissement utiles pour engager des techniciens et universitaires créatifs promoteurs d´emploi s et de production ?

Le problème d´acheter et de consommer les produits des autres, et même si Obama n´en parlait pas, l´Amérique le connaissait bien face á la Chine; ce problème cause bien de maux de tête actuellement aux américains, en leur créant présentement un chômage douloureux et des déficits commerciaux indigestibles. Et c´est bien curieux parce qu´on peut se demander: si un pays aussi industrialisé que l´Amérique, aussi puissant, ne pouvait pas s´offrir le luxe de déséquilibrer indéfiniment sa balance commerciale de paiement ou même s´endetter outre mesure; pourquoi les africains croyaient-ils qu´en commettant ces erreurs mortelles pour leurs économies et leur avenir ils s´en sortiraient malgré tout sans heurts ? Si ce n´est pas de l´arrogance malsaine, cela ?

Oui, oui les africains devraient cesser de croire au père Noël, de cela j´en suis convaincu. Il est grand temps qu´on se rende compte que rien ne tombe du ciel et qu´on ne peut pas logiquement vouloir le progrès et la modernité et se comporter malgré tout totalement autrement en se refusant à en faire les efforts et le doigté requis pour obtenir gain de cause. La liberté faite par autrui a son prix qui peut être bien amer; si on veut réellement être libre et indépendant, il faut produire les moyens et les instruments de sa propre cause. Pour une liberté qui soit fidèle à nos rêves et réponde à nos aspirations, notre sens de justice, de culture.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

Forum Réalisance