Bravo, madame la chancelière, vous faites bien d´exiger une rentabilisation de l´aide dans les pays assistés et un changement radical de stratégie politique de gestion et de développement en Afrique. Depuis longtemps nous critiquons le déviationnisme dans lequel l´aide aux pays pauvres s´engouffre d´année en année ; cet aide semble servir à engraisser des gouvernements et des fonctionnaires corrompus et bedonnant sans imagination et sans le moindre sens économique ou même l´amour de l´avenir des leurs…Et pendant que de décennie en décennie les africains s´enfonçaient dans la pauvreté, au lieu de voir les choses autrement et de corriger leurs erreurs, les gouvernements africains se sont installés dans la mendicité comme source de développement !

 

Fini de tromper son monde là dedans ; l´aide doit servir à se relever, pas à vivre ou s´établir dans la mendicité !


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Enfin la chancelière allemande, Angela Merkel, a dit ce que tout le monde pensait bien haut sans le dire ouvertement : les gouvernements africains sont responsables de l´échec de l´aide ; ce sont eux qui reçoivent et mettent l´aide en action. Si les nécessiteux ne sortent pas de leur indigence, c´est bien que l´aide est mal employée, détournée ou simplement rendu inefficace par un manque d´engagement et de lucidité structurale de la part de ceux qui recevaient cette aide. La Chine a reçu l´aide et se relève brillamment, l´Inde est sur la bonne voie, le Brésil avance à grands pas…seul l´Afrique noire s´enfonce de plus en plus dans la pauvreté ; comment cela s´explique-t-il ?


Nous ne fermons pas yeux devant les organisations d´aide occidentales, et hélas parmi elles l´église catholique, lesquelles poursuivent des buts volontaires d´inféodation spirituelle ou ces organisations à mauvais caractères qui, pour tirer profit de l´aide et gagner de l´influence, se sont associés aux fonctionnaires et gouvernements africains véreux et corrompus pour s´adjuger une part importante de l´aide octroyée aux nécessiteux africains. Certains gouvernements, quelques coupables industries occidentales d´exportation de produits alimentaires et mêmes certaines banques salopes ont volontairement participé à ruiner les effets positifs attendus de l´aide. Nous le savons bien. Mais la plus grande responsabilité de l´échec de l´aide retombe bien sur le chef des gouvernements africains car, après tout, ce sont bien les leurs qui souffrent ! Or ces élites ont été élus ou exercent le pouvoir de leur pays pour protéger les leurs de toute calamité, de toute vile cure !


Selon toute vraisemblance les pouvoirs africains ne font pas leur devoir d´accompagnement structurel de l´aide ou ne la rentabilisent pas au sens économique par lequel cette aide doit sortir les gens de la précarité et les aider à se reprendre en main. Jetait-on du riz aux sinistrés, donnait-on du lait aux enfants afin de conjurer la malnutrition temporaire due à la sécheresse ou vaccinait-on femmes et enfants pour éviter des épidémies…tout cela n´était qu´un maigre aspect des besoins économiques et sociaux de la région sinistrée. Ce qui manquait cruellement en Afrique, c´étaient les structures d´encadrement et de prophylaxie permettant à l´aide de faire boule de neige et rendre ceux qui la reçoivent actifs, productifs et positifs pour eux-mêmes et pour leur société ! Après tout le but de l´aide n´était pas de loger les affligés éternellement à la mendicité mais bien de leur donner, avec l´assurance et le respect que leur octroie la solidarité internationale, confiance en eux POUR QU´ILS NE DÉSESPÈRENT PAS ET REDEVIENNENT POSITIFS ET ACTIFS EN REPRENANT LEURS VIES EN MAIN !


Mais voit-on ? D´un côté et de l´autre on a, contrairement à l´intention fondamentale de toute aide, élevé des écornifleurs et des parasites cherchant à réaliser leurs propres intérêts qu´à aider ou user de l´aide pour se relever. Faut-il plus de contrôle ? Bien sûr, mais surtout il faut plus de responsabilité de la part des gouvernements africains sensés logiquement plus intéressés à la réussite de l´aide que les donneurs d´aide. Peut-être devrait-on penser à un mixe : chaque fois qu´un pays africain reçoit une aide, ce même pays africain doit investir dans le projet le tiers du volume financier de l´aide et veiller à sa réussite dans le temps et l´espace.


Il est absolument illogique et plutôt injurieux que des millions de gens responsables et consciencieux de par le monde épargnent, que des femmes et des enfants, par rudes temps, fassent du porte à porte pour aider des pauvres à l´autre bout du monde…et que l´argent ainsi récolté soit coulé dans des projets sans lendemain ou des actions tellement mal organisées qu´elles n´aboutissaient, tels des remède de cheval, qu´à rendre les gens encore plus pauvres qu´ils ne l´étaient avant ! Ceci est un véritable scandale non seulement pour le bon sens mais aussi pour le cœur solidaire de tous ceux qui épargnent ou se privent de ceci et de cela…pour aider des nécessiteux urgents. Ceci revient à tuer l´aide en dégoûtant les gens, or cette aide est bien plus qu´un simple geste de compassion ; c´est un symbole de solidarité humaine qui place la vie au-delà des frontières, des langues, des religions et de la couleur de peau. Une valeur en fait incroyablement belle et universelle de la conscience humaine ; la perdre ou l´affaiblir nous éloigne tous les uns des autres au lieu de nous rapprocher et nous rendre fondamentalement meilleur.


Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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