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Les africains entre les faux bruits et les dures nécessités de la responsabilité...

 

@ Chère Odèle O., on voit que vous n´avez pas compris mon sarcasme…si les occidentaux devaient venir investir chez nous en masse à l´avenir comme ils l´ont fait en Chine, on aurait dû déjà le voir en Afrique du Sud ! Or, ce n´est pas le cas, n´est-ce pas ? Personne ne peut plus vivre par autarcie par soi-même, pour soi-même de nos jours; il n´y a que les idiots qui le pensent ou se l´imaginent…bêtement comme on le sait. Lorsque nous exigeons que les africains prennent leur avenir en main, ce n´est ni par autarcie ridicule ou abus criant d´égoïsme ou d´illumination de leur identité mise à mal dans le passé. C´est seulement que n´importe quelle culture qui n´a pas appris à se responsabiliser dans ses propres problèmes de finalité et orientation existentielle, cette culture s´abrutit à la longue et perd le sens des réalités qui est aussi dicté par le monde extérieur...qu´il ne faut pas oublier. Le plus important dans une culture est son intelligence créative, sa capacité imaginaire de saisie et d´extrapolation de solutions rationnelles, techniques et scientifiques que pose son droit à une légitime  réalisation sensible ambitieuse et élaborée. 

Personnellement je me méfie de gens qui parlent ou conseillent aux africains à se prendre en main (ce qui a été théoriquement fait depuis l´indépendance des années ´60), mais ces mêmes gens ne voient ni l´opportunité d´améliorer la qualité du réalisme politique, de celle de l´instruction en Afrique, d´accumuler et investir dans la petite et moyenne entreprise, d´accélérer ou de renforcer l´éducation et l´instruction des femmes, de mieux organiser la société et surtout rentabiliser l´économie nationale, de lutter contre la corruption...etc. Les mêmes qui parlaient ici de responsabilisation par la conscience et l´identité culturelle étaient les premiers qui aimaient ou ne savaient pas se séparer du confort occidental. Alors nous leur demandions seulement de produire ce même confort à domicile en Afrique afin que les leurs en profitent et aient des emplois ce qui ferait aussi avancer la société et l´économie nationale...or là aussi ils n´en étaient pas capables parce qu´ils ne savent que consommer, pas produire. Alors, quoi, veut-on cette responsabilisation ou voulait-on seulement tromper son monde ? on ne peut pas prétendre vouloir ceci…et pourtant se refuser à y œuvrer activement et effectivement. Il faut bien savoir ce qu´on veut !

Eh oui, sans produire et à haut niveau au besoin, sans frapper monnaie et créer la plus value qui servira à être investie dans les écoles, les ponts, le financement social et industriel ouvrant sur un meilleur avenir; comment veut-on faire le progrès ou aller de l´avant ? J´aime bien discuter, chère Odele O., mais pas avec des arguments non réfléchis, hasardeux ou gratuitement impulsifs. Nous avons devant nous des problèmes qui nécessitent un peu plus de sérieux et de rigueur que la simple discussion de palabres sans issue et sans ambition de contenu comme le pratiquèrent nos ancêtres dans le passé. Après tout cela fait des siècles que les africains jouent à ce jeu pendant qu´ils furent pris en esclavage pendant 400 ans sans rien y faire, qu´on leur arracha leurs terres en Afrique du Nord par les islamistes ou au Sud par les Boers et leurs descendants…et qu´ils durent subir la colonisation, sa castration historique, sa négation politique et ses fouets. Je crois qu´il est grand temps de voir les choses autrement et de prouver que nous avons très bien compris où court le lièvre, et que nous aussi nous sommes capables de protéger efficacement nos cultures, la sensibilité et l´avenir de nos femmes et nos enfants à l´avenir. Que ceci se passe seul ou avec les autres nous importe très peu; l´important ce sont les résultats. Et au mieux ils viendront vite guérir nos blessures séculaires et saluer nos efforts, au mieux ce sera. Vivement.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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