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L´Internet est un médium de communication d´une valeur et d´une célérité sans pareille ; il faut savoir l´employer pour informer, critiquer, rallier les gens à des idées et causes communes.

 

@ Chère Nathalie K., j´ai aimé votre intervention parce qu´elle allait exactement dans mon sens; voyez-vous, même si Lisiki évoque un problème ou l´expose d´une manière intellectuelle, ce problème concerne aussi toutes les autres personnes de la société congolaise et même un peu plus largement les autres africains confrontés avec le même mal de manque d´élites intelligentes et averties. Trouver le financement d´une politique de renouveau social ne peut pas être débattu sur Face, j´en conviens, mais la problématique en elle-même bien ! Voyez-vous, notre illogisme actuel qui nous fait importer et dépenser nos accumulations au lieu de les investir dans l´avenir de notre production, dans l´éducation, la formation professionnelle, les universités productives et de niveau élevé...tout cela ne peut pas se débattre à huis clos; cela touche tout le monde d´autant que le problème présente le caractère de ce qu´on appelle "un cercle vicieux". Si tout le monde ne comprend pas ce qui se passe, le changement ou tout changement n´en sera que plus ardu et difficile. C´est notamment l´erreur que commettent bien d´élites du pouvoir en Afrique actuellement de croire que s´ils sont les seuls à comprendre la réalité et l´enjeu de notre développement, il n´en resteront que beaucoup plus longtemps au pouvoir. Or ils n´arriveront à rien, et cela est tout de même important !

Je parle souvent de l´esclavage, des erreurs de faiblesse faites dans le passé; tout cela nous a valu bien de déboires, et mon Dieu combien de souffrance ! Mais un défaut m´est particulièrement condamnable: celui du défaut de propagation de l´information et de la connaissance, et celui, bien sûr de ne pas avoir tout mis en oeuvre pour élever et former des intellectuels de hauts niveau rationnel et logique. Pendant que les occidentaux, durant 400 ans nous prenaient nos arrières et arrières parents en esclavage et nous employaient à produire la plus value permettant à leurs économies de s´enrichir et se développer ; cette même plus value a été employée à créer des écoles et des universités permettant à leurs meilleurs enfants de s´épanouir intellectuellement et venir, de génération en génération, améliorer avec des inventions et des idées techniques et scientifiques, leur avenir et accroître leur potentiel économique, militaire et productif. Nous cependant, nous nous avons été privés de nos meilleurs substances humaines, de libre épanouissement, d´élites réellement instruites et au courant de ce qui se passait véritablement...etc. Beaucoup d´africains parlent de l´esclavage, de la colonisation ou même de la francafrique aujourd´hui; mais ils en parlent plus pour se révolter ou entretenir leur victimairisme opportuniste, qu´ils ne savent pourquoi cela a été fait et quelles en furent les conséquences directes et indirectes.


Mais, si aujourd´hui nous voulons réparer les erreurs du passé et mieux nous épanouir et mettre à jour le meilleur de nous-mêmes parce que toute culture, tout pays s´en nourrit; il faut absolument permettre à nos meilleurs enfants d´être bien formés et d´avoir les moyens de s´épanouir le plus profondément intellectuellement, esthétiquement, techniquement...etc. Mais nous dépensons actuellement nos maigres moyens...pour nous priver de moyens de nous améliorer et de cultiver dans nos enfants le meilleur d´eux-mêmes. Chez certains africains on se demande même s´ils savent ce que c´est, même si on les entend partout s´égosiller: unité africaine, révolution, panafricanisme ou chanter les louange de leur identité passée ou à restaurer. Tant que l´instruction, la formation professionnelle, les universités et les hautes écoles techniques en Afrique n´avaient pas de qualité intransigeante leur permettant de produire et s´enquérir de l´impossible qui dort en eux et le mettre au service de leurs sociétés respectives, tous ces cris ne valaient pas un rond. Ils étaient plus de prétextes de stagnation et source d´encore plus de médiocrité qu´ils étaient réellement salvateurs et modernisant. Briser ce carcan de cerles vicieux et redynamiser nos sociétés devient notre meilleur devoir, et même si certaines choses ne peuvent pas être dites en public, notre problématique doit cependant être comprise par le plus grand nombre de gens que possible.


Financer quelque chose, c´est seulement vouloir atteindre un certain but tout en y mettant tous les moyens utiles et les instruments adéquats à sa réalisation. L´économie bien comprise se doit de commencer dès la naissance d´un enfant, et même bien avant sa naissance, à lui créer les conditions opportunes dans lesquelles il naîtra, se développera, sera nourri, éduqué, instruit, habillé et l´emploi qu´il occupera plus tard pour se réaliser et servir au mieux sa société. Ne pas créer l´emploi chez nous pour les intellectuels, les chercheurs et techniciens créatifs et innovateurs nous renvoie dans la pauvreté et l´indigence. Nous devons le comprendre. Et au besoin tous parce qu´actuellement, au rythme où vont les choses, nous nous suicidons plutôt...en croyant bêtement que nous gagnons du terrain. Ceux qui avancent, on peut voir ce dont ils sont capables en l´exemple de la Chine, de l´inde, du Brésil. Serions-nous tous aveugles ou serions-nous tout simplement bêtes par nature et moins doués intellectuellement que les autres peuples de la terre ? Rien que dans la souffrance et les humiliations que nous avons subies dans notre histoire n´importe quelle race saine se serait longtemps organisée à s´éviter la pauvreté et la dépendance. N´est-il pas temps que nous prouvions que nous en sommes capables...avec une intelligence sociale et culturelle adéquate et conséquente ? Il est grand temps, à mon avis, vraiment grand temps.


Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

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