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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

11 février 2008

Sur le livre „Monothéisme“ de Sylvain Nsapo

Brillante dissertation…si ce n´est que malgré tout l´auteur restait sur la défensive. On se demande si ce n´est pas une attitude complaisante qu´adoptent bien d´écrivains africains actuellement.

Simple dialectique de défense ou de justification ?

Je suis enfin parvenu à lire cet ouvrage, et je dois dire qu´il est brillamment écrit. Et cependant, je me suis demandé à quoi menait aujourd´hui de prouver que les occidentaux avaient tort de prétendre qu´ils avaient inventé le monothéisme. Ou à prouver que l´Afrique connaissait le monothéisme avant l´occident. Il m´aurait suffit de lire le discours de Léopold II à ses missionnaires en partance pour l´Afrique pour avoir la preuve que le monothéisme était pratiqué au Congo, et que ce vieux monarque décréta tout simplement la destruction des symboles de ce monothéisme pour le remplacer par l´absolutisme chrétien. Jules Renquin (un juriste s´il vous plait !) alors ministre des colonies reprit la même politique en ajoutant : « apprenez leur à croire, pas à raisonner ».

Les intellectuels africains de la carrure d´un Sylvain Nsapo, à force de vouloir se justifier ou de répondre aux allégations dévoyantes de leurs collègues occidentaux bornés, ne tombaient-ils pas dans le piège de celui qui doit toujours se justifier au point qu´il en oublie de s´atteler au principal qui est de libérer les africains de la domination spirituelle illégale sous laquelle les occidentaux les avaient enfermés ? A ce petit jeu de dialectique ou de phraséologie de justification par amour propre ou par simple et personnel étalement intellectuel, ne manquait-on pas à ses devoirs envers les siens qui attendaient de ses meilleurs enfants qu´ils viennent leur montrer la voie éclairée de la liberté culturelle, spirituelle auxquels ils ont droit ? Surtout quand on sait que les siens ont été des siècles durant assignés à la soumission.  

Lorsqu´en 1554 Nicolas V ordonna l´esclavage des africains et la saisie de leurs biens et de leurs territoires au profit des chrétiens blancs, ce pape ne commit-il pas un crime contre la Bible et le Dieu chrétien dont il était l´autorité supérieure ? Mais oui, parce qu´il n´existe aucun Dieu qui recommande à ses croyants de perpétrer des crimes sur les autres. Et se réclamer de Dieu, de l´éminence absolue du bien, de la justice et de toute grandeur morale et éthique de l´existence humaine, et commettre cependant des abus, des crimes et des injustices en son nom…il faut être bien bas et faux pour s´y adonner. Encore pire le sont ceux qui, aujourd´hui encore, se refusaient à reconnaître leurs vils parjures et à s´en excuser.

Etait-ce possible que notre ami Sylvain Kalamba Nsapo soit passé à côté de la conclusion ; qu´il n´aie pas compris que l´absolutisme monothéiste occidental n´avait pour but que d´établir une domination économique et culturelle sur l´Afrique, sur le monde ? Etait-ce possible que ce brillant intellectuel n´aie pas compris qu´en fait de monothéisme ou d´absolutisme chrétien sur les africains, l´occident, au lieu de défendre et propager les enseignements d´un Dieu unique, certes, mais d´un Dieu tout de même, ils se substituèrent à lui pour justifier et entreprendre des méfaits qu´aucun Dieu ne tolérerait ? Toute dialectique aussi brillante soit-elle qui omettait de relever cette évidence criante n´était-elle pas une dissertation sans synthèse ?

Ou s´agissait-il seulement de vendre ses livres en occident tout en se voilant de demi vérités qui flattaient la discussion étirée et sans contenu concluant comme le voulait ou l´attendait la culture occidentale dominante des africains ? L´absence de critique objective et fondée sur l´histoire et les actes historiques, ne conduisait-elle pas à la confusion et à la disqualification intellectuelle ? Pas du côté occidental, en tout cas, parce que, eux encourageaient ces lapsus dialectiques les mettant à l´abri de leurs propres condamnations. Et la question que nous nous posons tous les jours, que nos ancêtres se posèrent des siècles durant auparavant : « De quel Dieu se réclament-ils donc, ces occidentaux, s´ils tuent, violent, privent des êtres humains nés libres et indépendants de liberté et de droits en son nom ? » ; cette question n´est ni abordée, ni résolue.

A ce propos, Simon Kimbangu qui disait que pour un noir Dieu était noir et que celui-ci était le tout du tout ; cet homme, en admettant l´absolutude de Dieu, lui rendait cependant son caractère subjectif d´approche. Ce qui est un relativisme démontrant l´évidente démocratie dans la perception déictique. Or, ce que l occident des chrétiens imposa en Afrique par esclavage et colonisation, c´est un monopole monothéiste ! Et on le comprend mieux quand on sait qu´il ne s´agissait, comme bien de gens trompeurs et faux voulaient le prétendre, nullement d´un quelconque monothéisme chrétien, mais bien de domination religieuse sous laquelle tout leur fut permis. Plus un prétexte qu´une entreprise de bonne foi. Avec cette ouverte mauvaise foi, si on acculait des gens à se justifier sur leurs cultures leurs droits ou leurs légitimes libertés, toute cette entreprise devait être considérée comme la plus vile et la plus sale entreprise idéologique qui soit. Et à mon avis, et malgré le beau verbe et l´éclatante dialectique de cet ouvrage, ce bel ouvrage n´est rien d´autre qu´une dialectique d´acculé à se justifier et à jouer un jeu qui ne menait nulle part, sinon à l´impasse occidentale bien entretenue de l´identité incomplète ou tronquée. Parce qu´il manque à cette identité la porte de sortie d´un piège qui l´empêchait d´accéder à la lumière indépendante et souveraine du jour.

Parler de théologie africaine et ne pas savoir conclure sur l´évidence, passe encore ; mais ne pas avoir vu que la douteuse domination occidentale avait pour but de détruire notre identité, notre culture, notre sens de l´histoire en la soumettant à la chosification de la race blanche…si on ne peut pas rendre justice aux siens en leur disant la vérité ; de quelle théologie est-on donc ? En quel Dieu croit-on en tant que théologue si on ferme les yeux sur les injustices, les crimes et les abus qui sont faits en son nom ? Beaucoup de questions, l´auteur peut-il nous aider à y répondre ? Faut-il croire que Sylvain Nsapo n´a pas établi la directe relation qui existe entre la domination spirituelle, économique, financière occidentale sur l´Afrique et l´appauvrissement, la chosification de ce continent aux étroits intérêts du Pouvoir Blanc ?

Le père Engelbert Mveng, un jésuite camerounais, disait, lui : « L´évangile doit contribuer à notre libération, sinon il ne nous intéresse pas. A quand les encycliques, à quand les excommunications condamnant – avec la même force qu´hier le marxisme -, l´asservissement de la dette, l´esclavage culturel, la pauvreté anthropologique de l´Afrique ? » Et encore, il demandera : « De quel évangile parle-t-on ? Celui des blancs qui tuent et qui oppriment ? Ou celui des Noirs qui sont exploités ? » Ce précieux prélat fut hélas, assassiné le 22 avril 1995. Mais son message et ses interrogations n´étaient-elles pas les nôtres depuis des siècles ?

Oui, il est possible qu´on nous assassine tous, comme Patrice Lumumba, Ruben Um Niobé, comme Malcolm X ou Martin Luther King ou encore qu´on nous jette aux oubliettes comme on l´a fait pendant 30 ans de prison pour le Grand Simon Kimbangu ; et cependant, nul n´échappera à l´évidence de la vérité : il n´existe pas de Dieu qui donne à ses croyant le droit d´assassiner les autres, de les violenter ou de les piller à loisir en son nom. Notre dialectique, même si on fait sciemment de l´ignorer, est juste. Pas étonnant : notre notion et approche de Dieu est supérieure à celle qu´on a voulu nous inculquer avec des moyens de brigands et de criminel de droit commun. Il est donc logique que nous soutenions la restauration de notre patrimoine spirituel à tort illégalement étouffé.

Peut-être avons-nous des visions différentes de nous-mêmes ; cependant que pour moi, quiconque se réclame de Dieu ou prétend agir en son nom ne peut en aucun cas entériner ou tolérer des actes criminels. Quant à un théologien noir, j´attends de lui qu´il fasse clairement la différence qui le sépare de la parole de Dieu dont ils est l´éclaireur et le serviteur, de toute tentative de substitution visant à utiliser la foi humaine pour commettre et étaler sournoisement tous ses vices et ses perversions. Parce qu´à mon sens Dieu est parfait et ne peut recommander aux être humains qu´un comportement digne de louange et de justesse.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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04 août 2007

Fausses religions et prolifération de fausses spiritualités en Afrique

EGLISES YA KOLALISA
Par Bantukelani le lundi 23 juillet 2007

Sur la prolifération des escrocs spirituels en Afrique


KONGO EZALI KOZIKA. KONGO EZALI KOZELA BISO TOYEBI
YANGO MALAMU. NZAMBI MPUNGU APESI BISO MABELE KONGO
EZA YA BISO. MABELE OYO BANKOKO NA BISO BAZALAKI WANA.
OYO AYEBI MAKILA NA YE EZALI YA MBOKA WANA SOLO
ESENGELI APESA BOLINGO NA MBOKA WANA. NDE SOLO PENZA
TOKOLONGA NA MOKILI MOBIMBA. KASI LELO MOKILI AZA
KOSEKA BISO PO TODIMI MOPAYA ATIA BISO MOHUMBU.

KONGO EZALI PASI. TOLONGWA BUZOBA EZALI MAWA EZALI
PASI. TOLONGWA KOZALA MUNDELE NDOMBE. MBOKA KONGO
EZALI YA BONKOKO NA BISO. BANKOKO OYO BASOPAKI MAKILA
NA BANGO PONA BISO, KONGO YA MAMA VITA KIMPA, YA TATA
KIMBANGU, YA TATA MULELE, YA TATA KIMBANGU. TOYEBI YA
SOLO BAZALI KOMONA. NZAMBI MPUNGU YA BONKOKO AZALI NA
BANGO.

ETUMBA OYO TOKOLONGA. NZAMBI MPUNGU YA BONKOKO AKOTIKA
BISO TOLALA NA MPONGI TE. SOKI OLALAKI OKO LAMUKA.
TOZA NA BITUMBA NA NZOTO PE NA MOLIMO. NZAMBI MPUNGU
NE MUANDA KONGO AKOTELEMA NAKATI YA BISO.

BA PASTEURS TO BA PRETRES !

SONI MINGI EZA KOSALAMA NAKATI YA BA EGLISES YA
'REVEIL.' EZA BA LISANGA YA 'SOMMEIL' PENZA. EZO
LALISA MPONGI. SOKI TOKOKI KOTELEMA TE LELO NA AFRIKA
MOBIMBA EZA PONA LIKOLO WANA. LILOBA NA BANGO EZA NETI
MALOBA YA LEOPOLD II. TI LELO EZO KOBONGA TE. BA
PASTEURS NIOSO BATEYAKA BATU YA LIPANDA YA MBOKA TE,
KASI KAKA KOPESA BISO MPONGI. BA PASTEURS BATEYAKA
BATU MALOBA YA LEOPOLD II PENZA. BALOBI NZAMBE YE MOKO
AKOPESA YO MAYI, AKO KOPESA YE MOKO KWANGA. SOKI BA
PASTEURS BAZO TEYA AKOSALA YANGO BALOBI, BAZO LALISA
BATU MPONGI.

BAZO TEYA BATU ETALI ISRAEL MBOKA YA BA JUIFS, KASI BA
JUIFS BATEYAKA BATU NA SANGO YA KONGO TE. KASI PONA
NINI YO MUNTU KONGO OTIKI NZAMBI MPUNGU PO OZUA OYA YA
MUTU AZO TIA YO NA BOHUMBU?? CHRISTIANISME PE ISLAM
EZA KOLALISA BATU MPONGI NA MBOKA, NA AFRIKA MOBIMBA,
NA DIASPORA. BA JUIFS NAKATI YA ISRAEL TO PE MINDELE
BANSO BAZA MALAMU, BAPAYA OYO, KASI BISO TOZA KOZIKA.
BANDIMI YA EKOLO OYO BAZO ZUA ELOKO NINI? BANDIMI
BOLONGWA NA BUZOBA WANA.

SOKI MINDELE BAKOMI MAKASI, EZA PO BALUKA BA MBOKA NA
BANGO. TOLONGWA BOHUMBU YA EUROPE, TOZONGA NA BISO NA
MBOKA NA BISO. TOLULA MBOKA NA BISO. BA PASTEURS
BAZALI BATU, TODIMA NISO BAZO LOBA NAKATI YA BA
EGLISES WANA PO TOMIPESI NA BOHUMBU NA BISO. BA
PASTEURS BAMONAKA 'NDOKI' MPAMBA MPANBA, KASI BAMONAKA
TE MBOKA EZA KOZIKA. BA PASTEURS TO PE BA POLITICIENS
BAZA KOLALISA BISO. BADIMI NZAMBE YA BAPAYA. EZA SONI
NAKATI YA BA RELIGIONS NA BANGO NKOMBO YA BONKOKO EZA
TE. BAMIPESI NA BOHUMBU YA BAPAYA OYO BAZO KONIOKOLA
BISO.

lELO BATU OYO BAZO BOMA BISO BAZALI BAYINDO. BA
PASTEURS BAZO MEMA YO MALOBA YA NZAMBE, KASI KEBA NA
YO. NZAMBE YA BONKOKO NA BISO TIKA BISO BOYE TE.
TOLOBA MUNOKO YA BONKOKO NA BISO. TOZONGA NA BANGO. BA
PASTEURS BALINGI KOTEYA BATU YA MALOBA YA LIPANDA YA
MAKANISI PE YA MPOKA PE TE. KAKA 'BIBLIA, BIBLIA,
BIBLIA' TOBANGA! TOKUMISA NZAMBI MPUNGU KALUNGA NE
MUANDA KONGO YA BONKOKO OYO BAZUI PASI PONA BISO:
NZAMBE OYA YA MAMA MAFUTA, NZAMBE YA MAMA KIMPA VITA,
NZAMBE YA MVULUZI KIMBANGU. SOKI BOYEBI TE BOLUKA,
BOKENDE KOTANGA.

SOKI TOTIKI BA PASTEURS TOKOLONGA. ESENGELI TOBENGANA
BA PASTEURS NA BA WENZE NIOSO, NDE BANTU NI,OSO
BAKOLAMUKA. MOGUNA NA BISO EZALI PASTEURS, LISANGA
EVANGELISTES OYO BABENGI GROUPES YA 'REVEIL.' TOZA NA
NZAMBE YA BISO MOKO. NA BUNDU-DIA-KONGO TOZALAKA NA
YE. TODIMAKA LIWA PONA MBOKA. KASI TOBENGANA BA
PASTEURS.

NDEKO WA BINO BANTUKELANI –

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15 mars 2007

kimbanguisme et EJCK: ces différences profondes qui dérangent

En réponse à la question de l´ethnologue : « Quelle est la différence entre l´église kimbanguiste et l´EJCK ». Commentaire sur Menaibuc

La différence existe bien et elle est indubitable

Je me permets de répondre humblement à cette question parce qu´à mon avis elle est restée trop longtemps sans écho. Je ne veux pas savoir pourquoi, et pourtant, cela témoigne, à mon avis, d´un manquement gratuit et pour le moins inutile car la différence est bien claire et précise. Même si elle est longue ou ardue.

En fait, cher ami, répondre à cette question me réjouit particulièrement, parce que cela permet de lever bien d´équivoques, et de rendre au kimbanguisme sa pure clarté d´approche.

D´un point de vue purement spirituelle, de l´approche et appréhension autant déictique que celui du but et de la valeur ou la portée de la religion, il y a une énorme différence. Mais commençons d´abord par le début : l´église kimbanguiste se fonde, est basée sur la prophétie et les fondements des enseignements de son prophète : Simon Kimbangu. La EJCK, elle, par contre part du fait que Jésus Christ et le christianisme sont l´enseignement fondamental, et donc que le kimbanguisme ne serait qu´un enfant du christianisme. En clair : une branche religieuse issue du christianisme. Or, le kimbanguisme est une religion à part entière, ayant une cosmogonie génitive directe d´avec sa spiritualité.

Je vous avoue que je ne sais pas comment on en est arrivé à croire que Jésus avait donné à Simon Kimbangu son ministère, quand celui-ci parlait de l´avoir reçu de Dieu lui-même ! Cependant, Jésus Christ, s´il a existé, n´a été considéré que comme le fils de Dieu, pas le Dieu lui-même. Mais si vous voulez mon avis, toute cette inféodation à l´église catholique ne cache rien d´autre que l´aliénation à la race blanche, à ses intérêts et son capitalisme rapace et hégémonique. Ou si vous voulez, la tentative tendant à détruire la spiritualité noire légitime et directe à Dieu pour l´aliéner à celle de la chrétienté. Une bien malheureuse tentative qui prouve à quel point le catholicisme ou la chrétienté méprise la liberté réelle de la race noire et son origine directe et indépendante de toute aliénation. Or, il est prouvé que la race noire fut la première sur terre !

Si donc, Simon Kimbangu dit que Dieu est noir et qu´il en est le fils, pour tout noir, et même pour tout être humain instruit, cela relève de la logique irréfragable. Car, Dieu est grandeur suprême d´harmonie, de générosité et de justice ; croire qu´il aurait privé ses premiers enfants de sa bénédiction pour la donner plus tard à des blancs ou tout autre mutation…c´est de la pure démagogie. Pourquoi n´avait-il pas alors crée la race blanche en premier ? Ce serait plus logique. Mais si vous allez au fond du problème, vous découvrirez que ce mal indécent à s´imposer en religion absolue ou hégémonique de la race blanche et de sa chrétienté sur le monde entier soumis et aliéné, tout cela relève autant d´un incurable complexe, que de l´incapacité à appréhender et percevoir la multidimensionnalité autant de la liberté humaine que de son approche déictique : sa spiritualité.

En lisant ou en parcourant les enseignements de Simon Kimbangu, vous apprendrez qu´il dit que Dieu est le tout, la partie, la particularité et l´ensemble réconcilié de la vie humaine, de la nature, des éléments et des facteurs réels et imaginaires. C´est une plus grande et plus large vision de l´existence que de venir dire aux gens qu´il doivent se soumettre à une religion chrétienne étrangère à la projection réelle de leurs rêves, de leurs attentes, de leurs prières, de leur finalité humaine, de leur culture…etc. Tout l´effort à christianiser ou à catéchiser, de la part de l´église catholique, autant que celle qui a été fait pour apprivoiser ou s´emparer de la religion kimbanguiste n´est que la méchante et plutôt coupable volonté à dominer et régner sur la race noire, et ainsi, en aliénant sa spiritualité, l´empêcher d´être ou d´aspirer à la liberté qui est le fondement même de toute réalisation, de toute vie humaine. Mais, Simon Kimbangu n´est-il pas mort en prison pour défendre à tout prix la légitimité et l´originalité de la liberté de l´homme noir ? Tout s´explique.

Et si un autre commentateur se demandait pourquoi la religion kimbanguiste n´était pas aussi célèbre ou connue comme l´islam ou la religion chrétienne, j´y répondrai comme ceci : tout ce qui brille n´est pas or, et allez donc dans l´histoire qu christianisme ou celle de l´islam ; vous y trouverez des crimes immondes et sans nom faits et commis aux noms de ceux-ci. Le kimbanguisme, lui enseigne le respect des autres et particulièrement celui du non croyant. Car tous les êtres humains sont des enfants de Dieu. Qui donc sait et pratique le mieux la liberté et le respect de la vie des autres ? Il n´y a aucun doute, c´est le kimbanguisme. Et ce n´est pas parce qu´il n´est ni agressif ni enragé de domination qu´il n´est pas vertueux, bien au contraire.

La modestie, le respect des croyances et des cultures des autres, est une preuve indubitable de grandeur et de justesse humaine. Et soyons bien clair dans la démarche Kimbanguiste: celle-ci se dévoue à aimer et encenser la réalisation humaine en prévalant le bien comme valeur fondamentale et instrument d´harmonie, de réalisation sensible. Cette religion ne défend ni ne tolère le crime, l´aliénation, la soumission ou le mépris quelconque comme moyens légitimes ou légaux de réalisation.    

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com  

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27 décembre 2006

Hommages émus à Mr. Dynamite

James Brown, the Godfather of R&B, Funk, and Soul

Say it loud: I'm black and proud

« La soul, ce sont tous les coups durs, toutes les punitions qu'a endurés l'homme noir (...) tous les rêves inassouvis qui doivent se réaliser".

James Brown.

Brillant chanteur et entertainer, James Brown, né le 05.03.1933 est décédé le lundi 25.12.2006 agé de 73 ans à 01h45 à l'Emory Crawford Long Hospital d'Atlanta (Georgie), où il avait été admis samedi en raison d'une pneumonie grave, a précisé Frank Copsidas. Charles Bobbit, ami de longue date et agent personnel de Brown, se trouvait à son chevet.

james_brown

Showman saisissant et théâtral, ancien boxeur dont l'un des surnoms était "Mr Dynamite", Brown a popularisé la soul et le funk dans les années 1960 et 1970 avec des titres comme "Papa's got a brand new bag", "I feel good" ou "Sex machine".

Ses rythmes ultra-syncopés, son style vocal jonglant avec le cri et l'extase ont fait des émules dans sa génération avant de conquérir celle du rap et du hip-hop, dont les représentants ont souvent "samplé" ses enregistrements pour les besoins des leurs.

Ce vainqueur né qui connut dans son enfance une extrême pauvreté et fut emprisonné à plus d´une fois pour délinquance juvénile, a été l'un des plus gros vendeurs de disques du rhythm and blues noir puis une vedette internationale hors pair.

Sa voix formée à l'école du gospel, encadrée par les "riffs" des instruments à vent et une section rythmique opérant comme un seul homme, a propagé le son et l'intensité caractéristiques du style funk auprès des publics noirs et blancs. Ses célèbres passages à l'Apollo, Théâtre de Harlem ont donné lieu à certains de ses meilleurs enregistrements publics.

Dans l'agitation des années soixante, son hit "Say it loud (I'm black and proud)" était devenu un hymne de la lutte des Noirs pour les droits civiques et la reconnaissance sociale. Il avait interprété ce titre lors de l'investiture du président Richard Nixon en 1969 - ce qui lui avait momentanément aliéné une partie de son jeune public noir.

Soucieux d'apaiser le climat après l'assassinat du pasteur Martin Luther King en 1968, Brown s'était rendu dans une radio de Boston et avait chanté toute la nuit pour limiter les émeutes.

Maître du jeu de scène, il changeait de costume une dizaine de fois par spectacle, se déplaçait latéralement sur une jambe, faisait mine de partir puis rejetait la cape qu'on lui avait posée sur le dos pour relancer le spectacle ou la mise en scène de sa sortie.

James Brown a placé 119 titres dans les classements spécialisés de la revue professionnelle Billboard entre 1956 et 1998 et a gravé plus de 50 albums. Intronisé dans le Rock'n'Roll Hall of Fame, il a obtenu en 1992 un Grammy pour l'ensemble de sa carrière.

Brown avait aussi, en tant qu'homme d'affaires, bâti un "empire" comprenant un ensemble de stations de radio et une société de production. Il possédait une flotte de voitures et un avion personnel.

Passé du gospel au rhythm and blues dans les années 1950, il connaît ses premiers succès avec son groupe, The Famous Flames, et la chanson "Please, Please, Please" (1956). Son charisme et sa voix lui valent de s'imposer rapidement en solo.

"Papa's got a brand new bag" et "I got you (I feel good)" sont des succès dès leur sortie au milieu des années 1960, de même que "It's a man's man's man's world". Tous les disques qu'il a produits entre 1960 et 1977 ont figuré d'emblée en haut des classements.

Dans la seconde moitié des années 1970, sa carrière est éclipsée, comme celles d'autres grands noms de la soul, par l'avènement du disco, mais il saura rebondir. Il apparaîtra même à l'écran dans "The Blues Brothers" (en prédicateur frénétique) ou dans le documentaire "When we were kings", consacré au combat entre Mohamed Ali et George Foreman à Kinshasa en 1974.

En 1985, il interprète en 1985 la bande originale de "Rocky IV" avec un tube planétaire ("Living in America").

Mais le "Godfather of Soul" se fait surtout remarquer dans les années 1980 par une série de condamnations : en 1988, celui qui avait entamé sa carrière entre la liberté des rues et la prison est de nouveau incarcéré pour excès de vitesse, possession illégale d'armes et de drogue. Condamné à six ans de réclusion, il voit sa peine commuée et sort en 1991.

"Feeling, brio et extravagance réunis en une spontanéité apparente", a écrit un critique à son sujet. Il ajoutait que James Brown dansait comme un derviche et chantait avec un "éventail stupéfiant de sonorités émotionnelles primitives - grognements, plaintes, cris, gémissements..." La vie, semblait-il à ses spectateurs, sourdre de lui en larges vagues ininterrompues, comme un don exceptionnel qu´il livrait généreusement à ses admirateurs avec le plus grand talent.

Hommage à cet enfant noir, à ses peines, à ses victoires, mais aussi à cette richesse artistique inégalable qu´il a su nous offrir sa carrière durant, on le sait, non sans un amour particulier pour la joie de vivre. Nous ne l´oublierons pas.

Forum Réalisance

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09 octobre 2006

Pour la libération de Simon Kimbangu

Une libération salutaire, vitale pour l´Afrique et le monde noir

La spiritualité comme projection affirmée du droit existentiel absolu

« Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail. »   Jean Jaurès

A mon frère Katambwe

Beaucoup de gens se demandent : pourquoi Dieu, que diable ; n´avons-nous pas assez à débattre avec la réalité existentielle que pour nous adonner à une adoration qui, la plupart du temps, s´avérait n´être que projection d´un vœu somme toute plus pathétique et affectif que fondé et réellement fiable ? D´autres se réclament de l´athéisme, d´autres encore plus critiques et versé dans les turpitudes des religions et de leurs méfaits et erreurs sociales, s´épargnent le reste. Dieu, au fait, qu´est-ce que c´est ? Est-ce l´ami invisible qui nous accompagne tout au long de notre vie, dont certains abusent, et que d´autres attendent vainement l´aide et l´assistance ? Et avec le genre de maxime « aides-toi et le ciel t´aidera », toutes les religions se sont retranchées derrière un faux parapluie qui, au lieu d´assister, de faire preuve au croyant de son existence tant désirée, surtout dans les moments difficiles, lorsque tout échappe à notre pouvoir. Savoir en ce moment qu´une force omnipotente veille sur nous, veillera à ce que nos appréhensions se dissolvent dans une fin heureuse, ou tout simplement, par sa toute puissance, qu´elle nous accorde enfin justice ou réalise nos rêves chaleureux. Mais Dieu, existe-t-il ou n´est-il qu´un vœu bon enfant humain, séquelle indélébile de notre nuit humaine de subjectivité pour expliquer d´où nous venons, à défaut de le savoir exactement ?

J´ai été élevé en athée, à cheval entre une société chrétienne colonisée, et le volontaire désir de mon père de doter ses enfants du plus de rationalité que possible en les écartant quelque peu de ce qu´il appelait les mensonges et les intrigues du catholicisme. Ce n est que plus tard, lorsqu´à quinze ans je lui posais la question qu´il eut, avec un sourire indulgent, le loisir de me dire : « Difficile, personne n´est jamais revenu pour nous donner l´adresse exacte de Dieu, et comme Patrice Lumumba et Simon Kimbangu, je me demande si ce Dieu doit nous être inculqué par les étrangers ! S´il existe, il est le nôtre ; l´étranger n´a rien à y voir. Nous devons chercher la voie qui mène à sa foi directe, et pure. C´est pourquoi j´ai tenu à ce que vous ne vous égariez pas. Vous serez plus libres et moins dévoyés ; cela vous permettra peut-être de voir les choses plus profondément, plus originellement. » Et aujourd´hui quand je pense à celui qui fut mon père, le respect que je lui porte est incroyablement haut. Parce qu´il m´a offert, à mes frères et moi, très tôt l´occasion de sortir du moutonnement commun du courant social de jadis en suivant les cours de morale civique au lieu d´aller à l´église ou suivre le cours de religion catholique ou protestante. A ce cours, et plus tôt que ceux qui suivaient la religion, je pus apprendre et confronter mes réflexions avec tous les philosophes et penseurs sociaux étrangers sur des thèmes relevant à la fois de l´amour, de la vie, de l´existence de Dieu, de la notion de culture et de civilisation. De ma mère j´ai reçu un goût insatiable à lire et à écrire. Et aujourd´hui encore, je m´étonne que cette femme qui n´avait pas fait de hautes études acheta des livres pour ses enfants comme une enragée. Peut-être la révolte de ce qui lui avait été, dans son enfance, refusé. Plus tard, lorsque je vins en Europe et appris l´allemand et l´anglais, mon horizon intellectuel explosa littéralement.

Cette petite parenthèse personnelle pour vous faire comprendre, chers lecteurs, que Dieu est toujours une approche subjective et personnelle. Et tous ceux qui se disent enseigner Dieu à d´autres se doivent de respecter la subjectivité individuelle de leurs croyants autant qu´ils doivent personnellement, mais aussi dans la religion qu´ils représentent ou enseignent, la preuve que celle-ci est généreuse, impartiale, et appartient à tous individuellement, et j´insiste sur individuellement parce que la saisie déictique est une saisie subjective, et si elle devient communautaire, ce n´est qu´une communion de valeurs, pas de prière. Parce que la prière est individuelle et subjective.

C´est lorsque j´appris que mon père avait soigné Simon Kimbangu jusqu´à sa mort que la religion kimbanguiste prit pour moi une importance particulière. Mon père, à ce sujet, resta plutôt retenu ; j´appris plus tard que la rencontre avec ce condamné à vie de l´administration belge, dans ses réflexions, ses prières, ainsi que l´annonce qu´il fit de l´arrivée et du choix de Patrice Lumumba à la tête du Congo avait bouleversé toute la vie de mon père et de toute sa famille. Il avait difficile à en parler : trop de souvenirs douloureux, de prédictions qui, étrangement étaient devenues réalité, et un bouleversement intérieur incroyablement profond qui l´avait transformé autant dans le contenu de son échelle des valeurs que dans ses convictions politique et sa foi. Mon père m´avouera plus tard à Bruxelles lorsque nous eûmes, lui et moi des moments solitaires de conversation à bâton rompu, que ce qu´il reprochait à cette époque (celle pendant laquelle il connut à la fois autant Simon Kimbangu que Patrice Lumumba), était que malgré qu´il sut beaucoup de choses bien avant qu´elles n´eurent lieu, son rôle lui fut dicté par les conseil du Grand Simon qui lui recommanda de s´en tenir strictement à ses conseils s´il voulait rester en vie. Et c´est grâce à cela que notre famille échappa de justesse à la mort certaine que lui réservèrent les rebelles du Katanga. Une chose m´a réellement surpris dans ce sens que cela m´a révélé, à plus d´un point, combien mon père était cependant attaché et respectueux de son passé et des valeurs que Patrices Lumumba, par exemple, ou Simon Kimbangu lui avaient légué : j´appris, en 1998, de la veuve Paulina Lumumba qu´il avait régulièrement payé ses factures d´eau et d´électricité pendant près de 20 ans ! Et cependant que j´essayais vainement d´entrer en contact avec Juliette, François ou Roland (je dois avouer que je ne connaissais pas encore l´existence de Guy) avec lesquels nous avions gardé contact…j´ai bien laissé de mots, mais personne n´y a répondu. Curieux, me suis-je dit : ceux pour les quels nous avions perdu tous nos biens en suivant l´idéal élevé de leurs père ne se donnaient plus la peine de reconnaître ceux qui n´avaient pas quitté leurs côtés ?e ne se donnaient plus la peine de reconnaina Lumumba qule, ou Simon Kimbangu lui avaient l Le lien idéal était-il irrémédiablement brisé ? Et si je suis franc, et je le suis toujours, de tous les enfants Lumumba, aucun d´eux ne donne l´impression d´avoir hérité du haut caractère individuel, de la vision intellectuelle avancée des choses et de l´invincible idéal politique élevé de leur père. On a plutôt l´impression que ce sont les enfants des collaborateurs de Patrice Lumumba qui sont resté les plus lumumbistes. Curieux phénomène. Les enfants Lumumba affichent leurs noms, et croient que cela suffit pour leur frayer le chemin du pouvoir ; leur père, lui savait convaincre les masses et les enflammer à son idéal. Une grande différence. Avant de vendre une marchandise, il faut en connaître les avantages, les propriétés et le marché sur lequel on veut le proposer ; se reposer sur le label et la réputation d´hier, c´est oublier qu´entre temps le monde avait changé, qu´il était devenu encore plus salaud qu´hier, et c´est dire que cela exigeait plus de discipline, encore plus d´adeptes, et une conviction en fer trempé.

Devons-nous tous prier au même Dieu comme veut nous le suggérer depuis des siècles la religion chrétienne à coup de fouet, d´esclavage, de crimes en tous genres et d´abus ? Pas du tout. Et je dirai même plus : en aucun cas. Car ce christianisme, tout en parlant de liberté, de démocratie, tout en prêchant un Dieu appartenant à tous, a abondamment mis à mal ses propres dix commandements pour accompagner un capitalisme occidental pillant, violant, violentant et détruisant à loisir pour se remplir les poches. De quel Dieu peut-il donc s´agir ; celui qui autorisait tous ces crimes et manquements à sa Parole ? Et au demeurant, et si nous priions tous à la même religion, le racisme aurait-il pour cela disparu ? Sarkozy arrêterait-il de renvoyer chez eux les enfants de ceux dont son pays pillait et dilapidait les matières premières pour revenir, avec les excédents industriels ainsi abusivement produits, corrompre ses élites, étouffer son agriculture, entraver le développement de l´Afrique ? Je ne le pense pas, sinon, il l´aurait déjà fait. Et cette France qui clamait haut la main liberté, égalité, fraternité n´entretiendrait pas la sournoise et criminelle francafrique ! C´est dire qu´en réalité appartenance ne nous apporte ni notre foi originelle, ni la lumière si faussement prêchée ; ce qu´elle veut, c´est nous aliéner, lier notre âme devant une fausse porte spirituelle qui ne s´ouvrait que pour les blancs. Parce que c´était la leur, car toutes les valeurs leur étaient privilégiées et exclusives, et l´homme noir n´y faisait office que de suiveur et d´imitateur tout au plus, s´il ne gisait pas au bas du paillasson. N´est-ce pas curieux que ceux qui parlaient aujourd´hui de liberté, de démocratie aient acquis leur vérité et leurs assurances en détruisant la foi, la personnalité culturelle et la liberté des autres durant 600 ans ? Dieu pourtant, lui, avait fait des gens de couleur diverses, de foi diverses, de désirs et d´attentes différentes les unes des autres, et libres. Et cependant que ces messieurs auraient commis des siècles durant les crimes les plus odieux à toute intégrité et respect humain, depuis l´Amérique jusqu´en Afrique du Sud, ils prétendraient effrontément représenter Dieu ou parler en son nom ? Est-ce une bague ? Elle est bien cossue, en tout cas !

Pourquoi Dieu est-il le lieu privilégié du mensonge, de l´affabulation, de l´escroquerie sociale, de tous les crimes les plus bas de castes et groupements sociaux poursuivant plutôt leurs propres intérêts que de chercher à établir l´harmonie de la tolérance et l´entente sociale parfaite comme le voudrait Dieu ? Mais c´est parce qu´avec la toute puissance du sacré, on peut tromper bien de gens, les endormir ou les asservir à loisir. Aussi longtemps qu´ils prennent des vétilles pour des lanternes, qu´ils se laissent impressionner par la musique, le décor, bref la grande mise en scène cannibale à leurs âmes étalées devant leurs yeux, ils se laissent aller et cessent de veiller sur leurs œufs. L´escroc, hélas, n´est pas bien loin et profite de leur sommeil pour les alléger de leurs valeurs les plus sonnantes. Pourquoi l´église catholique, protestante, presbytérienne sont les plus grands propriétaires fonciers de notre globe ? Oui, pourquoi ; après tout, ils sont sensés nous ouvrir le paradis, pas nous voler nos terres ou nous retirer le tapis devant nos pieds ! Pendant que nous nous perdions á contempler les étoiles, ces joyeux prélats s´emparaient de notre sol.Le paradis, hein…mon Dieu !

Le seul qui m´a impressionné autant dans ses réflexions, ses prières que dans ses prophéties est le grand Simon, parce que pour lui Dieu n´est pas seulement une symbolisation idéalisée, une projection à la fois imaginaire et réelle de nos valeurs,  de nos attentes, de nos rêves, les plus belles ; mais il est aussi, dans son pluralisme et sa multitude, évolutif et déterminant dans la quête infinie de l´harmonie et de l´équilibre auquel il incite. Il dira explicitement à mon père qui cogitera longtemps sur cette phrase : « Dieu n´est pas seulement un symbolisme spirituel idéalisé, il est la raison et la foi de l´existence dont nous sommes le fruit le plus doué. Nous créons Dieu et Dieu chaque jour nous recrée »

Et c´est cela qui m´a impressionné et lié à la foi de cet homme, parce que par-dessus sa quête irrésistiblement belle et généreuse, sa foi est restée ouverte, libre, ambitieuse d´harmonie et d´absolutude. Et tout en reconnaissant lui-même que la perfection n´existe pas, sa quête infaillible est la plus belle des satisfactions réelles.

Quand je pense que l´administration belge, parce qu´il était noir, l´enferma jusqu´à sa mort…aujourd´hui n´importe quel chrétien peut me raconter n´importe quoi, mais arriver aux pieds de cet homme, j´en doute très fort. Et ma colère est d´autant grande qu´il dû mourir en prison, injustement et arbitrairement conamné dans son propre pays. Quant à entendre aujourd´hui ses bourreaux parler de liberté, de démocratie...ou de leurs sanglots!

Derrière l´emprisonnement de ce prophète, il y a une psychologie de lutte et de rédemption de la fierté et de l´identité de l´homme noir comme sujet volontaire et conscient de sa propre existence. Et c´est donc qu´en le libérant de ses fers, en sortant sa prière et sa prophéties de prison pour les mettre dans les cœurs de nos enfants, au sein de nos sociétés, dans nos valeurs existentielles que nous nous libérons nous-mêmes, parce que non seulement nous brisons les chaînes de l´aliénation nous empêchant de recouvrer et de soigner notre propre identité, notre âme originelle et libre, mais nous acceptons aussi d´être les architectes et les artisans de notre propre réalisation. Et c´est cela, c´est prendre possession de son historicité et de sa liberté. Il ne reste plus qu´à les organiser et leurs rendre les devoirs qu´exigent notre pleine et ambitieuse réalisation.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com 

      

     

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31 août 2006

Sectes et religions envahissent l´Afrique d´abrutissement

L´africain fuirait-il ses problèmes au lieu de chercher à les résoudre ?

Tous des faux-fuyants d´incapables confondus

« Bons chrétiens, bons crétins »  Léopold II, roi des belges et du congo belges

(31 Août 2006 19H59)

Dans l´Afrique malade d´elle-même et incapable de résoudre ses contradictions internes et externes, les gens sont tous à la recherche de caches. Certains se réfugient sous la coupe suicidaire du christianisme, et ce faisant, ils ne se rendent pas compte qu´ils s´offrent volontairement au bourreau et son historique bûcher. D´autres se réfugient sous la francafrique: leur plus cruel ennemi, et lorsqu´ils s´en rendent compte, ils sont redevenus les esclaves d´antan. D´autres quittent l´Afrique et se réfugient en Europe, hélas, ce n´est pas mieux, parce que l´eldorado est en crise de croissance économique et crise de valeurs sociales. Le racisme y croît de jour en jour dangereusement. Et ceux qui devaient relever l´Afrique, eux choisissent la confrérie, pour cacher leur incapacité et leurs échecs visibles. Les pauvres désespérés et trompés en Afrique, eux, s´abandonne au large trou béant gratuit de la misère. Un philosophes de la rue avait dit avec sarcasme : "la vie se résout à trouver un trou, à en sortir, ou à s´y cacher. Quand un être humain naît, il sort d´un trou, pour prendre son plaisir, il lui faut un trou, pour l´empêcher de nuire à la société et invoquer un meilleur comportement social, il doit aller au trou. Et pour mettre sa fortune, sa richesse à l´abri, il choisit un safe à la banque, ce qui est tout de même un trou. A sa mort, il repose au fond d´un trou. Le jour que les africains se rendront compte qu´il faut cesser de se cacher, nous aurons fait un grand pas vers notre indépendance et notre souveraineté. Car la liberté, comme la réalisation; il vaut mieux les faire que d´en subir des versions écourtées, tronquée ou impropres que les autres ou le hasard heureux ou malheureux des choses nous offriraient. La vie ou l´existence, ce n´est pas un prêt à porter, un prêt à consommer ou même un voyage à l´aveuglette, parce qu´au fond de ses définitions, de ses valeurs, elles révèlent et affirment nos rêves, nos attentes, notre conception de l´existence. Attendre ou espérer que les autres la feront pour nous est une utopie qui ne peut être qualifiée que de ...trou noir.

Musengeshi Katata.

Muntu wa bantu, Bantu wa Muntu.

munkodinkonko@aol.com

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28 août 2006

Sur la théologie africaine

Droit de réponse du théologien nègre Kalamba Nsapo

La théologie nègre existe et elle est belle et bien réelle

En préambule de l´article du Dr. Kalemba Nsapo qui va suivre, je me permets de vous soumettre la correspondance qui a suivi la publication sur ce blog de l´article du 23 août 2006 : Critique à la théologie chrétienne, faisant lui-même écho de l´article : Commémoration de l'esclavage. Abolition de l'esclavage mental des nègres d'Afrique et construction d'un nouvel imaginaire paru sur http://www.afrology.com/presse/esclavage_2006.html . Je lui envoyai donc un faire part dont voici le contenu :

Cher S. Kalamba Nsapo,

J´ai apprécié votre article que j´ai critiqué sur mon blog. Je vous avoue être un fervent kimbanguiste essentialiste, de la pure religion du grand Kimbangu. Et je considère comme utopique et plutôt insultant qu´un théologue chrétien vienne nous donner des cours de retour aux sources. Vous trouverez ce que je pense sur mon blog. Bien à vous,

Musengeshi Katata

Réponse de Kalamba Nsapo

Cher ami,

Je vous remercie de la critique adressée à mon article  que vous avez lu. Je prends au sérieux tout ce qui contribue à la tradition du débat. Je me permets de dire que je ne suis pas un théologien au sens classique du terme. Mon expérience de recherche m'a permis d'imprimer une orientation particulière à ma théologie. Les sources ancestrales ne sont plus destinées à actualiser la théologie des leucodermes. Elles livrent une information pertinente sur la révélation du Créateur à l'Afrique-mère. Le statut théologique de la manifestation de Dieu à nos ancêtres n'est pas un traitement de faveur qu'un bienfaiteur viendrait accorder aux expériences multimillénaires de la rencontre de Dieu avec les peuples d'Afrique. C'est dire que j'ai évolué dans la mesure où les théologies de la Vallée du Nil occupent la première place dans mon espace épistémologique. Je n'en fais pas un courant parmi d'autres. Ce n'est pas quelque chose à prendre ou à laisser. Cordialement,

Kalamba Nsapo

Réponse Musengeshi

Cher Kalamba,

Je vous remercie pour la franchise que vous avez eue à me répondre. Je serai intéressé, un jour, d´apprendre ce que votre orientation vous a instruit. En ce qui concerne ce retour aux anciennes sources égyptienne, je la considère personnellement comme une fuite à la confrontation sociohistorique réelle si elle n´aboutit pas à une synthèses utile. Il ne suffit plus aujourd´hui de soigner sa mémoire historique ou son complexe d´infériorité; il faut aussi faire preuve d´innovation, de créativité, d´être capable de moderne historicité. Et à mon avis, ce retour en arrière ne sert qu´à donner aux intellectuels noirs et africains des prétextes pour se cacher de leur incapacité à répondre aux exigences économiques, sociales, spirituelles et politiques des temps modernes sous la pression totalitariste de l´occident. Mais sait-on jamais, peut-être seriez-vous arrivé à trouver le lien linéaire et transcendant qui, tout en se nourrissant de notre riche passé, nous éclaire l´avenir en respectant le précieux tissu de notre âme culturelle originelle, et en nous donnant les instruments rationnels et spirituels utiles nous permettrait de bâtir et d´assurer efficacement notre avenir. Je vous avoue que je serai ravi et intéressé de vous lire. Je vais placer prochainement sur mon blog un essai sur l´interprétation et l´approche déictique du grand Simon Kimbangu; et vous verrez que ce prophète que vous avez vraisemblablement négligé, a enseigné et exprimé la plus belle et la plus profonde saisie de la foi et de Dieu, et ce faisant, de la liberté et de la réalisation humaine. Je vous ferai signe.

On peut lire, apprendre ou se perdre dans l´histoire africaine; mais le plus important est de garder les pieds sur terre, et se motiver positivement pour l´avenir. En ce moment, les intellectuels noirs castrés ou à court d´idées face au moloch occidental dominant se réfugient tous dans le passé, chez les égyptiens ou autres parce qu´ainsi ils échappent à leurs devoirs contemporains qu´ils ne savent pas exercer; or le présent, lui, nécessite des réponses précises, des solutions immédiates. J´ai apprécié votre objectivité et votre jugement dans votre article; j´espère qu´ils vous permettront d´apprécier la légitimité et le tourment des miens. Avec mes meilleures salutions,

Musengeshi Katata

Voici donc: 

Une approche afro-kame de la théologie (Paris, Menaibuc, 2005). Débat avec Camille Tedanga. 

L’égyptologie produite par les leucodermes après J.F. Champollion est devenue une science dont il est difficile de percevoir le caractère anti-nègre dans la mesure où le chercheur utilise des médiations historiques, linguistiques ou autres qu’on assimile naïvement sans tenir compte de leurs en-dessous réels. Il en résulte une idéologie tenace qui transmet des contre-vérités en soulignant notamment que remet km  ou remete.t km.t (luntu kame = kame luntu = lume kame = ba kame balume = bantu kame) n’était pas kame (km). Cette conception dogmatique va à l’encontre du constat et du point de vue des blancs voisins des anciens Egyptiens depuis des millénaires et citoyens égyptiens depuis quelques siècles. Lesquels blancs ou leucodermes étaient des témoins oculaires ou de grands savants (Hérodote, Diodore de Sicile et autres). La vision anti-nègre dont je parle envahit plusieurs langues utilisées en Europe aujourd’hui et se charge de faire croire en un dogme du nègre qui n’est responsable d’aucune production matérielle, intellectuelle ou spirituelle.

Cette falsification de l’histoire affecte toute la vie et toutes les disciplines scientifiques. Dans le domaine qui relève de ma spécialité, elle promeut une herméneutique dévalorisante de l’action de Dieu auprès des nations africaines. La théologie africaine contemporaine aurait dû en tirer les conséquences, toutes les conséquences si possible. Il n’en est rien dans un contexte où elle se déploie en se satisfaisant de ce qu’elle a reçu et de sa capacité d’en faire des commentaires soit-disant savants.  Si une vérité n’a de statut scientifique ou théologique que dans la mesure où elle résulte de la réflexion de l’Occident chrétien, il faut alors se poser la question suivante : de quel côté se situe le Créateur de ce qui est et de ce qui n’est pas encore ?

Le temps de nouvelles investigations exige d’atteindre les racines historiques et de mettre un terme aux « à peu près » et aux connaissances approximatives. Voici ce qu’il enseigne en un domaine comme celui de Dieu dont l’Afrique a fait l’objet de connaissance : la théo-logie en tant que traduction littérale et littéraire d’une expression antique africaine : Maalu-a-Maweja, Mambu ma/ya Mungu, Makambo ma Nzambe..., ne peut et ne saurait être réduite à la production intellectuelle des maîtres de l'ordre actuel du monde. Si l'on veut tenir compte de la vérité historique, il faut dire que la théologie est synonyme de Théologie Classique Africaine, donc de Théologie Pharaonique, Méroitique, Lunda, Kongo, Zulu, Luba, Dogon, Bambara, Kuba, etc. À partir de la langue luba, on devrait parler de la théologie comme de maalu a Mvidi Mukulu (Ntr et logos, maalu a Maweja, maalu a Mufuki). C’est-à-dire «les affaires, les problèmes, les choses relatifs au Créateur et les réflexions humaines sur Celui-ci». Ces maalu a Maweja qui sont aussi le correspondant bantu du mot « religion » se laissent mieux traduire par théologie en tant que discours de et sur Dieu.

Il n’y a là en profondeur aucune tentative de prendre en otage le discours théologique. La tradition africaine n’autorise pas à escamoter la différence de relations entre le Père et ses enfants au point d’imposer une seule forme de lien parental (humeurs de la pensée unique !) en excluant d’autres manières dont les enfants d’une même famille mènent leur vie de communion avec leur Père.

Ceci dit, je m’investis dans l’analyse des textes théologiques de la civilisation de la Vallée du Nil (début du IIIe millénaire et fin du 1er millénaire avant notre ère),qui constituent notamment la substance de l’intelligence négro-africaine multimillénaire de Dieu et permet de mesurer l’importance d’une pensée universaliste résultant du long et permanent dialogue du Créateur avec les peuples africains. Là se dessine un nouvel horizon, celui de la contemplation et de la pratique de la vérité, de la fraternité universelle, de la justice et du dialogue interculturel.

La reconduction de tout à ce sol de restitution historique et d’épistémologie théologique revêt une importance capitale. Ne me demandez pas – à travers L’Africain - d'où je parle et qui je suis. Je suis un nègre d’Afrique dont la réflexion se nourrit du fond d’une langue substantiellement apparentée au proto-bantu, au copte et à l'égyptien. Une langue porteuse de la civilisation génératrice de l’humain et dont le dispositif culturel et symbolique peut permettre de récupérer la renaissance panafricaine. La conscience de cette réalité est tellement répandue dans les mondes noirs qu’elle ne saurait se dissiper dans l’air avant que ne s'effacent tous les visages humains au lever du jour ou à la tombée de la nuit.

Je viens de mettre en lumière l’enjeu d'une autre théologie africaine. Le lecteur qui sort de ce cadre de pensée rate l'occasion de saisir mon "approche afro-kame de la théologie". C’est le seul reproche que je formule à l’endroit de Camille Tedanga qui non seulement confond quelques aspects de mon panorama de la théologie africaine actuelle avec ma thèse principale, mais s’appesantit sur des questions d’évaluation critique de mon livre qui visent à répondre aux exigences d’ordre méthodologique et déontologique et historique. Ce partenaire scientifique est un homme de lettres. J’en conviens. Je sais également qu’il a collaboré à une revue dans laquelle j’ai déposé une contribution qui pourrait lui offrir les clefs de lecture nécessaires à l’assimilation d’une thématique difficile à manier dans les milieux scientifiques qui se meuvent dans les couloirs de la théologie au sens classique. Je lui suggère de poursuivre un échange d’idées à ce sujet afin d’enrichir un débat qui ne vient que de commencer.

Kalamba Nsapo, théologien nègre

Forum Réalisance

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23 août 2006

Critique à la théologie chrétienne

En réponse à l´article du théologue S. Kalamba Nsapo

Titre de l´article : Commémoration de l'esclavage

Abolition de l'esclavage mental des nègres d'Afrique

et construction d'un nouvel imaginaire

A lire entièrement sur : http://www.afrology.com/presse/esclavage_2006.html

Cher S. Kalamba Nsapo, votre article a retenu mon attention. Vous l´avez certainement écrit pour encourager la tenue du 10 Mai comme journée commémorative française aux crimes de l´esclavage. Mais ce qui m´a fort intéressé, c´est ce que vous avez notamment écrit et que j´ai repris ci-dessus, pour illustrer quelque peu la critique qui va suivre. Vous avez écrit sous ces rubriques : 

I. Nouvelle version de la traite :

En outre, les leucodermes imposent depuis plusieurs années leur modèle axiologique, social et économique aux populations noires. Ce qui en résulte, c'est la certitude de la supériorité des leucodermes auxquels s'annexe la politique des dirigeants locaux dans des pays africains laminés par des régimes sanguinaires et la démission des cadres. C'est la quête du bonheur dans une Europe où les gouvernants durcissent les mesures de fermeture et de contrôle des frontières.

II. "Émancipe toi, toi-même de l'esclavage mental, personne d'autre que toi, ne peut libérer ton cerveau !" (Bob Marley)

C'est pourquoi il importe de " renouer avec nos racines " de façon intelligente et de rompre avec une image négative de nous-mêmes. Dans un bosquet où le singe n'est plus stupide, pareille démarche ne peut se faire de façon naïve en comptant sur la bonne foi de l'Occident qui s'investit dans la culture de la domination et de la paupérisation anthropologique des nègres.

….

A cet égard, l'Afrique libérée de l'esclavage mental a une responsabilité immense et incomparable. Son impuissance dans le monde actuel est un socle pour poser les bases d'une humanité libérée des dérives de la modernité occidentale. Il devient urgent de repenser le meilleur d'elle-même à l'intérieur d'un imaginaire qui se compose de la dynamique de toutes les richesses qu'elle recèle en tant que " terre natale de toute l'humanité ". Contrairement aux falsificateurs de l'histoire, l'Afrique est le berceau de l'humanité et porte en son sein tout ce qui a apporté la civilisation à l'ensemble du monde. Philosophie, médecine, techniques et sciences, théologie… ces disciplines fondatrices viennent des 4000 ans d'histoire de la civilisation soudano-kongo-égyptienne.

….

Dans le but de créer un nouvel imaginaire, il importe de libérer l'inventivité des Africains et des chercheurs nègres à travers la restauration de l'histoire de la recherche scientifique et de la pratique universitaire en Afrique, susceptible de relancer le programme de renaissance africaine. On ne saurait mettre dans l'ombre la production artistique du Nigeria (2000 av. J.-C.), du Tchad et de la Libye (4000 av. J.-C.). Il y a beaucoup à dire au sujet de nos raisons d'espérer.

Fierté d'être nègre

….

Il faut créer un nouvel imaginaire à transmettre à toutes les couches de la population africaine. Un nouvel imaginaire qui fera naître la fierté d'être noir et capable de mettre en échec toute tentative de déconstruction de sa personnalité. Aucune société ne peut avancer " sans un sentiment au minimum d'acceptation de soi " .

Conscient des enjeux de la résistance

Une Afrique capable de résister aux assauts des tueurs à gage ne peut s'expulser de son espace au moment du pillage. Sinon, le monde s'en moque et trouve des raisons suffisantes pour poursuivre son anéantissement. Il est temps de mettre fin à l'esclavage mental inoculé dans la chair des peuples. C'est la tâche des Africains à même de se choisir des dirigeants patriotes, dont ils assureront la défense et la protection à l'heure où les marchands de la mort menaceront de mort toute personne qui viendrait porter atteinte aux intérêts du capital mondialisé.

Commentaire et critique réalisance

Si je ne me trompe, vous êtes originaires du Congo (RDC), comme moi ; et je vous avoue que j´ai lu avec attention votre article, parce qu´il parle d´émancipation mentale, pour nous une condition sine qua non à la libre et souveraine réalisation. Et cependant, malgré que vous parliez de la destruction de l´identité culturelle et de la personnalité sociohistorique de l´homme noir par l´occident, vous oubliez que vous-mêmes êtes ce ceux-là qui, passant par exemple à côté du Kimbanguisme et de Simon Kimbangu, de toute la spiritualité fondamentale et pure de la culture noire, pour connaître et apprendre Dieu, vous avez fait des études de théologie chrétienne pour apprendre que Dieu était blanc et qu´il avait les yeux bleus. Comment vous sentez-vous aujourd´hui dans votre peau pour vous croire être en mesure de donner des leçons « de retour aux sources » aux africains, si ceux qui vous ont aliénés ont tenu systématiquement à détruire depuis 600 ans ce qui faisait notre personnalité historique et culturelle ? Croyez-vous que vous êtes aujourd´hui crédibles pour avoir avalé et suivi la logique et le structuralisme occidental jusque dans sa spiritualité ? Ne croyez-vous pas qu´on puisse vous reprocher à raison d´être pire qu´un Bounty, comme vous décriiez ? De ces faux intellectuels qui avaient bu au râtelier du maître occidental à satiété pendant que celui-ci humiliait et détruisait sciemment notre culture et notre personnalité, qu´il assassinait nos femmes et nos enfants avec de gros mots creux de culture, de liberté, de démocratie ? Si on vous a inculqué que Dieu était blanc, qu´il fallait apprendre sa spiritualité en avalant la théologie du maître blanc ; qu´est-ce qui vous donne aujourd´hui l´autorité (ou le toupet) de croire que vous connaissez le chemin qui mène aux retours aux sources africaines ? Ne devrait-on pas plutôt vous classer dans la catégorie des aliénés en mal d´originalité ou d´origine qui aujourd´hui, ayant fait sien de la doctrine de domination du maître, du haut d´un piédestal déculturé, prétendait de nouveau à tromper les africains en leur faisant croire qu´ils connaissaient leurs problèmes, eux qui avaient fondamentalement revêtu l´esprit pervers du maître en reniant leur authenticité ?

Beaucoup de questions décidément auxquelles vous-mêmes pouvez répondre. Et permettez-moi, malgré votre excellent article, de vous dire qu´il ne suffit plus, pour se dire africain de citer Taubira ou Aminata Traoré ou autre pour tromper de nouveau son monde. Ces temps-là sont révolus. Et comme vous parlez de renouveau imaginaire, croyez-vous que celui-ci se fasse avec votre église, l´église catholique qui décréta l´esclavage des noirs et la colonisation de sa culture, de ses biens et de son espace existentiel ?

Ce que nous déplorons aujourd´hui, ne vous a-t-il pas été inculqué comme le sens normal, la logique de l´histoire ? Avec toute ma bonne foi, et même tenant compte que vous dirigez la revue Anta Diop à Bruxelles, j´ai beaucoup de peine à vous faire confiance, parce que vous me semblez incarner le venin qui depuis des siècles nous assassine. C´est autre chose que d´aller en occident apprendre l´économie, la comptabilité, ou la mécanique. Vous, vous êtes aller apprendre à propager et enseigner le Dieu chrétien, et donc vous avez détruit en vous les voies spirituelles originelles qui pourraient vous rapprocher de vos racines nègres. La fierté d´être noir, dites-vous ? Venant de vous, cela étonne ; cela doit vraisemblablement être un slogan vide comme on en entend sous la tour Eifel ou à new York, où les noirs ne sont plus que noirs de peau, car ils rêvent d´être blanc et travaillent chaque jour pour le moloch qui nous étouffe et nous assassine chaque jour. J´aimerai bien savoir s´il vous est arrivé de faire franchement une autocritique sincère et franche, une qui ne ment pas ou ne fait pas semblant.

Nous avons certes des problèmes, et j´avoue ici que votre objectivité m´a séduit, malgré que vous me laissiez un sentiment superficiel et lointain ; et cependant, ce dont nous avons besoin aujourd´hui, c´est des gens dont l´âme est d´ébène. De cette pureté qui touche l´âme profonde de l´Afrique, la caresse et l´aime pour l´aider à retrouver sa voie. Pas de faux, pas de perroquets, pas de clown répétiteur sans âme, et surtout sans racine qui les ancre dans le cœur vivant du continent éternel. Et croyez-moi, nous en sortirons, à notre manière ; mais plus que jamais nous aimerions que l´air, l´eau, le sourire de nos femmes et de nos enfants nous rendent ces chants oubliés de nos ancêtres qui firent danser la savane et rire le soleil, de ces larmes et de ces prières chères et inachevées qui couvrirent de joie l´entrée de la race humaine dans l´histoire. Dans toute leur profondeur, dans tous leurs tourments, dans tourtes leurs attentes parce que dans leurs rêves les nôtres s´y confessent. Nous, nous n´avons jamais ni perdu ni trahi notre foi.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

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20 août 2006

Le kimbanguisme et ses contradictions

A quand sa libération du sournois christianisme ?

A la recherche du vrai Kimbanguisme

« Entre la liberté et l´esclavage, il n´y a pas de compromis » P.E. Lumumba

PAKASA ONTAMON DIT MEDARD : Je suis kimbanguiste de nature, grâce à des lycées nationaux kimbanguistes j’avais repris le chemin classique des études à Kikwit de 1967 jusqu’à 1970. Je suis logé au centre kimbanguiste de Kasa-Vubu pendant mes vacances sur Kinshasa en provenance de France. Voici ma question. Nous avons une université, les cadres de l’université de la première promotion sont passés par quelle porte ? Pourquoi ne créons-nous pas une confrérie Kimbanguiste qui serait présent dans tous les secteurs de la vie politique, sociale, administrative, militaire du Congo, car papa Simon Kimbangu a passé 30 ans de sa vie en prison pour défendre l’homme du pays et voir naître l’Etat du congo. Où sont passés les vrais congolais pour continuer à défendre la vision du Congo de papa Simon Kimbangu ? Je pense que cette réflexion fera naître la confrérie kimbanguiste de la défense de droit de congolais rapidement.

Réponse Réalisance

Lorsque J´ai lu ta question du 14.08.06 sur http://www.menaibuc.com/article.php3?id_article=79, je me suis rendu compte, avec plaisir, que ce questionnement venait bien à propos pour éclairer le tourment existant actuel du Congo. Ce pays qui est le nôtre tarde malheureusement à saisir d´une part la pensée profondément réalisationnelle (théorie, faisabilité, pratique) de son prophète et philosophe le plus éclairé, et d´autre part, de s´identifier et se motiver par rapport à sa propre historicité. Et selon toute vraisemblance, le Congo se perd dans une aliénation sous jacente sur le paternalisme de la chrétienté qui, lui, ne cache que la domination et l´hégémonie occidentale de la race blanche. Or, depuis Kimpa Mvita, en passant par le grand prophète Simon Kimbangu et son héritier politique Patrice Emery Lumumba, autant dans la dialectique religieuse que dans celle de l´existentialisme sociohistorique, la religion chrétienne a été à l´origine de la destruction de la culture et de la liberté de l´homme noir. Les portugais le firent par l´esclavage et en condamnant et en brûlant la