Rechercher sur AfrikBlog

Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

19 mars 2010

Afrique, histoire, cultures et interprétation du discours de Cheikh Anta Diop

Commentaire sur Facebook

 

Seul le présent et l´avenir nous réalisent et affirment l´amour réel que nous avons de nous-mêmes.

 

Bien sûr qu´il existe une civilisation africaine et des cultures africaines, seulement leurs personnalités sont très faibles dans le concert mondial des cultures industrielles, riches et mieux organisées. Là est le problème ou le bas blessant de l´Afrique: sa faiblesse économique, militaire, politique. Ce qui donne l´impression, face aux mainmises et aux envahissements politiques et industriels des pays riches exportant leurs cultures et avec leurs produits faisant payer leur avenir aux pauvres, que l´Afrique est sans culture ce qui n´est pas vrai du tout. Et peut-être ici l´occasion de dire aux africains réellement épris de leurs cultures et de leur continent qu´il est temps d´ouvrir les yeux et cesser d´accompagner aveuglement un courant étranger nocif érodant autant nos valeurs que notre avenir.

Maintenant, ami Richard-Claude B. K, je veux bien qu´on s´inspire comme le disait Cheikh Anta Diop de l´histoire de l´Egypte, mais cela pose beaucoup de problèmes autant d´analyse que d´importance rationnelle. Doit-on retourner en arrière, oublier le présent, se tourner vers une culture morte qui a fait des morts un culte de célébrité plutôt que de cultiver la vulgarisation de valeurs rationnelles et scientifiques ouvrant sur l´avenir ? Beaucoup d´erreurs ont été faites, comme dans toute culture, en Egypte ancienne comme dans les Etat ou empire successifs ayant vu le jour en Afrique; devons-nous fermer les yeux et les adopter comme des vérités toutes faites ? Je suis personnellement persuadé, après maintes lectures de Cheikh Anta Diop et de plusieurs historiens africains renommés, que ce qu´ils veulent tous dire en fait est ceci: nous sommes grands, nous ne devons pas nous laisser traiter de nullité historique comme les islamistes ou les chrétiens l´ont fait lors de l´esclavage et la mainmise sur notre continent et nos terres. En vérité Cheikh Anta Diop voulait éveiller les africains à devenir fort, à sortir de l´ignorance, de leur stagnation économique, politique et militaire. Il le dit à plus d´une fois. Or, certains africains aujourd´hui ne savent même pas que l´Egypte ancienne était noire ! Les envahisseurs musulmans repoussèrent en effet les noirs vers l´intérieur des terres ou les vendirent en esclaves dans le monde entier et particulièrement à l´empire Romain.  

Anthropologie, philosophie, appel à la révolution...on entend tous ces cris en Afrique; et quand bien même ces révoltes seraient légitimes et fondées, les africains doivent malgré tout cesser de placer leur ignorance devant leurs yeux et croire que tout ira bien ou que l´histoire se fait à coups de réclamations ou de douleurs de la pauvreté ou du manque. Ce qui nous a valu les malheurs de l´esclavage, de la colonisation et ceux d´un criminel et sournois système d´oppression politique, sociohistorique et économique tel que la francafrique est notre faiblesse économique, intellectuelle, mentale et notre sous développement industriel et militaire. Si cela n´avait pas été le cas, on nous prendrait plus au sérieux parce que nous serions mieux organisés et capables de défendre nos cultures, nos intérêts et l´avenir de nos enfants.

Aujourd´hui vivant dans un monde foncièrement concurrentiel et au lieu de développer nos facteurs de développement, les affûter et leur donner le dynamisme nécessaire à répondre à notre meilleur développement, nous jouons un jeu soit disant globalisant alors que celui-ci ne menait les faibles et les moins développés qu´à servir les riches en les rendant encore plus puissants et riches...lesquels viennent plus tard envahir les pauvres de leurs surproductions industrielles et imposer leurs dictats financiers et politiques. Et nous serions assis à philosopher sur l´anthropologie, l´histoire de l´Egypte ancienne ou si nous avons des cultures ou des religions propres ? Je crois, en ce qui me concerne, qu´il y a mieux à faire: notamment se départir erreurs d´illogisme et d´ignorance du passé et redonner aux cultures africaines et à leurs facteurs de développement le dynamisme et l´esprit critique et rationnel leur permettant de recouvrer autant leur fierté créative, que leur ingéniosité sociale et culturelle d´antan. Ceci représente, à mon sens, la meilleure interprétation du discours de Cheikh Anta Diop. Mais si nous ne savons même pas interpréter ou comprendre les discours de nos meilleurs intellectuels et tribuns politiques...nous avons tout simplement cessé d´être africains pour ne plus être que des fantômes sans identité et sans orientation sociohistorique propre, jouet adulé de la chosification économique, géopolitique et commerciale étrangère.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat à 20:32 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

15 mars 2010

A propos de la question de culture et du développement en Afrique

Commentaire sur Facebook

 

La culture s´étiole sans idéal de perfectionnement sensible, sans épanouissement et développement économique, social et individuel

 

Non, chère Katreen, je n´ai pas oublié ta question CULTURELLE; ce qu´on entend par-là...même si je suis surpris qu´une belge ou une occidentale soit en mesure de rappeler à un africain congolais de faire cas de la question culturelle ! Mais bon, cette question, elle existe bien et cela est même urgent en Afrique de s´y tourner résolument. Seulement, comment s´approprie-t-on la Culture avec "C" majuscule, si on n´a pas appris à critiquer et éviter les erreurs du passé ? L´histoire ne se fait pas seulement à coups de grandes idées; elle se fait aussi par l´accumulation et le matérialisme dialectique de l´expérience sensible intellectuelle et pratique. Ce travail, hélas, est bien négligé en Afrique...tous ceux qui croient qu´il suffit de faire comme les occidentaux, de monter quelques unités de production par-ci, par-là ou de construire des routes et des grands échangeurs pour se croire développé se trompent bien. Le développement est certes actif et créatif, mais il est aussi un état d´esprit aimant l´intelligence, la science, la créativité et le modernisme que nous procurent la technique et l´amélioration de nos moyens et instruments de réalisation.

A propos de projets, d´études et de prévisions...j´ai été invité en consultation à Kinshasa lors de la prise du pouvoir de Laurent Kabila; outre que j´ai été choqué par certaines flagrantes contradictions, j´ai été scandalisé par la destruction publique et frondeuse de toutes les études urbaines, industrielles et sociales faites sous Mobutu. On prétendit à l´époque qu´on ferait mieux...tout le monde acclame encore aujourd´hui Kabila et le considère comme un patriote; moi pour ma part je le considère comme un illuminé inculte et borné. On ne détruit pas la pensée intellectuelle de tant de critiques sociaux, le travail de tant de hauts professeurs congolais d´universités...en fin de compte pour conduire le pays comme on le voit aujourd´hui à une désorientation cruelle et scandaleuse. Si les congolais sont aujourd´hui surpris que rien ne tourne rond, moi pas; j´ai vu venir le train fou qui entrait dans la ville.

Je suis souvent long, c´est vrai; mes amis disent que j´aime punir les ignorants et les gens superficiels qui ne voient pas les choses dans une plus large ampleur. je leur répond toujours que je suis né libre, pas esclave de qui que ce soit parce qu´il était interdit lors de l´esclavage d´apprendre à un noir à lire et à écrire...La culture, je ne la définirait pas comme étant "ce qui reste quand on a tout oublié" comme le faisait bêtement à mon sens en France l´écrivain Emile Henriot (1889-1961). Ce n´est pas quand on a perdu sa mémoire ou qu´on a oublié toutes ses bonnes manières apprises par l´éducation qu´on est enfin cultivé ! Ce qu´on a fait avaler à des générations d´innocents lecteurs de France et d´ailleurs ! Je dirai simplement que nous devons faire, dans le monde entier, et particulièrement en Afrique à cause de son retard industriel et économique, l´effort d´acquérir un meilleur apprentissage et exercice de la Culture comme lieu de définition sociale, économique, d´identité culturelle et de réalisation individuelle. Il y a beaucoup à faire en Afrique sur ce point de vue et l´économie - et c´est dire ici l´usage approprié des moyens financiers, créatifs, intellectuels et imaginaires d´une société - y joue un rôle des plus prépondérant. Produire pour produire cela ne mène nulle part si une organisation et un marché organisé ne rendent pas à ceux qui produisent les moyens financiers dont ils ont besoin pour répondre à leurs frais et s´améliorer. Le niveau moyen de revenu intervient aussi dans l´évolution ou l´avenir des affaires, ne l´oublions pas.

Au delà de tout cela, et c´est par-là que je juge tous ceux qui commentent ou s´expriment sur le Net, je place l´avènement en Afrique et au Congo d´un idéal social d´excellence au dessus de tout. L´Afrique ne connaît pas cela, il faut bien le dire: des fabriquant de chaussures, de meubles, des couturiers ou des travailleurs de métaux cherchant la perfection dans leurs métier. A mon sens nous avons non seulement un manque criant de normes de perfectionnement, il nous manque aussi un sens de perfection dans la gestion et l´organisation de la chose publique. Même l´éducation en Afrique est sans éclat et sans ambition particulière...pour vous en tant que belge cela ne vous frappe pas étonnant, vous avez hérité des efforts écrits et éprouvés de votre histoire en mathématique, en histoire, en sciences politiques, etc. Certains africains, par contre ne savent même pas ce que signifie réellement pour eux la découverte des pyramides, la colonisation ou les "Bâtons d´Ishango". D´autres on crû qu´il s´agissait tout simplement d´acquérir un diplôme occidental pour être arrivé sans plus. Certains se sont réfugiés, pour un diplôme d´intégration sanctionnant leur refus de la misère, de la médiocrité et de la pauvreté chez eux, l´intégration en occident développé et organisé. Qui peut le leur en vouloir ? Oui, la Culture, chère Katreen Benoît, est faite surtout de mémoire et critique du passé, de production et d´exercice responsable et conséquent de la liberté, individuellement, socialement. Et ce qui distingue l´homme de culture, c´est exactement l´art et le talent qu´il met à jour pour défendre ses droits à la réalisation sensible, accomplir ses devoirs envers lui-même et sa société, créer et célébrer l´existence comme un bien précieux et cher respectueux autant des droits des autres que de leurs libertés à s´épanouir. Pour moi c´est cela, la liberté ou la culture.

PS: j´espère que je ne vous ai pas trop puni à me lire, oui, je sais, parfois je suis un grand tyran...

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat à 20:23 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

28 janvier 2010

Sur le premier discours d´Obama sur l´état de l´Union

Discours très attendu depuis qu´Obama avait déclaré son intention d´empêcher les banques américaines à spéculer à hauts risques avec la fortune de leurs clients. Puis il y avait le chômage haut de plus de 10% avec lequel les américains, malgré les efforts entrepris par l´administration Obama pour l´endiguer, se débattait. Puis venait les guerres d´Irak, d´Afghanistan coûteuses et actuellement sans succès, la crise économique mondiale, l´Iran et la Corée…L´Amérique avait fait un recul du PIB de 13% dans cette crise, l´Allemagne de 5,2 %, la France de 7,9%, la Grèce de 13 %, la Grande Bretagne de 11%...Dans quel état se trouvait réllement l´économie mondiale et comment pourrait-on au mieux la relancer ? Parallèlement, le Davos avait ouvert ses portes et l´affluence était grande : 2500 invités s´y étaient annoncés. Arrivera-t-on à y trouver les solutions pour juguler la crise mondiale ; en avait-on les moyens ou se trouvait-on dans un cul de sac sans autre issue que de laisser la crise par elle-même épurer les erreurs et les abus du système actuel ?

 

Obama entre l´enclume et le marteau ou mis à pat par l´opposition ?

 

Rappelons nous, il y a à peine un an qu´Obama fut élu avec un enthousiasme qui unit le monde entier autour de son courageux discours de changement. Depuis, beaucoup d´eau avait coulé sous le pont…agacée par la notoriété de ce nouveau président américain démocrate, les forces conservatrices républicaines s´organisèrent pour neutraliser cet idéaliste qui risquait de leur faire subir la politique d´une vision universelle et solidaire du monde alors que les américains étaient habitués, en pays le plus riche, le mieux armé et le plus développé du monde, à dicter aux autres leurs vues et leurs intérêts. On élut donc, pour neutraliser le problème racial, un adversaire aussi noir qu´Obama à la tête de l´opposition républicaine et la crise économique fit son chemin en sortant d´une part des effets négatifs contre lesquels la fraîche administration d´Obama se trouva désagréablement confrontée : le chômage, la restriction du crédit, les banqueroutes bancaires de plus de 100 institutions financières américaines, un douloureux endettement public…une guerre Afghane devenue amère et ardue et dont on se demandait comment et quand finirait-elle en cessant d´ingurgiter les deniers du contribuable américain pris à la gorge par une violente crise économique.

La position si prometteuse pour la réussite de ses promesses électorales a, ces deux derniers mois, changé complètement pour Obama : depuis l´échec électoral par lequel les républicains ont repris au Sénat le siège de Ted Kennedy et inversé la majorité que les démocrates avaient dans cette haute chambre du pouvoir, toutes les chances de voir passer la loi sur la réforme de l´assurance maladie universelle s´est envolée en fumée. Quant au chômage, malgré les efforts et les initiatives gouvernementales, celui-ci ne diminuait pas, preuve que ce n´est pas seulement l´Etat qui crée l´emploi mais bien et en grande partie les investisseurs privés ! Et ceux-ci aiment savoir au préalable où ils vont…on n´investit pas à l´aventure, mais bien pour en profiter ; or les affaires étaient plutôt à l´attente dans cette crise...c´était plutôt l´heure des réformes et des réductions de coûts de production que ceux de l´aventure passionnée vers l´inconnu. Actuellement dans le monde seul les marchés asiatiques présentaient une ferme tendance de croissance positive. Mais investir en Chine et ailleurs en Thaïlande, au Vietnam ou en Inde, c´est créer des emplois concurrentiels qui venaient rendre caduques celles des industries américaines à domicile. Comment renverser la vapeur et rendre rentable les investissements aux Etats-Unis et dans l´emploi américain ? Bonne question. Les asiatiques avaient des prix imbattables…et depuis que la Chine avait mis frein à l´expansion du crédit, la sonnette d´alarme avait sonné partout dans le monde industriel. Il ne faudra pas compter sur le crédit facile et bon marché chinois pour remonter l´économie mondiale...les chinois craignait un effondrement de leurs économie et bien sûr l´envolée en fumée de leurs efforts.

Obama était mis donc à pat par le jeu de la démocratie américaine ; cela s´aggravait encore depuis que la Cour Suprême américaine avait rendu un verdict rejetant la limitation de l´aide financière accordée aux candidats politiques aux Etats-Unis. Désormais les banques, les sociétés financières ou productives pouvaient se jeter en liesse et influencer massivement les électeurs et l´issue des élections. Et si Obama se faisait l´ennemi des banques ou des grosses fortunes…sa réélection serait impossible, tout simplement. Même de ce côté les républicains l´emportaient car ce sont eux qui avaient le plus de moyens financiers de leur côté.

Comment lutter contre l´endettement remarquable du déficit budgétaire américain qui accusait aujourd´hui 1400 milliards $ ? Réduire les dépenses, geler les salaires publics et les nouvelles embauches ? Cela allait attirer des rugissements dans le large secteur public américain. Faire de nouveaux impôts pour augmenter les entrées de l´Etat ? Ceux qui étaient riches se refusaient à accepter cela ; c´est comme avec toutes les impositions : pas chez moi, sonnez plutôt chez le voisin. Imposer les transactions financières bancaires ? Après tout, ces banquiers, non seulement ils avaient été co-instigateurs de cette crise, ils en avaient profité et même, avec des larmes de crocodile, ils avaient quémandé le secours public. Aujourd´hui, comme si rien n´était, ils s´étaient bien remis à se noyer de dividendes et de bonus comme si la crise n´avait jamais existé et ne posait aucun problème aux chômeurs, aux entreprises mises à mal et mêmes aux dettes et finances de l´Etat ! Mais…faut-il vraiment se mettre des banquiers sur le dos ? Délicat. Et pour le moins embêtant...les banquiers, c´est connu, ont bonne mémoire.

Obama semblait, curieusement, comme un otage pris au piège de sa propre démocratie. Et s´il ne fait pas attention, il ne restera plus rien de son idéalisme politique ou même de ses promesses. Il serait transformé par ses adversaires en vil étalon politique que les républicains useraient et abuseraient à loisir pour asseoir leur politique néolibérale de toujours : exploiter les autres, leur imposer leurs intérêts, les dominer et si cela ne marchait pas avec les méthodes classiques discrètes, on bombardait, tout simplement, quitte à convaincre le monde qu´on agissait strictement pour une noble cause. Les européens observaient le développement aux Etats-Unis avec des sentiments mitigés ; chez eux aussi le torchon brûlait : la Grèce, pays natif de la démocratie, sombrait sous ses dettes (300 milliards €) et s´agrippait désespérément au bord de la banqueroute, par ailleurs l´Espagne, le Portugal, l´Islande, l´Irlande…l´Ukraine tous étaient au rouge. On aurait bien vu une Amérique se frayant de nouvelles voies qui profiteraient aussi aux partenaires européens. Et si ce n´était pas le cas, l´Amérique risquait de perdre son leadership en occident. Chacun pour soi, Dieu pour tous ? La concurrence industrielle allait prendre, dans cette crise, très prochainement des allures aveuglées...

Toute cette histoire de combat entre les forces conservatives et les forces progressistes se joue presque partout dans les sociétés en crise : les uns défendent leurs habitudes et leurs efforts passés et craignent le changement parce qu´il risque de leur enlever leurs privilèges et leurs aises; les autres prétendent que le changement est porteur de plus d´espoir et de bien-être sans pour autant l´avoir éprouvé ou mis à l´épreuve. Qui avait raison ? Toujours est-il qu´il faut réellement du courage pour briguer le changement. En Europe c´était la même chose : en Allemagne on avait élu dernièrement les conservateurs au pouvoir (Coalition CDU-FDP) mais ceux-ci n´avaient aucune recette valable contre la crise ; on se contentait donc de protéger d´abord les grandes richesses de l´effritement…quitte à éplucher les petites gens et endetter encore plus gravement l´Etat, les pouvoirs publics et le contribuable…en attendant que les choses se décantent d´elles-mêmes ou que les nuages à l´horizon de la crise se dissipent avec un meilleur vent. On alla même à créer la loi sur l´accélération de la croissance : la Wachstumsbeschleunigungsgesetz ! (Quel mot !) On se croirait à la course automobile dans les accélérations dangereuses en sortie de courbe incertaine. Cela a soulevé une telle hilarité dans les milieux intellectuels et ceux de la rue...! Ces allemands, ils avaient un tel humour ! En France Sarkozy qui avait ouvert le Davos faisait la cour aux citoyens en les invitant à dialoguer avec lui ; il s´était promis de répondre à toutes leurs questions au moment où tous les pouvoirs en occident n´étaient plus maîtres de la situation. Que pouvait-il donc donner en réponse valable ? Que le chômage allait baisser bientôt et que les assurances sociales redeviendraient rentables ? Dans ces deux cas les choses allaient bien se dégrader inexorablement…tandis que la concurrence chinoise et indienne, elle, faisait d´énormes poussées sur les marchés des biens commerciaux, de l´industrie et de l´emploi.

Obama s´en sortirait-il de ce dilemme politique qui risquait de l´empêcher d´être lui-même et d´exercer le pouvoir que le peuple américain lui avait confié comme il le voulait et comme il l´avait promis lors de sa campagne ? Il ne se résigne pas, a-t-il dit, il allait se battre…Nous trouvons-nous dans un curieux marché de dupes ? Que voulait le peuple américain au juste ; voulait-il le changement ou il ne s´agissait que de se débarrasser de l´image par trop salissante de George Bush pour la réputation américaine et cependant, malgré tout rester comme par le passé...bien néolibéral et impérial ? Est-ce possible dans cette crise ou celle-ci poussait-elle bien au changement écologique, entre autre ?

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat à 20:09 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

17 décembre 2009

A propos de critique et d´objectivité : la fausse leçon démocratique américaine aux français en 2006

J´ai retrouvé cet article sur le Net que je propose à nos lecteurs afin qu´ils apprécient du grossier et non moins douteux propos tenu par un journaliste réputé du Wall Sreet Journal en 2006. Au regard des abus que se sont permis les banquiers de la Wall Street envers l´économie mondiale et celle de leur propre pays, mais aussi avec un peu de recul et même une saine objectivité, ne trouvez-vous pas cela…bas et grossier de s´être penché aussi grassement à la fenêtre publique du monde à l´endroit de la France ?  

 

Le "déclin" et la crise de la démocratie en France, vus par le Wall Street Journal
AFP 21.03.2006 - 15:41



Les manifestations en France et les "perspectives peu encourageantes pour la carrière du premier ministre Dominique de Villepin" sont "les derniers symptômes d'une démocratie malade",
estimait ce mardi le Wall Street Journal (WSJ).

Dans un éditorial intitulé "Le déclin de la France", le grand quotidien financier américain fustigeait, au-delà des manifestations d'étudiants et de lycéens français contre le contrat de premier embauche (CPE), le modèle économique français.

"Si la France veut renverser sa tendance, en vigueur depuis 30 ans, à une croissance faible et un chômage élevé, elle a besoin de mettre à bas les barrières de la législation du travail dans tous les secteurs, et pas seulement pour les moins de 25 ans",
écrivait le quotidien.

"La France n'a jamais réussi à établir un système politique à la fois durable et flexible",
estimait par ailleurs le quotidien.

Il relève que "dans son histoire post-Révolutionnaire, la France s'est caractérisée simultanément par l'instabilité et l'immobilité. Alors "qu'en 217 ans, l'Amérique a vécu sous un seul ordre constitutionnel", "la France a connu 10 régimes différents", écrivait le Wall Street Journal.

"Un vrai Parlement aiderait",
ajoute-t-il. "Les protestations croissantes en France plaident pour une nouvelle réflexion sur la Constitution", estimait le quotidien. "Quand des milliers de personnes dans la rue estiment avoir le droit de faire la loi pour des millions d'autres, un pays perd le droit de se nommer une république démocratique", selon le Wall Street Journal.

Le quotidien suggèrait par ailleurs qu'il serait "instructif" d'envoyer Alexis de Tocqueville à travers la France aujourd'hui. "Il y relèverait la dépendance à l'Etat et l'absence d'individualisme, symbolisés par la faiblesse de l'initiative caritative privée et le faible niveau d'engagement civique".

 

Pour lire la suite de l´article signé Azgad : http://azgadetlemonde.blogspot.com/2006/03/douce-france.html

 

Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat à 11:25 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

08 décembre 2009

L´actuelle politique économique d´Obama est-elle néfaste à l´Amérique Latine ?

Commentaire sur « Le Grand Soir » sur l´article : Obama contre l´Amérique Latine. http://www.legrandsoir.info/Obama-contre-l-Amerique-latine.html

 

 

Le fond caché du problème américain présent…et futur

 

Je crois que l´auteur de l´article voit les choses justement, dès lors que les choses, depuis cette violente crise économique et financière, ont longtemps changé ! Ouvrir des brèches commerciales en Amérique Latine ne serait encore possible que si les produits commerciaux américains étaient concurrentiels par rapport à ceux des chinois et des indiens, par exemple ou même ceux du Brésil. Ce n´est présentement pas le cas. Trafic d´influence en utilisant des gouvernements condescendants pour vendre des armes... etc ? Cela ne marche plus...l´Amérique latine n´est pas comme l´Afrique corrompue et manquant de leader charismatique et averti.

Tout le monde en Amérique Latine a très bien compris qu´on s´appauvrissait à ce jeu d´importation aveugle et idiote. Investir en Amérique Latine comme on l´a fait en Chine reste la seule bonne issue pour fructifier le capital...mais on sait aussi que cette expérience contient un boomerang de produits bons marchés envahissant les américains en retour comme le montre l´expérience chinoise. Alors, que faire ? Eh bien c´est cela le drame actuel occidental en général : pour sortir de la crise ou garder leurs parts du marché commercial international, ils doivent baisser la culotte et passer aux prix bas...plus bas que ceux des chinois et indiens ! Est-ce possible ?

Et si c´est le cas, ce sera, avec le manque à gagner, bien l´écroulement de leurs économies nationales croulant sur des dettes publiques galopantes et un chômage grandissant énormément à vue d´oeil. Tout ceci est embêtant, mais c´est l´impasse douloureuse de ceux qui croyaient qu´ils devaient appauvrir les autres et que plus ils étaient riches et les autres pauvres, que cela était l´idéal en économie. Grave erreur, comme on le voit. Et autant le dire ici : cette crise est pavée d´épines et sera bien plus douloureuse qu´on ne se la souhaite. Hélas.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

Forum Réalisance

PS. : Nous partons, chers lecteurs, naturellement d´une chose qui nous semble évidente : que l´Amérique, pour payer ses déficits budgétaires et rembourser son endettement public actuellement grandissant à vue d´œil, sera obligée de quitter sa quiète économie de consommation pour passer à l´économie d´exportation. Présentement l´économie américaine a la structure suivante 70% consommation, 10% exportation (surtout d´armes) et 20% d´importation. A notre avis faire des guerres coûteuses et grotesques pour engendrer une large demande d´armes ne suffira pas dans l´avenir à équilibrer l´économie américaine. Quand on pense qu´après cette crise, l´Amérique aura approximativement besoin de 25 milliards $ par jour pour honorer ses intérêts négatifs…si cette économie ne se relève pas rapidement pour attirer les investissements dans ses murs, comment va-t-elle pouvoir remplir ses lourdes obligations à l´avenir…tout en conservant son niveau de vie ? Il ne s´agit donc pas seulement de contenir les économies latino américaine sous elle pour mieux les contrôler comme par le passé, mais bien à mon sens de profiter de leur excellent développement pour s´en faire des partenaires commerciaux utiles à l´économie américaine. Mais bien entendu tout cela est soumis à la notion de liberté économique et de coopération qu´entretient l´Amérique d´Obama à l´endroit de ses pays voisins.

MK  

Posté par Musengeshi Kat à 18:20 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

04 décembre 2009

Sur le défi climatique prochain de Copenhague

 

A la conférence qui va s´ouvrir de 7 décembre au 17 à Copenhague, tout le monde est d´accord qu´il est grand temps de cesser de tourner en rond et de prendre enfin le taureau par les cornes en adoptant, dans le monde entier, une attitude active pour réduire le CO2 dont l´effet de serre menace d´augmenter dangereusement la température de notre environnement climatique avec des conséquences effroyables de disette et de migration de près de 200 millions de personne…et ce n´est qu´un aspect du désastre. En vérité, devant quel problème nous trouvons-nous et pourquoi tardons-nous à nous mettre d´accord sur la lutte contre le danger imminent qui nous menace tous indistinctement ?

 

Quand les forces du passé, nos erreurs et nos illusions nous empêchent d´agir sagement.

 

« La forêt empêche souvent de voir l´arbre » Shakespeare. la_mort_climatique

Un physicien allemand d´origine indienne résumait la situation comme ceci : « Nous sommes tous égarés dans le désert et nous n´avons ensemble qu´une seule bouteille d´eau qui a été à moitié vidée par les pays industrialisés pendant un siècle au moins…maintenant il s´agit de partager cette eau restante afin que tout le monde survive. Les pays riches et industrialisés sont les plus fort techniquement et financièrement ; les pays pauvres cependant arguent qu´ils ne sont pas responsables de la catastrophe et qu´il serait temps que les pays industrialisés et grands pollueurs de l´atmosphère réparent leurs dégâts. Comment va-t-on partager l´eau restante afin que tout le monde aie son compte, mais surtout qu´à l´avenir les pays pauvres ne soient pas de nouveau empoisonnés sciemment par les cheminées rageusement polluantes des pays riches qui leur dévorait les matières premières du monde entier tout en les ravalant à la pauvreté…ou en les jetant en pâture aux conséquences cruelles d´une écologie mondiale égoïstement détruite et mal assumée ! »

Avec cet exemple, les camps antagonistes sont mis en place. Les pays sous développés exigent un substantiel effort de réduction des émissions de CO2 des pays développés d´ici 2020 car jusqu´en 2050, la diminution doit porter sur 80 à 95 % ! En outre, ces pays sous développés exigent que leurs efforts n´entravent en rien leur industrialisation. Ce qui est tout à fait légitime après avoir avalé les déchets toxiques des pays développés. Mais pour se développer avec plus de regard pour l´écologie, il faut une toute autre technicité énergétique que celle qui a été employée par les occidentaux. Les africains ne l´ont pas et cela tient aussi du centralisme et du formatisme scientifique et technologique occidental qui imposa en Afrique et ailleurs une vue scientifique et technique analogue à la sienne. Mais disons-le aussi ici, les africains, malgré tout, n´étaient pas obligés de suivre bêtement et de commettre les mêmes erreurs d´approche technique et scientifique du gain et de l´emploi énergétique que les occidentaux ! Après tout, étaient-ils indépendants, souverains ou pas ?

Avec cette crise économique et financière que nous vivons actuellement, et auparavant avec, depuis 20 ans au moins, des signes répétés de recul de croissance et d´augmentation du chômage, les pays industrialisés sont eux aussi pris le dos au mur. Ayant perdu des sommes énormes pour éviter le collapse du système économique et subissant un chômage actuel rageur, ils se sont endettés gravement pour limiter la casse. Et la crise n´était aujourd´hui loin d´être terminée. Or les changement qui s´imposent pour réduire les émissions carbone vont demander une complète restructuration technique et financière d´une portée énorme et profonde. D´où viendra l´argent, que diable en période de crise ?

Les investissements traditionnels faits dans l´automobile, dans les industries de production énergétique ou même de production de biens industriels sont énormes et demandent du temps pour changer de fusil d´épaule…les lobbies des méthodes traditionnelles ou lentement progressives de production étaient devenus puissants et influents dans la société de sorte qu´au gré du jeu démocratique des enjeux constitutifs de la société, ils savaient retarder tout ce qui les pousserait à de nouveaux investissements ou même étouffer carrément toutes les initiatives écologiques nouvelles nécessaires au changement. On se trouvait donc, tout en fêtant la démocratie, enfermé à un jeu qui empêchait les forces politiques et économiques progressives d´œuvrer au salutaire changement ! Tout le monde sait que si l´Amérique jusqu´aujourd´hui n´a pas signé Kyoto, c´est parce qu´elle craignait que ses industries ne soient brutalement contraintes au investissements de changement, ce qui, bien entendu, les aurait rendu peu concurrentielles.

Ceci expliquant cela, et malgré tout tous étant liés ou appelés à prendre la menace qui pèse sur le monde entier au sérieux, allons-nous assister, comme toujours, à des concessions minimalistes de la part des pays riches et grands pollueurs pour ne pas donner l´impression de saborder cette conférence ? Ou allons-nous assister, comme l´a fait entendre les Etats-Unis et la Chine, à de substantielles concessions ouvrant une réelle voie de conscience et de responsabilité à la solution d´un problème de la haute importance pour notre avenir ?

Que ce soit du côté africains, pauvre et sous développé que du côté industriel, riche et technologique, le problème est à notre avis le même, du moins, dans ses coûts, ses efforts et ses restructurations d´une part, et de l´autre, dans l´acquisition et la maîtrise d´une technologie verte qui n´existe pas encore ni dans les pays émergents, ni dans les pays pauvres et sous développés. En fait, nous sommes d´une part pris dans les mailles des erreurs, de l´égoïsme et du centralisme financier, scientifique et technique de l´hégémonisme absolutiste occidental du dépassé qui a imposé partout dans le monde, à coup d´interventionnisme politique, économique ou à coup d´exportations de biens industriels, des normes aujourd´hui dépassée qui dévorèrent autant la liberté de voir et d´entreprendre les choses autrement, que celle d´investir dans des systèmes propres d´intelligence industrielle. Aujourd´hui que les pays faibles et sous développés sont priés gentiment de changer leurs vues du progrès et de ne pas copier bêtement les erreurs des occidentaux, ces derniers n´ayant pas développé des technologies libres et alternatives, ils sont bien pris au piège pour ne pas avoir pris le temps d´y penser ou de s´y préparer…

Arriverons-nous à un accord permettant d´engager le monde entier sur un accord global écologique satisfaisant de réduction du CO2 ? J´en doute sincèrement ; cela me rappelle le mensonge occidental du transfert de technologie…qui s´avère aujourd´hui bien inutile puisqu´on aurait reproduit les mêmes erreurs que les occidentaux. Et cependant, même là ces technologies devenues caduques se laissaient encore attendre. Ou encore l´histoire de la colonisation : pendant que les uns fêtaient leur décolonisation en oubliant de faire en sorte que le cours de leur histoire réponde réellement aux exigences du progrès et ceux de leur réalisation sociohistorique, les ex métropoles colonialistes mirent tout en œuvre pour assassiner les élites gênantes et remettre, avec une francafrique néocolonialiste et mystifiante, la politique et l´économie de leurs ex colonies sous leurs bottes. La liberté, selon cette manière d´agir, ne signifiait qu´une chose : elle était la propriété et la définition du maître occidental. Et maintenant ? Faut-il que nous répétions, nous aussi les erreurs infantiles occidentales ? Oh non, nous dit-on vous devez faire mieux ! Ah vraiment ? L´Afrique qui avait suivi l´occident et omis de voir les choses autrement ; cette Afrique-là est aujourd´hui prise au dépourvu et intellectuellement elle était revenue à la case de départ : elle devait développer, selon ses moyens naturels et climatiques, ses propres sources d´énergie et sa propre technologie industrielle. Si elle s´était battue dès le début pour une voie de développement réellement indépendante, elle serait aujourd´hui bien loin ! Comme quoi on peut se laisser abuser ou même se cacher avec des illusions de l´exercice de la responsabilité de sa liberté quelques temps, mais à la fin et inévitablement, elle est comme notre ombre de vie : elle nous suit toujours partout et exige sa pleine et entière reconnaissance.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

Forum Réalisance

 

A lire, à titre d´information :

1.- http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/03/copenhague-faux-debats-vrais-enjeux-par-pierre-andre-de-chalendar_1275892_3232.html

2.- http://www.actualites-news-environnement.com/21293-conference-copenhague-climat.html

3.- http://www.actualites-news-environnement.com/22129-copenhague-institutions-financieres-internationales-accord-global.html

4.- http://www.actualites-news-environnement.com/22119-Climat-opportunites-agriculture-FAO.html     

Posté par Musengeshi Kat à 21:09 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

21 novembre 2009

L´Afrique et le casse-tête du train de la mondialisation

Commentaire sur le vif au cours d´un débat sur Facebook

 

Rien à faire, l´Afrique ne saura profiter de la mondialisation que si elle met ses facteurs économiques, créatifs et culturels à jour !

 

@ Dr Emmanuel T. Z. Tant mieux, bon débarras. Un fis de paysan qui croit qu´il suffit de mettre une belle cravate et d´arborer un titre académique acquis on ne sait sous quelque douteuse estimation, pour que tout marche bien et qu´il peut ainsi impressionner son monde...vous vous trompez bien mon ami. Vous faites parti d´une élite si votre diplôme est vraiment valable. Et comme tel, vos devoirs envers la société ne se limitent pas seulement à lancer des louanges à Mr. Ping mais bien à proposer des solutions valables pour votre peuple et votre société. Mais voyez-vous, je ne vous en veux que dans la mesure où au lieu de faire preuve de compétence et aider la société à se relever, vous lui buvez son sang et ses économies. Et ces enfants qu´on voit de par le monde nus, malheureux et pauvres et ces guerres de désespoir qui étirent l´Afrique sont à mettre sur votre compte et celui de vos amis. Relisez bien ce que vous avez écrit et vous vous rendrez compte que votre diplôme ne vaut pas un iota. Si vous croyez que vous pouvez m´impressionner...désolé, moi j´ai fait mes études en Allemagne où on ne reçoit pas son diplôme par compassion !

@ A Nicolas Lisiki, le problème que tu as soulevé ici est un large problème économique et culturel. Mais avant de l´aborder sincèrement, on devrait peut-être se demander: qu´est-ce qu´est la mondialisation pour nous, comment la percevons-nous et comment peut-on faire en sorte que nous n´en restions pas éternellement les perdants comme par le passé. Et désolé, ceux qui veulent en parler ou prendre part à la discussion doivent connaître les erreurs du passé et surtout les avantages que pourrait présenter la mondialisation pour l´Afrique parce que ce n´est qu´en connaissant les avantages qu´on peut mieux savoir comment les mettre de son côté. Ceci requiert une objectivité et une analyse économique et culturelle (niveau de la technologie, par exemple, ou de la faisabilité technique des africains, leur sens créatif, leur intelligence à employer les facteurs naturels à leur disposition et les transformer en produit de qualité mondiale). Car ne nous faisons aucune illusion : celui quine produit pas, celui qui ne développe pas l´imaginaire créatif de ses enfants, celui-là sera puni dans le monde de demain.

J´ai sur mon blog fait assez de commentaires et de réflexions là-dessus que je ne me sens pas de nouveau obligé de me répéter. Tout ce que je peux dire à ce niveau, c´est que sans produire, sans élever le niveau imaginaire et créatif des congolais, ils ne sauront pas profiter de la mondialisation. On en parle beaucoup de cette mondialisation aujourd´hui la plupart du temps pour expliquer ce qu´on ne comprend pas. L´Afrique a été mondialisée depuis 1441, à mon avis, date á laquelle Diégo Cao aborda les côtes du Congo. Depuis, nous avons été contraints à l´esclavage pendant 400 ans, ce qui a entre autre permis aux occidentaux d´accumuler et de capitaliser à vil prix, Puis vint la colonisation lorsque ces européens dominant à l´époque le monde se rendirent compte qu´ils avaient besoin de matières premières et de débouchés commerciaux pour leurs industries. La mondialisation ou globalisation aurait-elle commencé aujourd´hui ? Non, elle a bien commencé hier ! Mais sans produire, sans émanciper les populations africaines de l´ignorance, de leurs traditions désuètes, sans les sortir de leur isolement culturel et non moins sans idéal social affirmé d´excellence créative et de réalisation progressive et organisée par une volonté d´affirmation sociale et individuelle, tout beau discours sur le sujet est une perte de temps car nos femmes et nos enfants continueront à mourir de faim et de manque pendant que nous aurions à nous débattre avec des élites incapables lesquels ruineraient les leurs par leurs coûts de vie excessifs et ruineux sans ni changer les choses au mieux, ni doter les leurs de moyens et d´instruments avec lesquels ils pourraient aller de l´avant. Nous devrions penser à tout cela avant de nous lancer dans des discussions réellement sérieuses et fructueuses pour tous les intéressés de bonne foi.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat à 20:15 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

15 novembre 2009

Entre l´intellectuel qui se repose et l´idiot qui bouge

Commentaire sur Facebook l´adage chinois proposé par Berry Muekatone :

 

"Un imbécile qui marche ira toujours plus loin que deux intellectuels assis"

 

Et si l´imbécile ne sait pas où il va, il se retrouve plus tard au fond d´un gouffre ! Les proverbes chinois sont à citer en le replaçant dans leur contexte; on les comprend mieux. Il ne faut pas croire que les gens ne travaillent pas dans les pays pauvres ou sous développés; leur grand problème est seulement que ceux qui devaient les soutenir et les conseiller dans leurs choix et leur orientation, ceux-là ne sont pas à la hauteur ! Ce problème est actuellement discuté par tous les vrais intellectuels de la race noire qui a découvert...eh oui, qu´elle avait dormi et s´était par trop laissée dominer, détruire son identité culturelle et dicter le sens de l´histoire et la place que cette race devrait occuper face à la puissante race dominante blanche.

Ce qui dicte aujourd´hui le sens de l´histoire et le niveau du bien-être d´une culture, d´un pays, c´est immanquablement la créativité et l´intelligence scientifique et technique que cette société cultive en elle ou s´octroie, parce que celles-ci procurent des moyens et des instruments de plus en plus accrus et diversifiés à ceux qui ont su les maîtriser pour produire, communiquer, informer, accumuler rapidement et s´armer avec des moyens imposants. Mais une chose est certaine autant aujourd´hui qu´hier: l´ignorance, la passivité ou la fainéantise ne mènent pas au paradis, loin de là. Seul l´intelligence, l´instruction, la formation professionnelle exigeante et un grand idéal social de réalisation active conduisent à des résultats valables et enrichissants.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat à 20:55 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

25 octobre 2009

Les cultures meurent-elles ?

Les portugais et les espagnoles, au 14-15ième siècle, détruisirent les hautes cultures des Mayas et des Aztèques et privèrent le monde entier d´un incroyable réservoir culturel. Aujourd´hui les cultures ne sont pas seulement détruites par l´étrangers qui les assiège d´une façon ou d´une autre ; elles le sont aussi lorsqu´elles n´arrivent pas, suite à manque de réalisme ou un déséquilibre physiologique intérieur, à disparaître par elles-mêmes.

 

Au grand cimetière silencieux des hautes cultures…

 

L´occident est entrain de mourir démographiquement en ce moment; son seul espoir de survie le siècle prochain réside dans les noirs et les arabes qui lui font des enfants à la pelle actuellement, hélas, bien tard. On oublie cependant que ces deux dernières races : noire et arabe, risquent bien de dénaturer la culture occidentale comme telle ! il ne faut tout de même pas oublier ou nier que la culture occidentale est la culture la plus intellectuelle et la plus créative que l´histoire humaine ait engendré dans toute l´histoire humaine jusqu´à ce jour.

Les enfants noirs ou arabes arriveraient-ils, eux qui n´ont pas appris à élever ou défendre une culture supérieure, à le faire pour leur culture d´emprunt ou d´adoption ? Tout en ayant été exclus de son partage de responsabilité et de sincère et solidaire intégration ? J´en doute. On veut seulement employer ce métissage ou le justifier pour éviter l´écroulement démographique, tout simplement. Personnellement je ne crois pas au métissage des races, encore moins des cultures.

Quand une culture ne sait plus honorer son propre devoir de reproduction, elle est condamnée à perdre son identité. Encore plus si les enfants qu´elle reçoit ont été longtemps brimés et enfermés à l´exclusion. La meilleure façon de rester soi-même, même en économie ou dans la culture, c´est de produire soi-même les facteurs qui perpétuent sa postérité. Jouer à des théories primitives et banales comme le font certains pour justifier leur stérilité ou leur corruption culturelle ou raciale face á eux-mêmes, ne mène nulle part. ...

Bientôt on assistera en occident à des phénomènes tels que des sexagénaires conduisant des trains, des bus ou pilotant des avions, pompiers croulants…etc, avec le risque incroyable de défection cardiaque et physique ou intellectuel, comme on le sait. Seule la culture est le seul lieu où une race se réalise, se critique et se juge parce que la culture est la plus grande valeur de l´existence humaine ; et si ce lieu a cessé d´être florissant et positif, cette culture s´éteint tout simplement. Si l´Afrique continue à mépriser ses devoirs envers elle-même…elle risque elle aussi de disparaître de ses cultures actuelles : parce qu´elles auraient été incapables de foisonner et épanouir les facteurs et les conditions permettant à leurs enfants d´enrichir leurs cultures respectives, les défendre efficacement et les prospérer. Eh oui, les cultures meurent aussi…

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat à 10:29 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 octobre 2009

Le Congo Brazzaville…en attendant que Sassou Nguesso meurt.

Commentaire sur facebook sur l´allégation de Kanikabwe de Jeunesse congolaise pour la démocratie : « Kufwa lobi na koya komela cafe na nko »

 

De ces dictateurs malfaisants dont nous attendons impatiemment la mort naturelle...nous ruinent actuellement l´avenir, le moral et l´espoir.

 

Cela ne me console pas de savoir que Sassou Nguesso va mourir un jour prochain...tous nous devons un jour mourir; seulement, le mal qu´il a fait à l´avenir de nos enfants, au pays en l´appauvrissant sciemment au lieu d´enrichir ses perspectives...cela va nous poursuivre, hélas, bien longtemps après sa mort. Et si nous ne faisons pas attention, ce dérapage et cette perversion logique de l´art de vivre et de gérer le bien public et la réalisation sociale et individuelle des siens risquent de s´incruster dans la société et prendre des racines usuelles si un de ses amis ou fils venait perpétuer la situation. Ceci s´est passé au Gabon...ne l´oublions pas. La francafrique était partout en Afrique avec ses longs bras et ses tentacules voraces de malsains intérêts individualistes et oppresseurs.

 

 Or, il faut absolument en Afrique une nouvelle orientation politique et économique face à cette crise économique et financière monstrueuse qui va chambarder tout dans le monde et exigera de l´Afrique qu´elle cesse de tourner en rond autant qu´elle se guérisse de ses erreurs et de ses manquements structurels, productifs, imaginaires et créatifs. Jamais l´Afrique n´aura été mise à l´épreuve comme elle le sera pendant et après cette crise, parce qu´elle sera obligée de se mettre au diapason et de courir sans délai à l´amélioration des conditions de vie de ses habitants afin que ceux-ci participent rapidement au concert exigeant de l´économie mondiale. Si pour certains illusionnistes ou beaux parleurs irréalistes tout cela est simple, les choses ne le sont, en réalité pas du tout : sans technologie éprouvée, sans moyens financiers et sans structures politiques, intellectuelles ou éducatives averties et propices à générer le progrès rapidement, les choses en resteront, hélas, bien longtemps encore alitées au sous développement. Et pour ceux qui estiment que tout est facile, on pourrait se demande : alors pourquoi cela a-t-il duré jusqu´aujourd´hui ; pourquoi l´Afrique ne s´est-elle pas encore donnée les voies et moyens adéquats et résolus pour sortir de ses marasmes ?  

 

Au risque de se répéter sans que les gens bornés et aliénés habitués à servir aux autres leur médiocrité et s´offrir eux-mêmes les produits occidentaux de meilleure qualité, je dois réitérer ici ma conviction: l´importation des produits étrangers ruine nos accumulations et détruit nos économies. Si ceci a été imposé par l´occident depuis les colonisations, dans cette crise, hélas, les choses ont changé radicalement. L´occident a besoin d´acheteurs, pas de mendiants et de suivistes improductifs et pauvres. C´est donc le moment pour les africains de se demander: "comment allons-nous produire mieux, mieux structurer nos sociétés et leur donner les bases, les principes et les conditions pour sortir de leurs stagnations chroniques passées ?"

 

Et là commence autant un débat de faisabilité et d´orientation intérieure qu´une critique envers la dépravation politique et économique occidentale envers nous. Car pour trouver l´équilibre positif dont nous avons grandement besoin pour nous épanouir et offrir à nos cultures leur liberté et leur indépendance réelles, nous devons autant travailler sur nous-mêmes qu´empêcher les méfaits par trop criminels et malfaisants du néolibéralisme et du néocolonialisme occidental. La liberté, ne l´oublions pas, ne tombe pas du ciel autant que personne ne peut la faire pour un autre. Cette crise montre bien qu´on ne peut pas toujours voir les choses du point de vue consommateur ou producteurs ; l´économie est un équilibre à la fois consommateur et producteur de se moyens et instruments de réalisation.

 

Lorsqu´il y a déséquilibre de production, de moyens de financement économique et d´instruments appropriés de réalisation sociohistorique comme aujourd´hui entre l´Afrique et l´occident, la catastrophe est programmée et peut devenir bien douloureuse des deux côtés de la barricade. Pour la liberté et la culture, c´est la même chose : si ceux-ci doivent répondre aux rêves et aux attentes de leurs membres, l´équilibre de la réalisation sociale et celle de la réalisation individuelle doivent trouver leur compte.  

 

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat à 12:54 - Réflexion sur les faits et l´actualité - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
« Accueil  1  2   Page suivante »