20 mars 2010
L´Afrique doit absolument se mettre à jour rapidement et se doter de meilleurs moyens économiques de défense.
Commentaire sur Facebook
Pour éviter d´être la victime éternelle des crises des
autres…
Mon frère Malwanga, sans instruction et hautes intelligence critique et de
saisie rationnelle de nos jours, vouloir gouverner les autres est du pur
charlatanisme criminel parce que ce n´est que quand on connaît son problème à
fond, qu´on sait qui est et où se trouvent ses ennemis et qu´on sait mettre ses
avantage en valeur, qu´on peut, à côté d´un choix d´hommes valables de qualité,
faire du travail respectable et utile aux siens en les aiguillant dans la bonne
direction. J´ai beaucoup voyagé en Afrique pour des raisons de service et j´y
vais souvent en voyage éclair...ce qu´on y voit est absolument scandaleux à
tous les points. On a plutôt l´impression que les africains se suicident plutôt
que de promouvoir leur développement et leur avenir ! On ne peut pas mieux se
tuer ou assassiner ses propres enfants en les privant d´avenir, d´emploi, de
connaissance. J´essaie, à ma manière, de donner aux gens l´occasion de voir les
choses telles qu´elles sont et pas comme on les interprète trop facilement en
Afrique, à mon sens, à franc parler, bien naïvement.
Les efforts faits en Afrique actuellement sont certes louables...hélas
elles ne sont pas suffisantes à propulser les africains en orbite de
développement. Pourquoi, mais parce que le monde extérieur qui dicte en grande
partie le sens de l´histoire, nous dévore, par manque de vigilance, nos moyens
substantiels d´accumulation. Par ailleurs la qualité de nos efforts dans
l´éducation, l´instruction, la formation professionnelle, l´hygiène, la santé,
la recherche, le financement de petites et moyennes entreprises industrielles
ou artisanales, la création d´emplois ainsi que l´agriculture et l´élevage,
sont hésitants sinon faibles par rapport aux défis réels imposés par le
développement. Il faut bien se le dire qu´en 1960 les sud africains venaient
chez nous se soigner...aujourd´hui les hôpitaux congolais sont dans un état
incroyablement misérable. C´est une torture pour les médecins congolais qui y
travaillent ainsi que le personnels soignants. Cela s´étire ainsi dans toute la
société. Je suis parti, je suis revenu, reparti et revenu encore...l´érosion
était visible à l´oeil nu. Mais apparemment personne ne s´en inquiétait !
Si nous ne savons même plus voir ce qui se passe devant notre nez,
voyez-vous, les chances que nous soyons capables de changer quoi que ce soit
est très minime. Nous nous trouvons dans le monde entier dans cette crise
économique dans un tel écroulement prochain de valeurs que cela va faire mal,
très mal à l´Afrique si aujourd´hui elle ne sort pas de sa passivité et de sa
nonchalance. L´occident va connaître une crise qui peut durer 20 ans de suite !
Les clients que cette culture rapace a appauvri et assassiné ne se reproduisent
pas du jour au lendemain ! Or la Chine arrive à grands pas et c´est dire
qu´elle va repousser le bien-être occidental irréversiblement. Et si les gens
croient que c´est tout ils se trompent bien parce qu´à mon avis l´Inde est
beaucoup plus dangereuse et fera bien plus mal à l´occident centraliste et
hégémonique économique. J´ai été le seul en 2005 à entrevoir cela ainsi qu´un
américain nommé Roubini un an avant le début de la crise. Personne ne voulait
me croire parce que noir. Aujourd´hui les gens se précipitent pour me lire
alors qu´hier ils me sous estimaient. Eh oui, ce réveil en désastre…En fait, à
bien y regarder, l´occident croit encore qu´il s´en sortira à bas prix, erreur,
ce sera terrible, presque incroyable. On a tout simplement cru, á force de
minier les gens et imposer son sens de l´histoire et ses théories mêmes fausses
à tous, que la logique et le bon sens étaient la propriété occidentale. Ce
n´est, hélas, pas le cas comme nous le voyons aujourd´hui.
Quelle sera la place de l´Afrique demain et comment, dans cette tourmente
notre continent va-t-il se donner les moyens de ne pas se laisser noyer ou
écraser par cette lourde crise économique qui verra l´occident devenir encore
plus criminel et rapace qu´hier pour se protéger de la perte de bien-être et
d´emplois qui la menace ? Là est le grand problème africain actuel. Nous avons
toujours connu la pauvreté, certes, mais celle qui vient maintenant va être
mille fois plus cruelle que celles d´hier parce qu´elle viendra aussi des
finances, de l´emploi, de la détérioration climatique, de la dépréciation des
moyens de paiements, de la frustration et de crises sociales de couches
appauvries jusqu´à l´os. Il faut maintenant faire quelque chose et investir
dans l´avenir au plus vite et assidûment, donner un revenu et du travail aux
gens, parfaire l´instruction et la formation, mieux organiser la société pour
éviter les pertes financières sues au désordre. Je dis tout cela parce que je
suis un spécialiste, c est mon métier et je préviens tous ceux qui ne voient
pas venir le train fou qu´ils vont eux et les leurs à une aventure cruelle et
incroyablement douloureuse. C´est pourquoi j´insiste sur le choix en Afrique de
gens intelligents et avertis; plus que jamais nous en aurons besoin. Nous avons
voulu avoir l´indépendance et la liberté, maintenant que nous les avons eues,
les jetterions-nous par la fenêtre ou refuserions-nous de les assumer
valablement et consciemment ? Il est grand temps que nous cessions de nous
faire des illusions...pour cela la crise est trop virulente et sérieuse.
Voyez-vous, cher ami Malwanga, j´écris beaucoup sur le Net parce que j´y
travaille la plupart du temps sur des prévisions et des analyses de confrères,
information oblige. Mais nous nous trouvons exactement comme à l´époque où
pressée par sa pauvreté et décimée par la peste qui venait de faire plus de 50
millions de victimes dans ses populations, l´Europe se décida à envahir
l´Amérique et vint en Afrique y prendre les esclaves qui lui manquaient pour
accumuler à bas prix et exploiter le continent américain en s´enrichissant sur
le dos des africains et des indiens américains. Tout cela dura 400 ans.
Aujourd´hui on voit ces mêmes nuages arriver et nous garderions les mains
croisées en espérant naïvement que tout ira bien ? Ni nos moyens économiques,
scientifiques, techniques aujourd´hui; ni nos notre niveau de production et
d´autosuffisance n´est en mesure de nous protéger valablement. N´est-ce pas une
raison pour se dire: il est grand temps de changer les choses, d´éviter la
répétition des erreurs du passé et se doter de meilleurs moyens économiques,
techniques et rationnels nous permettant de nous en sortir sans souffrir comme
hier ? Je crois bien qu´il est temps. Grand temps. L´Afrique n´est pas
seulement notre continent ; c´est aussi le continent de femmes, d´enfants,
de religions, de sociétés et cultures diverses…tous nous devons nous faire des
idées là-dessus. Avec la prévenance consciencieuse de gens qui aiment leur
continent, car on sera surpris, mais même l´occident profiter du relèvement économique
africain. Surtout aujourd´hui où il lui manquera d´année en année plus de débouchés
pour ses industries.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
15 mars 2010
A propos de la question de culture et du développement en Afrique
Commentaire sur Facebook
La
culture s´étiole sans idéal de perfectionnement sensible, sans épanouissement
et développement économique, social et individuel
Non, chère Katreen, je n´ai pas oublié ta question CULTURELLE; ce qu´on
entend par-là...même si je suis surpris qu´une belge ou une occidentale soit en
mesure de rappeler à un africain congolais de faire cas de la question
culturelle ! Mais bon, cette question, elle existe bien et cela est même urgent
en Afrique de s´y tourner résolument. Seulement, comment s´approprie-t-on la
Culture avec "C" majuscule, si on n´a pas appris à critiquer et
éviter les erreurs du passé ? L´histoire ne se fait pas seulement à coups de
grandes idées; elle se fait aussi par l´accumulation et le matérialisme
dialectique de l´expérience sensible intellectuelle et pratique. Ce travail,
hélas, est bien négligé en Afrique...tous ceux qui croient qu´il suffit de
faire comme les occidentaux, de monter quelques unités de production par-ci,
par-là ou de construire des routes et des grands échangeurs pour se croire
développé se trompent bien. Le développement est certes actif et créatif, mais
il est aussi un état d´esprit aimant l´intelligence, la science, la créativité
et le modernisme que nous procurent la technique et l´amélioration de nos
moyens et instruments de réalisation.
A propos de projets, d´études et de prévisions...j´ai été invité en
consultation à Kinshasa lors de la prise du pouvoir de Laurent Kabila; outre
que j´ai été choqué par certaines flagrantes contradictions, j´ai été
scandalisé par la destruction publique et frondeuse de toutes les études
urbaines, industrielles et sociales faites sous Mobutu. On prétendit à l´époque
qu´on ferait mieux...tout le monde acclame encore aujourd´hui Kabila et le
considère comme un patriote; moi pour ma part je le considère comme un illuminé
inculte et borné. On ne détruit pas la pensée intellectuelle de tant de
critiques sociaux, le travail de tant de hauts professeurs congolais d´universités...en
fin de compte pour conduire le pays comme on le voit aujourd´hui à une
désorientation cruelle et scandaleuse. Si les congolais sont aujourd´hui
surpris que rien ne tourne rond, moi pas; j´ai vu venir le train fou qui
entrait dans la ville.
Je suis souvent long, c´est vrai; mes amis disent que j´aime punir les
ignorants et les gens superficiels qui ne voient pas les choses dans une plus
large ampleur. je leur répond toujours que je suis né libre, pas esclave de qui
que ce soit parce qu´il était interdit lors de l´esclavage d´apprendre à un
noir à lire et à écrire...La culture, je ne la définirait pas comme étant
"ce qui reste quand on a tout
oublié" comme le faisait bêtement à mon sens en France l´écrivain
Emile Henriot (1889-1961). Ce n´est pas quand on a perdu sa mémoire ou qu´on a
oublié toutes ses bonnes manières apprises par l´éducation qu´on est enfin
cultivé ! Ce qu´on a fait avaler à des générations d´innocents lecteurs de
France et d´ailleurs ! Je dirai simplement que nous devons faire, dans le monde
entier, et particulièrement en Afrique à cause de son retard industriel et
économique, l´effort d´acquérir un meilleur apprentissage et exercice de la
Culture comme lieu de définition sociale, économique, d´identité culturelle et
de réalisation individuelle. Il y a beaucoup à faire en Afrique sur ce point de
vue et l´économie - et c´est dire ici l´usage approprié des moyens financiers,
créatifs, intellectuels et imaginaires d´une société - y joue un rôle des plus
prépondérant. Produire pour produire cela ne mène nulle part si une
organisation et un marché organisé ne rendent pas à ceux qui produisent les
moyens financiers dont ils ont besoin pour répondre à leurs frais et
s´améliorer. Le niveau moyen de revenu intervient aussi dans l´évolution ou
l´avenir des affaires, ne l´oublions pas.
Au delà de tout cela, et c´est par-là que je juge tous ceux qui commentent
ou s´expriment sur le Net, je place l´avènement en Afrique et au Congo d´un
idéal social d´excellence au dessus de tout. L´Afrique ne connaît pas cela, il
faut bien le dire: des fabriquant de chaussures, de meubles, des couturiers ou
des travailleurs de métaux cherchant la perfection dans leurs métier. A mon
sens nous avons non seulement un manque criant de normes de perfectionnement,
il nous manque aussi un sens de perfection dans la gestion et l´organisation de
la chose publique. Même l´éducation en Afrique est sans éclat et sans ambition
particulière...pour vous en tant que belge cela ne vous frappe pas étonnant,
vous avez hérité des efforts écrits et éprouvés de votre histoire en
mathématique, en histoire, en sciences politiques, etc. Certains africains, par
contre ne savent même pas ce que signifie réellement pour eux la découverte des
pyramides, la colonisation ou les "Bâtons d´Ishango".
D´autres on crû qu´il s´agissait tout simplement d´acquérir un diplôme
occidental pour être arrivé sans plus. Certains se sont réfugiés, pour un
diplôme d´intégration sanctionnant leur refus de la misère, de la médiocrité et
de la pauvreté chez eux, l´intégration en occident développé et organisé. Qui
peut le leur en vouloir ? Oui, la Culture, chère Katreen Benoît, est faite
surtout de mémoire et critique du passé, de production et d´exercice
responsable et conséquent de la liberté, individuellement, socialement. Et ce
qui distingue l´homme de culture, c´est exactement l´art et le talent qu´il met
à jour pour défendre ses droits à la réalisation sensible, accomplir ses
devoirs envers lui-même et sa société, créer et célébrer l´existence comme un
bien précieux et cher respectueux autant des droits des autres que de leurs
libertés à s´épanouir. Pour moi c´est cela, la liberté ou la culture.
PS: j´espère que je ne vous ai pas trop puni à me lire, oui, je sais,
parfois je suis un grand tyran...
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
12 mars 2010
Sur l´art congolais actuel à mettre la charrue devant les bœufs
Commentaire sur Facebook sur l´invitation à débattre de Henri Kamande Nzuzi
Et si
on cessait tout simplement de réfléchir illogiquement et improductivement au Congo ?
Je te suis absolument dans ce détail administratif bien pratique des choses
politiques actuelles au Congo, Henri; et néanmoins, je suis persuadé que les
problèmes congolais sont d´ordre économique ! Si tout ce beau monde devait se
lever le matin à 5h30 et travailler durement 8 heures pour gagner fièrement son
pain dans un système social organisé et discipliné, beaucoup n´auraient pas le
temps de jouer aux faux pasteurs ou aux fomenteurs illuminés de troubles
sociaux armés. Si tout le monde était conscient qu´il travaillait à un meilleur
sort et à une vieillesse digne et privée de pauvreté et de manque, les gens
seraient moins disposés à se laisser entraîner dans des aventures idiotes et
improductives.
La Monuc, bien sûr doit quitter le Congo et les congolais, au lieu de
diaboliser les élections parce qu´ils ne savent pas apprécier à juste titre
ceux qui sauraient valablement défendre leur avenir et mieux organiser la
société, devraient plutôt se donner la peine d´améliorer leur jugement envers
leurs élites ainsi que faire valoir ce qu´ils attendent réellement d´un
gouvernement élu. Notamment qu´il soit responsable, diligent et qu´il défendent
les intérêts économiques, politiques et matériels de son peuple. Ce devoir, on
le convertit par les urnes; mais auparavant il faut bien avoir fait un choix
sûr et exigeant. Construire des écoles valables, des hôpitaux, des universités
et des écoles techniques de qualité n´est pas aussi facile qu´on le pense !
Quant à créer l´emploi, investir dans la création d´énergie et
d´industries, ou encore moderniser et diversifier l´agriculture et
l´élevage...tout cela est tellement lourd de financement et d´efforts qu´il
faut s´y mettre avec plus de doigté et de responsabilité...qu´aimer le désordre
et la pauvreté. Je comprends bien ton souci administratif, mais celui-ci se
résout quand on produit réellement les moyens et les instruments adéquats de sa
réalisation. Quand on ne le fait pas, la meilleure organisation politique et
administrative du monde ne vaut rien du tout, parce qu´à la longue, il faut
bien la financer comme on le voit actuellement. Tu le dis si bien: surtout ne pas mettre la charrue devant les boeufs: produire d´abord,
organiser efficacement d´abord, puis enfin jouir des résultats et des fruits !
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
08 mars 2010
Sur le forum de financement du développement tenu à Paris le 4 et 5 mars 2010
Le
meilleur article sur le Net sur ce sujet, a été écrit par ATTAK. Vous
pourrez le lire entièrement ici http://local.attac.org/13/aix/spip.php?breve874&lang=fr
Financer le
développement de pays étrangers, un marché de dupes ?
Sous le sous titre
le marché juteux de la pauvreté globale l´article
dit
notamment, entre autre :
… « en
quelques mois, selon
l’OIT et la FAO, la crise financière a précipité cinquante millions de
personnes au chômage dans le monde, et accru entre 2007 et 2009 de plus
de cent
cinquante millions le nombre de personnes souffrant de la faim. Mais il
n’y a
pas à s’inquiéter : les marchés financiers s’en occupent. Ils
investissent
ce secteur en pleine croissance, la pauvreté dans le monde. Au Forum des
4 et 5
mars, Jacques Attali, la Banque mondiale et la Fondation Bill et Melinda
Gates
feront miroiter les prodiges de la finance innovante au service du
développement. La liste et les thèmes des ateliers font saliver les
connaisseurs : « Innover pour faciliter l’accès à la finance »,
« Promouvoir le capital risque dans les pays à faibles revenus »,
« Solutions financières pour l’atténuation du changement climatique
»
…
Plus loin cet
article continue : « Il
y a quelque chose d’obscène à voir ces financiers-philanthropes se
pencher avec
bienveillance sur le sort des pauvres, en négligeant les mécanismes
macroéconomiques qui ne cessent d’aggraver la pauvreté et les
inégalités. La
dette des pays pauvres, l’emprise de la spéculation financière, le
pouvoir des
transnationales minières et agro-alimentaires, la dégradation des termes
de
l’échange… hors sujet. Une seule chose semble compter : ouvrir de
nouveaux
champs à l’industrie financière et aux partenariats public-privé. Pour
Attac
France au contraire, le financement du développement, de l’atténuation
et de
l’adaptation au changement climatique devra se fonder sur des taxes
globales, à
commencer par une taxe sur l’ensemble des transactions financières. Taxe
au
double objectif : désarmer les marchés financiers et lever de nouvelles
ressources pour les urgences sociales et écologiques. »
Commentaire et réflexion
Cet article a
été écrit le 03.03.2010, un jour donc avant la tenue de la
conférence ou du Forum à Paris, mais l´auteur a vu exactement ce qui
faisait l´enjeu
contradictoire du problème et donc de cette entreprise qui prenait alors
à mes
yeux des allures d´activisme déplacé. A mon sens on serait activé à
essayer de vider
l´eau de la mer pendant que les noyés se débattaient aux prises avec la
mort
certaine par noyade. Financer les pauvres à se développer ? En agissant
sur les facteurs influents de développement économiques fondamentaux ?
Mais alors il faudrait commencer par l´éducation et l´enseignement (dont
on
sait que la FMI et la Banque Mondiale en imposaient la dé-étatisation
lors de
refinancements d´emprunts infructueux) , la formation professionnelle
suivie d´un
financement soutenu de la petite et moyenne entreprise ? Mais tout cela
était
improductif et hasardeux pour les financiers ; ils voulaient faire des
gains, pas aller en aventure !
Qu´en est-il
de l´instauration et l´enracinement socio technique et
industriel de l´industrie dite lourde : fabrication de machines, de
voitures, de produits agricole servant eux-mêmes à créer d´autres
produits et
moyens de production ? Mais mon Dieu ces gens allaient devenir
producteur
et indépendant de nous ; ils risquaient de ne plus consommer les
produits étrangers
et même, comme on le voit aujourd´hui en Chine, devenir d´âpres
concurrents !
Mais nous sommes tous concurrents ou pas ? Mais pas avec notre argent,
tout de même ; celui-ci doit financer notre profit, notre enrichissement
et l´agrandissement de nos marchés. Après tout, nous sommes en crise de
ventes !
Nous y voilà
enfin, devant la vérité nue : on parlait de développement,
mais en fait on voulait en fait assurer son propre profit. En matière de
financement, comme on le sait depuis des siècles, il n´y a pas de
philanthropie ;
celui qui a épargné et investit doit gagner et protéger ses intérêts.
Autre définition
du développement ? Non, pas du tout ; tout simplement une version
nouvelle
de développement…une pour naïfs et rêveurs…jusqu´à ce que ceux-ci
sortent de
leur cécité et se rendent compte qu´on leur tirait le vers des matières
premières
du nez et qu´on les renvoyait, comme l´avait si bien dit Léopold II, à
attendre
sur une gare déserte un train qui ne viendrait pas. A chaque fois qu´un
nouveau
train se présentait dans la gare, le sous développé trompé devait
reconnaître
que ce n´était pas le sien car celui-ci allait, bondés de riches, dans
une tout
autre direction. Et quand par désespoir notre voyageur montait malgré
tout dans
un de ces chevaux en acier, celui-ci le conduisait, en compagnie
d´autres désespérés
hagards et désespéré par la pauvreté et la misère, dans un désert
d´apparences,
d´illusion, de contradictions cruelles qui ne l´abandonnait que dans
l´inconnu
frustrant et aride par ses faims et ses soifs.
Nous
connaissons depuis longtemps cet art à chosifier les gens avec l´aide
qui tuait parce qu´ils ne servaient qu´à corrompre les africains, ouvrir
des
marchés commerciaux, avec des emprunts salauds et intéressés on avait
financé l´achat
de ses surproductions sans débouché…et mis à genoux des gouvernements
qui, ne
sachant pas rentabiliser leurs faux emprunts parce qu´ils se
retrouvèrent
rapidement en occident, ces gouvernements furent tenus de revenir
emprunter et
se plier aux injonctions de la Banque Mondiale et du Fmi lesquels leur
firent
lever leurs barrières douanière afin que les produits agricoles
plusieurs fois
subventionnés tels que le lait, la viande, les surgelés et autres boîtes
de
conserves des pays riches détruisent à loisir l´agriculture et l´élevage
des pays
pauvres. Une prostituée n´a pas à protéger sa vertu…
Avec cela et
bien plus encore avec la terrible crise économique qui nous étreignait,
l´occident parlerait d´aider les gens à se développer ? Faut-il se
mettre à
se rouler sur la rue de rire ? Hier pendant que l´occident vivait dans
l´abondance
et l´excès, il ne fut pas possible de développer qui que ce soit,
aujourd´hui
dans la crise économique la plus violente que le monde ait connu, tout à
coup
le développement des autres serait possible ? ne se mettrait-on pas
soi-même
la corde au cou ? N´avait-on pas soi-même besoin de ces moyens
financiers
qu´on soustrairait á sa propre disposition ? La crise elle était loin
d´être
terminée…elle venait à peine de commercer ! Franchement, voulait-on
seulement faire beaucoup de fumée pour tromper encore une fois les
désespérés
ou à force de tromper les autres on n´arrivait plus à voir les choses
comme
elle sont vraiment ?
Mais, dites
donc, pendant qu´on voulait développer le pauvre malheureux et
attardé de la technique, de la science, de la production…etc, que
faisait-il
donc, le pauvre ? Dansait-il, s´ennuyait-il idiotement dans une gare en
attendant un train qu´il ne lui serait pas permis de prendre parce qu´il
n´avait
pas, avec sa sueur, ses efforts, son intelligence et son assiduité payé
le prix
de sa propre liberté et du bien-être de ses enfants qu´il fallait ?
C´est
peut-être cela le plus important : ne pas croire qu´on peut faire la
liberté de quelqu´un à sa place. Les pays pauvres aujourd´hui doivent
savoir qu´avec
toute arrivée nouvelle de conquérants à l´industrialisation, les
critères et
les efforts pour sortir de leur horrible trou de pauvreté devenaient incroyablement
lourds. Et les menteurs et
illusionnistes de l´aide, du financement philanthropique…devenaient
encore plus
rapaces qu´hier et encore plus sournois et malfaiteurs parce qu´ils
devaient se
débarrasser à bas prix de leurs déchets électroniques, pêcher à vides
les
poissons des pauvres, acheter les matières premières à vils prix pour
s´enrichir
encore plus rapidement qu´hier ! Cette crise économique ne rend en rien
les gens plus vertueux et plus honnêtes qu´hier…
Musengeshi
Katata
"Muntu wa
Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
05 mars 2010
Afrique : inventer un système éducatif en cohérence avec un autre développement ?
Commentaire sur l´article de Pambazuka News du 01.03.2010 : "L'éducation
et la démocratie devraient être une construction commune" http://www.pambazuka.org/fr/category/features/62669
Dans
l'esprit de Joséphine Ouedraogo, les défis immédiats posés aux mouvements
sociaux africains sont énormes : recréer une façon de faire de la politique,
proposer des voies nouvelles pour la participation citoyenne, inventer un
système éducatif en cohérence avec un autre développement... A un an du Forum
social mondial de Dakar, dont son organisation assume le secrétariat, la
secrétaire exécutive d'Environnement, développement, action (Enda Tiers monde)
souligne aussi que l’Afrique de base doit être présente à ce rendez-vous qui se
tient pour la deuxième fois en Afrique, après Nairobi en 2007.
Il
n´existe pas « d´autre développement », il n´existe que le
développement ; personne ne marche avec les pieds du voisin, ne parle ou
ne mange avec la bouche d´un autre…
Souvent ce
n´est pas le résultat immédiat qui compte; les résultat, on peut toujours les discuter et les améliorer. C´est l´effort, l´amour qu´on a
mis à chercher sa voie, à collectionner ces détails de peines, de contraintes
et de joies qui nous ont conduit à l´aboutissement. Derrière cette riche expérience
se trouve ce qu´il y a de précieux en nous : l´amour et la patience déterminée à aboutir
à une victoire. Et cela, c´est une richesse inestimable parce qu´on peut toujours l´employer pour vaincre de nouveau. MK
Bien sûr que l´éducation et la démocratie sont les pièces de la même
médaille, seulement, il ne faut pas inverser l´ordre d´entrée dans la
phénoménologie sociale réelle ! Ce que les africains font pourtant
actuellement en roulant en voitures étrangères et en d´endettant pour consommer
importés sans penser le moins du monde à produire eux-mêmes ou du moins aboutir
à leurs propres technologie de mobilité, de production de biens et de moyens de
développement. Et pour revenir à l´éducation, c´est bien elle qui précède à la
démocratie parce qu´elle discute, conquiert et développe les instruments et les
moyens de réalisation sociale et individuelle. Et sur le chemin critique de sa
réalisation elle s´aperçoit qu´il lui faut un système de valeurs efficace
soutenant ses idéaux sociaux et les organisant au mieux autour de la politique
et d´un processus déterminé par lequel les forces démocratiques se sécurisent, s´articulent,
se discutent et échangent leurs enjeux.
En Afrique on semble, chère madame, mettre la charrue devant les bœufs dans
bien de domaines, comme vous le dites si bien en conseillant aux intellectuels
de se rapprocher de leurs peuples et de leurs arrières pays. Là où je ne vous
suis pas, c´est de prétendre que ces intellectuels doivent employer la langue
du paysan ou que l´Afrique devrait suivre ou prendre exemple sur l´exemple de Paulo Freire et sa pédagogie de la
libération en Amérique latine…hem,
chère madame, on ne peut tout de même pas importer des méthodes d´éducation qui
sont propres à une culture et une psychologie culturelle étrangère à l´Afrique
pour y résoudre des problèmes d´une tout autre nature socioculturelle ! On
peut s´en instruire, certes, mais l´Afrique a sa personnalité culturelle
propre. C´est aux intellectuels de faire leurs devoirs d´analyse et de
compréhension de leur contexte et offrir aux leurs un système de valeurs
éducatives actives et dynamisantes répondant à la fois à leurs cultures
respectives qu´aux défis devant lesquels ces cultures se trouvent dans le temps
et l´espace. Notons ici qu´abrutir les jeunes africains avec des normes
sociales inefficaces est tout aussi empoisonnant pour l´avenir que les laisser
analphabètes, sans instruction et formation professionnelle digne de ce nom.
C´est ici que commence le grand problème des intellectuels africains avec
la question : savent-ils au moins devant quels défis rationnels,
techniques, scientifiques leurs cultures sont confrontés face au développement,
à l´industrialisation, à la connaissance et au développement des techniques et
des sciences comme principe universel contemporain de réalisation sociale ?
Certains intellectuels surmenés pensent qu´il s´agit d´un phénomène de la
mondialisation, or on oublie que la mondialisation a commencé en Afrique au 7e-8e
siècle avec les invasions et l´esclavage islamique, puis au 15e-16e
siècle avec l´esclavage occidental qui dura 400 ans. Qu´est-ce qui fait donc la
différence entre la mondialisation primitive d´hier et celle
d´aujourd´hui ? Hier comme aujourd´hui on fit l´abus et la chosification
économique ; aujourd´hui il s´agit plutôt de tenir les gens à œil et à la
laisse en contrôlant leurs marchés, leurs politiques, leurs économies
subtilement. Ou de savoir réagir rapidement sur des marchés étrangers. Pour le
reste rien n´a changé : les pauvres s´appauvrissaient ou s´endettaient et
ne parvenaient pas à se subvenir á eux-mêmes et de l´autre côté avec le système
économique et financier de son côté, la technique et les technologies de
production, les riches s´enrichissaient de plus en plus. C´est aux
intellectuels africains de se rendre compte de ce piège de stagnation et de
fourbir des plans efficaces pour en sortir, sinon, quelle est leur
utilité ? Certainement pas rouler en limousines étrangères, brader leurs
marchés commerciaux et leurs accumulations socioéconomiques aux producteurs
étrangers !
Je vous rejoins, chère madame Joséphine
Ouedraogo, lorsque vous dites : « En Afrique subsaharienne, les politiques éducatives produisent la même
chose que le modèle du système: exclusion, chômage, pauvreté. Même problème,
même résultat ». On ne peut pas vous reprocher de ne pas avoir vu et
compris exactement ce qui se passe, notamment que l´économie ne marchait pas en
Afrique. Or celle-ci ne peut marche que s´il y a technologie et production.
Mais si vous dites qu´il faut employer le langage des paysans pour produire ou
faire avancer l´économie. Je vais croire qu´il s´agit ici de langues
vernaculaires locales, ce qui serait absolument vrai. Mais la technique et la
science ont le même langage partout dans le monde : un sens rationnel,
descriptif normé des processus et des applications ; croire qu´on peut se
développer ou produire mieux sans instruction, sans formation professionnelle
et technique appropriée…on a joué à ce jeu en Afrique jusqu ici en abandonnant
l´agriculture et l´élevage aux incultes et aux analphabètes, cela n´a en rien
fait avancer les choses. Il faut donc redoubler d´efforts dans la formation
professionnelle et la qualification de la main d´œuvre en Afrique afin que l´efficacité
et la qualité fassent enfin leur apparition.
Au-delà de tout cela se trouve l´économie qui n´est rien d´autre que la
mise en jeu de facteurs et de moyens permettant d´arriver à produire et
satisfaire aux besoins et nécessités contemporaines de la vie. Si au départ on
achète et dépense les produits étrangers et méprise les siens propres, ceux-ci
ne vont ni trouver acquéreur, ni inciter aux investissements incessibles dont
ils ont besoin pour s´épanouir sur le marché. L´éducation est aussi un produit
de l´organisation culturelle sociale née de l´évidence qu´il faut donner des
instruments de connaissance, de formation professionnelle, de compréhension et
capacités rationnelles aux membres de la société afin qu´ils viennent remplir
plus ambitieusement le rôle individuel et social qui les attend. Mais derrière
cette éducation, ce qui est absolument important est la conscience culturelle
de l´élite qui a mis les paramètres éducatifs à jour et les rajuste en
permanence pour les adapter aux défis progressifs des temps ; cette élite,
en effet, doit être animée du devoir de mettre entre les mains de la société autant
que celle de l´individu d´un instrument d´éducation, de normes efficaces,
ambitieuses mais aussi réalistes et flexibles permettant au fameux jeu de
miroir social de ne pas enfermer la société ou l´acteur social individuel dans
un piège de suffisance et de reproduction servile, mais bien d´encenser la créativité,
la joie intellectuelle, esthétique et professionnelle ouvrant tous sur un amour
de soi, de la beauté, de la perfection, de l´invention et de la curiosité
permanente comme lieu d´assouvissement et de réalisation individuelle et
sociale.
A mon sens, et sûrement issu du fait que les cultures africaines sont en
retard technique et scientifique, les intellectuels africains ont tendance á ne
pas prendre les choses par les racines et rester conséquents. Pourquoi ? Mais
parce qu´ils se réalisent, la plupart du temps, hors de l´univers culturel et économique
des leurs. Leurs livres sont étrangers, leurs diplômes aussi, leurs voitures,
la langue administrative qu´ils emploient pour gérer et gouverner l´Etat, etc.
Et ils sont bien conscients que l´étranger les juge et les manipulent en exerçant
une certaine influence politique et économique sur eux, tandis que les leurs,
eux ne savent pas exactement estimer ce qu´il faut faire ou comment il faut le
faire pour aller de l´avant. Ces intellectuels doivent revenir sur terre, cela
va de soi. Après tout, ils ne sont rien d´autre que des enfants de ce même
peuple qui leur réclame, au nom de la légitimité du pouvoir qu´ils exercent ou
leur vocation d´intellectuel, qu´ils les organisent et dirigent l´avènement de
leur meilleur épanouissement. Derrière tout cela se trouve bien une question de
fierté culturelle et intellectuelle, d´amour des siens et de soi-même comme
savante projection de la société. Les intellectuels africains doivent bien se
demander s´ils sont capables d´exercer leurs devoirs adéquatement et si on peut
leur faire confiance. Est-ce réellement le cas actuellement ? Il ne faut
pas croire que pour être un intellectuel il faut seulement parler les langues
coloniales, arborer un diplôme dont on n´arrivait pas à prouver l´utilité,
consommer étranger, courir de conférence en conférence inutile et rouler en limousine
étrangère pour mériter la reconnaissance et les acclamations de son peuple. C´est
tout de même plus que cela !
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
23 février 2010
Le choc de la vérité sur l´endettement grecque : 900 milliards € !
On
n´en revient pas depuis que les grecques ont dû baisser la culotte et
mettre leurs vrais chiffres sur la table ; les experts sont autant
choqués qu´effrayés.
Comment diable cela a pu arriver ? Tout le monde était parti de 300
milliards € de dette, or, ce n´est que la dette extérieure ! La dette
interne
des industries et des institutions publiques
envers les banques privée serait de l´ordre de
170 milliards €, celle des ménages s´élève à…400 milliards €. Ce qui
fait que
la Grèce est endettée en tout et pour tout de 900 milliards €. Comment
va-t-on
assainir une telle débâcle de mensonges, d´incompétence et de volontaire
fausseté
financière ?
La Grèce
est engloutie dans une mer de dettes et dans une morale économique
autant
corrompue, prostituée que fausse ; comment l´Union Européenne peut
guérir
un tel désastre ?
A vous couper
le souffle, la dimension exacte du gouffre économique et
financier grec. Face aux 900 milliards € que faisait sa dette réelle,
ce
pays n´avait qu´un PIB de 260 milliards de l´autre côté de la balance.
Passé l´état
de choc de la découverte de la vérité sur les vrais chiffres de
l´endettement
du pays hellénique, on se demande bien comment l´Union Européenne va s´y
prendre pour assainir une telle pourriture financière ? Ce ne sera pas seulement un assanissement aux dettes extérieure...les dettes internes vont mettre à mal la confiance économique interne. Déjà le marché noir et la corruption avaient à ce point envahi la Grèce qu´on se demandait encore qui payait l´impôt et qui versait ses cotisation sociales; apparemment ce pays était le plus bakanisé à tout point de vue en Europe. Eh oui...être géniteur de la démocratie ne veut pas nécessairement dire qu´on sache qu´il faut défendre cette démocratie autrement qu´en philosophant ou en collectionant des vieilles pières antiques ! Akropolis, Adieu...les dettes sont bien malsaines...même si on les couvre de souvenirs démocratiques.
900 milliards
€ de dette…ce n´est pas une bagatelle ! Surtout si le
PIB du pays endettés…est aussi modeste que 260 milliards €. Ceci, en tout et pour tout,
représente
un endettement réel de 350% de son PIB. Oh, là là…Quand les taux
d´intérêts sur
la dette vont augmenter suite à la fin de l´argent facile et bon marché
qui règne
actuellement suite à la crise des finances, ce sera la véritable
catastrophe
pour la Grèce. L´Union Européenne peut-elle ase permettre, eu égard au
fait que
les autres pays du PIIgs : Portugal, Irlande, Espagne, Italie
totalisaient
déjà à eux seuls près de 2.000 milliards € d´endettement…et cela veut dire aussi
l´alarme
financière rouge, de se jeter dans une aussi lourde charge financière
qui
mettrait à mal sa concurrence industrielle et augmenterait le chômage
et le coût de la vie dramatiquement dans l´Union ?
Incroyable
cette défection de la politique et de l´économie en Grèce dirigée
par la droite. On en était même venu, pour maquiller ses chiffres et
tromper
les statistiques, à déclarer la prostitution en Grèce comme source
industrielle
de revenu ! Bien avant 2002, date de la création de l´union monétaire,
ce
pays jetait l´argent par la fenêtre et vivait sur grand pied comme un
seigneur
des milles et une nuits. Comment le redouté Institut des Statistiques
Européenne
au Luxembourg ne s´était-il pas rendu compte de la vérité ? Surtout si,
selon des sources indiscutables, plusieurs informants grecques avaient
alimenté,
dès 2004, certains services économiques de l´Union de preuves sur la
falsification de bilans dont faisait usage le gouvernement grec à
l´époque ?
On parle
aussi de la trop grande affinité du chef Commissaire Barroso avec
la droite grecque au pouvoir…et même du gêne des pays allemands et
français
qui, pour faire oublier leurs propres défections aux normes de 3% de
Maastricht, se montrèrent par trop coulant avec les chiffres grecs. Et
maintenant ? Les innocents contribuables de l´Union seraient-ils prêts à
subir la couverture de l´assainissement de la dette grecque ? Oui, qui
paiera les pots cassés par les grecs et avec quelles mesures réellement
efficaces
peut-on s´assurer que les grecs ne feront pas, comme par le passé, main
basse
sur la confiance qu´il leur a été accordée en revenant à leurs anciens
amours
de dépenser joyeusement l´argent qu´on n´a pas ? Une maladie qui avait fait du chemin en occident comme on le sait; tout de même...la Grèce en a ouvertement et sournoisement abusé.
Musengeshi
Katata
« Muntu
wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
12 février 2010
Edifiant constat critique de Kouchner sur l´état économique de l´Afrique actuellement
Commentaire sur le Pangolin à l´article de Mouélé Kibaya : Afrique:
"politique commune" des Européens et Américains face à la Chine,
recommande Kouchner
http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2010/02/09/16851122.html
Mais
que peut-on donc dire devant la débâcle africaine actuelle, acclamer ?
Cette dépêche est un véritable constat d´une incroyable déception face à la
stagnation et à l´état inexistant ou déplorable de l´économie africaine. Il n´y
a que les africains qui ne s´en rendent pas compte ou continuent à philosopher
à contre-courant sur leur Panafricanisme, leur afrocentricité...et autres
dogmes gratuits et illusoires parce qu´elles s´éloignaient de la réalité au
lieu de la réparer ou l´améliorer. Ce qui n´était, de la part des africains
ouvertement incompétents depuis des décennies d´indépendance, en réalité que
l´art de vouloir échapper à la réalité parce qu´on n´était pas capable d´y
apporter des solutions valables et solides. L´art de fuir son ombre, au fait.
On voit ce que cela a donné en Grèce...au pays mère de la démocratie où on
croyait qu´avec des pierres antiques l´avenir se ferait aussi en fermant les
yeux sur l´acquisition et la création de nouvelles structures industrielles et
économiques modernes. Pris au piège de sa propre naïve incompétence...on se
jeta dans la prostitution de l´endettement avec toute la fausseté que cette
dépravation économique amène: faux, usage de faux, escroquerie aux chiffres et
aux écritures comptables...tandis que le bakchich et le travail en noir minait
la société et ruinait son fisc.
Pour ce qui est du pathétique constat de Kouchner, il n´y a rien de faux dans cela:
beaucoup de stratèges dont moi-même avons déjà vu l´opportunité d´une attaque
en arrière des lignes ennemies chinoises. Seulement cela a deux désavantages:
l´une est la mise sur pied des africains désabusés et indolents se détruisant
eux-mêmes au lieu de se promouvoir...et de l´autre le danger de Boomerang: le
capital investi en Afrique pour produire moins cher et concurrencer
efficacement les chinois pourrait prendre une dynamique inattendue et battre
l´occident à son propre jeu ! L´agriculture européenne déjà à mal, par exemple,
s´écroulait définitivement...Puis on a vu cela en Chine: ceux qu´on croyait
morts et dociles qu´on pouvait exploiter à loisir et s´enrichir à outrance, se
révélèrent d´un dynamisme qui fait trembler tout l´occident aujourd´hui !
Autre problème. on se trouve en face de corrompus de la francafrique
actuellement au pouvoir aujourd´hui, ceux-ci dilapidaient les accumulations des
leurs et les enterraient vivant au lieu de les promouvoir et abonder leurs
moyens et instruments de développement. Comment allait-on se débarrasser de
cette classe sangsue des leurs sans heurts et surtout, comment allait-on
remettre les montres à l´heure logique et rationnelle si, avec l´aides de
parasites et traîtres francafricains l´occident complice on avait sciemment
veillé à ce que les africains vivent et réfléchissent avec leurs pieds plutôt
qu´avec leurs têtes ? Un casse-tête qui risque de rester ouvert...ou alors ce
sera la seule issue occidentale de gagner du temps...Parce que sans donner de
meilleurs revenus et de meilleures qualifications techniques aux africains, les
investissements qu´on y feraient ne seraient pas affirmés et consolidés par un
marché local positif. On jouait, comme en Chine, avec la queue du lion
africain…son réveil pourrait être très carnassier ! A suivre, time is money.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
09 février 2010
Haïti, ses élites, son histoire, la France et Sarkozy
Commentaire sur Pambazuka News
sur l´article de Claude Ribbe : Sarkozy, la France et Haïti. http://pambazuka.org/fr/category/features/62152
Et
malgré tout, en 205 ans d´indépendance, l´élite haïtienne n´a pas brillé par
son talent...
"Le vrai dialogue, c’est quand on reconnaît à l’autre la même dignité. Il
n’y a pas de dialogue possible entre un maître et son esclave. Le dialogue
suppose l’égalité – ce qui est un point de vue relativement nouveau dans la
culture européenne ! L’Europe occidentale a dominé et exploité le monde à
partir de la conquête des Amériques, elle a pratiqué la traite des Noirs et
l’esclavage, elle a exercé les dominations les plus longues et les plus dures
de l’histoire. "
Edgar Morin
L´histoire d´Haïti met la France, comme on le sait, dans l´embarras car
elle a été pour beaucoup dans les malheurs de ce pays. La revendication que
vous faites, Claude Ribbe, à propos du Général Dumas est légitime et fondée. Il
serait de bon aloi que la France y concède rapidement. Seulement, ce n´est pas
une reconnaissance symbolique qui va changer les choses ou la situation actuelle
en Haïti; les haïtiens doivent voir plus loin et sortir du piège dans lequel la
France et les Etats-Unis les ont enfermé. Et ici, on se demande bien ce que
vaut l´aristocratie intellectuelle haïtienne ?
Oui, que vaut-elle et de quoi est-elle capable si en 205 ans d´indépendance
le bilan de son existence et de ses actes est bien maigre comme on le voit
notamment à l´occasion de ce terrible séisme qui a détruit leur pays. Certes,
certes, on peut évoquer toutes les intrigues, toutes les criminelles tragédies
que les étrangers ont perpétré sur la souveraineté, l´équilibre économique et
politique de l´épanouissement d´Haïti pour expliquer ceci ou cela...mais
l´histoire, comme on le sait, donne toujours raison aux vainqueurs. Celui qui
se proclame libre ou indépendant doit savoir exercer ses droits avec toute la
méfiance et toute les exigences que réclament cette liberté et cette
indépendance. Surtout si on a connu l´esclavage et ses traitements honteux et
inhumains dans le passé.
Et désolé, sur ce point de vue, non seulement les intellectuels haïtiens,
mais pratiquement toute la race noire se faisaient bien d´illusions. Or, en
face de l´hégémonie occidentale et cela depuis plus de 600 ans, nous nous
trouvons devant le Bollwerk culturel, économique et politique le plus volontaire
et le plus aveugle à acquérir et promouvoir ses étroits intérêts que l´histoire
humaine n´ait jamais connue !
Exercer sa liberté, s´épanouir librement et protéger ses droits et sa
culture devient une entreprise qui doit être menée avec une vigilance accrue
comme le disait Wendell Philipp: "Eternal vigilance is the price of liberty".
Ce qui veut dire aussi mener et entreprendre les choses avec la plus grande
intelligence qu´une nation ou un peuple peut produire et mettre à sa
disposition. Mais si on s´endort sur ses lauriers, si on fait confiance au
hasard ou même si on croit que l´histoire se ferait bien à coup de prières,
d´attente ou passivité innovatrice ou créative...ce n´est pas la reconnaissance
d´un général Dumas injustement privé de notoriété dans l´histoire de France qui
va remettre les choses en ordre. Sans économie prospère et performante pour
créer l´emploi et soutenir le progrès et le bien-être, sans industrialisation
diversifiée et approfondie...On peut faire comme on veut des larmes ou des
réclamations sur le passé; ce ne sont pas les autres, les étrangers qui
viendraient prendre soin de la liberté et de la souveraineté haïtienne !
N´est-ce pas ce qu´on avait appris par le passé ?
L´histoire, il faut la faire au lieu de la subir…on ne peut pas toujours
faire confiance á ceux qui, dans le passé, se sont avérés être des criminels de
Droit Commun et universel envers nous et leur réclamer de se conduire
louablement envers nous alors qu´ils ne voient que leurs intérêts et leurs
privilèges ! Il est bien temps que nous pensions aussi à nos cultures, à
l´avenir de nos femmes et nos enfants et que nous nous organisions pour éviter
d´être la chosification éternelle d´une culture se refusant à reconnaître et
respecter nos droits et notre réalisation économique et politique.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu"
Forum Réalisance
05 février 2010
Sur les avantages d´une monnaie internationale autre que le dollar
En commentaire sur l´article de l´Humanité du 19 janvier 2010 http://www.humanite.fr/2010-01-19_Politique-_-Social-Economie_Les-vertus-d-une-monnaie-commune-mondiale#forum29016
Changer
de monnaie ne résout pas les problèmes causés ou mis à jour par la crise économique
Je suis personnellement pour une monnaie neutre et valable partout dans le
monde, seulement, cela va se buter à d´énormes difficultés techniques: la Chine
acceptera-t-elle d´y adhérer sachant qu´avec ce geste elle ouvrait son économie
à toutes les spéculations négatives pour son développement ? Ou encore, avec
l´endettement américains actuel, ce pays se résoudra-t-il à se restreindre à
une discipline monétaire restrictive ou se retenir de frapper monnaie à loisir
en faisant payer au monde entier par
l´inflation monétaire le prix de ses dettes ? Les pays pauvres ne se
verront-ils pas envahis par les grands globalplayers riches lesquels leur imposeraient
sans vergogne des évolutions ou des dictats économiques qui les appauvrissaient
à des buts de spéculations financières ?
L´autre volet de cette monnaie internationale est l´emploi et la création
individuelle de plus value; depuis que l´occident a quitté l´idéal du plein
emploi 8on se demande pourquoi logiquement), les machines et la rationalisation
industrielle sont devenus des moyens d´enrichissement rapides, mais aussi la
conséquence de la montée indésirable du chômage en occident. Ouvrir le monde
entier á des échanges et une monnaie sans frontière; ne risque-t-on pas de
précipiter le chômage dans les pays industrialisés au plus cruel ? Actuellement
nous assistons aux douleurs de la crise économique internationale la plus dure
que le monde ait connu depuis 1929; celle-ci, avec l´émergence des pays tels
que la Chine, l´Inde, le Brésil et l´Afrique du Sud sur les marchés industriels
commerciaux du monde va abonder le chômage en pays industrialisés. On se
demande déjà aujourd´hui comment, avec leurs endettements les pays riches vont
subvenir à subventionner leurs systèmes sociaux d´aide si celui grandit et
grandira dangereusement. Abaisser les salaires pour redevenir compétitif ?
C´est affaiblir l´économie nationale et agrandir la pauvreté en société; par ailleurs, les pensions sont indexés aux
salaires et années cotisées...Des réformes s´imposent, mais dans quel sens si
l´endettement public des pays riches s´aggrave ? Comment s´en sortiront la
Grèce, l´Irlande, le Portugal, l´Espagne, l´Islande demain et même bien
d´autres pays, lourdement endettés comme l´Allemagne, la France, la Grande
Bretagne...les Etats-Unis, si la relance économique se fait attendre et que
cette crise qu´on sous estime à mon avis, dure bien plus longtemps qu´espéré ?
Et à propos, qu´en est-il de la souveraineté et de l´autonomie financière
et économique des pays pauvres; va-t-on leur ouvrir la libre entrée au marché
financier international qui lui ne connaît que le profit et ses intérêts
immédiats ? Courir à une monnaie internationale sans avoir au préalable résolu
ces problèmes ou les avoir placés dans une équation plausible et équitable à
les résoudre ne peut qu´augmenter les problèmes et les compliquer au lieu de
les résoudre. le problème de la globalisation actuelle le prouve: on veut voir
plus loin que son nez mais les intérêts établis restent ancrés dans leurs
retranchements d´hier et n´en sortent que pour faire profit, pas pour humaniser
et rendre justice à tous. A mon sens on devrait plus axer le progrès vers le
foisonnement de la créativité et de sa reconnaissance créative individuelle
partout dans le monde, au moins elle est monnayable et on peut l´employer,
comme cela a toujours été le cas dans le passé, à soutenir le progrès et le
développement économique de ceux qui s´y adonnent. Cette monnaie internationale
sera-t-elle plus capable, contrairement à ce qui se passe aujourd´hui dans le
monde, de générer plus d´équilibre de développement et d´accumulation de
bien-être et de richesse ? Arrêtera-t-elle la dangereuse destruction du travail
qu´on observe dans le monde entier ou le répartira-t-il plus équitablement ? Le
progrès, l´émancipation, culturelle, sociale et technique pourra-t-elle enfin
être accessible partout et quel sera le prix que nous devrons payer pour
arriver à ce résultat ? Des questions, beaucoup de questions...Et peut-être
ferons nous mieux de maîtriser d´abord la crise économique qui nous tenaille,
répondre valablement à ces questions avant de nous embarquer vers de nouveaux
horizons
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
29 janvier 2010
Il n´y a pas développement sans économisme social conséquent et affirmé
Commentaire sur facebook sur l´impérialisme belge et l´avenir de la RDCongo.
Nous
devons faire l´effort de voir les choses plus fondamentalement et plus
effectivement dans notre intérêt.
Personne n´échappe à son passé ou son histoire passée; celle-ci est
inscrite dans nos habitudes, notre manière d´approcher les choses, ce que nous
voulons et même ce contre quoi nous nous défendons. Je crois très sincèrement
que le marasme congolais actuel est dû au fait que les congolais, par éducation
ou par formation sociales, ont accumulé des défauts qui les empêchent de voir
les choses comme elles sont et surtout être ambitieux pour soi-même et détaillé
dans la procréation de moyens et instruments d´exercice existentiel. En clair:
trop brouillon, trop bêtement croyant, trop peu profond, pas assez
conséquent...et bien trop souvent plus arrogant et prétentieux qu´effectivement
efficace et averti. Ces défauts ne sont pas seulement congolais, ils sont
pratiquement visibles dans toute la race noire...il ne faut donc pas monter au
plafond; et cependant, pour un meilleur avenir nous devons mettre fin à ces
rebus du passé inculte et analphabète de nos sociétés et cultures passées.
C´est justement le travail d´une élite avertie et conséquente de ses
responsabilités: ne pas se refuser à voir les erreurs, mais bien les réparer et
changer les choses au mieux afin que la créativité et le talent imaginaire
individuel des africains s´épanouissent fructueusement et profitent
efficacement au développement de nos sociétés.
Ici je ferai un reproche à mon ami M. F. S. qui, m´a-t-il
semblé, quêtait des livres pour les élèves de Bukavu. En fait, il n´y a pas de
mal à cela...sauf que cela n´est ni économique, ni efficace au bon
développement du Congo ! Pourquoi ne pas rassembler des fonds, mettre quelques
universitaires à l´emploi en leur demandant de produire ces livres ? Ils en
sont capables et c´est leur travail social. Cela permettrait de donner l´emploi
à ces intellectuels tout en produisant dans la société des biens positif au
plus haut niveau parce qu´ils sont utiles, vendables...culturellement et
économiquement efficaces à tout point. La Belgique a offert 8.000 livres si ma
mémoire est bonne au Congo...culturellement cela est d´une aliénation sans
précédent car il est grand temps que l´imprimerie de la connaissance soit respectée á son juste titre en Afrique. Les
africains doivent s´y mettre eux-mêmes sinon leur développement est en péril.
Ceci dit, aider n´est pas mauvais, mais il faut l´aide qui aide à se relever,
pas l´aide qui rend dépendant en consignant les intellectuels au chômage ou à
l´inutilité sociale parce qu´alors l´économie et la société s´en trouvent
empêchées ou mises à mal.
Nous avons connu l´époque où Mobutu acheta 800 bus pour la TCC (transport
en commun du Congo); s´il avait exigé que ces bus soient construits ou montés
au Congo, non seulement cela aurait donné l´emploi aux techniciens carrossiers,
électriciens et autres, cela aurait rendu aussi ces bus moins chers ! On fit le
contraire et aujourd´hui on s´étonne que le Congo est pauvre ? L´argent parti
ne revient plus, ne l´oublions pas; quant aux dettes faites à l´époque, nous en
souffrons encore aujourd´hui ! L´important dans une société ce n´est qu´elle se
croie capable de tout acheter ou recevoir par l´aide des autres, mais bien la
capacité de celle-ci à produire et concevoir par elle-même les moyens et les
instruments de satisfaction sociale parce qu´ainsi le volume des échanges
économiques ainsi que les qualifications de techniciens augmentent, ce qui crée
à la fois le progrès et l´augmentation du niveau de vie avec les revenus gagnés
par ces employés. Sans voir les choses un peu plus profondément et
économiquement, on ne peut qu´aller à l´aléatoire et à l´échec prochain d´une
société sans moyens...parce qu´elle aurait omis de les produire en elle-même,
pour elle-même. Le développement, ce n´est rien d´autre que cela: être capable
de se subvenir à soi-même.
Musengeshi Katata
„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“
Forum Réalisance