24 juin 2009
Un projet allemand de centrales énergétiques solaires au Sahara; vol du soleil africain ?
Ce projet, qui a résolument quitté le stade de la spéculation en éveillant
la participation de Siemens, de la RWE, de la Deutsche Bank, de l´assureur
international Münchener Rück…etc., a fait dire à une amie journaliste allemande :
« Mon Dieu, pauvres africains :
nous leur aurions volé leur main d´œuvre avec l´esclavage, nous leur pillons chaque
jour leurs matières premières en veillant sournoisement à ce qu´ils ne s´enrichissent
pas et en les étouffant avec nos surproductions ; aujourd´hui allons-nous
ajouter à notre longue liste de faussetés de leur voler leur soleil ? »
Soleil
d´Afrique ou quand on ne sait pas employer et jouir de la richesse qui se
trouve devant son nez…
Les applications de cette énergie sont quasi illimitées en Afrique.
Ce qui
me fait penser à ma critique envers l´Afrique du Sud qui a préféré acheter une
centrale atomique française coûtant 1,63 milliards € plutôt que d´investir dans
l´énergie verte qui aurait créé des emplois en Afrique et développé un secteur
immense d´intérêt pour toute l´Afrique. Ceci dit : l´argent parti ne
revient pas, celui investi sur place fait boule de neige, ne l´oublions pas.
Cela s´appelle tout simplement de l´économie…à longue portée !
Le projet allemand coûtera approximativement 400 milliards € et sera réalisable dans 10 ans. Il élèvera,
sur au moins trois cites dans le désert du Sahara, des collecteurs sur une
surface estimée à celle de la Saarland, soit 2568 km², ce qui permettrait de
répondre à 15 % du besoin d´énergie de l´Europe en employant les nouveau
conducteurs énergétiques à haut rendement réduisant la perte énergétique à
distance à 10%. On estime qu´avec l´exploitation solaire intensive du Sahara,
on peut produire 6 fois les besoins énergétiques du monde entier en un
an !
Est-il besoin de se demander pourquoi l´Afrique, et cela malgré les
cruciaux et urgents besoins d´énergie de ce continent, ne se donnait pas la
peine de prendre à cœur ce domaine quasi inestimable pour son
développement ? Assez surprenant. Ceci ne montre que d´autant mieux,
encore une fois, combien non seulement l´Afrique était en retard de réalisme,
mais aussi combien ses intellectuels pataugeaient. Faut-il vraiment croire que
le monde entier se serait rendu compte de l´importance de l´énergie solaire,
surtout les pays qui n´en possédaient que faiblement, tandis que l´Afrique qui
y baignait n´en faisait aucun cas ? Est-ce possible ! Est-ce là une
preuve de réalisme ou une preuve flagrante que décidément les africains ne
voyaient pas ce qui se trouvait devant leur nez ? Si on ne sait pas
employer et utiliser les ressources premières et abondantes qui sont librement
à notre portée…parler d´économie ou de développement, n´est-ce pas se jeter
soi-même la poudre aux yeux et être plus aveugle et médiocre que réaliste
et conséquent ?
On reproche toujours aux occidentaux de venir en Afrique et de s´approprier
les matières premières et les possibilités naturelles de ce continent pour
leurs intérêts. Mais qu´attend donc l´Afrique pour employer ses propres
possibilités pour offrir un meilleur avenir à ses enfants, à son avenir et à
ses cultures ? Ou croyait-on encore que les étrangers viendrait leur faire
le progrès et le développement pendant qu´eux racontaient n´importe quoi ou
tournaient bêtement en rond ? Il ne faut pas toujours reprocher aux
étrangers leur rapacité et leur opportunisme à nous dépouiller, quand on
néglige soi-même de soigner, de promouvoir et d´épanouir ses propres
intérêts !
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
http://www.outilssolaires.com/pv/index-centrale.htm
20 avril 2009
L´Allemagne a interdit le maïs génétiquement transformé Monsanto 810
Le 14 avril, la ministre fédérale de l´agriculture allemande Ilse Aigner a
annoncé l´interdiction du maïs Mon 810
sur le territoire allemand. L´Allemagne rejoint ainsi la France, la Grèce,
L´Autriche, la Hongrie et le Luxemburg au cercle des pays qui, malgré
l´autorisation de l´Union Européenne accordée à ce maïs génétiquement
transformé de la multinationale américaine agroalimentaire MONSANTO depuis 2005.
Fin d´expérimentation : retour au bon sens et à la
raison
Cette décision a réjoui, naturellement tous les écologistes
allemands qui craignaient, comme par le passé, que l´Allemagne ne se plie de
nouveau à un envahissement génétique dans l´agriculture dont on a eu de
mauvaises expériences par le passé, et dont les conséquences futures sur la
nature, l´écosystème et la santé des êtres humains n´étaient pas garanties.
Cette tentative multinationale de s´approprier, en
Afrique ou en Inde, de sortes naturelles de plantes et de graines pour les
remplacer par des genres synthétiques améliorés a aussi connu un rejet catégorique
au Canada après des expériences négatives et une opposition croissante de la
part des fermiers producteurs de denrées naturelles qui virent leurs récoltes
infectées par le pollen de ces genres artificiels.
En Allemagne cette décision a été facilitée par un juge
qui a enlevé à des fermiers fabricants de miel leur dénomination naturelle lorsqu´on
constata que les abeilles s´étaient nourries de maïs génétique transformé.
Actuellement les multinationales américaines se donnent bien
de la peine à dominer et s´approprier les bases alimentaires du monde entier.
On l´a vu avec le riz en Inde, avec l´eau en Amérique Latine, le maïs, le soya…actuellement
court un projet sur le poisson. Tout cela sans apporter la moindre garantie que
ces espèces artificielles resteront saines et sans suites négatives pour les être
humains. Or, on se rappelle du DDT, du Contergan…Pourquoi ne pas rester par les
produits naturel et mieux les protéger naturellement ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum
Réalisance
01 novembre 2008
Entre l´internationalisation, l´humanisme et la bonne foi
Superbe réponse du ministre brésilien de l'Education interrogé par des
étudiants aux Etats-Unis...
Derrière les grands
propos d´humanisme, il y a trop souvent de bien fausses intentions.
Discours du ministre brésilien de l'Éducation aux Etats-Unis. Pendant un débat
dans une université aux Etats-Unis, le ministre de l'Éducation Cristovam
Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation
de l'Amazonie. Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant
qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien. Voici la
réponse de M. Cristovam Buarque :
En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont
souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée,
comme du reste tout ce qui a de l'importance pour
toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions
internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les
réserves de pétrole du monde entier.
Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie
l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se
sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme
d'augmenter ou non son prix.
De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays
riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être
brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie,
c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des
spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves
financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.
Avant l'Amazonie, j'aimerais assister à l'internationalisation de tous les
grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France.
Chaque musée du monde est le gardien des plus belles œuvres produites par le
génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que
le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la
fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays. Il y a quelque temps, un
millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand
maître.
Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum
du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y
assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc
qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit
internationalisé.
Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris,
Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville
avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au
monde entier.
Si les États-unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que
fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors
internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des Etats-Unis.
Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui
provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables
incendies des forêts Brésiliennes.
Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis
ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves forestières du monde
en échange d'un effacement de la dette.
Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du
monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école. Internationalisons
les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui
mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un
Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils
devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils
devraient vivre.
En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation
du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai
pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous ! »
Forum Réalisance Sélection