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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

05 août 2008

Clinton allié de la race noire ?

En guise de commentaire sur Grioo ( 05/08/2008 19:30 )

Ne pas toujours se laisser abuser comme de petits enfants…

Il faut vraiment être idiot et demeuré pour le prétendre ! Encore une fois la preuve que les africains qui prétendent cela ont une mémoire et un jugement estropiés. Mais je me réjouis que beaucoup de co-commentateurs ont relevé que Clinton a sciemment refusé à l´ONU d´intervenir au Rwanda pour empêcher le génocide. Par ailleurs, à l´époque où il était président, il avait mis son veto sur la cession de licences de médicaments du SIDA aux africains afin que ceux-ci puissent les fabriquer à prix réduits. Aussitôt déchu de sa présidence, il se mit à gagner son pain en vendant ces licences ! Autre chose: il a été l´architecte de l´accord mettant fin à l´apartheid en Afrique du Sud en veillant à ce que les criminels blancs coupables de meurtres, de tortures et d´abus de droits fondamentaux ne soient pas poursuivis. Ce genre de convention raciste exonérant toujours la race blanche de ses obligations humaines envers la race noire tout en établissant ipso facto que les blancs peuvent tout se permettre, et d´autre part, que les noirs n´ont de droits que ceux que les blancs leur reconnaissent. Si quelqu´un trouve encore que Clinton est un ami des noirs...c´est l´idiot du village africain.

A propos, pourquoi Obama doit-il faire oublier qu´il est noir ? Le commentateur qui a laissé entendre cette idiotie est à plaindre malgré son beau français; parce qu´il cuve encore son complexe d´infériorité pendant que les pères fondateurs de la Nation américaine prétendait à leur époque à la fameuse convention de Pennsylvanie que le rêve américain était ouvert à tous ! Il faut donc cesser, et cela même dans un pays qui se prétendait et se réclamait de la liberté et de la démocratie tout en veillant systématiquement à ce que les noirs soient préjudiciés, à penser en terme de catégories raciales ou sociales. Venant d´un noir, cela est encore plus pénible. Chaque être humain doit être jugé par ce qu´il peut et ce dont il est capable. Et à la rigueur sur la grandeur, l´intégrité et la beauté du rêve social qu´il a pour sa société entière et indistinctement chacun des siens. Ceux qui, comme McCain, certains américains blancs amers et mêmes quelques noirs incultes et aliénés, jouent sur cette différence de couleur de peau; ceux-là veulent tout simplement faire oublier leurs handicaps intellectuels face à un brillant Obama. Et nous ne devons pas oublier une chose: la candidature d´Obama est la preuve, pour toute la race noire, que d´ une part nous n´avons rien oublié de tout ce que notre histoire nous a enseigné. Et de l´autre, nous levons légitimement la prétention de protéger et de parfaire les valeurs les plus équitables et les plus belles de la philosophie humaine dans l´intérêt de tous, indistinctement. Et croyez-moi, c´est cela qui choque les blancs plus profondément: parce qu´ils se rendent compte alors qu´ils ont parsemé l´histoire de faussetés, d´injustices et d´inégalités les plus honteuses dans le but de conserver une hégémonie d´obédience raciste, partiale et gratuitement dominante sur le monde et particulièrement sur la race noire. Or, cette hégémonie n´est plus ni tenable à l´avenir, ni moralement et philosophiquement défendable au haut sommet des valeurs humaines.

Les africains et les afrodescendants doivent se presser de sortir de leurs petitesses d´esprit et de motivation existentielle pour faire comme Obama: se préparer sérieusement à organiser, défendre et participer à la réalisation de valeurs sociohistoriques défendant aussi leurs droits légitimes à s´épanouir et se réaliser pleinement. Au lieu, comme on le voit actuellement, à se cantonner dans la vile et vide cancanerie, dans la mendicité du sous développement, ou dans le réclamisme passif et corrompant sans faire quelque chose de positif pour devenir réellement libre et indépendant. Celui qui ne se bat pas, celui qui ne crée pas ou ne se donne pas les moyens et les instruments propres de réalisation se livre lui, ses enfants et son avenir pieds et poings liés à un hasard plein d´écueils et de gratuités ne menant pas nécessairement à la réalisation de ses rêves. Pensez ici à Haïti qui, malgré 204 ans d´indépendance comme les Etats-Unis, se débat encore avec la misère la plus honteuse, l´analphabétisme...l´illumination politique la plus aigre pour sa population. A Port au Prince, les pauvres mangent la terre séchée au soleil en cakes pour survivre ! Le résultat de gestion séculaire d´une élite politique et économique de la plus grande incompétence.

Cessons donc toujours de voir les choses faussement. Il est grand temps d´appeler chat un chat; nous avons du pain sur la planche dans tous les domaines. Et même dans celui qui doit établir et prouver aux autres que nous nous aimons nous-mêmes, ainsi que notre plus belle projection réelle; parce que trop longtemps nous avons été conduits à accepter et reproduire l´image que les autres (Islamistes ou chrétiens) avaient de nous ou nous obligeaient à reproduire.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

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31 juillet 2008

Chine: ou quand l´industrialisation devient un enfer écologique

Certains pays veulent s´industrialiser, mais c´est à peine s´ils arrivent à en remplir les conditions ; pour la Chine, par contre, la poussée industrielle est tellement forte que les changements qu´elle entraîne dépassent toutes les dispositions jusque-là connues pour protéger ou organiser…l´équilibre naturel, la demande énergétique croissante, les besoins en spécialistes et de matières premières dans les domaines les plus variés.

Culture de choc du changement et du smog gratuit

Rien ne sert de courir, il faut partir à point…

Au fait, bien de gouvernements du monde, de pays africains seraient heureux si un tel ouragan économique et industriel les entraînait, sous des investissements fiévreux et empressés, dans une vague de développement que l´Etat chinois, pour se préserver de la surchauffe et des impasses du défaut de facteurs et de moyens de production devant, pour mieux maîtriser les changements, s´agencer.

Absolument incroyable. On construisait partout des routes, des ponts, des usines, des centrales électriques, des écoles, des universités…toute la Chine était en ébullition. On estimait à 3 millions le nombre d´ouvriers journaliers se déplaçant de centre industriel en centre industriel pour ériger des travaux de construction. Sur la base de la PPA, le poids économique du pays a plus que doublé, passant de

5,1 % du PIB mondial en 1985 à 12,5 % en 2003. Cela a permis à la Chine de devancer le Japon au titre de numéro deux mondial, depuis 1995.

Rien à dire, la Chine est un géant ambitieux et performant

La Chine peut espérer rejoindre l´économie américaine sous peu. Il faut dire qu´avec l´ élan d´industrialisation en cours de son économie, le potentiel de croissance de l´économie chinoise est plus de deux fois plus élevé que celui des Etats-Unis qui eux sont arrivés à maturité depuis bien longtemps. Selon le Fond monétaire international (FMI), pour absorber la migration des travailleurs ruraux à la ville, l´économie doit croître d´au moins 7 %, soit la croissance nécessaire pour générer entre 20 et 25 millions de nouveaux emplois par année (on estime un surplus de travailleurs d´environ 150 millions de personnes en Chine). A ce rythme, la taille de l´économie chinoise, mesurée selon la PPA, va surpasser celle des États-Unis d´ici 2018. Bien entendu, la progression effrénée observée au cours des dernières années ne pourra pas être maintenue indéfiniment. On n´a qu´à penser aux problèmes démographiques que la Chine risque d´encourir en raison de sa politique « d´enfant unique ».

Une influence de plus en plus grandissante sur l´échiquier mondial

Avec une progression moyenne de près de 8,5 % de 2000 à 2004, la Chine a contribué pour plus du tiers de la croissance de l´économie mondiale, soit bien au-delà des contributions de la zone euro et du Japon. C´est ainsi grâce à la Chine que l´économie mondiale n´a pas sombré en récession avec l´économie américaine, à la fin de 2001. Avec un tel essor économique, il n´est pas étonnant que la Chine soit devenue un leader mondial dans plusieurs secteurs d´activité internationale. Déjà, elle est le plus grand consommateur et producteur d´acier au monde et se classe parmi les plus importants consommateurs d´aluminium, de zinc, de cuivre et de ciment. De plus, ses besoins grandissants en énergie ont fait passer ce pays au deuxième rang de la consommation mondiale de pétrole en 2003.

Source de croissance : un boom sans précédent de l´investissement

Depuis son accession à l´Organisation Mondiale du Commerce, en décembre 2001, l´ouverture de la Chine au commerce international a été phénoménale. Les exportations ont connu une hausse constante pour atteindre plus de 35 % en 2004 : une des principales sources de croissance de l´économie chinoise. L´Asie demeure le marché prédominant à près de 50 % des exportations chinoises totales, mais son importance diminue année après année depuis 1995, au profit des exportations via l´Europe et les États-Unis, qui ont presque quadruplé au cours de la même période. En particulier, le poids du marché américain est passé de 16 % des exportations totales de la Chine, en 1995, à 21 %, en 2003. Tendance croissante.

Avec le poids des dépenses de consommation relativement stable dans le temps, la croissance effrénée de l´économie chinoise depuis les dernières années revient au boom sans précédent de l´investissement. En raison de l´industrialisation, le flux migratoire des travailleurs ruraux vers les villes fait en sorte que les besoins pour de nouvelles usines, l´élaboration des infrastructures et la construction de nouveaux logements sont très élevés. Depuis 1999, la croissance des dépenses d´investissement évolue dans les deux chiffres, et malgré les mesures restrictives, le rythme n´a ralenti qu´à 25,8 % en 2004, une mince baisse de 1,9 % par rapport à l´année précédente. Le poids de l´investissement est ainsi passé de 25 % en 1995 à près de 42 % du PIB en 2003. Entre 2003 et 2006, l'économie chinoise a connu un taux de croissance moyen de 10,4% par an, soit un niveau nettement plus haut que la moyenne mondiale de 4,9% à la même période.

Les revers de la médaille de cette véritable explosion en avant

De tous les désavantages accompagnant généralement un tel effort économique, celui auquel on a difficile à pallier en ce moment est la détérioration écologique de l´environnement qui, comme une traînée rouge, suit l´irrésistible vent de l´industrialisation chinoise. L´air est lourde de smog dans les villes à haute concentration industrielle, les cours d´eaux sont aigres et pollué à ce point que le poisson y est devenu rare. Et à quelques jours des Jeux Olympiques de Beijing, l´Etat chinois a dû fermer 137 usines autour des enceintes et du village olympique dans un ultime effort de purifier l´air. Tandis que la côte de Beijing est débarrassée d´une algue marine envahissante témoignant de la destruction de l´équilibre naturel écologique de ses eaux. Et selon toute vraisemblance, l´air à Beijing sera bien plus lourde que souhaitable pour les athlètes du monde participant aux premiers jeux olympiques chinois ; tant il est vrai que l´air qu´on a pollué pendant des années ne se purifie pas aussi rapidement comme dans un appartement. Dommage. Espérons que ce désagrément momentané ne ternira pas la qualité et l´organisation de ces jeux internationaux d´un prestige évident pour la Chine.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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27 juillet 2008

L´Afrique de l´inversion logique des valeurs

Depuis qu´on leur avait fait subir l´esclavage soit disant pour faire la liberté, qu´on leur avait imposé par la violence l´islam ou le christianisme comme seule source spirituelle et culturelle de valeurs ; depuis qu´on leur avait fait subir le colonialisme,  aujourd´hui la francafrique et le dictat économique et financier de l´hégémonie occidentale par la Banque Mondiale, le FMI, la FAO…etc, les pays africains ont difficile à s´orienter moralement et socialement vers des valeurs sociohistoriques propres.

Vivre sur la tête et croire à un Dieu étranger ?

Ce phénomène est autant choquant que renversant parce que sans que les africains ne s´en rendent par eux-mêmes comptes, leurs valeurs, leurs jugements, leurs appréciations réelles sont continuellement désaccordées d´un principe pourtant instinctivement imminent à la race humaine : la protection sociale empressée à une source de valeurs culturelles propres à entretenir et protéger l´identité individuelle et le caractère sociohistorique des individus au sein de leur propre société. On a actuellement l´impression, lorsqu´on rencontre les africains ou lorsqu´on écoute leurs sociologues ou leurs historiens, que ceux-ci, comme Cheik Anta Diop, Bwemba Bong, Omotunde, Kaya, Doumbi Fakoly et autres, qu´ils sont bien conscients qu´il faut restaurer l´univers culturel noir africain détruit ou dispersé à tous les vents de l´histoire et lui donner une orientation positive. Mais est-ce chose aussi facile que cela ? Les logiques, les symboles, les rites et rituels détruits ou dévoyés de leur profond noyau de projection et de définition identitaire, se laissaient-ils réparer comme on le fait avec un appareil ménager ou une automobile ? Quel serait donc le meilleur moyen pour soigner le psychisme altéré de la race noire ?

Cette question est tout le déboire socioéconomique et intellectuel actuel de l´Afrique. Parce que sans réelle orientation psychoculturelle résolvant ou enrichissant les conflits de valeurs qui se déroulent à tous les âges, à tous les niveaux et face aux diverses situations temporelles dans le psychisme culturel social et individuel identitaire des acteurs historiques et de leurs enjeux de réalisation, le désordre ou les choix momentanément destructeurs sont à l´ordre du jour. Car le lien protégeant l´intérêt initial sacré du soi a été déplacé ou détruit de son appartenance réelle. Il s´ensuit une dissociation, un déséquilibre d´identification ou de soin à ses intérêts et son identité propre qui mènent irrémédiablement à des choix sociaux et individuels dépourvus de la recherche de véritable réalisation. On se réalise alors par personne interposée, dans la culture étrangère plutôt que dans la sienne, on importe et on adule le fini des autres plutôt que d´élever et de parfaire sa propre capacité à créer ses propres moyens de satisfaction. Caractéristique de tout cela est le mépris qu´on a envers les gens doués, instruits (dont la société ne sait que faire ?) ou encore cette société, contrairement à l´instinct fondamental qui habite toute société humaine, ne reconnaît pas la valeur ou l´opportunité du progrès comme étant un vœu précieux d´amélioration de sa condition existentielle et de la satisfaction des besoins de ses membres. Un curieux phénomène qui crée la stagnation sociale et l´entretient au lieu de s´en délier pour aller de l´avant.

Maintenant celui qui croit qu´il n´existe pas d´intellectuels, d´ingénieurs ou de techniciens doués en Afrique se trompe. Il y en a certes moins qu´ailleurs dans les pays développés, mais il y en a bien. Mais ce qui fait la différence, c´est que dans les sociétés développées on emploie leur intelligence, leur capacité et leurs créativité afin de doter la société de meilleurs instruments et moyens de réalisation ; tandis qu´en Afrique, tout semble être mis en place afin que ces ingénieurs et techniciens ne trouvent pas emplois, qu´ils soient délaissés, sous payés ou aillent à l´étranger pour s´exercer ! Curieux, n´est-ce pas ? Une attitude que personnellement je qualifie de suicidaire, du moins de la plus haute irresponsabilité sociale. N est-ce pas incroyable de former des techniciens et des ingénieurs dont la société a un besoin urgent pour son avenir et ses grandissantes exigences face à la modernité et au progrès, pour leur priver de rendre les services pour lesquels ils avaient été formés !

Tout en Afrique se passe comme si une étrange inversion avait pris la place logique de décisions et d´intentions de gestion sociale du quotidien et de l´avenir. Si seulement cet avenir était entrevu et prévu ; parce que cette inversion ou cette destruction de positivité sociale de valeurs a une incidence secondaire néfaste : elle anile la plupart de projection du long terme, et ravale la vie sociale à un jour pour jour du court terme empêchant l´esprit et la production à discuter, critiquer ou prévenir le long terme en essayant de le maîtriser. Parce que cette tentative de maîtrise du long terme est en elle-même la qualité première du progrès.

On se demandera comment diable les sociétés acquièrent-elle cette qualité, et comment l´instaurer dans la société lorsqu´elle y fait défaut ? Il faut moins de science et de psychologique qu´on ne le pense. Il suffit seulement de penser à l´agriculture ou à l´élevage. Ces deux activités fondamentales de la société sédentaire et de toute société moderne nécessitent qu´on choisisse les grains qu´on doit planter 8sélection primaire), qu´on fasse la moisson à une époque déterminée afin qu´à une autre époque précise la récolte aie lieu. Et dès que celle-ci a eu lieu, on s´empresse de faire des réserves pour les mauvais jour, et on met de côté les grains qui pourraient assurer une bonne récolte prochaine. Pour l´élevage, c´est pratiquement la même chose, sauf qu´on croise les meilleures races entre elles pour obtenir de meilleurs résultats de bêtes résistantes ou meilleures productrices de viandes ou de lait.

En Afrique on peut voir à quel point ces deux activités sont délaissés ou confiées á un dilettantisme choquant. Résultats : la pénurie alimentaire en Afrique est quasi permanente. On a beau former des ingénieurs agricoles, et même former (sans grande conviction) des paysans ou mécaniser sporadiquement certaines production agricoles ; tant que l´esprit d´efficience et de perfectionnement systématique de ces vitales activités économiques pour la société faisaient défaut, les résultats seraient déplorables et insatisfaisants.

J´ai cité à dessein ces deux secteurs de production mères de toute société humaine ; notamment parce qu´elles sont génératrices de cuir (chaussures et meubles), de produits médicaux, de lubrifiants pour la production, de produits chimiques…etc outre leurs qualités alimentaires élémentaires. Et lorsque nous parlons d´industrialisation, les esprits embués croient à tort qu´il s´agit de se doter ou d´importer rapidement des machines ou des usines clés sur portes ; ce qui n´est pas faux si on produit ces usines soi-même. Mais diable, il faut d´ABORD PRODUIRE les denrées à transformer ! Et le mieux, pour le départ, serait d´utiliser des moyens artisanaux élaborés pour la transformation, que de se jeter dans l´achat ou l´importation de systèmes industriels coûteux et ruineux du profit ou de l´économisme réel de ces activités.

Mais, revenons à notre psychisme enclavé ou désorienté : est-on surpris que la Ligue Arabe ainsi que l´ Oraganisation de l´Unité Africaine se défendent du mandat d´arrêt émis contre le président Omar el Béchir du Soudan dans l´affaire du Darfour ? Et soyons francs, où étaient donc ces deux nobles institutions et leurs éminents membres depuis des années que les victimes scandaleuses du Darfour étaient, devant le monde entier, cruellement préjudiciés ? Depuis quand voit-on des représentants de l´ordre et de la justice sociale défendre des criminels ? N´est-ce pas renversant ?

Autre chose : les africains crient et s´égosillent auprès des occidentaux pour que ceux-ci leur relâchent leurs dettes publiques antérieures. Mais à y regarder de près, ces dettes, outre qu´elles ont servi dans leurs conditions secondaires à brader les barrières douanières des pays africains et ainsi les envahir des excédents alimentaires occidentaux ruineux à bas prix ; ces dettes n´ont, hélas, pas été employées à bon escient par les africains qui les ont destinées aux produits finis, à l´importation de produits de consommation de luxe ou pour financer des frais personnels couvrant les honoraires exubérants de certains dignitaires nationaux. En outre, la plupart de ces aides se retouvait dans des comptes bancaires individuels en occident aussitôt accordés. Conséquences de tout cela : un appauvrissement persistant des masses populaires et la disparition des accumulations sociales avec lesquelles on aurait pu investir et soutenir les efforts exigeants du développement.

On se trouve donc, à mon avis, dans un système de logique inversée impropre à cultiver ou entretenir avec succès les buts, les conditions ou les moyens lui permettant d´aller de l´avant. L´apparition, dans ce désarroi de la gangrène de la corruption à un point insultant comme en RDCongo, au Nigeria le prouve : il y a manifestement une autodestruction par un choix malsain d´idéologie sociale dominé par la gabegie. Par ailleurs, il existe en Afrique un autre phénomène négatif : celui du choix de la médiocrité politique comme principe de gouvernance et de représentation institutionnelle. On est toujours surpris qu´un brillant Thomas Sankara soit assassiné avec la complicité de la France pour être remplacé par un Blaise Campaoré de la plus basse compétence. Ou encore au Congo Brazzaville, en RDCongo etc. La francafrique et les intérêts occultes occidentaux et même chinois actuellement sont gérés par des clans de corrompus et d´illuminés siégeant le pouvoir africain ou le corrompant sournoisement pour y imposer des satrapes et des dictateurs qui ruinaient et endiguaient volontairement l´avenir de leurs propres peuples ! On se demande quelle notion ces malheureux ont du pouvoir public, et s´ils savent pourquoi le peuple les a élu. Certainement pas pour mourir de faim ou camper indéfiniment à la misère et à la mendicité !

C´est pourquoi je conseille tous ceux parmi les africains faussement scandalisés tout en entretenant volontairement ou pas les maux qui entravent un meilleur développement de l´Afrique, ceux qui, excédés et révoltés comme moi devant cette douloureuse réalité qui ruinait l´avenir de bien de femmes et d´enfants innocents, et même les occidentaux donneurs de leçons tout en ayant grassement joui des déboires et de l´exploitation ruineuse de l´Afrique, d´en revenir au bon sens et à une meilleure considération des droits et aspirations existentielles légitimes des africains. Et je considère comme insupportable, voire criminel d´exiger de l´Afrique qu´elle se détruise ou vive logiquement sur la tête afin que l´occident puisse s´enrichir et vivre dans l´abondance et la luxure. D´autre part, sans briser ce cercle vicieux éthique et logique, les africains continueront à tourner en rond tout en prétendant farouchement, et cependant sans le moindre succès palpable, aller de l´avant. Il ne suffit pas, pour changer les choses au mieux de répondre en bon et excellent français au discours maître d´école d´un prétentieux Sarkozy, de prétendre de son génie alors que ce génie n´était nulle part visible ou applicable en Afrique, ou encore d´acclamer aveuglement ou de soutenir ces incapables au pouvoir en Afrique parce qu´on avait pris l´habitude d´accepter les faits accomplis ou qu´on n´a pas appris à aimer l´effort, ou simplement à s´aimer soi-même autrement qu´en se projetant sur quelqu´un d´autre.

L´Afrique a certes souffert de bien de maux dans le passé, et vraisemblablement elle n´est pas encore sortie du labyrinthe douloureux de ses erreurs et de ses manquements. Mais ce continent a, quoiqu´on veuille le préjudicier ou l´empêcher d´accéder à la liberté, à l´endroit de ses enfants de ses cultures et de son histoire, le devoir légitime de protéger tous ses enfants de la misère, de la mendicité, de l´ignorance…de toutes les conditions néfastes pouvant entraver ou empêcher le meilleur épanouissement de ses habitants. Et plus rapidement on lui rendra son univers logique positif, productif et créatif ; au mieux ce continent pourra-t-il remplir ses devoirs envers lui-même. Et devenir pour les autres partenaires du monde, un partenaire fiable, crédible, et respectable. Actuellement l´Afrique est plutôt faible et malade d´elle-même autant qu´elle subit par trop violemment tous les vices que lui ingurgitent des intérêts étrangers unilatéraux. Ce n´est ni juste, ni humainement soutenable dans notre monde civilisé, et nous sommes tous appelés à changer cet état honteux des choses.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

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19 juillet 2008

Le pape d´une église chrétienne en perte évidente de crédibilité

Pèlerin infatigable, le Pape Benoît XVI (Ou Bénédicte XVI) parcourait le monde entier pour rassurer ses ouailles dans la foi de leur église, cependant que partout où ses pas le conduisaient, d´incessantes accusations s´élevaient, révoltées contre les exactions sexuelles commises par ses prêtres envers des enfants, des adultes, des classes sociales.

Une foi ambiguë, plutôt coupable qu´irréprochable

Le Pape visite actuellement l´Australie où les congrégations catholiques de la jeunesse de tous les continents (168 pays) y ont envoyé leurs délégués pour participer á la 23ième journée sa jeunesse. Et déjà il doit s´excuser publiquement pour les méfaits commis par une centaine de ses prêtres actuellement accusés d´abus sexuels sur des enfants, des adultes. B_n_dicte_XVI

On croit se répéter une vieille chanson devenue bien chrétienne qu´on avait dernièrement entendue lors de sa visite aux Etats-Unis. Et on se demande si cette habitude à s´excuser allait continuer à marquer ses pas dans le monde entier…

Apparemment la foi chrétienne était en crise, parce que se réclamer de Dieu ou lui vouer sa foi, et perpétrer malgré tout des actes criminels et abusifs envers des innocents…surtout de la part de ceux qui avaient prêté serment à la foi et à son église. Cela choquait et révoltait bien plus d´un. Et apparemment la foi ne rendait pas le croyant meilleur ou plus vertueux que le commun des mortels non croyant ; mais alors, à quoi donc servait cette foi ? A héberger des homosexuels criminels et abusifs, ou l´église donnait-elle prétexte à des prêtres de petites vertus pour exercer, sous le couvert de leurs sacerdoce, leurs bas instincts ?

Aux Etats-Unis on avait, comme dans bien d´autres pays, essayé d´étouffer ces scandales, Dieu merci, sans y parvenir. L´église dut payer des sommes considérables aux victimes. Les associations australiennes de défense des victimes, elles aussi exigeaient autre chose que de chaudes excuses publiques. Avec ce genre de vides excuses, on pouvait tromper les africains, les aborigènes d´Australie ou les indiens du Canada avec de grandes scènes publiques d´excuses ; cette fois cependant, et comme aux Etats-Unis, les organisations défendant les victimes réclamaient réparations financières et assistance psychologique.

On a beau minimiser ou banaliser ces abus commis par des représentants de l´église sur leurs ouailles ; tout cela ne faisait ni disparaître le vrai scandale que ces abus soulevaient sur la foi elle-même d´une part, et de l´autres, sur une église qui employait des criminels potentiels pour la servir. Et elle allait même jusqu´à faire d´ignobles pressions, dans certains cas, pour intimider les victimes et leurs familles et les contraindre à se taire ! Cette persévérance dans la fausseté, n´est-ce pas ?

Pour bien comprendre, ou apprécier de ce qui se passe dans l´église catholique actuellement, il suffit d´aller dans son passé. Dans les derniers cinq cent ans, par exemple. On serait surpris que l´église ait recommandé, accompagné et supporté l´esclavage des africains dès 1554 avec le consentement explicite du Pape Nicolas V. Cette église, dans ses représentant autant que par son institution. si on devait la juger par son passé, elle représenterait plus l´enfer du crime, de l´intrigue criminelle militaire et civile, des abus et de la perdition morale que du paradis et du bon Dieu dont elle se réclame aujourd´hui sans bien savoir où il se trouve. Et vraisemblablement ses propres prêtres n´échappent pas au pêcher de s´exercer illégalement sur des tiers innocents. A qui voudra-t-on donc faire croire que la foi chrétienne rend meilleur ? Il n´y a que les idiots pour le croire. Ou ceux qui, volontairement, veulent se laisser tromper et abuser. Or, avoir la foi ou croire en Dieu, cela ne veut pas dire qu´on doit se laisser mener en bateau, ou qu´on se refuse, pour une raison ou pour une autre, à la quête individuelle ou collective de perfection. Et si l´église prétend représenter Dieu, elle doit, sur toute la ligne de son existence et son ministère, faire preuve qu´elle protège et encense les plus belles et les plus justes des valeurs humaines. Parce qu´il n´existe pas de Dieu qui recommande à son église ou à ses croyants d´aller assassiner les autres, de leurs priver de droits et de libertés, de les piller et de les violenter à longueur de siècles pour quelque raison que ce soit ! Alors ? Surtout ne pas se laisser…

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

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Comment guérir les cultures africaines de leurs inconséquences ?

Un continent malade de ses propres défauts : ignorance, inconséquences rationnelles, superficialité, irréalisme, absolutisme inconvenant du pouvoir, manque de culture critique objective, passivité…etc, etc

L´univers de l´attardé en mal de confiance en soi

Quand on voit ce qui se passe actuellement en Afrique, c´est à peine si on ne peut pas s´empêcher de se demander : diable, que se passe-t-il ; comment réfléchit-on sur ce continent pour avoir, par exemple, fermé les yeux sur les crimes journaliers et publics du Darfour ?

Ou encore : comment expliquer qu´un continent qui a besoin de toute sa main d´œuvre pour se développer, comment tarde-t-il à donner et organiser l´emploi qui est, comme on le sait, le seul moyen de changer les choses en créant la plus value permettant de sortir du manque ? Au lieu de cela, on adoptait une politique d´importation et de dépendance à l´aide étrangère qui ruinait autant les sociétés du travail autant que de ses accumulations sociales qui allaient engendrer ailleurs à l´étranger la prospérité et l´avenir économique.

Comment cela s´explique-t-il ? Se trouverait-on devant quelque chose de diabolique, d´un courant incontrôlable qui s´abattrait sur les africains et leur enlèverait le bon sens et la raison, ou l´Afrique, par manque d´orientation et sous un complexe d´attardé essayant, comme le noyé s´accrochant à un bris de navire, de sauver les apparences en s´accrochant à de précaires et non moins superficiels allures de modernité pour guérir (mal) ses profonds manquements ?

Oui, comment s´expliquait-on que les africains, au lieu de renforcer l´éducation et l´instruction de leurs enfants ; au lieu de dynamiser et d´objectiver sévèrement les facteurs fondamentaux de toute architecture sociale ambitieuse d´atteindre le plus sûrement que possible ses buts de réalisation…que tous ces facteurs étaient scandaleusement négligés ?

En fait, c´est à se demander : à quoi jouait-on donc ? Voulait-on se tromper soi-même ou voulait-on tromper son monde ? Dans l´un ou l´autre des cas, ne perdait-on pas sur son propre avenir ? Ou l´Afrique, ce continent attardé aux chiffres tellement effrayants qu´on s´en cachait avec l´aide étrangère et des allures, des apparences en définitive suicidaires de consommation tapageuse de produits étrangers. Ce qui souffrait de cette hérésie, c´était pourtant le plus important de toute culture humaine : la créativité et l´ingéniosité de responsabilité existentielle ! De quoi voulait-on indéfiniment vivre, de l´aide et de la créativité des étrangers ? Que ferait donc les enfants et les intellectuels africains ? Se ronger les ongles, se vendre à l´étranger ou mourir de faim et de pauvreté ? Il faut savoir ce qu´on veut, en somme…où on trouve, on produit ses moyens de subsistance !

On ne peut pas toujours reprocher aux étrangers de détruire la confiance et l´assurance créative et intellectuelle des africains depuis toujours pour les assimiler ou les assujettir à leur culture dominante et hégémonique, si, lorsqu´on a le pouvoir de contrer et de protéger les siens de ces effets et de ces intentions primitives néfastes, on se mettait soi-même à scier les fondements du redressement culturel avec une désinvolture de la plus surprenante irresponsabilité ! Le pouvoir en Afrique, c´est connu, est ou usurpé par des charlatans ou exercé par des innocents incapables dangereux pour l´avenir de ce continent. Mais comment changer les choses si les peuples ignorants et peu avertis de critères de choix et d´appréciation de leurs prétendants au pouvoir, autant que des profondes et sévères exigences déontologiques que nécessitent la gestion et l´organisation de la chose publique ; si ces pauvres étaient sciemment aveuglés pour les contraindre à élire des arrivistes et des aventuriers malintentionnés à la tête de son pouvoir ?

Oui, comment sortir de ce cercle vicieux qui ruinait les africains de leurs chances sociohistoriques en les menant tout droit au désastre ? Parce que, ne nous faisons aucune illusion : si les étrangers déversaient chez nous à loisir leurs excédents commerciaux, cela détruisait notre agriculture, notre élevage et nos petites structures de production. Et si par surcroît ces mêmes étrangers consommaient à pleines gorges nos matières premières en nous polluant l´atmosphère…un jour prochain nous nous trouverons devant des matières premières qui avaient changé de main et étaient devenus si chers que nous ne saurions, dans notre pauvreté, les racheter. Nos enfants seront confrontés demain avec une détérioration écologique mondiale qu´ils n´avaient ni provoquée, ni profité des fruits et avantages industriels qu´on y aurait retiré. Peut-on dire ce jour-là que nous avons aimé et protégé nos enfants comme il se doit de dangers évidents ? Ou pourrait-on dire aussi ce jour-là : l´africain a toujours été incapable, ce n´est pas nouveau. Encore une fois ? Comme toujours… ? Pas brillant, vraiment pas brillant. Il n´y a pas de raison d´être fier de soi. Tonnerre, ça doit cesser ce dilettantisme criminel ou pas…?

Musengeshi Katata

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10 juillet 2008

Idéalisme, pragmatisme et réalisme

En réaction sur l´article : Afrique : remous autour d'un rapport parlementaire

Un rapport de changement de priorité face à la crise économique. Ce rapport, si on déplore déjà à priori de son occultisme humaniste, ne fera que répondre aux nécessités pressantes de la Crise économique qui touche le monde entier et dont les aspects deviennent de jour en jour contraignants pour tous.

Le meilleur choix d´intentions

L´Afrique, de par son sous développement et la pauvreté qui l´accompagne, a tendance à attendre de la France que celle-ci reste à la hauteur de ses propres idéaux de droits humains et de liberté qu´elle a toujours propagés et prétextés en Afrique. Or, avec le temps, tout le monde sait que ces idéaux, s´ils sont vrais, ne le sont d´abord que pour la France métropolitaine. Ni l´histoire de l´esclavage, celle de la colonisation ou encore celle de la francafrique actuelle ne permet de dire que ces idéaux sont valables partout et inconditionnellement à n´importe quelle époque de l´histoire des relations françaises avec les autres peuples et cultures. Et ma foi, redevenons réalistes et disons-nous que chaque peuple et culture doit entretenir et respecter ses propres valeurs d´humanisme, et qu´il n´appartient pas à la France

d´exporter son humanisme partout dans le monde, surtout si, à plusieurs reprises, elle a été elle-même surprise à s´y dérober lorsque ses intérêts économiques l´exigeaient.

Alors, pourquoi ne pas redevenir pragmatique, s´occuper de ce qui importe plutôt que de jeter gratuitement la poudre aux yeux des autres tout en sachant pertinement bien qu´il y avait plus important et urgent ?

Je suis de ceux qui sont arrivés à la conviction que, comme les impératifs futurs de la crise économique actuelle les imposent à tous, la France, l´Union Européenne ou l´occident tout court; tous nous aurons un intérêt grandissant dans un rapide relèvement économique de l´Afrique dans les plus brefs délais. Le temps en effet presse pour tout le monde. Car si l´Afrique tarde à devenir rentable et solvable pour ses partenaires internationaux, elle risque, dans ses faiblesses, à persister dans le chaos et l´anarchie, ce qui ne sera profitable à personne. Ni même à la Chine et l´Inde dont les ambitions industrielles s´affermissent en exigeant de ces deux pays des sources de matières premières accrues et accessibles. Autant par ailleurs que des marchés crédibles et diversifiés pour leurs industries d´exportations.

Ne faisons donc pas du sentimentalisme gratuit et mal placé en insistant sur quelque humanisme dont personne ne saurait ni s´en assagir ni le monnayer, autant qu´il ne résoudrait aucun problème du présent ou du futur, si ce fameux humanisme n´était pas doté au préalable d´un grand et pragmatique réalisme économique. La meilleure forme d´humanisme, à mon avis, est le développement, parce que celui-ci permet à celui qui a réussi à l´assouvir de satisfaire à tous ses besoins, d´être en mesure de défendre et de protéger les rêves et les attentes de ses enfants autant qu´avec la science et la technologie ainsi cultivées, la société développée peut répondre au mieux aux défis et exigences culturels et écologiques que nous imposent l´avenir.

Maintenant, si, et après coup cela s´appelle « Liberté, égalité, fraternité », humanisme Humboldien, cartésianisme, confucianisme ou autre…qu´importe ; seul le résultat compte. Ne mettons pas la charrue devant les bœufs ; cette époque passée où le sournois christianisme était plus important que les droits humains ou la liberté des noirs est résolue. Et bien finie. Le premier droit humain est à mon sens celui d´être responsable de soi-même, pas des autres. La France doit s´enlever l´idée que l´Afrique dépend d´elle, autant que les africains doivent s´émanciper de croire qu´ils peuvent, comme à Noel, faire la liste de leurs voeux à la France afin que celle-ci daigne bien les réaliser. 

Musengeshi Katata

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08 juillet 2008

Japon. Le G8 du dragon à deux têtes

Les chefs d'Etat et de gouvernement du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) et ceux des pays africains invités (Afrique du Sud, Algérie, Ethiopie, Ghana, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, plus l'Union africaine) se sont retrouvés pour un déjeuner, suivi d'une séance de travail, dans un hôtel de luxe du nord du Japon.

Financer l´avenir ou entretenir le retard ?

« Etre assis à une table garnie ne fait pas de vous un dîneur ; à moins que vous puissiez vous servir des plats qui sont proposés » Malcolm X 

Apparemment un G8 comme tous les autres, sauf que cette fois-ci l´Afrique semblait, pour la circonstance, avoir été invitée à faire bonne figure dans le cadre restreint des gouvernements des pays les plus industrialisés et les plus riches du monde. Et dès le premier jour de cette séance de travail, des informations pleuvent de tous côtés : l´Union Européenne serait prête à ouvrir une aide à l´Afrique de l´ordre d´un milliards € pour secourir l´agriculture africaine improductive et retardée. Les Etats-Unis promettaient de s´engager plus activement que par le passé dans l´effort écologique du monde ; et à propos de l´énergie, certains pays parmi lesquels l´Amérique et le Japon préconisaient le recours aux centrales atomiques pour endiguer la crise de l´énergie, tandis que l´Allemagne plaidait pour l´intensification de l´exploitation des sources d´énergie naturelles (Vents, courants marins, géothermie, solaires).

Et puisqu´il s´agissait, et c´était l´intention qui avait justifié l´invitation aux pays africains du continent le plus pauvre de la terre, de débattre de la crise alimentaire qui frappait ce continent, mais aussi tous les pays sous développés tels Haïti, Guadeloupe, République Dominicaine, Birmanie…etc de plein fouet avec des conséquences dramatiques pour leurs populations. On se trouvait ici en aval de la crise économique, là où les conséquences du retard au développement économique subissait, avec une violence accrue, tous les inconvénients possibles du manque à se défendre, à adoucir ou à éviter les dégâts sociaux. La pauvreté et la faiblesse économique ne permettant pas d´avoir les moyens de lutter adéquatement contre la montée mondiale des prix alimentaires provoqués par l´emploi du Bioéthanol à base de maïs, par exemple ou de l´huile végétale pour alimenter les moteurs à combustion suite à l´envolée des prix du pétrole.

De l´autre côté, en amont, les pays riches et industrialisés étaient confrontés avec une crise économique de saturation et de concurrence internationale accrue que la montée de la Chine et de l´Inde aux rangs de candidats doués à l´industrialisation, ainsi que l´augmentation autant intempestive qu´indésirable des prix de l´or noir venait écorcer la situation. Notamment en augmentant, avec une sensible inflation les prix de facteurs de production (travail, transport, matières premières, énergie, capital). Et si, face à une grondante mondialisation, les pays riches avaient réussi à réduire progressivement leurs coûts de l´emploi (pour réduire notamment le chômage) quitte à renflouer le manque à gagner de ces bas salaires jusqu´aux confins de l´aide sociale améliorée ; face à la montée des prix du transport, ceux du chauffage et leurs répercussions sur les coûts des biens de consommation, ils n´avaient aucun pouvoir d´action. Et au risque que tous les prix s´enflamment sous la flambée des coûts de l´énergie, il y avait lieu de chercher rapidement de fraîches alternatives pouvant éviter la surchauffe indésirable des économies touchées.

Cette rencontre mettait en présence ceux qui voulaient aller de l´avant mais n´en avaient pas les moyens face à ceux qui, pour maintenir leur avancée, se devaient d´investir dans de nouvelles sources d´énergie, le pétrole tournant lentement au vinaigre. Les uns tendaient (comme toujours) la main, tandis que les autres cherchaient à changer ou à corriger les erreurs d´estimation énergétique (Et c´est dire aussi de croissance) qu´ils avaient faites pour maintenir leurs niveaux de vie et leurs relatives croissances. Un tête à tête étiré ? Les uns vers l´avant, les autres pour éviter la noyade ? Ou pouvait-on dire : ceux dont on abusait et qui manquaient à leurs devoirs de se structurer et de produire par eux-mêmes, et ceux qui, tout en abusant (notamment en noyant les premiers avec leurs surproductions industrielles et agricoles plusieurs fois subventionnées) et en empêchant les faibles africains à vendre leurs produits sur les territoires économiques des riches, se trouvaient embarrassés et plutôt surpris que leurs clients s´évaporent pour insolvabilité, famine, pauvreté chronique.

Ah, oui ; il y avait aussi un intérêt écologique commun : la détérioration irréfutable aujourd´hui de l´environnement écologique mondial. Les uns y avait mis plus que les autres leurs mains désastreuses, mais qu´importe, si rien ne changeait, tout le monde serait soumis à des conditions de vie effroyables. Ici, et encore une fois, les camps se divisaient : celui des riches et celui des pauvres. Ou celui de ceux qui avaient les moyens techniques et financiers de changer les choses si ils le voulaient. Et le camp de ceux qui à force de suivre les premiers, de les imiter ou de se laisser influencer par leurs solutions techniques qui n´étaient pas toujours parfaites, avaient cessé de croire en eux-mêmes et même d´accomplir leurs précieux devoirs à domicile envers eux-mêmes et leurs propres avenirs. Le mot magique d´aide est vite trouvé de nos jours pour cacher ces disparités. Or, bien de choses fondamentales, capitales pour l´avenir d´une société ne se réalisent pas avec une quelconque aide que ce soit : entre autre la mise sur pied de normes sociales sévères et ambitieuses permettant à l´instruction et à la formation professionnelle de produire des cadres sociaux qualifiés et à haut rendement créatif. Cela mettrait sur pied la production et les structures adéquates au bon fonctionnement, et surtout à la bonne gestion de résultats autant que de leur amélioration.

A mon avis trop de gens se sont encroûtés dans la fainéantise et l´expectative que procure l´aide. Et celle-ci, tout en étant « bénévole », n´en est pas moins orientée et intéressée par les achats et la filiation commerciale qu´elle impose. Son vice est donc double : elle pervertit et abrutit celui qui la reçoit, autant qu´elle le contraint et l´assujettit à celui qui la donne. A long terme, elle devient une fosse commune où tous les incapables et les corrompus vont enterrer tous ceux des leurs auxquels ils refusent les devoirs de promotion, d assistance et de défense. Et à mon avis, pour sortir de ce cercle vicieux, les pays sous développés, et particulièrement l´Afrique, doivent être obligés de rentabiliser l´aide dans les secteurs les plus fondamentaux de toute industrialisation : à savoir l´instruction et la formation technique, la production de machine de production, celles des outils ou instruments de production. Sans cela, ces pays détruisaient le capital d´aide en vivant de la main à la bouche…et revenaient demain quémander de nouvelles aides. Mais ni dans leur mentalités, ni dans leurs dispositions à se prendre eux-mêmes en compte, ces sociétés n´ont évolué ! Et si les pays riches n´existaient pas, que feraient donc ces pays pauvres ?

Il est temps, à mon avis, de faire taire tous ceux qui, dans les deux camps, avaient levé leurs tentes dans l´aide au développement sans prendre en compte que cette aide devait être effective, temporelle et non éternelle. Et à mon sens, c´est parce que trop de gens, trop d´organismes douteux en vivaient grassement tout en n´ayant aucune saine projection économique, que cette aide persistait tout en ne donnant aucun résultat consistant jusqu´à ce jour. A quoi cela servait-il d´aider aujourd´hui un enfant à aller à l´école et apprendre une profession, si aussitôt formé il ne trouve pas d´emploi ? A l´aider à mieux philosopher sur la rue ou à devenir dangereux criminel instruit ? A quoi cela sert-il de monter un hôpital en pays sous développé si les instruments, les médicaments et les honoraires des médecins et des infirmières ne sont pas structurellement assurés par cette société sous développées ? Ou encore construire des routes en pays sous développé qui ne construit ni ne fabrique ou monte des véhicules ou utilitaires de transport…ce n´est rien d´autre qu´allonger un tapis rouge à l´industrie automobile occidentale ! Pourquoi ne pas privilégier le train qui est multifonctionnel ? Le festival des demi vérités qui ne cachaient qu´une chose : les intentions de cette aide n´étaient pas celles qu´on affichait. Ou alors ceux qui s´y adonnaient étaient, ou de mauvaise foi, ou de petite vertu économique. Car si cette aide était faite avec moins de sentimentalisme ou d´ambiguïté, dans un ferme but d´obtenir des résultats concrets et durables, on l´entreprendrait autrement. J´en suis pleinement persuadé.

Ce G8 ne va pas résoudre les problèmes de l´Afrique. Celui ou ceux qui s´y sont empressés ou croient que la fin de leurs problèmes est enfin arrivée devront repasser. Et même si la Banque Mondiale, dans un aveu pathétique, a prétendu que la misère alimentaire actuelle des pays pauvres était due au biocarburant ; on doit tout de même se demander pourquoi les pays riches ne meurent pas de faim ? Après tout, ce sont eux qui souffrent le plus de l´augmentation indésirable du prix du pétrole. Oui, pourquoi ? Mais tout simplement parce qu´ils produisent pour satisfaire à leurs besoins et leurs nécessités. Et autre chose : ils sont détenteurs du capital et maîtres de leur technologie et de leurs processus scientifiques et techniques de production. Les pays sous développés, par contre, n´ont ni l´un ni l´autre. Pis, ils importent pour assagir leurs besoins alimentaires et ne sont ni nantis en capital ou maître de quelque technologie que ce soit. Ils dépendent tous dans leur budget de l´aide extérieure. C´est pour cela que ces turbulences sur le marché alimentaire international les touche de plein fouet.

Beaucoup voient dans l´aide une quelconque obligation de la part de l´occident. Moi pas. Et je maintiens que si l´occident aide l´Afrique, c´est afin que celle-ci se relève le plus rapidement que possible, et pas que ce continent séjourne éternellement en mendiant et nécessiteux de l´histoire humaine. Il est donc grand temps de dire autant aux africains qu´à leurs généreux donateurs que dans l´intérêt d´un avenir de partenariat solvable et respectable, il est temps de rentabiliser l´aide et se défaire de complexes et de préjugés protectionnistes ou colonisateurs. Et le pouvoir africain dans cette affaire est tenu de s´exercer avec plus d´intelligence et d´efficacité qu´il ne l´a fait jusqu´aujourd´hui. Ces 1,6 milliards $ promis en aide de ce G8 du Japon ne sont qu´une goutte d´eau dans la mer. Mais minutieusement et effectivement engagés, ils peuvent rendre un service de véritable portée pour l´avenir. Mais l´effort des africains eux-mêmes, c´est celui qui pèse dans la balance, ainsi que leur désir assidu de changer les choses au mieux.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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05 juillet 2008

Le devoir d´une saine et objective distance face au politicien africain

En commentaire à l´article : Ce don de Dieu pour le Congo

Cette passion aveugle…de lucidité !

« On nous avait appris à chanter les louanges de Dieu pour nous faire oublier que nous étions des hommes » P.E.Lumumba

J´ai lu, mon ami, j´ai lu ; et je m´avoue avoir été surpris par cet aveuglement plutôt surprenant pour un congolais vivant en Europe. Pourquoi ? Mais parce que je pense que le cartésianisme européen aurait eu raison ou du moins imprégné votre jugement politique. Hélas, il n´en est rien. Dommage. Parce que ce que vous avancez sur Kabila est tout à fait infantile. S´il est le don de Dieu pour le Congo, pourquoi devait-il se présenter aux élections pour être élu ? N´avez-vous pas encore compris qu´en réalité c´est le peuple qui est son Dieu à lui parce qu´il lui donne sa légitimation ?

Voyez-vous, cher ami ; nous avons connu l´époque de l´esclavage où les blancs vinrent chez nous violenter,voler nos femmes et nos enfants pour les amener aux fers travailler et subir l´inhumain sort de la servitude. Ils prétendirent que Dieu leur avait donné le droit d´agir ainsi parce qu´ils étaient blancs, de race supérieure. En 1454, le pape Nicholas V leur avait, en effet donné le droit de soumettre, d´assujettir et de prendre possession de biens, de terres et personnes des noirs. Ces droits et prétentions de droits sur une autre race n´étaient-ils pas faux, inhumains et primitifs ?

Et pour répondre à la question, connaissez-vous personnellement un Dieu qui aurait permis ou autorisé ses adeptes à commettre des crimes de droits humains aux autres ? Si vous ne savez pas répondre à la question, vous qui parlez de Dieu, lisez donc la Bible chrétienne à ce propos, parce qu´elle a servi à légitimer ou à justifier ces méfaits scandaleux envers la race noire durant 400 ans. Vous verrez que la Bible, déjà dans ses dix commandements, interdit la violence et le préjudice à tiers.

Nous avons connu l´époque de la colonisation qui nous fit avaler sa Bible tout en détruisant nos cultures et nos structures sociales, et pour revenir aux temps modernes, le terrorisme fondamentalisme musulman qui opère dans le monde en assassinant des innocents se réclame lui aussi de Dieu. Alors, cher ami, avez-vous compris que Dieu est souvent le prétexte et le repaire du criminel, du faussaire et de l´escroc ? De celui qui, le dimanche allait jouer les enfants sages et croyants à l´église mais qui, aussitôt la messe finie, se remettait à ses crimes favoris en pillant, volant et tuant les autres quitte à revenir le dimanche prochain jouer le saint ?

Ceci pour vous dire, cher ami, que le genre de cécité que vous affichez est non seulement dangereux pour le sain jugement et la raison, il est aussi indécent parce qu´il place l´aveugle et primitive passion au dessus de la plus fière et la plus importante vertu humaine : la raison critique. Je sais, elle ne tombe pas du ciel, elle; il faut se donner la peine de l´acquérir. Et l´entretenir et l´assumer constamment afin qu´elle reste vraie et objective.

J´ai personnellement connu l´époque où tout le Congo chantait et dansait sous la coupe du Mobutisme, et je dois vous dire que jadis déjà des hommes comme vous prétendaient exactement ce que vous dites aujourd´hui. Pour ma part je considère que Kabila a été élu par le peuple congolais afin de promouvoir et de veiller sur ses intérêts avec doigté et justesse. Sera-t-il capable, à la hauteur de cette lourde tâche ? Je ne le sais pas, nul ne le sait. Si le peuple fait ses comptes et estime qu´il a répondu à ses attentes, il sera réélu ; mais si ce n´est pas le cas, il sera tout simplement remercié comme le prévoit la constitution congolaise. Vouloir faire de Kabila un Dieu du peuple congolais aujourd´hui ou demain est de la pure des primitivités. Le seul Dieu au Congo, c´est le peuple congolais qui l´a mis en service et peut lui retirer sa légitimation s´il ne satisfait pas à ses conditions.

Je comprends qu´à défaut de culture politique et philosophique, et même vivant en occident, on en vient à confondre celui qui organise et défend par procuration les intérêts d´une Nation, du Peuple qui est le propriétaire légal et historique du Droit et de la Légitimité politique.

Il est tout de même surprenant de voir à quel point, et malgré le bon français et le milieu culturel cultivé dans lequel vous vivez actuellement, vous ne savez vraisemblablement pas encore distinguer ceci de cela. Et on dit que les africains qui vivent en Europe sont plus avertis ? Vraisemblablement cela ne s´applique pas à tous. Hem…gardons, si vous le voulez bien, une saine et raisonnable distance dans nos jugements. Si Kabila vous a dit qu´il était un Dieu, allez lui dire qu´il y a plus Dieu que lui, notamment le Peuple Congolais. Et s´il l´oublie, il apprendra bien vite qu´il n´est rien d´autre qu´un simple citoyen de ce pays. Ah, à propos, comment a donc fini Mobutu ? Il a été limogé, n´est-ce pas ; lui aussi se prenait pour un Dieu. L´Afrique, décidément…est pleine d´illuminés. Espérons que l´avenir nous gardera de leurs gras méfaits. Sinon, oh mon Dieu; pitié pour notre avenir...!

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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25 juin 2008

Etats-Unis. Des bébés pour lutter contre la misère sociale ?

Massachusetts, Gloucester. Dans une petite ville de 30.000 habitants gangrenée depuis trop longtemps par le chômage et le délabrement social, 17 jeunes filles écolières de 16 ans se sont fait expressément engrosser pour…lutter contre la détresse sociale provoquée par la pauvreté.

Des cris de désespoir social qui en engendraient d´autres

Curieuse complicité qui a poussé 17 jeunes écolières encore enfant entre 15 et 16 ans à se laisser engrosser pour avoir, dans le froid social de Gloucester dans le Massachusetts, « quelqu´un qui les aimes inconditionnellement et sans retenue ». Ces jeunes filles se choisirent des pères génitifs à l´aveuglette parmi leurs collègues écoliers, des amis ou camarades consentant, et même dans un des cas, un sans logis de 24 ans. gloucester

L´histoire éveilla quelques soupçons lorsque dans la petite ville le nombre de tests de grossesse augmenta tout à coup, autant que les gynécologues furent surpris de la joie soudaine que provoquait chez de jeunes filles l´annonce de grossesse. Ou au contraire la déception qu´accusaient ces jeunes personnes lorsqu´elles apprenaient qu´elles n´étaient pas enceintes.

Et depuis, la propagation de ce futur boom de bébés chez les mineures de la High School de Gloucester, une petite ville de tradition catholique vivant de la pêcherie située à quelques 50 km de Boston, les discussions vont bon train. On se demande par exemple s´il n´aurait été sage de distribuer des préservatifs aux jeunes ou encore si ces jeunes filles savaient le poids d´obligations qu´elles avaient endossées ?

Tout cela ne peut plus changer quelque chose à l´acte concerté de ces jeunes filles ; ni les critiques des adultes, ni la déception évidente du directeur de la High School : Joseph Sullivan.

Certes, la dépression économique frappait Gloucester de plein fouet depuis 20 ans, ce qui avait détruit des familles, causé et entraîné au sein de la vie journalière de la petite ville une pauvreté et une morosité sociale profonde. Mais est-ce vraiment une raison pour s´abaisser à de telles extrémités à 16 ans ? Ces filles n´avaient-elles pas elles-mêmes restreint leurs libertés en l´enchaînant à de lourdes responsabilités maternelles ? Cela choquait tout le monde, sauf les jeunes filles qui semblaient vouloir à tout prix brusquer leurs familles et la société.

Et il faut bien se demander si, lorsque la jeunesse n´a plus aucun autre moyens de crier son désespoir et sa révolte qu´en procréant des enfants dont on ne savait même pas comment ils vivraient demain ; si un tel contexte social ne ferait pas mieux de faire diligence envers l´avenir de ses enfants au lieu de faire des guerres coûteuse et inutiles de par le monde. Ou de se refuser à des réformes sociales qui créeraient de nouveaux emplois et redistribueraient plus équitablement les revenus au sein d´une Amérique de vrai rêve américain.

Demain, ces nouveaux enfants diront peut-être, dans leur premiers balbutiements dans les bras de leurs mères : ô maman ; et certains entendront peut-être : Obama…qui sait ? En tout cas il serait grand temps que ce conservatisme économique qui, tout en fermant les yeux et les oreilles devant le désespoir enragé de ses propres enfants, prétendait néanmoins garantir à tous la liberté, la démocratie et le rêve américain. Si ce n´était pas se moquer de son monde pendant que les uns s´enrichissaient scandaleusement, et que d´autres vivaient en marge éloignée de la société, de tout confort, de tout espoir légitime de changer quoi que ce soit à leur condition. Etait-ce vraiment cela, le rêve américain ? Drôle de rêve qui avait pour les uns tous les aspects de cauchemar sourd et ténébreux !

Musengeshi Katata

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18 juin 2008

Afrique: ou se développer rapidement ou mourir de faim

A l´instar de mon court voyage au Ghana et au nord du Nigeria, mes craintes les plus repoussées se sont pourtant avérées exactes : l´Afrique tardait toujours à prendre le train régulier et sûr qui le conduirait vers un meilleur avenir. Dans l´arrière pays africain, au cœur battant des pays noirs, tout allait toujours aussi lentement…sans le moindre signe de changement.

Le précieux choix incompris ou naïvement dilapidé

A la fin je me demande quel langage on doit employer pour faire comprendre au pouvoir africain qu´il n´était pas à la hauteur de sa tâche car il ne développait ni les facteurs d´éducation, de formation et d´instruction permettant d´orienter et d´éclairer les mentalités et les esprits vers les exigences modernes du développement, autant qu´il n´investissait pas conséquemment dans la productions d´outils et de moyens relevant l´agriculture et l´élevage de leurs méthodes archaïques de production. Et à mon avis, si l´Afrique se plaignait aujourd´hui d´être laissée en touche par des promesses d´aides vite formulée au G 8 mais apparemment difficile à tenir, l´emploi et l´usage que font les africains de l´aide ne relève pas de la plus grande diligence.

Avec quelques amis érudits africains et étrangers, nous nous sommes donnés la peine de vérifier sur le terrain du fameux optimisme africain selon lequel l´Afrique avait une progression économique de 5,…%. Et à bien y regarder, on se demanderait où est donc passé cette croissance, que diable ? Les écoles étaient toujours aussi austères ; le niveau de connaissance, de publication, l´agriculture et l´élevage étaient encore primitifs…où diable sont passés ces augmentations du PIB si rien de solide et d´organisé pour l´avenir n´en sont les résultats concrets ? Et pourtant, l´Afrique n´est pas pauvre en nécessités à réaliser comme elle ne l´est pas en gens bien intentionnés et diligents ! Alors, que se passe-t-il donc ? Il n´y a qu´une seule réponse à cela : la responsabilité des pouvoirs politiques s´exerce en dehors ou en deçà de leurs devoirs naturels de protéger, promouvoir et défendre le développement de leurs sociétés. Superficialité, dépassement ? Manque de vision adéquate de leurs devoirs concrets ? Ou tout ce marasme auquel on assistait en Afrique n´était rien d´autre que l´expression d´une lourde et néfaste incompétence auxquels la corruption et l´aliénation mentale habillaient d´une fausse et dangereuse parodie du pouvoir ? Le pouvoir, où qu´on soit, a ses devoirs, son rituel et ses obligations. Ne pas être capable de l´exercer valablement en répondant à sa déontologie et à ses exigences ; cela qualifiait-il l´incapable de génie ? Maintenant je me demande pourquoi devrait-on se fier à une telle autorité ?      

Si les africains étaient tous sincères et d´accord sur la dimension et la mesure des efforts que leur culture doit accomplir, ils reconnaîtraient que certaines conditions, certains rapprochements doivent absolument s´emboîter et concourir à un édifice réel et effectif si on veut obtenir des résultats concrets. Et cela sans le moindre mesure de tolérance ou de tergiversation. Il s´agit, après tout, et on l´oublie le plus souvent, de l´avenir et l´amélioration des conditions de vie d´êtres humains dont on pouvait lire dans leurs yeux délavés et leurs soupirs excédés que leurs désirs et leurs attentes les tourmentaient cruellement chaque jour. Et si on voulait réussir à changer les choses dans l´intérêt de tout un chacun, l´efficacité et l´assiduité étaient à l´ordre du jour afin que rapidement chacun y trouve son compte. En Afrique, cependant, je suis toujours surpris que le temps soit considéré comme un ami, or ce temps peut revêtir la peau du pire de nos ennemis. Surtout si d´autres cultures étaient en avance sur nous et, de par l´histoire ou la promiscuité économique internationale, celles-ci nous dictaient ou nous imposaient des paramètres et des conditions existentielles qui n´étaient pas nécessairement ni dans notre intérêt, ni dans le respect de nos libertés et de notre libre et souverain épanouissement.

Pour des cultures et des peuples dont la civilisation n´est pas fondée sur la domination des autres, nous ne voyons pas directement qu on nous consomme les matières premières sous nos terre en nous léguant une écologie criminelle et en nous enfermant, dans un avenir prochain, à une pauvreté et une dépendance dont nous ne saurons sortir de par nous-mêmes ! Se laisser mener par le bout du nez, dans ces conditions ou se laisser détourner de ses intérêts, c´est se condamner soi-même ainsi que les générations futures à un sort des plus cruel. Il est donc temps, à mon avis, de faire diligence autant dans la vente de nos matières premières que dans l´usage et l´utilisation de l´aide économique et financière étrangère. Mais le plus important reste et demeurera toujours l´effort, le prix que nous sommes prêts à offrir ou à nous imposer de nous-même pour nous réaliser le plus pleinement, le plus élégamment que possible.

Et ici une petite parenthèse personnelle : je ne dis pas qu´on doit toujours être de mon avis, tirer les mêmes conclusions, loin de là ; je suis assez rationnel et équilibré pour savoir qu´on peut aborder un problème depuis plusieurs points de départ. Mais je sais aussi que certaines évidences, certaines conclusions, certains résultats sont toujours les points de repère pour juger de la justesse ou de l´efficacité d´une entreprise. En Afrique que j´ai appris à observer objectivement de très près, on se trouve comme une cascade d´eau de plusieurs chutes consécutives représentant les différentes générations d´entrepreneurs politiques, économiques, sociaux et intellectuels aux prises avec les problèmes économiques et culturels de leurs sociétés respectives. Et avant que l´eau ne parvienne à la rivière où on peut la boire et apprécier de sa fraîcheur, elle a été battue, émoussée, séparée de bien d´impuretés. Mais si ces générations successives ne s´émancipaient pas elles-mêmes successivement et impérieusement, l´eau ne serait pas forcément pure et agréable à boire au bas de la vallée des espoirs sociaux. Changer et émanciper l´entrepreneur africain dont je parlais, c´est avant tout l´instruire et lui donner les moyens critiques lui permettant d´avoir accès à l´amour du progrès parce que celui-ci ouvre et promet une meilleure satisfaction des différents enjeux sociaux.

Ce que je voulait dire par-là est ceci : nous nous donnons beaucoup de mal pour discuter et former l´univers rationnel dialectique de l´intelligence africaine, notamment parce que nous sommes en retard rationnel effectif par rapport aux autres cultures ; mais aussi parce qu´ayant, pendant les 600 dernières années par les chrétiens et même à partir du 7-8ième siècles par les hordes islamistes envahissant notre continent (voir Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte islamique..etc) nous avons été empêchés ou interdits par ces domination à développer librement une stratégie dialectique existentielle répondant à nos aspirations culturelles et notre sens sociohistorique. Depuis le 7-8ième siècle en effet notre développement a toujours été interrompu dans son originalité par des envahisseurs étrangers. Et le fait d´avoir sous estimé la tradition écrite et privilégié la tradition orale, notre rationalité a eu difficile à se soumettre assidûment à la critique et à des normes critiques objectives de discussion ; ce qui lui aurait donné un regain assidu en objectivité. Aujourd´hui nous voulons changer les choses et recouvrer le nerf rationnel précieux de nos cultures afin de l´exercer pleinement d´une part, et de l´autre, afin de le mettre à jour afin qu´il soit à mesure de répondre aux exigences contemporaines.

Mais voilà, pour des raisons d´aliénation, de courtes vues et même de flagrante naïveté, nous nous mettons nous-mêmes les bâtons dans les roues ! Résultat : stagnation conduisant à la pauvreté, aux guerres tribales et aux guerres de révoltes sociales comme on l´a vu en Ouganda, au Kenya, au RDCongo, et dernièrement en Afrique du Sud. Tous ces remous sociaux sont les résultats d´une gestion politique qui n´arrivait pas à satisfaire aux attentes de leurs peuples, autant qu´elles n´offraient pas de perspective réelle d´avenir. Les africains, contrairement à ce qu´on pense, ont déjà compris leur situation ; seulement, ils sont surpris que malgré leurs efforts, malgré les promesses de leurs politiciens, les choses ne changent toujours pas. Bien au contraire, après quelques années égales, leurs situations se détériorent irréversiblement. Et en fait ils n´ont pas tort : l´Afrique n´accumule que très peu ou pas du tout ; ce qui ne lui permet pas de résoudre ou répondre aux exigences croissantes de ses sociétés.

Changer les choses ? Bien sûr. Mais si on fait corps avec son mal, cela peut empêcher de voir plus loin que son nez et saisir les solutions utiles et efficaces permettant de changer les choses au mieux. On ne peut pas non plus, et même si ce facteur ne doit pas être ignoré, accuser l´étranger d´être la source de nos maux ; à ce petit jeu mesquin cachant les véritables erreurs et les faiblesses rationnelles des africains eux-mêmes on rejette plutô