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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

20 mars 2010

L´Afrique doit absolument se mettre à jour rapidement et se doter de meilleurs moyens économiques de défense.

Commentaire sur Facebook

 

Pour éviter d´être la victime éternelle des crises des autres…

 

Mon frère Malwanga, sans instruction et hautes intelligence critique et de saisie rationnelle de nos jours, vouloir gouverner les autres est du pur charlatanisme criminel parce que ce n´est que quand on connaît son problème à fond, qu´on sait qui est et où se trouvent ses ennemis et qu´on sait mettre ses avantage en valeur, qu´on peut, à côté d´un choix d´hommes valables de qualité, faire du travail respectable et utile aux siens en les aiguillant dans la bonne direction. J´ai beaucoup voyagé en Afrique pour des raisons de service et j´y vais souvent en voyage éclair...ce qu´on y voit est absolument scandaleux à tous les points. On a plutôt l´impression que les africains se suicident plutôt que de promouvoir leur développement et leur avenir ! On ne peut pas mieux se tuer ou assassiner ses propres enfants en les privant d´avenir, d´emploi, de connaissance. J´essaie, à ma manière, de donner aux gens l´occasion de voir les choses telles qu´elles sont et pas comme on les interprète trop facilement en Afrique, à mon sens, à franc parler, bien naïvement.

Les efforts faits en Afrique actuellement sont certes louables...hélas elles ne sont pas suffisantes à propulser les africains en orbite de développement. Pourquoi, mais parce que le monde extérieur qui dicte en grande partie le sens de l´histoire, nous dévore, par manque de vigilance, nos moyens substantiels d´accumulation. Par ailleurs la qualité de nos efforts dans l´éducation, l´instruction, la formation professionnelle, l´hygiène, la santé, la recherche, le financement de petites et moyennes entreprises industrielles ou artisanales, la création d´emplois ainsi que l´agriculture et l´élevage, sont hésitants sinon faibles par rapport aux défis réels imposés par le développement. Il faut bien se le dire qu´en 1960 les sud africains venaient chez nous se soigner...aujourd´hui les hôpitaux congolais sont dans un état incroyablement misérable. C´est une torture pour les médecins congolais qui y travaillent ainsi que le personnels soignants. Cela s´étire ainsi dans toute la société. Je suis parti, je suis revenu, reparti et revenu encore...l´érosion était visible à l´oeil nu. Mais apparemment personne ne s´en inquiétait !

Si nous ne savons même plus voir ce qui se passe devant notre nez, voyez-vous, les chances que nous soyons capables de changer quoi que ce soit est très minime. Nous nous trouvons dans le monde entier dans cette crise économique dans un tel écroulement prochain de valeurs que cela va faire mal, très mal à l´Afrique si aujourd´hui elle ne sort pas de sa passivité et de sa nonchalance. L´occident va connaître une crise qui peut durer 20 ans de suite ! Les clients que cette culture rapace a appauvri et assassiné ne se reproduisent pas du jour au lendemain ! Or la Chine arrive à grands pas et c´est dire qu´elle va repousser le bien-être occidental irréversiblement. Et si les gens croient que c´est tout ils se trompent bien parce qu´à mon avis l´Inde est beaucoup plus dangereuse et fera bien plus mal à l´occident centraliste et hégémonique économique. J´ai été le seul en 2005 à entrevoir cela ainsi qu´un américain nommé Roubini un an avant le début de la crise. Personne ne voulait me croire parce que noir. Aujourd´hui les gens se précipitent pour me lire alors qu´hier ils me sous estimaient. Eh oui, ce réveil en désastre…En fait, à bien y regarder, l´occident croit encore qu´il s´en sortira à bas prix, erreur, ce sera terrible, presque incroyable. On a tout simplement cru, á force de minier les gens et imposer son sens de l´histoire et ses théories mêmes fausses à tous, que la logique et le bon sens étaient la propriété occidentale. Ce n´est, hélas, pas le cas comme nous le voyons aujourd´hui.

Quelle sera la place de l´Afrique demain et comment, dans cette tourmente notre continent va-t-il se donner les moyens de ne pas se laisser noyer ou écraser par cette lourde crise économique qui verra l´occident devenir encore plus criminel et rapace qu´hier pour se protéger de la perte de bien-être et d´emplois qui la menace ? Là est le grand problème africain actuel. Nous avons toujours connu la pauvreté, certes, mais celle qui vient maintenant va être mille fois plus cruelle que celles d´hier parce qu´elle viendra aussi des finances, de l´emploi, de la détérioration climatique, de la dépréciation des moyens de paiements, de la frustration et de crises sociales de couches appauvries jusqu´à l´os. Il faut maintenant faire quelque chose et investir dans l´avenir au plus vite et assidûment, donner un revenu et du travail aux gens, parfaire l´instruction et la formation, mieux organiser la société pour éviter les pertes financières sues au désordre. Je dis tout cela parce que je suis un spécialiste, c est mon métier et je préviens tous ceux qui ne voient pas venir le train fou qu´ils vont eux et les leurs à une aventure cruelle et incroyablement douloureuse. C´est pourquoi j´insiste sur le choix en Afrique de gens intelligents et avertis; plus que jamais nous en aurons besoin. Nous avons voulu avoir l´indépendance et la liberté, maintenant que nous les avons eues, les jetterions-nous par la fenêtre ou refuserions-nous de les assumer valablement et consciemment ? Il est grand temps que nous cessions de nous faire des illusions...pour cela la crise est trop virulente et sérieuse.

Voyez-vous, cher ami Malwanga, j´écris beaucoup sur le Net parce que j´y travaille la plupart du temps sur des prévisions et des analyses de confrères, information oblige. Mais nous nous trouvons exactement comme à l´époque où pressée par sa pauvreté et décimée par la peste qui venait de faire plus de 50 millions de victimes dans ses populations, l´Europe se décida à envahir l´Amérique et vint en Afrique y prendre les esclaves qui lui manquaient pour accumuler à bas prix et exploiter le continent américain en s´enrichissant sur le dos des africains et des indiens américains. Tout cela dura 400 ans. Aujourd´hui on voit ces mêmes nuages arriver et nous garderions les mains croisées en espérant naïvement que tout ira bien ? Ni nos moyens économiques, scientifiques, techniques aujourd´hui; ni nos notre niveau de production et d´autosuffisance n´est en mesure de nous protéger valablement. N´est-ce pas une raison pour se dire: il est grand temps de changer les choses, d´éviter la répétition des erreurs du passé et se doter de meilleurs moyens économiques, techniques et rationnels nous permettant de nous en sortir sans souffrir comme hier ? Je crois bien qu´il est temps. Grand temps. L´Afrique n´est pas seulement notre continent ; c´est aussi le continent de femmes, d´enfants, de religions, de sociétés et cultures diverses…tous nous devons nous faire des idées là-dessus. Avec la prévenance consciencieuse de gens qui aiment leur continent, car on sera surpris, mais même l´occident profiter du relèvement économique africain. Surtout aujourd´hui où il lui manquera d´année en année plus de débouchés pour ses industries.

Musengeshi Katata

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15 mars 2010

A propos de la question de culture et du développement en Afrique

Commentaire sur Facebook

 

La culture s´étiole sans idéal de perfectionnement sensible, sans épanouissement et développement économique, social et individuel

 

Non, chère Katreen, je n´ai pas oublié ta question CULTURELLE; ce qu´on entend par-là...même si je suis surpris qu´une belge ou une occidentale soit en mesure de rappeler à un africain congolais de faire cas de la question culturelle ! Mais bon, cette question, elle existe bien et cela est même urgent en Afrique de s´y tourner résolument. Seulement, comment s´approprie-t-on la Culture avec "C" majuscule, si on n´a pas appris à critiquer et éviter les erreurs du passé ? L´histoire ne se fait pas seulement à coups de grandes idées; elle se fait aussi par l´accumulation et le matérialisme dialectique de l´expérience sensible intellectuelle et pratique. Ce travail, hélas, est bien négligé en Afrique...tous ceux qui croient qu´il suffit de faire comme les occidentaux, de monter quelques unités de production par-ci, par-là ou de construire des routes et des grands échangeurs pour se croire développé se trompent bien. Le développement est certes actif et créatif, mais il est aussi un état d´esprit aimant l´intelligence, la science, la créativité et le modernisme que nous procurent la technique et l´amélioration de nos moyens et instruments de réalisation.

A propos de projets, d´études et de prévisions...j´ai été invité en consultation à Kinshasa lors de la prise du pouvoir de Laurent Kabila; outre que j´ai été choqué par certaines flagrantes contradictions, j´ai été scandalisé par la destruction publique et frondeuse de toutes les études urbaines, industrielles et sociales faites sous Mobutu. On prétendit à l´époque qu´on ferait mieux...tout le monde acclame encore aujourd´hui Kabila et le considère comme un patriote; moi pour ma part je le considère comme un illuminé inculte et borné. On ne détruit pas la pensée intellectuelle de tant de critiques sociaux, le travail de tant de hauts professeurs congolais d´universités...en fin de compte pour conduire le pays comme on le voit aujourd´hui à une désorientation cruelle et scandaleuse. Si les congolais sont aujourd´hui surpris que rien ne tourne rond, moi pas; j´ai vu venir le train fou qui entrait dans la ville.

Je suis souvent long, c´est vrai; mes amis disent que j´aime punir les ignorants et les gens superficiels qui ne voient pas les choses dans une plus large ampleur. je leur répond toujours que je suis né libre, pas esclave de qui que ce soit parce qu´il était interdit lors de l´esclavage d´apprendre à un noir à lire et à écrire...La culture, je ne la définirait pas comme étant "ce qui reste quand on a tout oublié" comme le faisait bêtement à mon sens en France l´écrivain Emile Henriot (1889-1961). Ce n´est pas quand on a perdu sa mémoire ou qu´on a oublié toutes ses bonnes manières apprises par l´éducation qu´on est enfin cultivé ! Ce qu´on a fait avaler à des générations d´innocents lecteurs de France et d´ailleurs ! Je dirai simplement que nous devons faire, dans le monde entier, et particulièrement en Afrique à cause de son retard industriel et économique, l´effort d´acquérir un meilleur apprentissage et exercice de la Culture comme lieu de définition sociale, économique, d´identité culturelle et de réalisation individuelle. Il y a beaucoup à faire en Afrique sur ce point de vue et l´économie - et c´est dire ici l´usage approprié des moyens financiers, créatifs, intellectuels et imaginaires d´une société - y joue un rôle des plus prépondérant. Produire pour produire cela ne mène nulle part si une organisation et un marché organisé ne rendent pas à ceux qui produisent les moyens financiers dont ils ont besoin pour répondre à leurs frais et s´améliorer. Le niveau moyen de revenu intervient aussi dans l´évolution ou l´avenir des affaires, ne l´oublions pas.

Au delà de tout cela, et c´est par-là que je juge tous ceux qui commentent ou s´expriment sur le Net, je place l´avènement en Afrique et au Congo d´un idéal social d´excellence au dessus de tout. L´Afrique ne connaît pas cela, il faut bien le dire: des fabriquant de chaussures, de meubles, des couturiers ou des travailleurs de métaux cherchant la perfection dans leurs métier. A mon sens nous avons non seulement un manque criant de normes de perfectionnement, il nous manque aussi un sens de perfection dans la gestion et l´organisation de la chose publique. Même l´éducation en Afrique est sans éclat et sans ambition particulière...pour vous en tant que belge cela ne vous frappe pas étonnant, vous avez hérité des efforts écrits et éprouvés de votre histoire en mathématique, en histoire, en sciences politiques, etc. Certains africains, par contre ne savent même pas ce que signifie réellement pour eux la découverte des pyramides, la colonisation ou les "Bâtons d´Ishango". D´autres on crû qu´il s´agissait tout simplement d´acquérir un diplôme occidental pour être arrivé sans plus. Certains se sont réfugiés, pour un diplôme d´intégration sanctionnant leur refus de la misère, de la médiocrité et de la pauvreté chez eux, l´intégration en occident développé et organisé. Qui peut le leur en vouloir ? Oui, la Culture, chère Katreen Benoît, est faite surtout de mémoire et critique du passé, de production et d´exercice responsable et conséquent de la liberté, individuellement, socialement. Et ce qui distingue l´homme de culture, c´est exactement l´art et le talent qu´il met à jour pour défendre ses droits à la réalisation sensible, accomplir ses devoirs envers lui-même et sa société, créer et célébrer l´existence comme un bien précieux et cher respectueux autant des droits des autres que de leurs libertés à s´épanouir. Pour moi c´est cela, la liberté ou la culture.

PS: j´espère que je ne vous ai pas trop puni à me lire, oui, je sais, parfois je suis un grand tyran...

Musengeshi Katata

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12 mars 2010

Sur l´art congolais actuel à mettre la charrue devant les bœufs

Commentaire sur Facebook sur l´invitation à débattre de Henri Kamande Nzuzi

 

Et si on cessait tout simplement de réfléchir illogiquement et improductivement au Congo ?

 

Je te suis absolument dans ce détail administratif bien pratique des choses politiques actuelles au Congo, Henri; et néanmoins, je suis persuadé que les problèmes congolais sont d´ordre économique ! Si tout ce beau monde devait se lever le matin à 5h30 et travailler durement 8 heures pour gagner fièrement son pain dans un système social organisé et discipliné, beaucoup n´auraient pas le temps de jouer aux faux pasteurs ou aux fomenteurs illuminés de troubles sociaux armés. Si tout le monde était conscient qu´il travaillait à un meilleur sort et à une vieillesse digne et privée de pauvreté et de manque, les gens seraient moins disposés à se laisser entraîner dans des aventures idiotes et improductives.

La Monuc, bien sûr doit quitter le Congo et les congolais, au lieu de diaboliser les élections parce qu´ils ne savent pas apprécier à juste titre ceux qui sauraient valablement défendre leur avenir et mieux organiser la société, devraient plutôt se donner la peine d´améliorer leur jugement envers leurs élites ainsi que faire valoir ce qu´ils attendent réellement d´un gouvernement élu. Notamment qu´il soit responsable, diligent et qu´il défendent les intérêts économiques, politiques et matériels de son peuple. Ce devoir, on le convertit par les urnes; mais auparavant il faut bien avoir fait un choix sûr et exigeant. Construire des écoles valables, des hôpitaux, des universités et des écoles techniques de qualité n´est pas aussi facile qu´on le pense !

Quant à créer l´emploi, investir dans la création d´énergie et d´industries, ou encore moderniser et diversifier l´agriculture et l´élevage...tout cela est tellement lourd de financement et d´efforts qu´il faut s´y mettre avec plus de doigté et de responsabilité...qu´aimer le désordre et la pauvreté. Je comprends bien ton souci administratif, mais celui-ci se résout quand on produit réellement les moyens et les instruments adéquats de sa réalisation. Quand on ne le fait pas, la meilleure organisation politique et administrative du monde ne vaut rien du tout, parce qu´à la longue, il faut bien la financer comme on le voit actuellement. Tu le dis si bien: surtout ne pas mettre la charrue devant les boeufs: produire d´abord, organiser efficacement d´abord, puis enfin jouir des résultats et des fruits !

Musengeshi Katata

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08 mars 2010

Sur le forum de financement du développement tenu à Paris le 4 et 5 mars 2010

Le meilleur article sur le Net sur ce sujet, a été écrit par ATTAK. Vous pourrez le lire entièrement ici http://local.attac.org/13/aix/spip.php?breve874&lang=fr

 

Financer le développement de pays étrangers, un marché de dupes ?

 

Sous le sous titre le marché juteux de la pauvreté globale l´article dit notamment, entre autre :

… « en quelques mois, selon l’OIT et la FAO, la crise financière a précipité cinquante millions de personnes au chômage dans le monde, et accru entre 2007 et 2009 de plus de cent cinquante millions le nombre de personnes souffrant de la faim. Mais il n’y a pas à s’inquiéter : les marchés financiers s’en occupent. Ils investissent ce secteur en pleine croissance, la pauvreté dans le monde. Au Forum des 4 et 5 mars, Jacques Attali, la Banque mondiale et la Fondation Bill et Melinda Gates feront miroiter les prodiges de la finance innovante au service du développement. La liste et les thèmes des ateliers font saliver les connaisseurs : « Innover pour faciliter l’accès à la finance », « Promouvoir le capital risque dans les pays à faibles revenus », « Solutions financières pour l’atténuation du changement climatique » …

Plus loin cet article continue : « Il y a quelque chose d’obscène à voir ces financiers-philanthropes se pencher avec bienveillance sur le sort des pauvres, en négligeant les mécanismes macroéconomiques qui ne cessent d’aggraver la pauvreté et les inégalités. La dette des pays pauvres, l’emprise de la spéculation financière, le pouvoir des transnationales minières et agro-alimentaires, la dégradation des termes de l’échange… hors sujet. Une seule chose semble compter : ouvrir de nouveaux champs à l’industrie financière et aux partenariats public-privé. Pour Attac France au contraire, le financement du développement, de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique devra se fonder sur des taxes globales, à commencer par une taxe sur l’ensemble des transactions financières. Taxe au double objectif : désarmer les marchés financiers et lever de nouvelles ressources pour les urgences sociales et écologiques. »

Commentaire et réflexion

Cet article a été écrit le 03.03.2010, un jour donc avant la tenue de la conférence ou du Forum à Paris, mais l´auteur a vu exactement ce qui faisait l´enjeu contradictoire du problème et donc de cette entreprise qui prenait alors à mes yeux des allures d´activisme déplacé. A mon sens on serait activé à essayer de vider l´eau de la mer pendant que les noyés se débattaient aux prises avec la mort certaine par noyade. Financer les pauvres à se développer ? En agissant sur les facteurs influents de développement économiques fondamentaux ? Mais alors il faudrait commencer par l´éducation et l´enseignement (dont on sait que la FMI et la Banque Mondiale en imposaient la dé-étatisation lors de refinancements d´emprunts infructueux) , la formation professionnelle suivie d´un financement soutenu de la petite et moyenne entreprise ? Mais tout cela était improductif et hasardeux pour les financiers ; ils voulaient faire des gains, pas aller en aventure !

Qu´en est-il de l´instauration et l´enracinement socio technique et industriel de l´industrie dite lourde : fabrication de machines, de voitures, de produits agricole servant eux-mêmes à créer d´autres produits et moyens de production ? Mais mon Dieu ces gens allaient devenir producteur et indépendant de nous ; ils risquaient de ne plus consommer les produits étrangers et même, comme on le voit aujourd´hui en Chine, devenir d´âpres concurrents ! Mais nous sommes tous concurrents ou pas ? Mais pas avec notre argent, tout de même ; celui-ci doit financer notre profit, notre enrichissement et l´agrandissement de nos marchés. Après tout, nous sommes en crise de ventes !

Nous y voilà enfin, devant la vérité nue : on parlait de développement, mais en fait on voulait en fait assurer son propre profit. En matière de financement, comme on le sait depuis des siècles, il n´y a pas de philanthropie ; celui qui a épargné et investit doit gagner et protéger ses intérêts. Autre définition du développement ? Non, pas du tout ; tout simplement une version nouvelle de développement…une pour naïfs et rêveurs…jusqu´à ce que ceux-ci sortent de leur cécité et se rendent compte qu´on leur tirait le vers des matières premières du nez et qu´on les renvoyait, comme l´avait si bien dit Léopold II, à attendre sur une gare déserte un train qui ne viendrait pas. A chaque fois qu´un nouveau train se présentait dans la gare, le sous développé trompé devait reconnaître que ce n´était pas le sien car celui-ci allait, bondés de riches, dans une tout autre direction. Et quand par désespoir notre voyageur montait malgré tout dans un de ces chevaux en acier, celui-ci le conduisait, en compagnie d´autres désespérés hagards et désespéré par la pauvreté et la misère, dans un désert d´apparences, d´illusion, de contradictions cruelles qui ne l´abandonnait que dans l´inconnu frustrant et aride par ses faims et ses soifs.

Nous connaissons depuis longtemps cet art à chosifier les gens avec l´aide qui tuait parce qu´ils ne servaient qu´à corrompre les africains, ouvrir des marchés commerciaux, avec des emprunts salauds et intéressés on avait financé l´achat de ses surproductions sans débouché…et mis à genoux des gouvernements qui, ne sachant pas rentabiliser leurs faux emprunts parce qu´ils se retrouvèrent rapidement en occident, ces gouvernements furent tenus de revenir emprunter et se plier aux injonctions de la Banque Mondiale et du Fmi lesquels leur firent lever leurs barrières douanière afin que les produits agricoles plusieurs fois subventionnés tels que le lait, la viande, les surgelés et autres boîtes de conserves des pays riches détruisent à loisir l´agriculture et l´élevage des pays pauvres. Une prostituée n´a pas à protéger sa vertu…

Avec cela et bien plus encore avec la terrible crise économique qui nous étreignait, l´occident parlerait d´aider les gens à se développer ? Faut-il se mettre à se rouler sur la rue de rire ? Hier pendant que l´occident vivait dans l´abondance et l´excès, il ne fut pas possible de développer qui que ce soit, aujourd´hui dans la crise économique la plus violente que le monde ait connu, tout à coup le développement des autres serait possible ? ne se mettrait-on pas soi-même la corde au cou ? N´avait-on pas soi-même besoin de ces moyens financiers qu´on soustrairait á sa propre disposition ? La crise elle était loin d´être terminée…elle venait à peine de commercer ! Franchement, voulait-on seulement faire beaucoup de fumée pour tromper encore une fois les désespérés ou à force de tromper les autres on n´arrivait plus à voir les choses comme elle sont vraiment ?

Mais, dites donc, pendant qu´on voulait développer le pauvre malheureux et attardé de la technique, de la science, de la production…etc, que faisait-il donc, le pauvre ? Dansait-il, s´ennuyait-il idiotement dans une gare en attendant un train qu´il ne lui serait pas permis de prendre parce qu´il n´avait pas, avec sa sueur, ses efforts, son intelligence et son assiduité payé le prix de sa propre liberté et du bien-être de ses enfants qu´il fallait ? C´est peut-être cela le plus important : ne pas croire qu´on peut faire la liberté de quelqu´un à sa place. Les pays pauvres aujourd´hui doivent savoir qu´avec toute arrivée nouvelle de conquérants à l´industrialisation, les critères et les efforts pour sortir de leur horrible trou de pauvreté devenaient  incroyablement lourds. Et les menteurs et illusionnistes de l´aide, du financement philanthropique…devenaient encore plus rapaces qu´hier et encore plus sournois et malfaiteurs parce qu´ils devaient se débarrasser à bas prix de leurs déchets électroniques, pêcher à vides les poissons des pauvres, acheter les matières premières à vils prix pour s´enrichir encore plus rapidement qu´hier ! Cette crise économique ne rend en rien les gens plus vertueux et plus honnêtes qu´hier…

Musengeshi Katata

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05 mars 2010

Afrique : inventer un système éducatif en cohérence avec un autre développement ?

Commentaire sur l´article de Pambazuka News du 01.03.2010 : "L'éducation et la démocratie devraient être une construction commune" http://www.pambazuka.org/fr/category/features/62669

 

Dans l'esprit de Joséphine Ouedraogo, les défis immédiats posés aux mouvements sociaux africains sont énormes : recréer une façon de faire de la politique, proposer des voies nouvelles pour la participation citoyenne, inventer un système éducatif en cohérence avec un autre développement... A un an du Forum social mondial de Dakar, dont son organisation assume le secrétariat, la secrétaire exécutive d'Environnement, développement, action (Enda Tiers monde) souligne aussi que l’Afrique de base doit être présente à ce rendez-vous qui se tient pour la deuxième fois en Afrique, après Nairobi en 2007.

 

Il n´existe pas « d´autre développement », il n´existe que le développement ; personne ne marche avec les pieds du voisin, ne parle ou ne mange avec la bouche d´un autre…

 

Souvent ce n´est pas le résultat immédiat qui compte; les résultat, on peut toujours les discuter et les améliorer. C´est l´effort, l´amour qu´on a mis à chercher sa voie, à collectionner ces détails de peines, de contraintes et de joies qui nous ont conduit à l´aboutissement. Derrière cette riche expérience se trouve ce qu´il y a de précieux en nous : l´amour et la patience déterminée à aboutir à une victoire. Et cela, c´est une richesse inestimable parce qu´on peut toujours l´employer pour vaincre de nouveau. MK  

Bien sûr que l´éducation et la démocratie sont les pièces de la même médaille, seulement, il ne faut pas inverser l´ordre d´entrée dans la phénoménologie sociale réelle ! Ce que les africains font pourtant actuellement en roulant en voitures étrangères et en d´endettant pour consommer importés sans penser le moins du monde à produire eux-mêmes ou du moins aboutir à leurs propres technologie de mobilité, de production de biens et de moyens de développement. Et pour revenir à l´éducation, c´est bien elle qui précède à la démocratie parce qu´elle discute, conquiert et développe les instruments et les moyens de réalisation sociale et individuelle. Et sur le chemin critique de sa réalisation elle s´aperçoit qu´il lui faut un système de valeurs efficace soutenant ses idéaux sociaux et les organisant au mieux autour de la politique et d´un processus déterminé par lequel les forces démocratiques se sécurisent, s´articulent, se discutent et échangent leurs enjeux.

En Afrique on semble, chère madame, mettre la charrue devant les bœufs dans bien de domaines, comme vous le dites si bien en conseillant aux intellectuels de se rapprocher de leurs peuples et de leurs arrières pays. Là où je ne vous suis pas, c´est de prétendre que ces intellectuels doivent employer la langue du paysan ou que l´Afrique devrait suivre ou prendre exemple sur l´exemple de Paulo Freire et sa pédagogie de la libération en Amérique latine…hem, chère madame, on ne peut tout de même pas importer des méthodes d´éducation qui sont propres à une culture et une psychologie culturelle étrangère à l´Afrique pour y résoudre des problèmes d´une tout autre nature socioculturelle ! On peut s´en instruire, certes, mais l´Afrique a sa personnalité culturelle propre. C´est aux intellectuels de faire leurs devoirs d´analyse et de compréhension de leur contexte et offrir aux leurs un système de valeurs éducatives actives et dynamisantes répondant à la fois à leurs cultures respectives qu´aux défis devant lesquels ces cultures se trouvent dans le temps et l´espace. Notons ici qu´abrutir les jeunes africains avec des normes sociales inefficaces est tout aussi empoisonnant pour l´avenir que les laisser analphabètes, sans instruction et formation professionnelle digne de ce nom.

C´est ici que commence le grand problème des intellectuels africains avec la question : savent-ils au moins devant quels défis rationnels, techniques, scientifiques leurs cultures sont confrontés face au développement, à l´industrialisation, à la connaissance et au développement des techniques et des sciences comme principe universel contemporain de réalisation sociale ? Certains intellectuels surmenés pensent qu´il s´agit d´un phénomène de la mondialisation, or on oublie que la mondialisation a commencé en Afrique au 7e-8e siècle avec les invasions et l´esclavage islamique, puis au 15e-16e siècle avec l´esclavage occidental qui dura 400 ans. Qu´est-ce qui fait donc la différence entre la mondialisation primitive d´hier et celle d´aujourd´hui ? Hier comme aujourd´hui on fit l´abus et la chosification économique ; aujourd´hui il s´agit plutôt de tenir les gens à œil et à la laisse en contrôlant leurs marchés, leurs politiques, leurs économies subtilement. Ou de savoir réagir rapidement sur des marchés étrangers. Pour le reste rien n´a changé : les pauvres s´appauvrissaient ou s´endettaient et ne parvenaient pas à se subvenir á eux-mêmes et de l´autre côté avec le système économique et financier de son côté, la technique et les technologies de production, les riches s´enrichissaient de plus en plus. C´est aux intellectuels africains de se rendre compte de ce piège de stagnation et de fourbir des plans efficaces pour en sortir, sinon, quelle est leur utilité ? Certainement pas rouler en limousines étrangères, brader leurs marchés commerciaux et leurs accumulations socioéconomiques aux producteurs étrangers !

Je vous rejoins, chère madame Joséphine Ouedraogo, lorsque vous dites : « En Afrique subsaharienne, les politiques éducatives produisent la même chose que le modèle du système: exclusion, chômage, pauvreté. Même problème, même résultat ». On ne peut pas vous reprocher de ne pas avoir vu et compris exactement ce qui se passe, notamment que l´économie ne marchait pas en Afrique. Or celle-ci ne peut marche que s´il y a technologie et production. Mais si vous dites qu´il faut employer le langage des paysans pour produire ou faire avancer l´économie. Je vais croire qu´il s´agit ici de langues vernaculaires locales, ce qui serait absolument vrai. Mais la technique et la science ont le même langage partout dans le monde : un sens rationnel, descriptif normé des processus et des applications ; croire qu´on peut se développer ou produire mieux sans instruction, sans formation professionnelle et technique appropriée…on a joué à ce jeu en Afrique jusqu ici en abandonnant l´agriculture et l´élevage aux incultes et aux analphabètes, cela n´a en rien fait avancer les choses. Il faut donc redoubler d´efforts dans la formation professionnelle et la qualification de la main d´œuvre en Afrique afin que l´efficacité et la qualité fassent enfin leur apparition.

Au-delà de tout cela se trouve l´économie qui n´est rien d´autre que la mise en jeu de facteurs et de moyens permettant d´arriver à produire et satisfaire aux besoins et nécessités contemporaines de la vie. Si au départ on achète et dépense les produits étrangers et méprise les siens propres, ceux-ci ne vont ni trouver acquéreur, ni inciter aux investissements incessibles dont ils ont besoin pour s´épanouir sur le marché. L´éducation est aussi un produit de l´organisation culturelle sociale née de l´évidence qu´il faut donner des instruments de connaissance, de formation professionnelle, de compréhension et capacités rationnelles aux membres de la société afin qu´ils viennent remplir plus ambitieusement le rôle individuel et social qui les attend. Mais derrière cette éducation, ce qui est absolument important est la conscience culturelle de l´élite qui a mis les paramètres éducatifs à jour et les rajuste en permanence pour les adapter aux défis progressifs des temps ; cette élite, en effet, doit être animée du devoir de mettre entre les mains de la société autant que celle de l´individu d´un instrument d´éducation, de normes efficaces, ambitieuses mais aussi réalistes et flexibles permettant au fameux jeu de miroir social de ne pas enfermer la société ou l´acteur social individuel dans un piège de suffisance et de reproduction servile, mais bien d´encenser la créativité, la joie intellectuelle, esthétique et professionnelle ouvrant tous sur un amour de soi, de la beauté, de la perfection, de l´invention et de la curiosité permanente comme lieu d´assouvissement et de réalisation individuelle et sociale.

A mon sens, et sûrement issu du fait que les cultures africaines sont en retard technique et scientifique, les intellectuels africains ont tendance á ne pas prendre les choses par les racines et rester conséquents. Pourquoi ? Mais parce qu´ils se réalisent, la plupart du temps, hors de l´univers culturel et économique des leurs. Leurs livres sont étrangers, leurs diplômes aussi, leurs voitures, la langue administrative qu´ils emploient pour gérer et gouverner l´Etat, etc. Et ils sont bien conscients que l´étranger les juge et les manipulent en exerçant une certaine influence politique et économique sur eux, tandis que les leurs, eux ne savent pas exactement estimer ce qu´il faut faire ou comment il faut le faire pour aller de l´avant. Ces intellectuels doivent revenir sur terre, cela va de soi. Après tout, ils ne sont rien d´autre que des enfants de ce même peuple qui leur réclame, au nom de la légitimité du pouvoir qu´ils exercent ou leur vocation d´intellectuel, qu´ils les organisent et dirigent l´avènement de leur meilleur épanouissement. Derrière tout cela se trouve bien une question de fierté culturelle et intellectuelle, d´amour des siens et de soi-même comme savante projection de la société. Les intellectuels africains doivent bien se demander s´ils sont capables d´exercer leurs devoirs adéquatement et si on peut leur faire confiance. Est-ce réellement le cas actuellement ? Il ne faut pas croire que pour être un intellectuel il faut seulement parler les langues coloniales, arborer un diplôme dont on n´arrivait pas à prouver l´utilité, consommer étranger, courir de conférence en conférence inutile et rouler en limousine étrangère pour mériter la reconnaissance et les acclamations de son peuple. C´est tout de même plus que cela !

Musengeshi Katata

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23 février 2010

Le choc de la vérité sur l´endettement grecque : 900 milliards € !

On n´en revient pas depuis que les grecques ont dû baisser la culotte et mettre leurs vrais chiffres sur la table ; les experts sont autant choqués qu´effrayés. Comment diable cela a pu arriver ? Tout le monde était parti de 300 milliards € de dette, or, ce n´est que la dette extérieure ! La dette interne des industries et des institutions publiques envers les banques privée serait de l´ordre de 170 milliards €, celle des ménages s´élève à…400 milliards €. Ce qui fait que la Grèce est endettée en tout et pour tout de 900 milliards €. Comment va-t-on assainir une telle débâcle de mensonges, d´incompétence et de volontaire fausseté financière ?

 

La Grèce est engloutie dans une mer de dettes et dans une morale économique autant corrompue, prostituée que fausse ; comment l´Union Européenne peut guérir un tel désastre ?

 

A vous couper le souffle, la dimension exacte du gouffre économique et financier grec. Face aux 900 milliards € que faisait sa dette réelle, ce pays n´avait qu´un PIB de 260 milliards de l´autre côté de la balance. Passé l´état de choc de la découverte de la vérité sur les vrais chiffres de l´endettement du pays hellénique, on se demande bien comment l´Union Européenne va s´y prendre pour assainir une telle pourriture financière ? Ce ne sera pas seulement un assanissement aux dettes extérieure...les dettes internes vont mettre à mal la confiance économique interne. Déjà le marché noir et la corruption avaient à ce point envahi la Grèce qu´on se demandait encore qui payait l´impôt et qui versait ses cotisation sociales; apparemment ce pays était le plus bakanisé à tout point de vue en Europe. Eh oui...être géniteur de la démocratie ne veut pas nécessairement dire qu´on sache qu´il faut défendre cette démocratie autrement qu´en philosophant ou en collectionant des vieilles pières antiques ! Akropolis, Adieu...les dettes sont bien malsaines...même si on les couvre de souvenirs démocratiques.

900 milliards € de dette…ce n´est pas une bagatelle ! Surtout si le PIB du pays endettés…est aussi modeste que 260 milliards €. Ceci, en tout et pour tout, représente un endettement réel de 350% de son PIB. Oh, là là…Quand les taux d´intérêts sur la dette vont augmenter suite à la fin de l´argent facile et bon marché qui règne actuellement suite à la crise des finances, ce sera la véritable catastrophe pour la Grèce. L´Union Européenne peut-elle ase permettre, eu égard au fait que les autres pays du PIIgs : Portugal, Irlande, Espagne, Italie totalisaient déjà à eux seuls près de 2.000 milliards € d´endettement…et cela veut dire aussi l´alarme financière rouge, de se jeter dans une aussi lourde charge financière qui mettrait à mal sa concurrence industrielle et augmenterait le chômage et le coût de la vie dramatiquement dans l´Union ?

Incroyable cette défection de la politique et de l´économie en Grèce dirigée par la droite. On en était même venu, pour maquiller ses chiffres et tromper les statistiques, à déclarer la prostitution en Grèce comme source industrielle de revenu ! Bien avant 2002, date de la création de l´union monétaire, ce pays jetait l´argent par la fenêtre et vivait sur grand pied comme un seigneur des milles et une nuits. Comment le redouté Institut des Statistiques Européenne au Luxembourg ne s´était-il pas rendu compte de la vérité ? Surtout si, selon des sources indiscutables, plusieurs informants grecques avaient alimenté, dès 2004, certains services économiques de l´Union de preuves sur la falsification de bilans dont faisait usage le gouvernement grec à l´époque ?

On parle aussi de la trop grande affinité du chef Commissaire Barroso avec la droite grecque au pouvoir…et même du gêne des pays allemands et français qui, pour faire oublier leurs propres défections aux normes de 3% de Maastricht, se montrèrent par trop coulant avec les chiffres grecs. Et maintenant ? Les innocents contribuables de l´Union seraient-ils prêts à subir la couverture de l´assainissement de la dette grecque ? Oui, qui paiera les pots cassés par les grecs et avec quelles mesures réellement efficaces peut-on s´assurer que les grecs ne feront pas, comme par le passé, main basse sur la confiance qu´il leur a été accordée en revenant à leurs anciens amours de dépenser joyeusement l´argent qu´on n´a pas ? Une maladie qui avait fait du chemin en occident comme on le sait; tout de même...la Grèce en a ouvertement et sournoisement abusé.

Musengeshi Katata

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12 février 2010

Edifiant constat critique de Kouchner sur l´état économique de l´Afrique actuellement

Commentaire sur le Pangolin à l´article de Mouélé Kibaya : Afrique: "politique commune" des Européens et Américains face à la Chine, recommande Kouchner

http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2010/02/09/16851122.html

 

Mais que peut-on donc dire devant la débâcle africaine actuelle, acclamer ?

 

Cette dépêche est un véritable constat d´une incroyable déception face à la stagnation et à l´état inexistant ou déplorable de l´économie africaine. Il n´y a que les africains qui ne s´en rendent pas compte ou continuent à philosopher à contre-courant sur leur Panafricanisme, leur afrocentricité...et autres dogmes gratuits et illusoires parce qu´elles s´éloignaient de la réalité au lieu de la réparer ou l´améliorer. Ce qui n´était, de la part des africains ouvertement incompétents depuis des décennies d´indépendance, en réalité que l´art de vouloir échapper à la réalité parce qu´on n´était pas capable d´y apporter des solutions valables et solides. L´art de fuir son ombre, au fait. On voit ce que cela a donné en Grèce...au pays mère de la démocratie où on croyait qu´avec des pierres antiques l´avenir se ferait aussi en fermant les yeux sur l´acquisition et la création de nouvelles structures industrielles et économiques modernes. Pris au piège de sa propre naïve incompétence...on se jeta dans la prostitution de l´endettement avec toute la fausseté que cette dépravation économique amène: faux, usage de faux, escroquerie aux chiffres et aux écritures comptables...tandis que le bakchich et le travail en noir minait la société et ruinait son fisc.

Pour ce qui est du pathétique constat de Kouchner, il n´y a rien de faux dans cela: beaucoup de stratèges dont moi-même avons déjà vu l´opportunité d´une attaque en arrière des lignes ennemies chinoises. Seulement cela a deux désavantages: l´une est la mise sur pied des africains désabusés et indolents se détruisant eux-mêmes au lieu de se promouvoir...et de l´autre le danger de Boomerang: le capital investi en Afrique pour produire moins cher et concurrencer efficacement les chinois pourrait prendre une dynamique inattendue et battre l´occident à son propre jeu ! L´agriculture européenne déjà à mal, par exemple, s´écroulait définitivement...Puis on a vu cela en Chine: ceux qu´on croyait morts et dociles qu´on pouvait exploiter à loisir et s´enrichir à outrance, se révélèrent d´un dynamisme qui fait trembler tout l´occident aujourd´hui !

Autre problème. on se trouve en face de corrompus de la francafrique actuellement au pouvoir aujourd´hui, ceux-ci dilapidaient les accumulations des leurs et les enterraient vivant au lieu de les promouvoir et abonder leurs moyens et instruments de développement. Comment allait-on se débarrasser de cette classe sangsue des leurs sans heurts et surtout, comment allait-on remettre les montres à l´heure logique et rationnelle si, avec l´aides de parasites et traîtres francafricains l´occident complice on avait sciemment veillé à ce que les africains vivent et réfléchissent avec leurs pieds plutôt qu´avec leurs têtes ? Un casse-tête qui risque de rester ouvert...ou alors ce sera la seule issue occidentale de gagner du temps...Parce que sans donner de meilleurs revenus et de meilleures qualifications techniques aux africains, les investissements qu´on y feraient ne seraient pas affirmés et consolidés par un marché local positif. On jouait, comme en Chine, avec la queue du lion africain…son réveil pourrait être très carnassier ! A suivre, time is money.

Musengeshi Katata
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09 février 2010

Haïti, ses élites, son histoire, la France et Sarkozy

Commentaire sur Pambazuka News sur l´article de Claude Ribbe : Sarkozy, la France et Haïti. http://pambazuka.org/fr/category/features/62152  

 

Et malgré tout, en 205 ans d´indépendance, l´élite haïtienne n´a pas brillé par son talent...

 

"Le vrai dialogue, c’est quand on reconnaît à l’autre la même dignité. Il n’y a pas de dialogue possible entre un maître et son esclave. Le dialogue suppose l’égalité – ce qui est un point de vue relativement nouveau dans la culture européenne ! L’Europe occidentale a dominé et exploité le monde à partir de la conquête des Amériques, elle a pratiqué la traite des Noirs et l’esclavage, elle a exercé les dominations les plus longues et les plus dures de l’histoire. " 

 Edgar Morin 

 

L´histoire d´Haïti met la France, comme on le sait, dans l´embarras car elle a été pour beaucoup dans les malheurs de ce pays. La revendication que vous faites, Claude Ribbe, à propos du Général Dumas est légitime et fondée. Il serait de bon aloi que la France y concède rapidement. Seulement, ce n´est pas une reconnaissance symbolique qui va changer les choses ou la situation actuelle en Haïti; les haïtiens doivent voir plus loin et sortir du piège dans lequel la France et les Etats-Unis les ont enfermé. Et ici, on se demande bien ce que vaut l´aristocratie intellectuelle haïtienne ?

Oui, que vaut-elle et de quoi est-elle capable si en 205 ans d´indépendance le bilan de son existence et de ses actes est bien maigre comme on le voit notamment à l´occasion de ce terrible séisme qui a détruit leur pays. Certes, certes, on peut évoquer toutes les intrigues, toutes les criminelles tragédies que les étrangers ont perpétré sur la souveraineté, l´équilibre économique et politique de l´épanouissement d´Haïti pour expliquer ceci ou cela...mais l´histoire, comme on le sait, donne toujours raison aux vainqueurs. Celui qui se proclame libre ou indépendant doit savoir exercer ses droits avec toute la méfiance et toute les exigences que réclament cette liberté et cette indépendance. Surtout si on a connu l´esclavage et ses traitements honteux et inhumains dans le passé.

Et désolé, sur ce point de vue, non seulement les intellectuels haïtiens, mais pratiquement toute la race noire se faisaient bien d´illusions. Or, en face de l´hégémonie occidentale et cela depuis plus de 600 ans, nous nous trouvons devant le Bollwerk culturel, économique et politique le plus volontaire et le plus aveugle à acquérir et promouvoir ses étroits intérêts que l´histoire humaine n´ait jamais connue !

Exercer sa liberté, s´épanouir librement et protéger ses droits et sa culture devient une entreprise qui doit être menée avec une vigilance accrue comme le disait Wendell Philipp: "Eternal vigilance is the price of liberty". Ce qui veut dire aussi mener et entreprendre les choses avec la plus grande intelligence qu´une nation ou un peuple peut produire et mettre à sa disposition. Mais si on s´endort sur ses lauriers, si on fait confiance au hasard ou même si on croit que l´histoire se ferait bien à coup de prières, d´attente ou passivité innovatrice ou créative...ce n´est pas la reconnaissance d´un général Dumas injustement privé de notoriété dans l´histoire de France qui va remettre les choses en ordre. Sans économie prospère et performante pour créer l´emploi et soutenir le progrès et le bien-être, sans industrialisation diversifiée et approfondie...On peut faire comme on veut des larmes ou des réclamations sur le passé; ce ne sont pas les autres, les étrangers qui viendraient prendre soin de la liberté et de la souveraineté haïtienne ! N´est-ce pas ce qu´on avait appris par le passé ?

L´histoire, il faut la faire au lieu de la subir…on ne peut pas toujours faire confiance á ceux qui, dans le passé, se sont avérés être des criminels de Droit Commun et universel envers nous et leur réclamer de se conduire louablement envers nous alors qu´ils ne voient que leurs intérêts et leurs privilèges ! Il est bien temps que nous pensions aussi à nos cultures, à l´avenir de nos femmes et nos enfants et que nous nous organisions pour éviter d´être la chosification éternelle d´une culture se refusant à reconnaître et respecter nos droits et notre réalisation économique et politique.

Musengeshi Katata

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05 février 2010

Sur les avantages d´une monnaie internationale autre que le dollar

En commentaire sur l´article de l´Humanité du 19 janvier 2010 http://www.humanite.fr/2010-01-19_Politique-_-Social-Economie_Les-vertus-d-une-monnaie-commune-mondiale#forum29016

 

Changer de monnaie ne résout pas les problèmes causés ou mis à jour par la crise économique

 

Je suis personnellement pour une monnaie neutre et valable partout dans le monde, seulement, cela va se buter à d´énormes difficultés techniques: la Chine acceptera-t-elle d´y adhérer sachant qu´avec ce geste elle ouvrait son économie à toutes les spéculations négatives pour son développement ? Ou encore, avec l´endettement américains actuel, ce pays se résoudra-t-il à se restreindre à une discipline monétaire restrictive ou se retenir de frapper monnaie à loisir en faisant payer au monde entier par l´inflation monétaire le prix de ses dettes ? Les pays pauvres ne se verront-ils pas envahis par les grands globalplayers riches lesquels leur imposeraient sans vergogne des évolutions ou des dictats économiques qui les appauvrissaient à des buts de spéculations financières ?

L´autre volet de cette monnaie internationale est l´emploi et la création individuelle de plus value; depuis que l´occident a quitté l´idéal du plein emploi 8on se demande pourquoi logiquement), les machines et la rationalisation industrielle sont devenus des moyens d´enrichissement rapides, mais aussi la conséquence de la montée indésirable du chômage en occident. Ouvrir le monde entier á des échanges et une monnaie sans frontière; ne risque-t-on pas de précipiter le chômage dans les pays industrialisés au plus cruel ? Actuellement nous assistons aux douleurs de la crise économique internationale la plus dure que le monde ait connu depuis 1929; celle-ci, avec l´émergence des pays tels que la Chine, l´Inde, le Brésil et l´Afrique du Sud sur les marchés industriels commerciaux du monde va abonder le chômage en pays industrialisés. On se demande déjà aujourd´hui comment, avec leurs endettements les pays riches vont subvenir à subventionner leurs systèmes sociaux d´aide si celui grandit et grandira dangereusement. Abaisser les salaires pour redevenir compétitif ? C´est affaiblir l´économie nationale et agrandir la pauvreté en société;  par ailleurs, les pensions sont indexés aux salaires et années cotisées...Des réformes s´imposent, mais dans quel sens si l´endettement public des pays riches s´aggrave ? Comment s´en sortiront la Grèce, l´Irlande, le Portugal, l´Espagne, l´Islande demain et même bien d´autres pays, lourdement endettés comme l´Allemagne, la France, la Grande Bretagne...les Etats-Unis, si la relance économique se fait attendre et que cette crise qu´on sous estime à mon avis, dure bien plus longtemps qu´espéré ?

Et à propos, qu´en est-il de la souveraineté et de l´autonomie financière et économique des pays pauvres; va-t-on leur ouvrir la libre entrée au marché financier international qui lui ne connaît que le profit et ses intérêts immédiats ? Courir à une monnaie internationale sans avoir au préalable résolu ces problèmes ou les avoir placés dans une équation plausible et équitable à les résoudre ne peut qu´augmenter les problèmes et les compliquer au lieu de les résoudre. le problème de la globalisation actuelle le prouve: on veut voir plus loin que son nez mais les intérêts établis restent ancrés dans leurs retranchements d´hier et n´en sortent que pour faire profit, pas pour humaniser et rendre justice à tous. A mon sens on devrait plus axer le progrès vers le foisonnement de la créativité et de sa reconnaissance créative individuelle partout dans le monde, au moins elle est monnayable et on peut l´employer, comme cela a toujours été le cas dans le passé, à soutenir le progrès et le développement économique de ceux qui s´y adonnent. Cette monnaie internationale sera-t-elle plus capable, contrairement à ce qui se passe aujourd´hui dans le monde, de générer plus d´équilibre de développement et d´accumulation de bien-être et de richesse ? Arrêtera-t-elle la dangereuse destruction du travail qu´on observe dans le monde entier ou le répartira-t-il plus équitablement ? Le progrès, l´émancipation, culturelle, sociale et technique pourra-t-elle enfin être accessible partout et quel sera le prix que nous devrons payer pour arriver à ce résultat ? Des questions, beaucoup de questions...Et peut-être ferons nous mieux de maîtriser d´abord la crise économique qui nous tenaille, répondre valablement à ces questions avant de nous embarquer vers de nouveaux horizons 

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

 

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29 janvier 2010

Il n´y a pas développement sans économisme social conséquent et affirmé

Commentaire sur facebook sur l´impérialisme belge et l´avenir de la RDCongo.   

 

Nous devons faire l´effort de voir les choses plus fondamentalement et plus effectivement dans notre intérêt. 

 

Personne n´échappe à son passé ou son histoire passée; celle-ci est inscrite dans nos habitudes, notre manière d´approcher les choses, ce que nous voulons et même ce contre quoi nous nous défendons. Je crois très sincèrement que le marasme congolais actuel est dû au fait que les congolais, par éducation ou par formation sociales, ont accumulé des défauts qui les empêchent de voir les choses comme elles sont et surtout être ambitieux pour soi-même et détaillé dans la procréation de moyens et instruments d´exercice existentiel. En clair: trop brouillon, trop bêtement croyant, trop peu profond, pas assez conséquent...et bien trop souvent plus arrogant et prétentieux qu´effectivement efficace et averti. Ces défauts ne sont pas seulement congolais, ils sont pratiquement visibles dans toute la race noire...il ne faut donc pas monter au plafond; et cependant, pour un meilleur avenir nous devons mettre fin à ces rebus du passé inculte et analphabète de nos sociétés et cultures passées. C´est justement le travail d´une élite avertie et conséquente de ses responsabilités: ne pas se refuser à voir les erreurs, mais bien les réparer et changer les choses au mieux afin que la créativité et le talent imaginaire individuel des africains s´épanouissent fructueusement et profitent efficacement au développement de nos sociétés.

Ici je ferai un reproche à mon ami M. F. S. qui, m´a-t-il semblé, quêtait des livres pour les élèves de Bukavu. En fait, il n´y a pas de mal à cela...sauf que cela n´est ni économique, ni efficace au bon développement du Congo ! Pourquoi ne pas rassembler des fonds, mettre quelques universitaires à l´emploi en leur demandant de produire ces livres ? Ils en sont capables et c´est leur travail social. Cela permettrait de donner l´emploi à ces intellectuels tout en produisant dans la société des biens positif au plus haut niveau parce qu´ils sont utiles, vendables...culturellement et économiquement efficaces à tout point. La Belgique a offert 8.000 livres si ma mémoire est bonne au Congo...culturellement cela est d´une aliénation sans précédent car il est grand temps que l´imprimerie de la connaissance soit respectée á son juste titre en Afrique. Les africains doivent s´y mettre eux-mêmes sinon leur développement est en péril. Ceci dit, aider n´est pas mauvais, mais il faut l´aide qui aide à se relever, pas l´aide qui rend dépendant en consignant les intellectuels au chômage ou à l´inutilité sociale parce qu´alors l´économie et la société s´en trouvent empêchées ou mises à mal.

Nous avons connu l´époque où Mobutu acheta 800 bus pour la TCC (transport en commun du Congo); s´il avait exigé que ces bus soient construits ou montés au Congo, non seulement cela aurait donné l´emploi aux techniciens carrossiers, électriciens et autres, cela aurait rendu aussi ces bus moins chers ! On fit le contraire et aujourd´hui on s´étonne que le Congo est pauvre ? L´argent parti ne revient plus, ne l´oublions pas; quant aux dettes faites à l´époque, nous en souffrons encore aujourd´hui ! L´important dans une société ce n´est qu´elle se croie capable de tout acheter ou recevoir par l´aide des autres, mais bien la capacité de celle-ci à produire et concevoir par elle-même les moyens et les instruments de satisfaction sociale parce qu´ainsi le volume des échanges économiques ainsi que les qualifications de techniciens augmentent, ce qui crée à la fois le progrès et l´augmentation du niveau de vie avec les revenus gagnés par ces employés. Sans voir les choses un peu plus profondément et économiquement, on ne peut qu´aller à l´aléatoire et à l´échec prochain d´une société sans moyens...parce qu´elle aurait omis de les produire en elle-même, pour elle-même. Le développement, ce n´est rien d´autre que cela: être capable de se subvenir à soi-même.

Musengeshi Katata

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