12 novembre 2007
Le chansonnier français et le racisme
L´exemple de la chanson « Lily » de Pierre Perret
OU DE CEUX QUI VENAIENT TOUS DE LEUR PLEIN GRÉ VIDER LES POUBELLES À PARIS.
Lily
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs
Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous
Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite soeur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur
Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.
Lily
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs
Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous
Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite soeur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur
Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.
Lily
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs
Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous
Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite soeur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur
Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.
Pierre PERRET
02 mai 2006
Frère Sarkozy victime de clearence ?
La confrérie du Pouvoir français en plein marécage éclaboussant
Le Pouvoir français : une confrérie à couteaux tirés
Notre commentaire
Quoi, frère Sarkozy, ne nous dites pas que vous êtes surpris ? Allons, allons vous êtes chez les maîtres de la honteuse et diabolique francafrique ; de ces étalons de la célèbre écurie française : liberté – égalité - fraternité qui tout en prêchant le faux, organisaient crimes, pillages et désolations en Afrique avec un sourire et un calme pathétique et rassurant ! De ces descendants d´esclavagistes et d´exécuteurs du Code Noir. De ceux qui, des siècles durant violèrent et maltraitèrent tous les peuples qu´ils rencontrèrent l´histoire durant et leur ravirent leurs droits, leur fierté, leurs biens et les revendirent à tiers comme ce fut le cas pour la Louisiane ; avez-vous vraiment crû à cette façade trompeuse qu´ils affichent aujourd´hui ? Vous nous décevez, frère Sarkozy ! Ceux que vous côtoyez tous les jours, et vous devez mieux le savoir que nous, sont des loups en peau de mouton. Et ce n´est pas parce qu´on se dit appartenir à la congrégation de la fille aînée de l´église catholique, qu´on est né avec la sagesse et le bon sens de la justice et de l´équité ! Et pensez-vous que, quoique immigré hongrois, le fait que vous défendiez bien leurs valeurs, devrait être une bonne raison pour vous épargner, du moins de vous traiter avec égards ? Les lois solidaires de la meute rapace, frère Sarkozy, sont bien ténébreuses ; n´en portez-vous pas vous-mêmes les profonds stigmates envers les étrangers ? Vous voyez, vous êtes aussi des leurs. Incontestablement. Et malgré qu´avec cette affaire on aie l´impression de se trouver aux Nations Unies, avec un Kofi Annan qui se laissa espionner comme un vulgaire conspirateur par les services secrets américains, nous espérons bien que vous, vous réagirez, n´est-ce pas ? Curieux, tout de même ce qu´a fait frère De Villepin ; qui l´aurait supposé après avoir écouté son discours à l´eau de roses à l´ONU lors des débats sur l´Irak ? Acclamé par le monde entier et puis, ca… ! Je vous le dis, ils sont tous bien faux…méfiez-vous, frère Sarkozy ; le français est bien douteux et conspirateur, surtout lorsqu´il s´agit de quelque pouvoir ou intérêt ; les africains le savent à leurs corps défendant.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Et pour nos lecteurs qui n´ont pas encore eu l´occasion de prendre connaissance de ce scandale, une succincte chronologie des faits sur le volet politique de l'affaire du "corbeau" qui a accusé des personnalités de détenir des comptes chez Clearstream :
est faite sur http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060430.OBS5968.html
Et sur http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060502.OBS6044.html on peut lire une intéressante revue de presse.
19 avril 2006
L´homme noir: piégé et acculé à la chosification occidentale ?
Retardataire, sous informé, déphasé, aliéné ;
L´homme noir : condamné à chercher la 25ième heure ?
« Quiconque arrive trop tard est puni par la vie » Lénine
Et l´instar de la réflexion d´un Lénine, je pense que l´Afrique, que tout l´univers de l´homme noir ne se laisse enfermer dans une impasse qui, à la longue, réduit ses chances de se retrouver historiquement, de se réaliser autrement qu´en faisant des compromis qui tout en lui donnant l´impression bien fausse qu´il œuvre à la « coopération », ne le repousse que plus sournoisement à l´enseigne ingrate de la stagnation. Ce ne sont pas seulement le passé (l´esclavage, la colonisation, la soumission économique, financière et culturelle de l´hégémonisme occidental actuel) qui le rongent et l´égarent, mais aussi sa faiblesse à se définir par rapport à lui-même, et surtout, à se motiver adéquatement et efficacement par rapport à ses obligations envers lui-même, et se défendre contre la chosification cupide et sournoise que lui impose l´Occident hégémonique et dominateur. Notons pour ceux qui se sont fixés sur l´occident que les arabes firent la même chose avec les africains (7ième au 15ième siècle), et qu´à mon avis, la Chine, sous une forme moins avilissante, fera de même avec elle pour entrer en possession de matières premières nécessaires à son industrialisation, et bien sûr vendre ses produits. Tout cela pourrait prendre des allures infâmantes et désespérées si l´Afrique ne se mettait pas à courir comme tout le monde à l´industrialisation pour se protéger de l´utilitarisme volontaire des industrialisés, employer elle-même ses richesses et défendre valablement ses droits existentiels, son idéal sociohistorique, son territoire et sa liberté.
Ce n´est donc pas seulement le passé qui exerce ses effets néfastes sur l´homme noir où qu´il soit, mais aussi sa détermination de vaincre et d´inverser la vapeur au mieux de son avenir face aux facteurs négatifs qui l´oppriment. Malcolm X disait : “ The future belongs to those who prepare it today.” Encore faut-il savoir ce que ce future exigeait en facteurs de conceptions et de réalisation (connaissance, information, technique, concept de mise en œuvre et de contrôle de résultats). Or, en y regardant de près, on se rend compte que ces facteurs sont exercés par l´homme noir sans trop grande conviction, et parfois, faut-il bien le dire, avec un dilettantisme blessant : au lieu d´employer les ingénieurs et les techniciens nationaux, on les envoyait au chômage par la consommation de produits étrangers ou par des dépenses irresponsables et destructives du capital. Quant à l´éducation, à la formation et l´entretien de petites et moyennes entreprises, elle faisait cruellement défaut.
Et ceux qui aiment s´endormir sur l´esclavage et la colonisation seront surpris de s´entendre dire : « Mais, monsieur ; tout cela est bien vrai, mais que faites-vous donc pour retrouver votre souveraineté et votre compétence sociohistorique ? » Car ce n´est pas en pleurnichant ou en mendiant à longueur de décennies qu´on répare le mal, mais en changeant les choses et en prouvant qu´on est capable de mieux, d´une meilleure vision de la coexistence et de la réalisation sociale. Autrement comment veut-on en sortir ? En imitant le discours du maître, sûrement pas ; il ne faut pas être aveugle pour voir que celui-ci ne conduit qu´au piège largement ouvert du négativisme ou celui de l´utilitarisme de ses étroits intérêts. Par ailleurs, il suffit de voir avec quels maux contradictoires l´occident se débat actuellement : chômage injurieux, dettes publiques galopantes, écroulement des caisses de pension et d´assurances maladie invalidité, crise de surproductions. Certes, disent-ils tous frondeurs : c´est mieux que le manque et la désolation de la misère. Oui, c´est vrai, mais ce n´est pas l´idéal absolu, car qui sait combien de temps l´Occident pourra-t-elle coqueter avec ces facteurs destructifs de la paix sociale ? Et encore une fois l´Afrique pour sauver l´occident en débandade ? Ou serait-ce la Chine, cette fois-ci ? Mais elle, elle est armée et capable de se défendre…Et au demeurant, on se croirait au 17ième siècle, lorsque pour se débarrasser de ses chômeurs et de ses criminels, l´Europe alla les déverser en Afrique du Sud, en Australie où ils s´illustrèrent par des actes criminels des plus répugnants ; pourrait-on vraiment dire qu´avec la technique, la connaissance, l´industrie ; le système existentiel occidental était le meilleur, qu´il savait résoudre par lui-même ses contradictions et assurer à tous ses habitants le droit à la réalisation sociale et au libre épanouissement ? Nobody is perfect, mais à ce point acculé à l´impasse ; on ne peut vraiment pas aller chanter sur tous les toits qu´on était un modèle d´exemple et qu´il fallait que tout le monde suive ce chemin ! Faut vraiment croire au petit Jésus.
On le voit, ces occidentaux, au lieu de courir nos campagnes enseigner leurs catéchisme, et aliéner nos enfants, ils feraient mieux de se tenir le bout du nez et de faire preuve d´intelligence et de réalisme en restaurant leur système d´organisation et de réalisation sociohistorique, car il est insuffisant et foncièrement défectueux.
Et pour l´Afrique, c´est la preuve flagrante qu´elle doit non seulement cesser de se laisser enfermer dans une peau de chagrin par l´occident, mais qu´elle doit vaincre ses handicaps et promouvoir un sens d´organisation, de gestion et de réalisation existentielle qui résolve ses problèmes en la mettant up to date, et surtout en développant un esprit, une philosophie de l´existence qui l´épanouisse pleinement et concourre efficacement à défendre ses intérêts, les rêves et les désirs de ses enfants. Mais il faut bien le dire, pour parvenir à ces buts, il faut mettre à jour plus de discipline et d´exigence pour soi-même, faire preuve de réalisme et de créativité à se réaliser librement, souverainement, paisiblement. Ce n´est pas aussi facile qu´on le pense, et parfois plus vite à dire qu´à organiser, mais c´est en fait cela le défi de l´existence : savoir être et devenir un sujet conscient et responsable de sa propre destinée, et repousser tous les facteurs négatifs, tous les ennemis qui y porteraient préjudice.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
06 mars 2006
Sur la nomination de Michelle Jean
Le commentaire oublié
Sur Michelle Jean et sa nomination comme gouverneur du Canada
L´apparence du réel et son réel contenu
(Jeudi 29 Septembre 2005 18h22 ) sur grioo.com
Cessons donc d´acclamer chaque fois qu´un noir ou une noire est, dans la stratégie de l´homme blanc, élevé sur un piédestal individuel, dans le but jeter la poudre aux yeux des noirs et faire acclamer tous les idiots en mal de la reconnaissance tant recommandée du maître. Elle a réussi, tant mieux pour elle. Et c´est bien ainsi. Mais à la pensée qu´au moment où je vous écrit, des enfants innocents meurent de faim et d´apathie parce que ces mêmes blancs et leurs amis dictateurs et traîtres à la patrie leur enlèvent chaque jour leur espoir, je ne peux hélas ni sourire ni m´en réjouir.
Notre âme, notre culture détruite et bafouée, et cette domination économique et commerciale qui nous étouffe, je l´oublierai parce qu´une seule noire est devenue gouverneur au Canada? Mais qu´est-ce qu´il en est advenu de nous; ne savons-nous plus distinguer l´apparence du réel, la vérité de l´illusion, ou le principal du subsidiaire? Il faudrait peut-être commencer par là. Acclamer comme un idiot chaque fois qu´on nous jette un os, n´est-ce pas jouer aux chiens de Pavlov? Ne sommes-nous pas plus critiques que cela?
Je le crois bien. Tout ce tralala, c´est de la fumée, rien de bien réalisant pour nous, car nous sommes devenus exigeants. Et inconsolables, parce que notre chemin est si long; et chaque fois que nous nous sommes laissés abuser par des porteurs de flambeau, nous avons été trompés. C´est donc que ce qui compte maintenant, ce n´est que la liberté et la réalisation que nous faisons de nos propres mains, avec nos propres cœurs et notre esprit ; pas d´emprunt, pas d´illusion. Du solide qui porte nos larmes, nos défaites et nos victoires, mais aussi le sourire futur de nos enfants.
Et à bien y penser, tous ces nouveaux noirs émergeant en occident ne sont que des instruments qui vont
nous faire plus de mal que de bien. Je me demande comment choisirait-elle, Michelle Jean, si elle avait à débattre entre les intérêts de son pays d´origine: Haiti, et les intérêts canadiens? Savaiet-elle que les banques, les politiciens et le management canadiens étaient à la base de la ruine de son pays d´origine? Que les 2 milliards $ que les travailleurs haitiens à étrangers transféraient dans leur pays, de cet argent, et grâce à la complicité des banques canadiennes, ce pays n´en voyait ni la couleur, ni les effets positifs? Que cette somme reprenait aussitôt arrivé le chemin du Canada pour gonfler les comptes des étrangers et des haitiens vereux ? Elle peut toujours venir. Mais tromper de nouveau...notre naiveté a des limites.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
02 mars 2006
RDC: le nuage démocratique occidental
De la valeur, la portée et le contenu démocratique
La RDC est assise sur une poudrière
Commentaire du 02.03.2006 sur Grioo.com
Je l´ai bien trop souvent dit: s´atteler au principal et y exceller plutôt que de s´accrocher au subsidiaire et se proclamer génie. Si Kabila est lumumbiste ou patriote, moi je suis le pape Bénédicte; ce que cet illuminé a coûté, lui et son père en vies humaines au Congo, c´est incroyable et phénoménal. Ce pays devrait s´atteler rapidement à la production de moyens de développement plutôt que de guerroyer comme des coqs au poulailler. On voit bien que, comme toujours, les arrivistes ne savent pas ou est leur devoir et quelles sont les priorités exigées par le bien être et l´avenir de la Nation. Pour ce qui est de Paul Nsapu, son analyse n´est pas mauvaise, pas autant que la médiocrité qui gouverne le Congo en ce moment. Ce qu´on peut lui reprocher, c´est qu´il est à ce point naïf de croire que la démocratie, on peut l´importer ou la définir ou l´asseoir à partir de prémisses étrangères. C´est oublier ou méconnaître que les occidentaux qui chantent la démocratie aux oreilles des africains ne l´ont importée ni de Chine, ni des Amériques où ils se sont d´abord livrés aux massacres, aux viols de libertés et à l´esclavage le plus scandaleux pour s´enrichir avant de revenir aujourd´hui chanter les louanges d´une démocratie qui n´aurait, en réalité l´avantage que de leurs donner préséance en Afrique et de leur permettre de soumettre et de recoloniser mentalement leur nègre. La démocratie est un processus sociohistorique inhérents aux intérêts, à la structure et aux aspirations d´un peuple; ce n´est ni un objet d´importation ou d´exportation, et ni du prêt à porter ou à consommer. Faut pas se laisser berner ; ça frise l´infantilisme sociohistorique. Nos ancêtres africains étaient plus démocrates qu´on ne le pense; et ce n´est pas parce qu´ils n´ont pas fait l´esclavage à la chaîne et imposé à quiconque leurs vues, leurs religions et leurs usages qu´ils ont toujours eu tord. Celui qui, en tant qu´africain n´est pas encore arrivé à cette évidence a encore beaucoup à apprendre. Et il ferait mieux de se taire. Trop de bêtises et de manque de jugement assombrissent depuis trop longtemps le beau ciel africain du continent éternel.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.
05 février 2006
Polémique autour de la caricature de Mohamet.
Polémique autour des caricatures du prophète Mahomet
Commentaire Musengeshi Katata du 05.02.2006 à 21h 47 sur Grioo.com
Remerciement à tous mes amis, j’entends tous ceux qui de bonne foi détestent l’injustice, luttent et aspirent à une meilleure humanité de bien plus universelle définition de la liberté. Ceci dit, j’ai eu à parcourir le débat ; il y a beaucoup de gens qui profitent de cette occasion pour brouter à voix haute leur frustration, leur intolérance, leurs insuffisances et de mettre en exergue leur croyance étroite et bornée. Bon. Le sujet s’y prête et cependant, à mon avis le bon sens, et je pense qu’il est autant parti de l’article lui-même que de certains commentaires éloquents qui ont eu lieu ici. Mais ne nous faisons aucune illusion, surtout pour ceux qui essaient de se cacher derrière leur religion ou leur parti pris occidental ou islamique pour exercer une adversité qui ne mène nulle part : ni la religion chrétienne, ni l’islam ne sont des enfants de coeur. Et je suis assez africain et noir pour en témoigner. Ce théâtre actuel de fausses démonstrations de passionnément islamique enragé cache autre chose que la saine foi : ils regorge plutôt de frustration et de rébellion contre l’Islam fondamentaliste et clérical des mullah qui depuis des siècles confondent réalisation d’harmonie dans lequel le croyant réalise ses rêves matériels, intellectuels, créatifs avec une croyance orgiaque abrutissante et primitive qui, pour tromper les exigences du 21e siècle, rêve encore de domination planétaire. Sans industrie, sans armement individuel, sans même rendre justice à la réalisation individuelle de bien-être, cette fausse vue religieuse s’enferme, à la longue, à l’impasse du muezzin affamé. 60% des intellectuels du monde arabe sont au chômage ; l’Egypte ne vit que l’aide américaine et du tourisme dénudé. Quant aux autres, aliénés par l’occident et aveuglés par les mullahs, ils tardent à comprendre que c’est l’industrialisation et la réalisation sociale individuelle qui est la plus belle prière d’Allah. Et pour fondé que soient ces fumées de protestation, ils ne peuvent que s’adresser à l’hégémonisme occidental et ses méthodes intrigantes pour sucer le sang des autres et les transformer en cobaye de son industrie et de ses finances. Mais croire qu’on doit aller aux palmes parce que quelqu’un d’autre pense ou s’exprime d’une autre façon ; si c’est réellement tout le contenu de ces infantiles protestations, alors nous avons affaire à la religion la plus primitive, la plus totalitaire et la plus bornée qui soit. Elle n’a pas encore appris à définir la liberté et la réalisation comme étant des devoirs réels actifs et pratiques du croyant. Même le Kimbanguisme les dépasse de loin. Et c’est dire qu’elle est un danger pour tout le monde, pour toute l’humanité. La liberté d’expression est sacrée pour tout être humain. Et caricaturer sa pensée ou son humour est un bien légitime qui en découle. Si l’islam ne sait pas se faire à ce droit démocratique universel, elle n’a qu’à rester chez elle, dans ses murs. Personne ne la dérangera. Or l’histoire a prouvé, et particulièrement l’histoire de l’Afrique, que ces islamistes sont des plus barbares qu’il soit : en hordes serrées, ils envahirent nos terres, ils castrèrent nos arrières parents, les prirent en esclavage pendant un millénaires durant lequel ils détruisirent nos cultures et nos structures sociales, et pour couronner le tout, ils nous imposèrent la circoncision des femmes. Plus barbare qu’un musulman sur terre, il n’y a pas ; croyez moi. Qu’ils cessent donc de monter au plafond et de parler de sainteté du prophète. Il n’y a qu’un imbécile pour avaler ce genre d’insanités. MK Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu. www.realisance.afrikblog.com