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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

12 mars 2010

En réponse aux cris de : libérons-nous de 50 ans de francafrique

Commentaire sur Pambazuka News n° 137 sur l´article de Stéphanie Dubois de Prisque : http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/62896

 

Des cris, des voeux, de faux conseils…et si on devenait sincère et honnête une bonne fois ?

 

Etait-ce une manière de se moquer de nous ouvertement ou est-ce celle de nous torturer notre âme ensanglantée et ouverte en nous mettant sournoisement la main dans la plaie ? MK

Venant d´une occidentale, ce cri de libération sonne toujours, malgré qu´il soit inévitable à la véritable liberté et réalisation africaine, comme une ironie de la pire espèce. Pourquoi, mais parce que cette francafrique a été installée pour protéger la prédominance occidentale en Afrique et permettre aux occidentaux de piller et de corrompre à loisir notre continent selon leurs étroits intérêts. Et pourquoi encore...parce qu´on se demande: si la francafrique a été entretenue aux côtés (il faut l´avoir vécu pour le croire) des idéaux de liberté, égalité, fraternité et les prétentions nébuleuses des droits de l´homme !

Que deviendront ces valeureuses prétentions lorsque la francafrique aura disparu ? Aurons-nous enfin la liberté que nous nous souhaitons ou perdrons-nous celle que la race blanche, dans sa fausse hérésie de grandeur, nous réservait ? On se demande bien si le néocolonialisme occidental qui a instauré ce système de francafrique se rend compte aujourd´hui de son absurdité...face à ses propres valeurs et face au respect des valeurs et de la liberté des africains ?

Libérez-vous, cassez vos chaînes ! On entend cela de partout en occident...mais si on voyait les choses autrement depuis que les africains demandent aux occidentaux: cessez de nous mépriser, cesser de nous tromper et nous déconsidérer ? Parce que dire aux gens de se libérer, mais sournoisement mettre tout en oeuvre pour torpiller toute libération ou indépendance culturelle, cela, c´est une bien belle fausseté ! Car pendant que nous nous efforcions désespérément à nous débarrasser de ce monstre francafricain, sous cape et avec un sarcasme des plus méprisant, nos geôliers culturels et politiques d´hier et nos marchands d´esclaves se payaient notre tête en fourbissant malgré tout la continuité de nos larmes et de notre désarroi. Faut-il se mettre maintenant à pleurer de joie parce qu´on nous mettait les bâtons dans les roue tout en clamant : liberté, égalité, fraternité ou faut-il applaudir parce que sous l´étendard des droits des hommes on nous privait sciemment autant de liberté que de droit à une culture originale et indépendante ?

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"


 

Forum Réalisance

05 mars 2010

Afrique : inventer un système éducatif en cohérence avec un autre développement ?

Commentaire sur l´article de Pambazuka News du 01.03.2010 : "L'éducation et la démocratie devraient être une construction commune" http://www.pambazuka.org/fr/category/features/62669

 

Dans l'esprit de Joséphine Ouedraogo, les défis immédiats posés aux mouvements sociaux africains sont énormes : recréer une façon de faire de la politique, proposer des voies nouvelles pour la participation citoyenne, inventer un système éducatif en cohérence avec un autre développement... A un an du Forum social mondial de Dakar, dont son organisation assume le secrétariat, la secrétaire exécutive d'Environnement, développement, action (Enda Tiers monde) souligne aussi que l’Afrique de base doit être présente à ce rendez-vous qui se tient pour la deuxième fois en Afrique, après Nairobi en 2007.

 

Il n´existe pas « d´autre développement », il n´existe que le développement ; personne ne marche avec les pieds du voisin, ne parle ou ne mange avec la bouche d´un autre…

 

Souvent ce n´est pas le résultat immédiat qui compte; les résultat, on peut toujours les discuter et les améliorer. C´est l´effort, l´amour qu´on a mis à chercher sa voie, à collectionner ces détails de peines, de contraintes et de joies qui nous ont conduit à l´aboutissement. Derrière cette riche expérience se trouve ce qu´il y a de précieux en nous : l´amour et la patience déterminée à aboutir à une victoire. Et cela, c´est une richesse inestimable parce qu´on peut toujours l´employer pour vaincre de nouveau. MK  

Bien sûr que l´éducation et la démocratie sont les pièces de la même médaille, seulement, il ne faut pas inverser l´ordre d´entrée dans la phénoménologie sociale réelle ! Ce que les africains font pourtant actuellement en roulant en voitures étrangères et en d´endettant pour consommer importés sans penser le moins du monde à produire eux-mêmes ou du moins aboutir à leurs propres technologie de mobilité, de production de biens et de moyens de développement. Et pour revenir à l´éducation, c´est bien elle qui précède à la démocratie parce qu´elle discute, conquiert et développe les instruments et les moyens de réalisation sociale et individuelle. Et sur le chemin critique de sa réalisation elle s´aperçoit qu´il lui faut un système de valeurs efficace soutenant ses idéaux sociaux et les organisant au mieux autour de la politique et d´un processus déterminé par lequel les forces démocratiques se sécurisent, s´articulent, se discutent et échangent leurs enjeux.

En Afrique on semble, chère madame, mettre la charrue devant les bœufs dans bien de domaines, comme vous le dites si bien en conseillant aux intellectuels de se rapprocher de leurs peuples et de leurs arrières pays. Là où je ne vous suis pas, c´est de prétendre que ces intellectuels doivent employer la langue du paysan ou que l´Afrique devrait suivre ou prendre exemple sur l´exemple de Paulo Freire et sa pédagogie de la libération en Amérique latine…hem, chère madame, on ne peut tout de même pas importer des méthodes d´éducation qui sont propres à une culture et une psychologie culturelle étrangère à l´Afrique pour y résoudre des problèmes d´une tout autre nature socioculturelle ! On peut s´en instruire, certes, mais l´Afrique a sa personnalité culturelle propre. C´est aux intellectuels de faire leurs devoirs d´analyse et de compréhension de leur contexte et offrir aux leurs un système de valeurs éducatives actives et dynamisantes répondant à la fois à leurs cultures respectives qu´aux défis devant lesquels ces cultures se trouvent dans le temps et l´espace. Notons ici qu´abrutir les jeunes africains avec des normes sociales inefficaces est tout aussi empoisonnant pour l´avenir que les laisser analphabètes, sans instruction et formation professionnelle digne de ce nom.

C´est ici que commence le grand problème des intellectuels africains avec la question : savent-ils au moins devant quels défis rationnels, techniques, scientifiques leurs cultures sont confrontés face au développement, à l´industrialisation, à la connaissance et au développement des techniques et des sciences comme principe universel contemporain de réalisation sociale ? Certains intellectuels surmenés pensent qu´il s´agit d´un phénomène de la mondialisation, or on oublie que la mondialisation a commencé en Afrique au 7e-8e siècle avec les invasions et l´esclavage islamique, puis au 15e-16e siècle avec l´esclavage occidental qui dura 400 ans. Qu´est-ce qui fait donc la différence entre la mondialisation primitive d´hier et celle d´aujourd´hui ? Hier comme aujourd´hui on fit l´abus et la chosification économique ; aujourd´hui il s´agit plutôt de tenir les gens à œil et à la laisse en contrôlant leurs marchés, leurs politiques, leurs économies subtilement. Ou de savoir réagir rapidement sur des marchés étrangers. Pour le reste rien n´a changé : les pauvres s´appauvrissaient ou s´endettaient et ne parvenaient pas à se subvenir á eux-mêmes et de l´autre côté avec le système économique et financier de son côté, la technique et les technologies de production, les riches s´enrichissaient de plus en plus. C´est aux intellectuels africains de se rendre compte de ce piège de stagnation et de fourbir des plans efficaces pour en sortir, sinon, quelle est leur utilité ? Certainement pas rouler en limousines étrangères, brader leurs marchés commerciaux et leurs accumulations socioéconomiques aux producteurs étrangers !

Je vous rejoins, chère madame Joséphine Ouedraogo, lorsque vous dites : « En Afrique subsaharienne, les politiques éducatives produisent la même chose que le modèle du système: exclusion, chômage, pauvreté. Même problème, même résultat ». On ne peut pas vous reprocher de ne pas avoir vu et compris exactement ce qui se passe, notamment que l´économie ne marchait pas en Afrique. Or celle-ci ne peut marche que s´il y a technologie et production. Mais si vous dites qu´il faut employer le langage des paysans pour produire ou faire avancer l´économie. Je vais croire qu´il s´agit ici de langues vernaculaires locales, ce qui serait absolument vrai. Mais la technique et la science ont le même langage partout dans le monde : un sens rationnel, descriptif normé des processus et des applications ; croire qu´on peut se développer ou produire mieux sans instruction, sans formation professionnelle et technique appropriée…on a joué à ce jeu en Afrique jusqu ici en abandonnant l´agriculture et l´élevage aux incultes et aux analphabètes, cela n´a en rien fait avancer les choses. Il faut donc redoubler d´efforts dans la formation professionnelle et la qualification de la main d´œuvre en Afrique afin que l´efficacité et la qualité fassent enfin leur apparition.

Au-delà de tout cela se trouve l´économie qui n´est rien d´autre que la mise en jeu de facteurs et de moyens permettant d´arriver à produire et satisfaire aux besoins et nécessités contemporaines de la vie. Si au départ on achète et dépense les produits étrangers et méprise les siens propres, ceux-ci ne vont ni trouver acquéreur, ni inciter aux investissements incessibles dont ils ont besoin pour s´épanouir sur le marché. L´éducation est aussi un produit de l´organisation culturelle sociale née de l´évidence qu´il faut donner des instruments de connaissance, de formation professionnelle, de compréhension et capacités rationnelles aux membres de la société afin qu´ils viennent remplir plus ambitieusement le rôle individuel et social qui les attend. Mais derrière cette éducation, ce qui est absolument important est la conscience culturelle de l´élite qui a mis les paramètres éducatifs à jour et les rajuste en permanence pour les adapter aux défis progressifs des temps ; cette élite, en effet, doit être animée du devoir de mettre entre les mains de la société autant que celle de l´individu d´un instrument d´éducation, de normes efficaces, ambitieuses mais aussi réalistes et flexibles permettant au fameux jeu de miroir social de ne pas enfermer la société ou l´acteur social individuel dans un piège de suffisance et de reproduction servile, mais bien d´encenser la créativité, la joie intellectuelle, esthétique et professionnelle ouvrant tous sur un amour de soi, de la beauté, de la perfection, de l´invention et de la curiosité permanente comme lieu d´assouvissement et de réalisation individuelle et sociale.

A mon sens, et sûrement issu du fait que les cultures africaines sont en retard technique et scientifique, les intellectuels africains ont tendance á ne pas prendre les choses par les racines et rester conséquents. Pourquoi ? Mais parce qu´ils se réalisent, la plupart du temps, hors de l´univers culturel et économique des leurs. Leurs livres sont étrangers, leurs diplômes aussi, leurs voitures, la langue administrative qu´ils emploient pour gérer et gouverner l´Etat, etc. Et ils sont bien conscients que l´étranger les juge et les manipulent en exerçant une certaine influence politique et économique sur eux, tandis que les leurs, eux ne savent pas exactement estimer ce qu´il faut faire ou comment il faut le faire pour aller de l´avant. Ces intellectuels doivent revenir sur terre, cela va de soi. Après tout, ils ne sont rien d´autre que des enfants de ce même peuple qui leur réclame, au nom de la légitimité du pouvoir qu´ils exercent ou leur vocation d´intellectuel, qu´ils les organisent et dirigent l´avènement de leur meilleur épanouissement. Derrière tout cela se trouve bien une question de fierté culturelle et intellectuelle, d´amour des siens et de soi-même comme savante projection de la société. Les intellectuels africains doivent bien se demander s´ils sont capables d´exercer leurs devoirs adéquatement et si on peut leur faire confiance. Est-ce réellement le cas actuellement ? Il ne faut pas croire que pour être un intellectuel il faut seulement parler les langues coloniales, arborer un diplôme dont on n´arrivait pas à prouver l´utilité, consommer étranger, courir de conférence en conférence inutile et rouler en limousine étrangère pour mériter la reconnaissance et les acclamations de son peuple. C´est tout de même plus que cela !

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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24 février 2010

Cinquante années d´indépendance, ou années de débâcles et de fausses illusions ?

Commentaire sur Facebook sur l´invitation d´Henri Kamande Nzuzi sur l´article : "On crève le boa, et après…?"

 

Des pas maladroits et incertains face aux hordes étrangères aguerries, savamment trompeuses et dévoyantes ?

 

Merci, merci beaucoup cher Henri, cela a fait un grand plaisir de te lire car tu as touché exactement le point de notre situation actuelle. Nous avons éventré le boa comme tu dis, mais les forces primitives du passé nous ont remis face à nos propres défections. Pire encore: le néocolonialisme occidental a transformé ce que nous croyions être une victoire en une longue marche illogique et renversée de nos propres intérêts. Parfois je me dis, c´est vrai, comment l´africain réfléchit-il s´il condamne ses propres enfants, sous la corruption, la francafrique et l´illumination économique et politique, à la pauvreté, à l´ignorance et au chômage ? Comment réfléchit-il ? Qui fait ou fera l´avenir de ce pays sinon ces petits enfants aux ventres enflés sans instruction et sans alimentation adéquate qu´on voyait désoeuvré dans les rues tous les jours en Afrique ? Sans investir dans la mise en valeur de leurs qualités, de leur créativité et de leurs intelligences, peut-on réellement prétendre que nous en sortirons, que nous vaincrons le sous développement et la pauvreté ? J´en doute, j´en doute sincèrement; la situation se détériore de jour en jour en Afrique ! Comment cela n´était-il pas évident à tous les gens au pouvoir actuellement en Afrique et au Congo malgré la pauvreté et la misère visible qui y sévit ?

Je dois, hélas témoigner aux africains d´une méconnaissance scandaleuse de l´économie, pas de celle inculquée et régie par les intérêts et la prédominance du maître occidental, non, l´économie, celle qui met en valeurs nos intérêts et les articule fermement autour de paramètres sévèrement liés à nos intérêts et ceux d´un meilleur avenir ? L´écroulement économique actuel de la Grèce, les effets négatifs de la crise économique internationale actuelle nous permettront peut-être de sortir nos élites corrompues de leurs retranchements. Car ce dont l´occident va énormément souffrir bientôt sera le manque de clients pour ses industries et ses surproductions. Nous sommes à la veille d´un nettoyage sans précédent de la francafrique afin que l´Afrique puisse enfin avancer en investissant dans son développement plus conséquemment au lieu d´enrichir la Suisse ou quelques particuliers élitaires incapables et incompétents. le problème de l´avenir du Congo se trouve dans la question: la plupart des intellectuels africains et congolais ayant été formés en occident et c´est dire à leur propre négation; ces intellectuels sont-ils à mesure d´avoir cultivé des valeurs et des logiques rationnelles leur permettant de créer une science économique positive pour le développement de leurs pays respectifs ?

Et là je dois dire sans me tromper qu´il y en a très peu ou pas du tout; sinon, la défection actuelle ne s´expliquerait pas ; il y aurait depuis longtemps des gouvernements efficaces et efficients en Afrique ! C´est aussi le cas pour des dialecticiens de la logique, des penseurs de grand niveau capables de décoloniser rapidement l´esprit attardé des africains et le dynamiser rapidement autour d´idéaux supérieurs de profondeur des choses, de la recherche de la précision et de l´exactitude sensible. Là est le grand problème: celui de l´amour de la perfection comme projection d´organisation, de production et de jouissance de l´existence comme bien précieux et cher. Consommer les produits des autres comme nous l´avons fait jusqu´aujourd´hui ne mène qu´à la banqueroute; la liberté ne s´achète pas, elle ne se donne pas non plus. Elle se fait plutôt. Nous devons seulement accepter d´en payer le prix le plus fier mais aussi le plus précieux parce qu´il s´agit de notre vie, de notre avenir et celui de nos femmes et nos enfants. Beaucoup d´africains croient qu´il s´agit d´étaler leur médiocrité et leurs complexes, ce n´est hélas pas vrai. Ce qu´on attend d´un chacun de tous c´est le meilleur de lui-même.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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21 février 2010

A propos des nostalgiques de l´Afrique traditionnelle d´hier

Commentaire du 21.02.2010 sur facebook

 

L´avenir de l´Afrique se trouve irrémédiablement dans le progrès scientifique et technique ainsi que dans la libération de la femme du phallocentrisme traditionnel.

 

Voyez-vous ce qui me dérange dans votre démarche, cher ami de Congo Mikili, c´est qu´elle cache un traditionalisme indécent à mon avis. Pourquoi indécent ? Parce qu´il s´agit, face aux échecs économiques et culturels des sociétés africaines actuelles gouvernées, disons-le bien vite, par des hommes, de tromper les apparences et changer le jugement ou la critique faite aux incapables au pouvoir en Afrique aujourd´hui, pour ramener les choses à une question de place de la femme dans la société. Pour moi c´est de la sociologie de parvenu que vous faites avaler aux gens en désespoir de cause. Le passé, le Kamitat dont vous chantez les louanges aujourd´hui et que vous voulez rétablir en Afrique à l´avenir…dans un complexe et un aveuglement...douteux en ce qui me concerne; ce Kamitat, est en banqueroute depuis des siècles ! Ou n´est-ce pas le même Kamitat qui oublia de faire science et technologie et de défendre ses sociétés efficacement avec le progrès économique, scientifique et technique, ce qui lui valut, depuis le 7-8e siècle l´envahissement des hordes islamiques qui s´emparèrent du Nord de l´Afrique et nous imposèrent autant l´absolutisme du Coran que l´excision des filles en faisant esclaves tous ceux qui se refusèrent à devenir musulmans ?

Mais oui, parlons-en; n´est-ce pas ce même Kamita qui, ayant gardé ses sociétés et ses peuples dans l´ignorance et l´hébétude intellectuelle, ne sut résister, au 16e siècle à l´envahissement occidental et à son esclavage qui dura 400 ans ! Puis vint la colonisation avec ses fouets, ses viols culturels et la destruction de nos symboles sociaux; que faisait donc votre Kamitat pendant ce temps ? Aujourd´hui que la francafrique pillait, appauvrissait et condamnait nos femmes et nos enfants à une mort horrible de manque et d´errance culturelle et économique, où est donc votre Kamitat ? C´est à peine si je me retiens de vous dire que vous êtes fou dangereux pour ne pas voir que ce qui gouverne le monde moderne, c´est la créativité, la technique et l´accumulation économique et financière mis au service du progrès et du bien-être. De tout cela votre Kamitat n´a rien fait ni apporté de réponse satisfaisante pour qu´on lui prête crédit ou audience ! Voulez-vous transformer les gens en idiots ou croyez-vous que vous vous adressez à des idiots en clos fermé ?

Mais, revenons à la femme que tout le monde a en bouche en ce moment pour cacher ses propres complexes; connaissez-vous NGALULA MUBENGA SANDRINE inventrice de la première automobile africaine fonctionnant avec l´hydrogène ? Connaissez-vous AMINATA TRAORÉ sociologue et écrivain, DIMANDJA (ingénieur métallurgiste), etc, etc et j´en passe. Croyez-vous vraiment qu´au regard de l´intelligence de ces femmes, vous pouvez prétendre á leur donner une place quelconque dans la société Kamite ou ce sont eux qui daigneront, si elles veulent et si vous êtes réellement utiles, une petite place dans leur société ? Je crois qu´à force de vous laisser aveugler par votre phallocratie, vous ne perdriez le sens des réalités et ce qui compte dans l´avenir et le bien-être des sociétés africaines ! Se cacher derrière de gros mots, des religions, un pouvoir bâclé et incompétent, les hommes le font abondamment actuellement. Or, les femmes ne sont ni aveugles, ni idiotes; elles ont très bien compris que l´homme noir broutait sa médiocrité depuis des siècles. Autrement, comment expliquer toutes ces défections dans l´histoire et le développement de l´Afrique ? On venait, on vous volait ses enfants, on revenait et on remettait cela et personne ne réagissait...elles ne sont pas du tout bêtes comme vous le pensez, ces femmes; c´est depuis longtemps qu´elles ont compris. Et si cela continue, les hommes en Afrique vont bientôt leur rendre des comptes. Elle ne peut souffrir indéfiniment dans la pauvreté, faire des enfants sans avenir ou voués à la race pauvreté...et l´homme continuait à gaffer et à parler Kamitat !!! Tonnerre…

Si vous aviez un peu, un tout petit peu d´objectivité et de sens des réalités et du ralliement, vous auriez eu la décence d´inviter des femmes et des hommes et leur demander de discuter pour savoir ce qu´on peut changer, améliorer afin que les erreurs et les manquements du passé ne se reproduisent plus. Et que l´avenir redevienne serein et nôtre. Si vous l´aviez fait, je vous aurai admiré et encouragé; mais sortir un texte colonial et se mettre à philosopher sur la place de la femme dans la société africaine sans le moindre approche et intention sociologique...cher ami, je ne vous cache pas que ce que vous faites-là n´est pas du tout brillant, pas du tout. Et même prétendre nous ramener dans ce passé exécrable qui nous a valu la domination et les malheurs de l´esclavage et de la colonisation religieuse, économique, culturelle...oh mon Dieu, comment réfléchissez-vous donc ? N´avez-vous pas encore compris que le monde avait changé et qu´il fallait aussi que vous quittiez votre traditionalisme dangereux et aveugle ? En tout cas, au nom de toutes les femmes d´hier et d´aujourd´hui qui ont souffert et souffrent encore de l´incapacité des hommes dans le passé de nos cultures arriérées, et qui aujourd´hui encore souffrent et désespèrent dans des conditions de vie les plus pauvres du monde entier, je me permets de m´excuser…de ce que vous croyez que vous êtes en position de leur dire quoi que ce soit ! Peut-être devriez-vous commencer par briller de l´esprit et de l´intelligence avec laquelle, aux côtés de ces femmes qui nous ont toujours aimé et soutenu, changer les choses au mieux. Mais croyez-moi, croire que vous êtes plus intelligent que certaines femmes ou que vous pouvez décider de leur place dans la société, vous vous trompez énormément : ces temps sont révolus, les femmes savent se donner la place qui leur revient de plein droit á n´importe quelle classe de la société. Les femmes africaines ne sont ni bêtes, ni aveugles ; loin de là, c´est plutôt l´homme africain qui cafouille et se ridiculise grossièrement actuellement.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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15 février 2010

Les femmes congolaises, l´économie et le développement du Congo

Commentaire sur Facebook sur l´article de Maurice Van der Maelen. « Où sont nos femmes congolaises ? »

 

Un grand Congo mérite une femme émancipée, instruite, fière de sa liberté et de ses responsabilités sociales et intellectuelles.

"Qui logera nos rêves aux paupières des étoiles ?" Léopold Sédar Senghor

 

En fait, si on est vraiment sincère et si on se réfère autant à ce qui a été dit ci-dessous que ce qui en est advenu du statut de la femme dans la société africaine et congolaise en particulier, on se rend compte que ce sont les hommes qui discutent le plus sur la question, et d´un autre côté, ce sont aussi les hommes qui, par étroitesse d´esprit et manque véritable d´émancipation culturelle, tardent á rendre justice à la femme, cette compagne existentielle qui fait la moitié de leur existence. Peut-être est-ce une grande question d´éducation; j´en parlais avec Madame Kandolo pour laquelle j´ai beaucoup d´estime pour sa lutte pour l´émancipation de la femme et sa reconnaissance pleine et entière comme partenaire égal en RDC.

Je dois cependant dire que par rapport au statut de la femme dans la culture islamique, la femme est plus libre au Congo ou en Afrique noire chrétienne. Cela doit continuer; ce qui freine aujourd´hui l´épanouissement réel de la femme congolaise ou africaine, de l´usage de son intelligence qui est indéniable (voir par exemple Sandrine Mubenga Ngalula, inventrice de son état) et de ses grandes qualités d´organisation et créativité culturelle, c´est en premier lieu la pauvreté de nos sociétés et en deuxième lieu l´ignorance et les traditions encroûtées. Au delà de ce constat, et ici je reviens à l´intention de cet article qui demandait : « Où sont donc les femmes congolaises ? », c´est le marasme économique et culturel qui frappe le Congo et dans une certaine mesure toute la race noire de l´Afrique à Haïti. Et on voit que si nous ne nous donnons pas de meilleurs moyens et instruments économiques et sociaux de réalisation, la femme, son partenaire masculin et ses enfants souffriront toujours du manque et de la pauvreté.

Toutes les discussions actuelles, aussi bienveillantes et averties soit-elles ne sont rien d´autre que des exercices inutiles de style si la croissance économique ne devient pas sérieuse en Afrique. Dans la pauvreté et les moyens restreints, symptomatiquement, le jeu de coudes et les anciens instincts primitifs reviennent en surface et ce sont généralement les femmes et les enfants qui en pâtissent...ainsi que les malades, les faibles, les invalides...etc. C´est même cela la raison et l´obligation supérieure d´une culture quelle qu´elle soit : croître afin de protéger les faibles et leur rendre justice en leur donnant les moyens et les instruments de se réaliser pleinement et librement. Il faut certes un idéal social élevé pour mieux gérer le progrès, la richesse de son émancipation et l´équilibre suivi et partagé de ses enjeux; encore faut-il avoir à partager ! Autant le travail, la connaissance, l´éducation, la formation professionnelle et l´influence sociale ou économique sont conditionnés par la croissance économique et le progrès technique et scientifique d´une société. Si ceux-ci font défaut ou sont dilapidés inconsciemment, on peut discuter tant qu´on veut, faire des propositions ou de joyeux constats à la pelle ; la question du financement reste ouverte et on risque bien de retomber dans la médiocrité…et les vieux fantômes primitifs du passé.  

Laissez-nous donc nous battre pour que celui-ci ait lieu, et laissez-nous débattre afin que nos erreurs du passé, nos complexes et nos manquements soient dissipés dans une philosophie sociale et culturelle réellement capable et fier de rendre justice à tous les membres de sa société...parce qu´elle en a les moyens et parce que sa philosophie met la réalisation de tout un chacun á l´étendard de sa société et du devoir que cette dernière a envers elle-même. Sans moyens économiques et financiers, comment veut-on financer une meilleure éducation, donner de l´emploi et un revenu sécurisant aux hommes et aux femmes indistinctement; oui comment veut-on financer le développement industriel, technique et scientifique de la société ? Il nous faut travailler à l´acquisition de ses moyens et instruments économiques de réalisation parce qu´ils ne sont pas la fin des choses, mais bien la meilleure clé fiable qui ouvre sur un meilleur avenir.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

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12 février 2010

Edifiant constat critique de Kouchner sur l´état économique de l´Afrique actuellement

Commentaire sur le Pangolin à l´article de Mouélé Kibaya : Afrique: "politique commune" des Européens et Américains face à la Chine, recommande Kouchner

http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2010/02/09/16851122.html

 

Mais que peut-on donc dire devant la débâcle africaine actuelle, acclamer ?

 

Cette dépêche est un véritable constat d´une incroyable déception face à la stagnation et à l´état inexistant ou déplorable de l´économie africaine. Il n´y a que les africains qui ne s´en rendent pas compte ou continuent à philosopher à contre-courant sur leur Panafricanisme, leur afrocentricité...et autres dogmes gratuits et illusoires parce qu´elles s´éloignaient de la réalité au lieu de la réparer ou l´améliorer. Ce qui n´était, de la part des africains ouvertement incompétents depuis des décennies d´indépendance, en réalité que l´art de vouloir échapper à la réalité parce qu´on n´était pas capable d´y apporter des solutions valables et solides. L´art de fuir son ombre, au fait. On voit ce que cela a donné en Grèce...au pays mère de la démocratie où on croyait qu´avec des pierres antiques l´avenir se ferait aussi en fermant les yeux sur l´acquisition et la création de nouvelles structures industrielles et économiques modernes. Pris au piège de sa propre naïve incompétence...on se jeta dans la prostitution de l´endettement avec toute la fausseté que cette dépravation économique amène: faux, usage de faux, escroquerie aux chiffres et aux écritures comptables...tandis que le bakchich et le travail en noir minait la société et ruinait son fisc.

Pour ce qui est du pathétique constat de Kouchner, il n´y a rien de faux dans cela: beaucoup de stratèges dont moi-même avons déjà vu l´opportunité d´une attaque en arrière des lignes ennemies chinoises. Seulement cela a deux désavantages: l´une est la mise sur pied des africains désabusés et indolents se détruisant eux-mêmes au lieu de se promouvoir...et de l´autre le danger de Boomerang: le capital investi en Afrique pour produire moins cher et concurrencer efficacement les chinois pourrait prendre une dynamique inattendue et battre l´occident à son propre jeu ! L´agriculture européenne déjà à mal, par exemple, s´écroulait définitivement...Puis on a vu cela en Chine: ceux qu´on croyait morts et dociles qu´on pouvait exploiter à loisir et s´enrichir à outrance, se révélèrent d´un dynamisme qui fait trembler tout l´occident aujourd´hui !

Autre problème. on se trouve en face de corrompus de la francafrique actuellement au pouvoir aujourd´hui, ceux-ci dilapidaient les accumulations des leurs et les enterraient vivant au lieu de les promouvoir et abonder leurs moyens et instruments de développement. Comment allait-on se débarrasser de cette classe sangsue des leurs sans heurts et surtout, comment allait-on remettre les montres à l´heure logique et rationnelle si, avec l´aides de parasites et traîtres francafricains l´occident complice on avait sciemment veillé à ce que les africains vivent et réfléchissent avec leurs pieds plutôt qu´avec leurs têtes ? Un casse-tête qui risque de rester ouvert...ou alors ce sera la seule issue occidentale de gagner du temps...Parce que sans donner de meilleurs revenus et de meilleures qualifications techniques aux africains, les investissements qu´on y feraient ne seraient pas affirmés et consolidés par un marché local positif. On jouait, comme en Chine, avec la queue du lion africain…son réveil pourrait être très carnassier ! A suivre, time is money.

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"


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25 janvier 2010

Autour d´un débat sur la non violence en politique

Commentaire sur l´article de Berry Muekatone : " La non violence comme stratégie politique ? "

 

La violence en société, quelque soit-elle, est l´arme et le moyen du primitif et de l´attardé culturel

 

Brillant, ami Richard-Claude Bill Kland; en fait, depuis l´indépendance on a amis de doter les sociétés africaines d´un idéal social supérieur commun dont les valeurs répondraient non seulement à leurs efforts à faire, mais aussi á leur identité et leur attentes. La violence est toujours la voie du crétin et du primitif; seulement, dans certaines société attardées aujourd´hui cette violence est légalisée ! Je parle ici de couper les mains aux gens dans les sociétés islamiques sous la Charia...etc, violer les femmes comme au Kivu, faire des guerres gratuites et irraisonnées comme en Somalie...au lieu de construire ponts, voies ferrées, écoles, industries et chaussées nécessaires au développement et au bien-être futur.

Je l´ai dit la fois passée: il y a aussi une forme de violence constitutionnelle organisée par un pouvoir médiocre et des classes politiques incapables. On ne peut pas en effet enfermer les gens dans des HLM, leur priver de formation professionnelle valable ou adéquate, d´emploi pour venir plus tard se plaindre qu´il y a criminalité ou paupérisation asociale dans ces banlieues abondées. Et si on imposait le plein emploi afin que tout le monde ait un emploi et un revenu décent avec lequel il peut entretenir sa vie, élever ses enfants décemment et être fier de ce qu´il est et de ce qu´il fait ?

Ici je répond à Berry qui, il m´a semblé, s´en prenait à ceux des africains qui vivaient en Europe et parlaient révolution alors qu´ils préféraient rester ici vivre mieux qu´aller mourir pour les autres...ou un idéal révolutionnaire. Nous connaissons la fin que les congolais ont donné à Patrice Lumumba...une fin indigne de quelqu´un qui a lutté pur eux. Aujourd´hui même il y a encore des crétins et des incultes qui ne savent pas que c´est grâce à cet homme que nous sommes indépendants ! Aussi, aller mourir pour des idiots; ce n´est pas preuve d´intelligence, pas du tout. Le peuple doit lui aussi faire sa part d´efforts cette fois-ci: notamment dire ce qu´il veut à vive et intelligible voix et cesser son ignorance et sa bêtise habituelle de croire qu´en élisant des idiots et des parvenus incapables à son pouvoir, ceux-ci vont leur faire des miracles. ...

Personnellement je me considère comme un intellectuel comme il y en a très peu au Congo; j ai fait d´excellentes études et j´ai été, avant même qu´on parle de crise économique, le premier à l´annoncer en 2005 ! Mais pour rien au monde je n´irai me mettre en danger auprès de gens auxquels j´ai à plusieurs reprises dit la vérité et qui se sont cependant refusé à voir les choses comme elles sont. Me sacrifier pour rien ? Allons, donc, cette époque est révolue ! Ici mes filles vont à l´université, j´ai une vie que j´ai gagné avec mes efforts et mon intelligence; pourquoi irai-je me battre pour des gens qui ne sont pas prêts ou désireux de changer eux-mêmes leur vie pour un meilleur sort ? Allons, Berry, le bon sens, on l´a tout de même. L´époque Berry où un seul homme ou quelques initiés faisaient la révolution pour les autres est une époque qui n´a conduit à rien, parce qu´aussitôt l´euphorie de la révolution passée, les mêmes qu´hier revenaient reprendre les rênes du pouvoir d´une manière ou d´une autre pour asservir le peuple. Qui gouverne donc en France aujourd´hui réellement, n´est-ce pas l´aristocratie politique et industrielle ? Voyez Obama comme il se bat pour imposer une vulgaire assurance maladie universelle aux Etats-Unis...le monde entier rit de la bêtise des conservateurs, mais eux tiennent à mettre Obama échec et mat ; c´est à se demander : pourquoi l´avaient-ils élu, au fait. On le voulait vraisemblablement pour se débarrasser de l´odeur pestilentielle de George Bush...mais changer, c´est autre chose auquel l´Amérique a bien difficile à se contraindre…les fantômes du passé sont parfois bien tenaces et affligeants dans le subconscient social d´un peuple.  

Le peuple doit bouger, protester, élever la voix; nous ne sommes pas des dictateurs ou des affameurs de peuple...mais nous exigeons que ceux qui aiment et aspirent à la liberté et une vie meilleure, que ceux-là se lèvent, s´instruisent, travaillent et défendent clairement et sans ambiguïté leurs intentions. Ensemble nous irons plus vite que si un seul homme devait mourir pour que d´autres soient débarrassés de crapules sans savoir ce que deviendra ce peuple demain, ce que les gens veulent réellement et comment mieux faire les choses pour sortir efficacement de la pauvreté. La retombée dans le désordre, la pauvreté et les guerres grossières comme on le voit en RDCongo aujourd´hui est garantie sans cela…En fait on se demande pourquoi Patrice Lumumba est mort si l´indépendance a été truquée par une dépendance politique, économique de la pire sournoiserie envers l´occident ? Oui, au fait, pourquoi est-il mort ? Pour que les congolais meurent aujourd´hui de faim et que leurs enfants, comme des haïtiens émigrent par milliers à l´étranger s´ils veulent trouver emploi ? Le peuple souverain doit bouger Berry…nous ne sommes que des êtres humains et mourir pour rien, ne sert absolument à rien. Et c´est idiot en plus. Si le peuple congolais doit souffrir pour acquérir le bon sens, alors il doit en faire l´expérience. On ne bombarde pas un peuple dans le progrès ou le changement quand ce peuple ne le veut pas !

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

 

23 janvier 2010

Le modèle économique et culturel occidental est-il valable en Afrique ?

Commentaire sur la vidéo de Alice Djitik- Tchomte intitulée : WEST-PAPYRUS ou le syndrome de nationalité européenne.

 

Il faut à tout prix réhabiliter en Afrique une économie tournée vers la réalisation des africains.

 

@ Dareen Tiyi Kmt : le capitalisme en soi n´est pas mauvais puisqu´il répond aux instincts les plus individuels du caractère humain; là où ce même capitalisme devient dangereux et nocif, c´est quand on l´emploie pour asseoir des idéologies de domination d´une caste, d´une race, d´un groupe d´individus au détriment de l´intérêt individuel humain commun. Tout le monde en vérité doit avoir un droit légitime à s´enrichir, seulement, si cet enrichissement se fait au détriment de l´intérêt public, cette forme de capitalisme doit être réprimée. En réalité, et pour parler du capitalisme américain néolibéral qui nous a valu cette crise économique dont nous souffrons aujourd´hui on devrait dire qu´elle est primitive et une perversion ou un abus de l´individualisme s´exercent sans le moindre égard pour l´intérêt public. On le voit même avec les difficultés que rencontre Obama a faire reconnaître l´intérêt public saine d´une assurance maladie universelle aux Etats-Unis, que les américains sont bien pervers pour refuser à 47 millions des leurs une couverture de solidarité sanitaire. Le monde entier aurait d´office compris cette opportunité, les américains par contre lésinent et traitent Obama de communiste etc...les républicains en particulier. Sur ce point de vue ce pays est bien empirique.

@ Mylène Polomack : Dans nos cultures africaines nous avons une merveilleuse philosophie sociale et bien sûr quelques défauts à réparer; mais les plus grands défauts, ce sont ceux qui ont trait á l´absence de critique objective, à la négligence de l´écrit et de l´instruction car ceux-ci permettent non seulement la comparaison, la fixation temporelle que la précision critique et scientifique en se référant á des écrits précis. Tout cela a changé depuis, mais l´esprit, l´orientation et l´idéologie d´excellence sociale fondée sur notre propre réalisation, sur nos propres efforts et la mise en valeurs des dons et capacités de nos enfants, cela trépigne encore parce que nous avons entériné les séquelles de la culture dominante occidentale qui elle veut à tout pris nous enfermer dans sa matrice mentale, économique et culturelle. Nous devons aujourd´hui avoir la sincérité et le courage de juger du passé, des legs de nos ancêtres avec toute la sévérité qu´il faut pour en extraire le meilleur et en rejeter les erreurs. L´exemple de la Chine est à ce propos très instructif: malgré le communisme, les chinois sont resté eux-mêmes; ils ont même pris des avantages capitalistes pour mieux faire avancer leur développement. C´est la preuve qu´ils sont assez forts et sûr d´eux qu´ils savent choisir ce qui peut leur servir et rejeter ce qui ne sert pas leurs intérêts.

L´ancien système Kamite, Mylène, est en nous; beaucoup de ceux qui parlent des kamites ou se déclarent comme tels n´en savent rien du tout ou se font des illusions sur ce qui leur semblait être le passé heureux et tranquille pendant la grosse de la mère. Or, sorti de cet antre protégé on se rend compte que le monde est autre: il faut grandir, développer ses capacités et son intelligence...et bien sûr trouver sa place dans un monde compétitif et pas toujours gentil ou sincère. je suis persuadé que si les pays africains mettaient réellement leurs économies à flot en développant ce qu´il y a de meilleur et de créatif et réfléchi sans chacun des leurs enfants, la projection sociale qui en sortirai serait tout autre que celle de la culture occidentale. Absolument. Il suffit seulement de protéger ce développement, de lui demander ou l´aiguiller vers la recherche de la beauté et de la perfection sensible pour que le subconscient kamite qui dort en nous revienne positivement en surface. Tout cela est un travail délicat et attentionné: le travail que fait en principe une élite attentionnée et éprise de la liberté, de la culture et de l´épanouissement des leurs. Une élite au sens le plus responsable et le plus solidaire qui soit.

Il ne faut pas croire que je sous estime ou néglige les effets négatifs dus à l´aliénation ou à ceux que le passé a tellement détourné et désorienté qu´ils pensent encore qu´il n´existe que le modèle occidental au monde. Il faudra les convaincre et les encadrer pour leur montrer que les choses vont mieux autrement. Quant á l´occident, sa pression et ses astuces sont énormes, mais avec intelligence, on peut les contrer et les anéantir. Après tout ce même monde capitaliste occidental est arrivé de lui-même aujourd´hui en crise: il s´est rendu compte qu´il assassinait ses propres clients et que dans l´avenir et si cela continuait, il allait tout droit á la banqueroute. Or, ils ont tout mis sur pied pour nous priver d´économie libre et orientée vers notre épanouissement, pour eux, comme à l´esclavage ou la colonisation, nous étions leurs serviteurs á eux et à leur système. C´est aujourd´hui à se demander, de Haïti à l´Afrique, comment diable a-t-on été aveugle á ce point pour accepter un système de valeurs économiques, culturelles, sociales qui, dès le départ et irréversiblement, nous conduisait á notre négation et á la ruine autant de notre culture que celle du travail, du revenu et de notre libre et souverain développement ?

Il n´existe pas de liberté qui soit faite à l´étranger, hors d´une culture, sans employer les capacités et l´intelligence de ceux qui la consomme ! Sans travail, sans revenu et sans réalisation socioculturelle, on ne fait rien d´autre que s´assassiner volontairement ou pas ! Patrice Lumumba l´avait compris, Ruben Um Niobé l´avait compris, Malcolm X l´avait compris...il est temps que d´autres personnes le comprenne. La liberté, il faut la faire et pas la subir; elle doit, puisque c´est le sens de l´existence, refléter les attentes, les rêves et les plus belles aspirations de ceux qui se réclament de sa culture et de sa souveraineté. Avaler les produits des autres, voir les films des autres, devoir quitter son pays pour se réaliser ailleurs...tout cela est une perversion criminelle qui nous a conduit aujourd´hui à la crise économique. Il faut changer cela, même si les tenants de ce système logiquement écroulé s´y accrochent désespérément. Qu´ils gardent leur système s´ils y tiennent, mais pas question de nous polluer sournoisement, de nous opprimer ou de croire que nous sommes leurs esclaves économiques ou culturels perpétuels !

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

18 janvier 2010

La lourde et douloureuse leçon de la crise haïtienne

Commentaire à l´article : Haïti n´est pas une terre maudite http://blackbazar.blogspot.com/2010/01/haiti-nest-pas-une-terre-maudite.html

 

Il ne suffit pas seulement d´aimer la liberté ou de la vouloir …il faut aussi l´épanouir, la protéger et la défendre.

 

Si le peuple d´Haïti souffre aujourd´hui, c´est tout simplement qu´il n´a pas eu d´idéal sociohistorique encouragé par le monde dans lequel ce peuple s´était levé pour défendre sa liberté. Longtemps les haïtiens ont cru qu´on les accepterait comme ils sont. Erreur, le monde dans lequel ils vivaient était fondamentalement blanc et ligué contre la liberté de la race noire. Les noirs américains en savent quelque chose. N´y aurait-il que les africains et les haïtiens qui se refuseraient à être conséquent et veiller sur ses intérêts ?

Si à l´époque les élites haïtiennes avaient compris qu´elles se devaient se rapprocher des africains avec lesquels ils devraient intensifier les échanges culturels, ils ne seraient pas aujourd´hui assis entre deux feux identitaires à ce point qu´ils en sont devenus les jouets du capitalisme occidental blanc pour leur livrer cadres instruits...ou mendier à leur porte pour remonter leur fierté et leur complexe de supériorité.

Toute cette histoire d´Haïti est assez pénible, parce que les haïtiens, quoi qu´ayant les intellectuels les plus anciens de la culture noire, ne font rien pour élever le niveau de vie des leurs. A croire que ce pays ne vit que pour enrichir le Canada et les USA ? Je suis économiste et je me suis penché sur Haïti en fond et en large...Mon Dieu ! Un désastre; ce pays est escroqué par ses propres enfants corrompus et dénaturés ! Et naturellement les banques et les société financières américaines et canadiennes. Une honte. Mais on doit aussi se demander: où étaient donc ces intellectuels haïtiens si reputés pour défendre les leurs, créer l´emploi et mieux organiser la société à épanouir et défendre ses intérêts et sa philosophie existentielle de liberté et de souveraineté nationale ? Bien sûr après toutes les catastrophes on cherche toujours un bouc émissaire...tout de même, 205 ans d´indépendance et cette pauvreté économique et mentale infantile choquante ! Et je peux prévenir les endormis ou les aveugles que Haïti est construite sur deux plateaux tectoniques...il y aura donc de nouveaux tremblements de terre à l´avenir. Il faut donc construire en conséquence comme le fait San Francisco où on attend prochainement le grand crash. Pour le reste, il faut cesser de se faire d´illusion et moderniser ce pays à tout prix, sinon la pauvreté va y prendre des proportions criminelles. Cette crise économique actuelle va accélérer l´écart entre les riches et les pauvres...tant que ces derniers ne sauront pas se défendre efficacement.

On ne peut pas seulement vivre de vendre des fruits et des légumes à l´étranger ! Le monde a changé, Haïti doit suivre et ne pas se laisser enfermer dans un utilitarisme économique dépassé. Une chose est certaine : une chose est aimer la liberté et la revendiquer, autre chose est la concevoir, la produire et l´exercer valablement. Ce défaut on le retrouve aussi en Afrique où bien de pays ont réclamé leur souveraineté et leur indépendance, mais où cependant les élites s´embrouillent dans l´art d´emplir leurs obligations, d´organiser leurs nations et former les leurs à défendre le haut idéal de compétence que requièrent la liberté responsable et pleinement assumée. Sinon comment explique-t-on que plusieurs pays parlait d´indépendance et de souveraineté nationale alors qu´ils vivait de l´aide et de la mendicité internationale et importaient jusqu´à leur alimentation ? Indépendance ? Il faut croire qu´il y a malentendu ou manque flagrant de savoir ce que c´est que la liberté…Ce sont, comme en Haïti, les élites d´un pays qui sont en faute lorsque ce pays tarde à épanouir, à défendre et exercer valablement sa liberté.  

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

Forum Réalisance

11 janvier 2010

Le RDCongo souffrirait-il de la damnation de l´assassinat de Patrice Lumumba ?

Critique sur certains commentaire faits autour de l´excellente biographie de Patrice Lumumba faite sur :   

http://www.thomassankara.net/spip.php?page=forum&id_article=86&id_forum=2503&lang=fr

 

Le RDCongo ira mal, tant qu´on n´y aura pas parfait l´art de penser et d´agir dans le sens de la liberté et de l´indépendance économique et politique.

 

« On nous avait appris à chanter les louanges de Dieu pour nous faire oublier que nous étions des hommes » P.E Lumumba

On voit bien, dans la plupart des commentaires qui ont été donnés, combien les congolais eux-mêmes n´étaient ni à l´époque, ni aujourd´hui encore, capable de véritable jugement politique objectif. Lumumba aurait mis à feu et à sang le Congo ? Il aurait massacré les baluba ? Allons, allons...on ne peut être plus idiot quand on profère cela ! N´était-ce pas plutôt que les baluba se laissèrent influencer par Kalonji Mulopwe et par la zizanie belge et américaines des intérêts de la Miba à ne pas se laisser gouverner par quelqu´un qui était issu d´ une tribu que les baluba considéraient comme inférieure à la leur ? Ou encore dans toute la république ne trouva-t-on pas des illuminés imbus du pouvoir sans pour autant en avoir une quelconque notion valable...En tout cas au Katanga où mon père fut bourgmestre avant l´indépendance, on fit la chasse à ceux qui, comme mon père Musengeshi Laurent (Bourgmestre élu en 1958 à la Ruashi, luba et lumumbiste) étaient venus au Katanga pour leur voler leur pouvoir ? Aujourd´hui quand on entendait ces gens parler d´Unité, de Nation; on se demandait s´ils savaient réellement de quoi ils parlaient ! Personnellement j´en doute.

Il faut, lorsqu´on a des lacunes aussi éclatantes de jugement objectif ne pas s´hasarder à émettre sur le Net n´ importe quelles allégations au nom de la toute puissance de la liberté d´expression. La liberté n´est pas un lieu privilégié d´abus en tous genres; mais bien un lieu précieux de raisonnement et de responsabilité ! Mais tout cela n´explique que d´autant mieux la désorientation politique et économique actuelle du Congo: les gens réfléchissent depuis longtemps si mal et ne sont ni instruits judicieusement à analyser les faits objectifs de leur histoire en profondeur, ni à faire une critique valable de la réalité, qu´ils ont difficile aujourd´hui à s´orienter logiquement et adéquatement. On confond par trop les chèvres, les moutons, les poules et la vérité. En Afrique c´est devenu monnaie courante : un art faussement intellectuel à reconnaître les leaders des autres nations pour cacher qu´on ne sait pas évaluer les siens à juste titre et user de leurs enseignements. Et cela, c´est aussi de l´infantilisme pur et simple par refus d´objectivité ; autre chose est d´étaler à tout prix son ignorance de jugement politique, autre chose est de porter un jugement objectif réfléchi sur un homme historique comme Patrice Lumumba dont l´ intelligence, la grandeur, le sens politique et philosophique était de loin inaccessible à n´importe quel congolais à l´époque...et hélas, même aujourd´hui. Ce n´est pas parce qu´on ne comprend pas les mathématiques que pour cela les mathématiques n´existent pas ! On s´étonnera pas ainsi que l´Afrique, et le RDCongo soient toujours en retard malgré leurs richesses souterraines, malgré leurs hauts diplômés d´université !

Les troubles permanents et guerres sociales insolentes et grossières en RDCongo ainsi par ailleurs que la pauvreté économique ou le manque flagrant d´´ organisation sociale dont souffre notre pays actuellement prouvent bien que les générations de congolais trompés et abusés par de fausses valeurs, par leurs propres illusions et des jugements autant cabalistiques qu´ illogiques et renversant se sont laissés désorienter. A ce point que Kabila, qui est allé prétendre en 2003 devant le Sénat belge que Léopold II était un bienfaiteur humanitaire et civilisateur, prétend qu´il n´y a pas plus 7 congolais qui soient chacun à la hauteur de sa tâche dans tout le Congo et qu´il lui manque de collaborateurs dignes de ce nom ! Tonnerre, si ce n´est pas une gifle pour tout les ingénieurs, médecins, juristes, diplômés et professeurs d´universités qui oeuvraient chaque jour au Congo...Les congolais, à force de se rouler dans la boue ou se donner raison à tort, en sont devenus tellement médiocres qu´ils choisissent des idiots pour défendre leurs intérêts nationaux et les promouvoir.

Il ne faut donc pas s´étonner si les résultats, si le développement de ce pays se détériorent de jour en jour et qu´en fin de compte les congolais ne soient plus que l´ombre d´eux-mêmes et condamnés à quitter en masse leur pays pour aller se réaliser ailleurs en nomade historique au service des cultures dominantes qui, elles, s´étaient sonnées la peine de FAIRE la Liberté. Cela rappelle à s´y méprendre le sort cruel d´Haïti aujourd´hui avec 205 années d´´ indépendance aujourd´hui...et malgré tout pauvre comme le rat le plus indigent des Amériques et où les pauvres sont contraints à manger des biscuits en terre cuite pour tromper la faim...Où étaient donc passé expérience et assiduité de 205 ans d´´ indépendance ? Eux aussi avaient pratiqué l´économie tribale au pouvoir, les confréries administratives…la grande bouffe de croire qu´avec l´endettement et sans le moindre effort de créativité et de production on arriverait cahin-caha au Paradis…Ce réveil n´est-ce pas, s´il n´est pas absolument douloureux ? Et pour ceux qui croyaient que les transferts des travailleurs immigrés feraient l´affaire…les haïtiens envoyaient du Canada et des Etats-Unis 8 milliards aux leurs en Haïti, mais à peine les devises étaient-elles arrivées à Port au Prince qu´ elles reprenaient le chemin du retour : pour payer les dettes, les excès des élites dépravées et incapables du pouvoir, ou tout simplement par escroqueries économiques organisées de quelques rats protégés de l´intelligentsia au pouvoir…Eh oui…maladie de pays nègre pourrait-on dire méchamment. Non, c´est plutôt le salaire du prétentieux irresponsable et celui de l´arrogant grassement superficiel…On se tue soi-même ainsi, soi, ses propres enfants et son avenir. 

Oui, nous voulions la liberté comme Patrice Lumumba l´a si fièrement clamé : « Indépendance totale et immédiate » ou encore : « entre la liberté et l´esclavage, il n´y a pas de compromis ». Aujourd´hui bien de congolais préféraient l´esclavage économique moderne à l´étranger…quitte à s´en donner bêtement les prétextes. Nous voulons la liberté, mais alors il faut la faire, cette liberté, avec des efforts sincères et assidus pour lui donner les plus belles qualités de nos attentes et de nos espérances...apparemment beaucoup de congolais ne l´ont pas encore compris; ils continuent à croire que la liberté se ferait par les occidentaux, les étrangers et qu´ils n´´ auraient qu´à la cueillir ou à l´ exercer sans le moindre effort intellectuel créatif, imaginaire ou logique ! Or, tout le monde le sait: la liberté, il faut la faire, pas la subir ou attendre qu´on vous l´offre en pièces détachées, en logique de prêt-à-porter ou à consommer…parce qu´on risque, eh oui, comme Haïti, à bouffer amèrement de la craie pour des siècles ou de décennies interminables…et bien cruelles. On se demande si ce pays haïtien issu de l´esclavage et de son immonde crime…si les gens savaient ce que c´est que la liberté ; à peine gagnée, aussitôt vilement bradée ? Si le prix du leur a été si lourd de 150 milliards de francs or à la France, pourquoi diable l´ effort, le détail et l´assiduité pour soi-même seraient-ils tout à coup négligeables et sans attrait ? Renversant, n´ est-ce pas ? 

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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