Commentaire sur Facebook sur l´invitation d´Aimé Tatou

Surtout ne pas perdre de vue le principal qui est le bien-être, l´avenir de nos enfants et de nos cultures.

Bien parlé Dia Abdou, excellent propos Aimé. Et à notre ami Ruku Oyaku Bhileni je dis ceci à l´exemple de Shakespeare qui disait que la forêt empêche souvent de voir l´arbre: les africains actuellement en général se cramponnent sur la tête du pouvoir, or c´est l´exercice du pouvoir et son efficacité qui est en cause dans toute l´Afrique et particulièrement au Congo. Ces employés du peuples nommés présidents, ministres, hauts fonctionnaire d´Etat ne font pas leur travail ou ils en sont incapables; sinon comment expliquer la pauvreté et le manque horrible qui sévit pratiquement dans toute l´Afrique ? Un dialecticien congolais et ex ambassadeur du Congo auprès du Royaume de Belgique, Bernardin Mungul Diaka disait ceci à l´époque de Mobutu : "Quand une voiture est en panne, ce n´est pas changer le chauffeur qui résout le problème !" Ceci pour dire que nous devons changer, autant dans nos intellectuels que dans nos élites politiques, notre manière d´exercer le pouvoir dans ses obligations autant que dans sa nature.

Apparemment le pouvoir en Afrique et au Congo est devenu un lieu de prédilection pour tous les incapables et aventuriers de nos sociétés. Or le pouvoir est un instrument, pas une finalité. Cela vient-il du fait que nous ne savons pas bien contrôler nos pouvoirs et leurs donner une marche à suivre, des devoirs précis et clairs ? je pense qu´il y a du vrai là dedans, mais il est vrai aussi, et cela vient de notre passé, que notre réalisme, la mise en oeuvre de notre pouvoir soient victimes de nos erreurs passés que nous répétons encore ou de notre naïveté dont nous n´arrivons pas à nous départir ? Quoi qu´il en soit, il est temps de mettre fin à cet africanisme sans gloire qu´on entretient pendant que nos enfants meurent de faim, que l´emploi fait défaut et que le revenu est invisible ou maigre à en mourir. Tout cela pendant que nos matières premières étaient dilapidées à la vitesse grand V pour nourrir des iconoclastes et parasites sociaux se disant intellectuels ou se croyant maître de notre pouvoir ?

Nous devons mettre fin à cette hérésie rapidement et pas seulement en chantant : conscience, révolution, panafricanisme ou Afrocentricité...mais bien en créant l´emploi chez nous, en donnant un revenu valable à tous, en inventant et en nous donnant les moyens et les instruments réels d´une vie meilleure. Ceci dit, nous aussi nous sommes des êtres humains, et souffrir pour que d´autres s´enrichissent ou délaisser nos femmes et nos enfants est absolument inhumains. Ceux qui nous demandent cela n´ont pas droit à se dire des êtres humains parce qu´ils nous demandent de nous assassiner nous-mêmes ! Après tout, ce sont nos enfants qui écriront notre histoire, chanteront notre espoir et nos tourments, fêteront nos cultures...pas les étrangers ou leurs enfants !

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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