21 décembre 2009
Le fiasco de la conférence sur le climat choque tout le monde
Beaucoup de gens cherchent à trouver un bouc émissaire sur lequel ils
pourraient exercer leur colère…et même si la situation écologique est si
tragique dans un très proche avenir, tout le monde doit se demander si, en
taisant son bon sens au profit de l´aveugle gain dans le passé, en fermant les
yeux sur les effets de serre qui nous menaçaient de plus en plus, nous ne
sommes pas tous coupables. Venir en dernière minute vouloir changer les choses
avec des ultimatum, des excuses ou des prétextes n´arrange rien du tout…Et puis,
on en oubliait la puissante et combien douloureuse crise économique, et
celle-ci, bien étouffante, a bien changé la priorité des préoccupations
économiques et politiques en occident et dans le monde entier.
Ecologie
négative : une grande épée de Damoclès…pour tout le monde, mais surtout cruelle pour les pays pauvres et sous développés.
Certains reprochent à Ban Ki Moon
de ne pas avoir été énergique pour parler pour les pays pauvres en élevant la
voix et faire montre de plus de fermeté sur les dangers reconnus qui menaçaient
les pays sous développés innocents et non fauteurs d´émissions, il faut bien le
dire. Et pourtant, combien de fois n´a-t-on pas accusé les nations Unies, à
raison il faut bien le dire, de protéger Israël aveuglement, par exemple et de
fermer les yeux sur les douleurs pourtant connus et visibles des
palestiniens ? Qu´en est-il sorti ? Rien, les palestiniens continuent
à souffrir l´enfer du joug juif. Combien de fois n´avait-on pas accusé l´ONU de
prendre trop rapidement et même sans regard aux droits et libertés des pays
idéologiquement ou économiquement mis à l´indexe par l´occident, des embargos
envers quid Cuba pendant 48 ans, Le Zimbabwe dernièrement, l´Iran pour empêcher
ce pays d´exercer un droit énergétique légitime en se dotant de l´énergie
nucléaire ?
On aurait souhaité à ce propos que l´ONU exerça le même engagement pendant
l´Apartheid, par exemple, ou envers l´embargo cubain, la honteuse et incroyable
injustice que subit le peuple palestinien. S´il y a eu des changements dans l´Apartheid,
ceux-ci durent longtemps être arrachés à un ONU jouant longtemps la sourde oreille et dont le Conseil de sécurité
était dominé par…l´occident. Cela prit du temps et laissa couler, hélas, inutilement
autant le sang et les larmes d´innocents que cela fit chanceler notre respect et
notre foi dans cette institution onusienne. Aujourd´hui on lui demanderait des
miracles ? Après avoir fermé les yeux sur l´assassinat de Patrice Lumumba, sur le massacre d´islamistes
à Srebrenica, l´agression militaire
envers l´Irak…Une guerre afghane qui devenait de jour en jour un manquement
grave et injustifié à la souveraineté de l´Afghanistan qu´on bombardait à l´aveuglette
en se choisissant les ennemis selon son bon plaisir sans plus savoir qui était
coupable du 9/11 et qui ne l´était
pas. Cette guerre afghane, à la longue, devenait une vile cure militaire américaine
assisté par leurs alliés mettant à mal les populations civiles innocentes
autant que les pays voisins tels le Pakistan.
Obama serait-il le faux frère, l´empêcheur
de tourner rond ? On avait placé trop d´espoir dans ce président américain
certes doué mais enfermé dans l´étreinte de la crise économique d´une part, et
de l´autre celle d´une démocratie néolibérale prétorienne secouée par le chômage
de la crise et par sa fierté blessée par le terrorisme islamique du 9/11. L´Amérique
ainsi acculée par ses banqueroutes commerciales, celles de ses banques, par l´augmentation
vertigineuse de ses dettes publiques et mêmes privées, n´était pas en force de
faire des concessions surtout si celles-ci plaçait ce pays, encore une fois
devant ses faiblesses en lui mettant devant les yeux le retard technologique considérable
qu´il avait dans un domaine où les européens, grâce à l´Allemagne, avait fait
des bonds écologiques incontestables. Puis il y avait le projet politique clé d´Obama :
la réforme de la Santé aux Etats-Unis.
Ce projet serait certainement, en mettant 47 millions d´américains sans
couverture médicale dans le pays le plus riche de la terre, celui qui
qualifierait dans l´histoire la présidence d´Obama et du Parti Démocrate. Et il
semble bien qu´à tout prendre, ce sont les intérêts américains qui primaient,
pas ceux du monde ou ceux de l´écologie aussi menaçante soit-elle. Après tout,
il était bien tard pour changer quelque chose au désastre qui nous menaçait ;
tout ce qu´on pouvait faire aujourd´hui et demain était de limiter les dégâts. Obama,
dès le départ, s´y était mis à financer l´industrie verte aux Etats-Unis ;
sur ce point on ne pouvait rien lui reprocher.
Peut-on maintenant reprocher à Obama d´avoir choisi, contre les européens
et mêmes les africains, de s´allier aux chinois, aux indiens pour repousser un
chance exceptionnelle de prise en compte d´un intérêt international commun ?
Bien sûr, mais l´homme est prisonnier de son pays et de la crise, il faut bien
le reconnaître. On a prêté à Obama un charisme international éloquent et moralement
plus élevé que tous ses prédécesseurs, certes, mais il est malgré tout président
américain et pas président du monde ! Il ne faut pas l´oublier. Cet échec à
Copenhague fait naturellement jaser ses ennemis racistes ou jaloux tout court qu´un
noir soit arrivé à devenir le président du plus puissant pays occidental. Pire
encore sont ceux parmi les occidentaux qui, devant le repoussement économique
de cette crise et ses effets psychologiques sur leur complexe de supériorité, réclamaient
le bon jusqu´auboutismes néocolonial et impérialiste de retour. Tandis que beaucoup
de naïfs affectifs ont été déçus de son discours
en Norvège où il réitéra la nécessité de faire la guerre dans certaines
circonstances précises (lesquelles, cela restait toujours le jugement de celui
qui voulait la guerre, comme on le sait) défendant des intérêts moraux et légitimes
comme le 9/11, par exemple. Puis venait cette histoire de financement. Les
africains et les pays sous développés ayant réclamé entre 65 et 100 milliards $
d´indemnité de dommage écologique par an, toute l´Amérique se leva comme un
homme pour protester contre cette manne d´argent qu´on allait, en période de
crise et de chômage, jeter par la fenêtre. Les européens étaient prêts à
bouger, mais eux aussi ont admis, avec 7,2 milliards € jusqu´en 2012, que la
crise mettait un frein à leurs limites. On promettait, oui, mais tout le monde
savait qu´il y avait beaucoup de vent là-dessous…c´était comme avec le transfert
de technologie qui n´avait jamais eu lieu jusqu´aujourd´hui. Les promesses
vides ont appauvri et ruiné tout le tiers monde qui y croyait.
La crise économique et financière, même si on ne veut pas admettre sa réelle
violence pour mieux la supporter ou souhaiter ainsi qu´elle passe vite ou
disparaisse plus rapidement de la vie économique et industrielle du monde, n´en
est pas moins la cause de l´échec de Copenhague. Tout le financement écologique
de l´avenir industriel du monde ainsi que du développement des pays aujourd´hui
sous développés tenait à deux choses : les investissements techniques et
scientifiques…et la croissance économique future qui doit s´en nourrir et les employer.
Actuellement la croissance étant étranglée par la crise, le plus sage serait d´abord
de résoudre ce problèmes avant de commencer à faire des promesses qu´on ne
saurait ni tenir, ni honorer à juste titre. Tout cela est bien beau, mais qu´en
est-il du passé polluant destructeur des pays industrialisés et même
actuellement de la Chine en premier plan des pays émissaires dont les conséquences
vont mettre à mal l´avenir des pays pauvres innocents et leur développement ?
Fallait-il, au nom de la croissance, que cela continua ainsi ; qu´on
assassina aveuglement les pauvres pour leur donner plus tard des obsèques en
grande pompe ? Comment allait se développer les pays pauvres sans technologie
verte respectant ce qu´apparemment les pays riches ne voulaient pas respecter du
tout ? Des questions poignantes au vu de la catastrophe sourde qui va s´abattre
sur nous. Nous espérons cependant que le bon sens reviendra vite dans les
prochains pourparlers et qu´on trouvera une meilleure sagesse pour protéger ce
monde qui est un bien commun d une valeur autant irremplaçable que précieuse.
Nous n´avons pas le choix. Et ici, personnellement et au nom du monde entier et
des générations prochaines nous devons remercier tous ceux qui se sont battus à
Copenhague afin que cette conférence écologique soit prise au sérieux et sorte
les incurables de l´invisible de leurs retranchements. Je fais personnellement
un hommage vibrant à la jeunesse européenne de France, d´Italie, d´Allemagne,
de Grande Bretagne, de Hollande, Suède, belge etc…qui s´est fait taper dessus, mouiller d´eau
froide en hiver, mettre aux fers…et en désespoir de cause se firent raser les cheveux…ces
jeunes ont représenté le monde entier et ce ne serait que justice et grand
respect que nous leur remercions du fond du cœur…pour toutes les autres
jeunesses pauvres qui n´ont pu se rallier à eux et qui ont malgré tout compris
que l´innocence écologique n´existe plus.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
17 décembre 2009
A propos de critique et d´objectivité : la fausse leçon démocratique américaine aux français en 2006
J´ai retrouvé cet article sur le Net que je
propose à nos lecteurs afin qu´ils apprécient du grossier et non moins douteux
propos tenu par un journaliste réputé du Wall
Sreet Journal en 2006. Au regard des abus que se sont permis les banquiers
de la Wall Street envers l´économie mondiale et celle de leur propre pays, mais
aussi avec un peu de recul et même une saine objectivité, ne trouvez-vous pas
cela…bas et grossier de s´être penché aussi grassement à la fenêtre publique du
monde à l´endroit de la France ?
Le
"déclin" et la crise de la démocratie en France, vus par le Wall
Street Journal
AFP 21.03.2006 - 15:41
Les manifestations en France et les "perspectives peu encourageantes pour
la carrière du premier ministre Dominique de Villepin" sont "les
derniers symptômes d'une démocratie malade", estimait
ce mardi le Wall Street Journal (WSJ).
Dans un éditorial intitulé "Le
déclin de la France", le grand quotidien financier américain fustigeait,
au-delà des manifestations d'étudiants et de lycéens français contre le contrat
de premier embauche (CPE), le modèle économique français.
"Si la France veut renverser sa tendance, en vigueur depuis 30 ans, à une
croissance faible et un chômage élevé, elle a besoin de mettre à bas les
barrières de la législation du travail dans tous les secteurs, et pas seulement
pour les moins de 25 ans", écrivait le quotidien.
"La France n'a jamais réussi à établir un système politique à la fois
durable et flexible", estimait par ailleurs le quotidien.
Il relève que "dans son histoire post-Révolutionnaire, la France
s'est caractérisée simultanément par l'instabilité et l'immobilité. Alors
"qu'en 217 ans, l'Amérique a vécu sous un seul ordre
constitutionnel", "la France a connu 10 régimes différents", écrivait
le Wall Street Journal.
"Un vrai Parlement aiderait", ajoute-t-il. "Les
protestations croissantes en France plaident pour une nouvelle réflexion sur la
Constitution", estimait le quotidien. "Quand des milliers de
personnes dans la rue estiment avoir le droit de faire la loi pour des millions
d'autres, un pays perd le droit de se nommer une république démocratique",
selon le Wall Street Journal.
Le quotidien suggèrait par ailleurs qu'il serait "instructif" d'envoyer
Alexis de Tocqueville à travers la France aujourd'hui. "Il y relèverait
la dépendance à l'Etat et l'absence d'individualisme, symbolisés par la
faiblesse de l'initiative caritative privée et le faible niveau d'engagement
civique".
Pour lire la suite de l´article signé Azgad :
http://azgadetlemonde.blogspot.com/2006/03/douce-france.html
Forum Réalisance
21 septembre 2009
A l´occasion du 100ième anniversaire de la naissance de Kwame Nkrumah Osagyefo
Commentaire sur Pambazuka News sur l´article : L’engagement des Nkrumahistes pour le
changement au Ghana de Kofi Mawuli Klu du 2009-09-20, Numéro 115 http://pambazuka.org/fr/category/features/58948
En
hommage à un grand maître à penser noir : le grand et inoubliable Kwame
Nkrumah Osagyefo
« La
vérité doit toujours être dite. C’est une preuve de force, et même la vérité la
plus dure a un aspect positif qui peut être utilisé » Kwame Nkrumah Osagyefo
Cet article est très idéologique, et cependant, intéressant à lire parce
qu´il révèle une intelligence supérieure et pragmatique. Personnellement je
dirai en conclusion et surtout en hommage réitéré à Kwame Nkrumah Osayiefo que
la véritable faiblesse des africains et ceci se traduit autant sur le point de
vue dialectique que sur le point de vue idéologique, c´est en fait de ne pas
placer ses intérêts au dessus de tout. Car telle est la valeur fondamentale
réelle de l´existence. Ni l´idéologie, ni la colonisation ne nourrit son homme
si ces deux l´emploient quid pour l´intérêt abstrait d´une pensée politique,
qui pour le compte de l´exploitation occidentale sans que celui qui les écoute
ou les pratique n´ait accès à l´eau pure, à une alimentation élaborée et riche,
à l´instruction et plus tard à l´exercice professionnel.
L´homme noir doit faire comme l´auteur de l´article l´a si bien reconnu:
rassembler ses facteurs existentiels économiques, culturels, sociaux,
intellectuels et créatifs autour de son meilleur intérêt immédiat et
indivisible. Tout cela ne peut réellement se faire qu´en armant toutes les
mentalités d´une société d´une rationalité à la fois créative et déterminée à
foisonner et protéger l´apport individuel et collectif au bien-être, à la liberté
et à l´indépendance d´une nation.
Et c´est bien dire que le combat se fait immédiatement et à tous les
niveaux à la fois. Croire que se prostituer ou se laisser formater par les
intérêts étrangers est un compromis sain et générateur de liberté est une
grosse erreur. Certes nous sommes partie prenante du monde et des forces qui y
influent; mais cela est tout aussi vrai que notre liberté, notre bien-être et
notre avenir dépend de nous, de notre créativité, de notre ouverture d´esprit,
mais aussi de l´invincible besoin de nous réaliser dans nos valeurs et notre
identité et non devenir les porte-drapeau d´une culture étrangère. Ceci, même
l´occident doit le comprendre, elle qui prétend défendre la liberté et la
démocratie de par le monde.
Ce n´est qu´en étant maître de nos pensées, de nos efforts et de leurs
fruits que nous sommes libres et indépendants, ne l´oublions pas; c´est donc
que la maîtrise de notre économie, la protection de nos cultures et de notre
avenir ont une priorité absolue dans la société. Comment on y arrive est
absolument de second plan, mais y parvenir le plus rapidement que possible est
d´une importance imminente. Car avec le temps le poids qui pèse sur les pays
africains augmente, ce qui les empêche de sortir de leurs difficultés. La quête
de l´unité ne doit pas nous faire oublier que chaque individu, chaque famille,
chaque Etat doit faire des efforts, prendre ses responsabilités et les assumer
pleinement. Et que parallèlement, toutes ces entités sont des parties prenantes
et résolues d´une unité respectant autant les différences que les identités
individuelles. En vérité seule la force nous rend fort, et c´est dire que seul
le développement et le progrès technique et scientifique nous rend encore plus
fort pour défendre valablement l´Union. Une union de pauvres et de malades, ce
n´est jamais une union heureuse et prospère car on y souffre plus qu´on y est
heureux et accompli.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu"
Forum Réalisance
25 août 2009
Sur l´actuelle perte de popularité d´Obama suite aux débats sur l´assurance médicale nationale
Commentaire sur le Figaro sur
l´article : http://www.lefigaro.fr/international/2009/08/25/01003-20090825ARTFIG00001-le-parti-republicain-se-saisit-des-peurs-de-l-amerique-blanche-.php
Yes we can, la fin des grosses illusions ?
Ce revirement dans la popularité d´Obama ne m´étonne pas: le peuple
américain, contrairement à ce qu´on pense, n´est pas aussi innovateur qu´on le
pense. Tout ce qu´il voulait, en fait, c´est se donner une nouvelle laque tout
en continuant à être ce qu´il était. En se débarrassant rapidement et plutôt
tapageusement du legs de George Bush, ce peuple croyait, dans sa simplicité politique,
avoir remis les choses en place en écartant de lui la honte de son choix
politique passé. Hélas, les choses ne sont pas aussi simples: derrière la crise
économique et financière qui étreint cruellement l´Amérique aujourd´hui, il y a
de profonds dangers d´une perte considérable de bien-être et de niveau de vie.
Or, pour redonner une meilleure stabilité à l´économie américaine, Obama ne
peut pas se contenter de faire de la cosmétique ou de continuer à tromper son
monde en employant le dollar et les crédits bons marchés pour permettre aux
américains de continuer à vivre aux dépends des générations futures ou des
épargnes du monde entier. Avec cette crise, ce rêve est fini et bien fini. Si
l´Amérique ne fait pas les réformes nécessaires, ce pays risque bien de se
retrouver tout seul et...endetté à n´en peut plus.
Les peuples sont ce qu´ils sont: en général et si on suit bien les débats
sur l´assurance médicale unifiée aux Etats-Unis, c´est à peine si on se retient
de se taper la tête sur le ridicule illogique de la situation car cette
assurance est inévitable pour le meilleur avenir d´un pays grisonnant dans un
tout proche avenir (2030-2050). Et dont les maladies dégénératives vont
augmenter irrémédiablement. Par ailleurs, vu les conséquences économiques et
financières négatives, autant pour l´Etat que pour les individus, causées par
l´appauvrissement des gens face au paiement des coûts de santé continuellement
en hausse suite à un lobbysme pharmaceutique et médical conjurés, il y a lieu
de changer les choses en répartissant les coûts sur une base plus large. Dans
un intérêt purement mathématique visant à baisser les coûts et mieux organiser
le domaine de la santé américaine. Ceci rehaussera aussi le niveau moyen de
vie.
Au delà de ce problème de la réforme de la santé qui n´est qu´un iceberg de
la mentalité américaine actuelle, il faut bien se demander: faut-il continuer
comme par le passé à faire des dettes et à fermer les yeux sur une économie
devenue plus dépensière que productrice ? Et si c´est le cas, comment
comptait-on payer ses dettes envers la Chine et envers une facture d´énergie
avalisant 600 milliards de dollar par an ? Comment créer de nouveaux jobs que
la crise a détruits et relancer l´économie américaine le plus rapidement que possible ? A ces poignantes
questions d´actualité, il faut, n´en déplaise aux conservateurs, des
réformes. Croire qu´il suffisait, comme par le passé de bombarder les gens ou
de produire à l´aveuglette à des prix exorbitants rendant les produits
invendables...cela ne menait qu´au désastre, comme on le voit aujourd´hui.
Aussi, et malgré les protestations ridicules d´une partie conservatrice du
peuple américain, Obama doit imposer ses convictions pour permettre à ce grand
pays de sortir de son impasse momentanée le plus rapidement que possible. Sinon
les effets négatifs de la crise risqueraient de porter un préjudice irréparable
à l´économie américaine. Et au revenu moyen de toute sa société. Présentement,
c´est l´homme de caractère et de conviction dont a besoin l´Amérique, pas un
faiseur de beau vent qui mènerait pas ce pays vers un meilleur avenir. Parfois
il faut savoir gouverner contre vent et marée, surtout si on sait que c´est la
seule manière d´atteindre un bon port.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
12 août 2009
Madame la secrétaire d´Etat Hillary sort de sa réserve face à un étudiant congolais
Commentaire sur l´article du
figaro :
Quand Hillary
Clinton sort de ses gonds
Un fait divers quelconque ayant soulevé une réaction légitime et cependant
révélatrice d´un état d´âme…en ébullition face à la situation que traversait
actuellement les Etats-Unis ?
Interrogée lundi par un étudiant congolais qui lui demandait ce que son
mari pensait de la présence chinoise en Afrique et des interférences de la
Banque mondiale sur ce continent, Hillary Clinton a répondu : «Vous voulez que je vous dise ce que pense
mon mari ? Mon mari n'est pas secrétaire d'Etat, moi oui», a-t-elle lancé. «Si vous me demandez mon avis, je vous le
donnerai. Je ne vais pas parler pour lui», a-t-elle ajouté, apparemment
irritée.
Beaucoup
de bruit pour rien
D´abord j´approuve la réaction de Hillary Clinton: c´était son avis qui
comptait, pas celui de son mari. L´étudiant s´est-il excusé à tort ou à raison
après l´interview que la chose devient cocasse. Pourquoi ne pas ramper tant
qu´on y est ; depuis quand s´excuse-t-on pour une question quelconque ? C´est
un étudiant...errare humanum est.
Et Hillary Clinton, malgré tout, a craqué face à la question qui lui
rappelait en fait que l´Amérique avait laissé faire certaines choses par les
chinois et la Banque Mondiale...depuis trop longtemps. On se demandait alors ce
qu´elle prêchait en Afrique les mains vides, sans plan, sans assurance. Ah oui,
l´économie américaine était au plus mal...on comprend bien de choses: il s´agit
tout simplement d´une tournée visant à se redonner du moral face aux pauvres
africains...et face à un monde qui se faisait déjà des idées (voir BRIC) sur la
relève du dollar comme monnaie internationale. Ce serait, si cela arrivait, la
banqueroute ouverte pour une Amérique surendettée et jouant actuellement à la planche
à billet pour se tenir à flot.
La question de l´étudiant, pour peu révélatrice qu´elle fut du véritable
état d´humeur de madame la secrétaire d´Etat Hillary Clinton, n´en est pas
bien...naïve et symptomatique du subconscient africain mal assuré, parce qu´on
peut se demander, comme le fait Hillary Clinton: que font donc les africains
eux-mêmes pour se garder de l´invasion chinoise en Afrique ? Après tout, c´est
leur continent; ce sont les africains qui sont concernés, pas les américains!
On entend souvent: l´Afrique aux africains...mais l´avis ou ce que font les
autres serait plus important pour les africains ? Quand les africain prendront-ils
leurs responsabilités en main et agiront au lieu d´attendre que les autres
aient un avis ou une réaction quelconque sur ce qui se passait chez eux et qui
impliquait l´avenir des femmes et enfants africains ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
04 août 2009
Sur Hillary Clinton et sa visite actuelle en Afrique
La secrétaire
d´Etat américaine Hillary Clinton va en Afrique afin de prospecter
économiquement le continent pour le compte de l´économie américaine. Le choix
des pays ne laisse aucun doute : les Etats-Unis, pressés par la crise de
saturation commerciale et leur monstrueux débâcle financier actuel, sont
contraints à saisir la moindre des chances pour faire du business en
Afrique. Hillary Clinton va donc tenter de nouer de nouveaux liens avec
quelques puissances économiques régionales que sont l'Afrique du Sud, le
Nigeria, l’Angola et la République démocratique du Congo, le Kenya…etc. Face à
la relative pauvreté du continent africain, et surtout face à la rageuse
pression américaine de vendre au moindre effort d´investissement, cette visite
et ses intentions ne risquent-ils pas d´agrandir la pauvreté en Afrique en
stimulant des importations plongeant encore plus profondément ce continent dans
l´indigence et l´évaporation des accumulations sociales qui viendraient emplir
les poches insatiables de quelques sociétés commerciales américaines ?
L´indélébile parfum
d´un opportunisme économique autant égoïste... que délibérément aveugle ?
Le débâcle
financier, économique et commercial américain est tellement grand et inquiétant
pour le monde entier en ce moment que ce pays vent ses dettes aux chinois et
bat tous les sentiers et marchés commerciaux du monde pour tenter l´impossible
de rester en surface. Or, presque inexorablement, la main du diable réveillée
par la rapacité et le manque de prévision de ses capitaines d´industries, par les
erreurs et les abus de ses propres banquiers et gérants monétaires ; cette
terrible main invisible brasse à grande pelle l´eau dans le navire américain.
On se souvient alors des parents pauvres africains qu´on avait, avec la
complicité du FMI et de la Banque mondiale, contraint à subir tous les dictats
et les inconvénients de l´hégémonie économique et commerciale pro occidentale…et
on veut les atteler, comme hier, à la cinquième roue de la charrue américaine…dans
leur intérêt ?
Si l´Amérique et
tout l´occident ont préféré investir en chine, en Corée du nord, au Vietnam, au
Mexique et au Brésil plutôt que d´investir en Afrique…pourquoi croyait-elle
vouloir récolter les fruits commerciaux dont elle s´est toujours refusée à
soutenir par des investissements et une politique d´équité les efforts économiques
de redressement et d´industrialisation ? La pluie, dit un adage
africain, a toujours montré au voyageur le chemin de chez lui. Notamment
parce qu´il s´agit de s´abriter pour ne pas prendre froid. Avant même la fin de
l´Apartheid, l´Amérique a toujours entretenu envers l´Afrique d´une politique
strictement néolibérale et conservative des intérêts affirmés de la domination économique
et financière du Pouvoir blanc. Aujourd´hui, battu en course par la crise et
tenu á distance respectable par ses partenaires occidentaux eux aussi mis à mal
par la turbulence économique et financière de la plus terrible crise du siècle…et
en perte de suffisance, on les voyait tous arriver pour quêter les
accumulations des pauvres auxquels par le passé ils n´ont écouté ni les cris de
détresse, ni les appels au secours.
Faut-il vraiment
croire que l´Amérique et même l´occident qui étaient tous passés devant les
pleurs et la détresse des africains depuis des siècles ou pire, dont ils furent
même les instigateurs et les profiteurs, que cette Amérique aurait tout à coup,
noyé jusqu´au cou par la crise qui menaçait d´engloutir tout l´occident, qu´elle
auraient découvert l´amour passionnel ou l´humanisme culturel, économique et
social pour le continent africain ? N´était-il pas trop tard pour essayer
de tromper les gens de nouveau ou de réveiller des sentiments dont on n´était
ni capable, ni historiquement doté ? Vendre aux pauvres dont on avait
veillé à ce qu´ils ne vendent pas leur coton à prix raisonnable avec des prix volontaires
de dumping ? Le Burkina Faso en savait quelque chose…ou était-ce renouer des
relations commerciales avec une Afrique à laquelle, via l´ONU et autres
institutions assujetties, on avait toujours repoussé les revendications pathétique
d´équité commerciale et économique ?
Qui voulait
vraiment croire que l´Amérique d´hier, celle qui avait soumis les afroaméricains
de sa propre population à des traitements étirés de mépris et d´exclusion
sociale organisée et légitimée par un « Rêve américain » bancal et ségrégatif
…pour enrichir une classe enragée de blancs xénophobes et imbus d´eux-mêmes ;
que cette Amérique viendrait aujourd´hui réclamer de nouveaux esclaves et de
nouveaux sacrifices économiques et financiers aux africains pour sauver…ces mêmes
blancs de la détresse causée par leur cécité économique, leurs égoïsme abusif
et leurs excès ? On tombait de nues. A croire que la fausseté et la
sournoiserie la plus arrogante…ne connaissent pas le bon sens et la retenue !
Et à propos,
comment voudrait-elle être payée, cette Amérique pour les placements
commerciaux qu´elle voulait imposer aux africains ? En dettes ? Tout
le monde sait que l´Afrique est pauvre et nécessitait un grand effort d´épargne
et d´investissements pour se développer et donner enfin à ses enfants l´avenir et le bien-être auxquels ceux-ci aspiraient désespérément …ou s´agissait-il, quoi qu´il en coûte, d´appauvrir les
africains malgré tout en leur volant leurs maigres accumulations, ou en mettant
de nouveau main basse sur leurs matières premières à vil prix ? Ne mettait-on pas ainsi
volontairement l´avenir de ce continent en péril d´extermination ? Quand,
oui, quand l´occident et l´Amérique accepteraient-ils qu´il faut, comme partout
ailleurs, investir d´abord avant de vouloir récolter les fruits économiques ou financiers
des africains ? Ah oui, Obama ? Oh oui, beaucoup de jolis discours à
l´eau de rose sur la vertu, la responsabilité, les valeurs éthiques et morales,
la transparence…c´est bien joli tout cela ; mais cela ne remplace pas des
investissements, faut pas confondre les choses ! Nos beaux enfants et nos belles
femmes …savent depuis longtemps qu´on ne se nourrit pas du verbe. En est-il
autrement aux Etats-Unis ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa
Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
14 juin 2009
Ahmadinejad, ce brillant perse que craint l´occident
Vainqueur et successeur à lui-même à la présidence de son pays l´Iran,
Mahmoud Ahmadinejad n´a pas été le choix occidental. Après tout, il ne s´agit
pas de l´occident dans ces élections, mais de l´avenir de l´Iran. Mais pourquoi
l´occident craint-elle cet homme, au fait ?
L´Iran
présente-il sous Ahmadinejad un danger quelconque pour le monde ?
"Il ne faut jamais sousestimer les forces d´un adversaire" Napoléon Bonaparte
C´est ce que l´occident veut nous faire comprendre, particulièrement les
américains qui semblent fort déçus par la réélection de ce perse grand orateur
et fustigateur du néolibéralisme occidental américain. L´Amérique, même avec
l´avènement d´Obama à sa présidence, doit elle aussi accepter la critique de
son douteux hégémonisme économique, financier et militaire qui n´a conduit
aujourd´hui qu´à des crises, des guerres et un appauvrissement croissant des
pays de la périphérie. Il faut bien le dire. Et si Mahmoud Ahmadinejad le dit,
pourquoi cela blesse-t-il tout l´occident si c´est la même vérité qu´Obama a
propagé pour se faire élire et si toute l´Europe la rumine en sourdine avec une
rage impuissante face aux grossières erreurs du leader économique et militaire
allié ?
La peur de l´islamisme ou tout simplement la peur qu´Ahmadinejad ait raison
et que sa critique, dans ces temps de crise, fasse plus mal à un occident
secoué par ses erreurs et ses abus dans une crise sans précédent ? C´est
tout cela, en fait, mais surtout qu´Ahmadinejad, au lieu de jeter son peuple et
son économie en pâture à l´exploitation capitaliste occidentale alléchée par le
dynamisme, la créativité et la jeunesse de ce pays (80% est plus ou moins âgé
de 20 ans). Ah oui, l´Iran est deuxième détenteur de réserves pétrolières et de
réserves de gaz naturel du monde. Puis vient ses ambitions avancées à se doter
de l´énergie atomique…qu´on aurait bien voulu lui vendre pour contrôler, ou
plutôt empêcher ce pays d´accéder à un enrichissement autonome de l´uranium…qui
pourrait déboucher sur des bombes atomiques, qui sait ?
Toutes ces raisons, même si elles sont caractéristiques, sous l´angle, à
mon sens dépassé, de l´hégémonie occidentale, cela n´autorise personne à enfreindre
au droit de souveraineté de l´Iran ! Que l´Iran veuille se doter de l´énergie
atomique est légitime et même de la contrôler elle-même. Pour la bombe atomique
aussi, car pourquoi les autres pays du monde auraient-ils le droit de la posséder ?
Personne de bon sens n´attaquerait aujourd´hui un pays possédant cet argument
de défense et les capacités de le propulser à distance. Sur ce point de vue, l´Iran
cependant n´impressionnera personne ; l´occident est à même de la faire
disparaître de la carte du monde si celle-ci s´attaquait, par exemple à Israël…non,
ce qui dérangeait c´était plutôt que l´Iran devenait inattaquable, et donc
capable de défendre son économie, ses richesses et son peuple. C´était un pays
qui savait ou saurait se faire respecter au besoin, au lieu de subir les
injonctions des autres pays puissamment armés.
La liberté exige de nous d´accepter que tout le monde ne doit pas vivre nécessairement
comme les occidentaux, avoir la même religion ou enrichir les mêmes potentats
industriels. Tout l´occident se trouve avec l´Iran et son fieffé président
devant une dialectique qui met l´occident le dos au mur parce que cet occident
a, pendant des siècles et aujourd´hui encore, imposés ses normes et ses intérêts.
Puis cette crise économique, et surtout ses suites qui vont être dramatiques
pour la périphérie et la classe ouvrière des pays industrialisés, ne fait pas arranger
les choses. Pas du tout. Obama se serait certainement souhaité une victoire de
l´opposition, pour mieux dialoguer avec un novice ou un faible président. Hélas,
ce ne sera pas le cas. Et au fait, pourquoi tient-on coûte que coûte à contrôler
ou affaiblir l´Iran si on armait chaque jour Israël encore plus et qu´on était
pas encore arrivé à faire accepter à l´Etat hébreu de la légitimité d´un pays
palestinien souverain ? Les palestiniens étaient-ils des animaux ou des
moins que rien ?
A mon sens les raisons évoquées par les occidentaux sont plutôt subjectives,
que sincères et honnêtes ; toutes ces raison, même celle de la prolifération,
sont soit hégémoniques et intéressées, soit profondément irrespectueuse de la
souveraineté et de la liberté de l´Etat iranien. Et à propos de prolifération,
pourquoi les Etats qui lancent cet argument ne l´ont pas pris en considération
quand ils s´armaient eux-mêmes, ou aidaient l´Inde, le Pakistan à devenir des
puissance atomiques ? Ainsi, toutes ces blocus économiques et commerciaux
ou ces embargos des occidentaux envers l´Iran ne les enfonçaient que plus
profondément dans l´accusation selon laquelle : dans leur prétentions de
liberté et de démocratie, il ne s´agissait pas de liberté et de démocratie pour
tous et pour un chacun, mais bien la leur toute puissante et celle de leurs
alliés stratégiques. Nous y voilà. Et à jouer à ce jeu, Obama ne devenait rien
d´autre qu´un petit agent de l´ordre hégémonique occidental proaméricain.
Est-ce vraiment le cas ou voyait-il les choses plus librement et plus démocratiquement
?
Le grand danger, et si on y faisait bien plus logiquement attention, vient
de l´absolutisme islamique dont se réclament, autant l´Iran, l´Irak, l´Arabie Saoudite,
la Libye, etc. Et tant que cette religion ne se sera pas démocratisée et
humanisée par elle-même, en elle-même en acceptant d´une part la multitude
fondamentale de notre monde, et de l´autre, cette religion doit accepter l´existence
d´un rationalisme scientifique et technique aboutissant tout simplement à la
fonctionnalité sociale, pratique, usuelle tout court. On pourrait alors revenir
au Coran ou à Allah, si on veut, après, pour célébrer ce résultat ou son usage.
Mais croire dès le départ que toute la vérité se trouve dans le Coran et l´organisation
primitive actuelle du droit, des libertés et même de la pensée sociale…cela empêche
tous les pays islamiques de développer l´imaginaire de leurs enfants et accéder
facilement á la technologie et à la science. Or, ceux-ci déterminent de nos
jours de la prospérité et du bien-être de toute société !
Ce danger de sécularité absolutiste aveuglant et abrutissant et freinant le
progrès social intellectuel et scientifique n´est pas nouveau : il a été largement
combattu dans le christianisme, avec succès. Hélas, dans les pays islamiques,
le pouvoir abusif et aberrant des mollahs perpétue cette dichotomie primitive. Ceci
représente le plus grand danger que la liberté et la démocratie dans le monde aient
à affronter. Cela nous vaut, entre autre, de subir un terrorisme islamique
primitif et criminel qui voulait nous faire croire qu´il existait un Dieu
quelconque qui demandait à ses adeptes d´aller assassiner des innocents de par
le monde et les obliger à voir les choses comme ces criminels et illuminés !
Là est le véritable danger de l´islam. Et celui-ci est tout autant en Algérie,
au Soudan, en Arabie Saoudite, au Yémen…partout où cette religion, sous la
primitive obédience de douteux mollahs, se refuse à se guérir de sa cécité et
son malsain et primitif absolutisme.
Rappelons cependant, pour tous ceux qui aiment à se cacher derrière la
culture occidentale pour exercer ou tolérer un non moins tendancieux
absolutisme racial, économique ou culturel, que cet occident a détruit l´Irak
de Saddam Hussein qui était le pays islamique le plus laïcisé de tout le Moyen
Orient en prétextant faussement de la possession de la bombe atomique par ce
pays ; ce qui était, comme on le sait faux et criminel, parce qu´il ne s´agissait
que de faire main basse sur le pétrole irakien. Ainsi, même l´Amérique et même
l´occident doivent eux aussi apprendre à respecter la liberté des autres, et
pas seulement la définir ou dire ce que cette liberté n´était telle qu´en
satisfaisant leurs subjectifs intérêts. Désolé, la liberté n´est pas seulement
occidentale, loin de là. Ce n´est qu´ainsi que nous pourrons combattre
efficacement tout absolutisme dans le monde, et particulièrement l´absolutisme
islamique parce qu´avec l´ignorance et l´étroitesse culturelle que cette
religion entretient, elle prolonge ses méfaits et ses abus dans l´avenir au
lieu de les combattre et de s´humaniser avec le progrès.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
04 juin 2009
Le discours d´Obama au Caire ce 4 juin 2009, que vaut-il réellement en pratique ?
C’est dans de la salle d’honneur de l´université centenaire du Caire, en
présence de 3 000 invités triés sur le volet, que Barack Obama a prononcé son
discours centré sur un nouveau départ fait « d'intérêts et de respect mutuels » entre l'Amérique et le monde
arabe.
Discours d´intention ou discours de conviction ?
Voici en substance ce que contenait d´après nous le discours du président américain :
Sur
les relations entre l’Occident et le monde musulman : Barack Obama a dit
qu'il était venu « chercher » au Caire un
« nouveau
départ » entre les musulmans et les Etats-Unis, estimant
que le « cycle de la méfiance et de la
discorde devait s'achever ». « La première question que nous
devons affronter, c'est l'extrémisme violent sous toutes ses formes »,
a-t-il déclaré en évoquant « les questions spécifiques »
que les musulmans et les Etats-Unis doivent
« affronter finalement
ensemble ». « A Ankara,
j'ai dit clairement que les Etats-Unis n'étaient pas, et ne seraient jamais, en
guerre contre l'islam », a-t-il rappelé. « Nous
lutterons toutefois sans relâche contre les extrémistes violents qui représentent
une grave menace pour notre sécurité » car les Etats-Unis « rejettent
la même chose que les gens de toutes les religions, les meurtres d'hommes, de
femmes et d'enfants innocents ».
Sur la
tolérance et l´égalité raciale : tout le monde sait que depuis
la guerre en Irak, le scandale de la prison d'Abou Ghraib en Irak, le camp de
Guantanamo ou la priorité à la lutte anti-terroriste volontaire de
l'administration Bush après les attentats du 9/11, les relations islamo américaines
se sont couvertes de gros nuages. « Tant que nos relations seront définies par
nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine plutôt
que la paix, à ceux qui font la promotion du conflit plutôt que de la
coopération. Ce cycle de méfiance et de discorde doit s'achever »,
a-t-il lancé. Mais il a aussi précisé que le monde musulman
devait aussi lutter contre les « préjugés » anti-américains,
évoquant également les questions épineuses des droits de l'homme, du rôle
de la femme et de leur « libre choix » dans les
sociétés musulmanes.
Sur le respect pour l’islam : Barack Obama a souligné que les
Etats-Unis et les pays musulmans ne devaient pas être en compétition. « Je suis
venu chercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans à travers
le monde, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, un départ
fondé sur cette vérité que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas ». Il
a ajouté que l'islam avait son rôle à jouer dans le monde pour combattre
l'extrémisme et favoriser les efforts en faveur de la paix. « Les
extrémistes ont exploité les tensions » entre l'Ouest et
l'islam, a-t-il déploré.
Mise
en garde contre une nucléarisation du Proche-Orient : Barack Obama a estimé
qu'une course aux armements nucléaires au Proche-Orient entraînerait la région
dans « une voie extrêmement dangereuse ».
Sur la confrontation
avec l’Iran sur le nucléaire : celle-ci est
« à un tournant décisif »,
a-t-il déclaré, affirmant que les Etats-Unis étaient disposés à « aller
de l'avant sans conditions préalables ». Cela n'exclut pas
cependant, selon lui, que « toute nation - y compris l'Iran - doit avoir le droit
d'accéder à la puissance nucléaire pacifique » si elle se
conforme au Traité de non prolifération nucléaire.
Sur la question palestinienne : Obama s’engage à soutenir les
aspirations des Palestiniens pour un Etat et souligne le « lien
inébranlable » des Etats-Unis avec Israël. Il faut « affronter
l'extrémisme violent sous toutes ses formes », a-t-il dit,
en ajoutant : « La colonisation israélienne doit cesser ».
Obama s’est engagé à soutenir les aspirations des Palestiniens pour un
Etat. Il a affirmé que les Etats-Unis soutenaient les aspirations « légitimes »
des Palestiniens à un Etat, soulignant que la « seule solution au conflit avec Israël
résidait dans celle prévoyant deux Etats».
Forum Réalisance
01 juin 2009
Un tonnerre d´avertissement: le dépôt de bilan de GM
La fleuron de l´industrie automobile américaine, GM, va prendre ce lundi 1er
juin à 14 heures le lourd pas de la banqueroute sous l´article 11 de la loi sur
la banqueroute américaine. Si ce pas inévitable a été soigneusement préparé, il
n´en reste pas moins vrai que l´avertissement économique et commercial qu´elle
convoie n´est que plus blessant pour toute la société américaine : le
temps de l´arrogance économique, celui du gigantisme indécent et prétentieux
est fini, bien fini. Il est temps de revenir à la raison et au bon sens.
Le lourd salaire de l´arrogance et de la cécité
Avant de
vouloir apprendre au monde entier à changer, il vaut mieux d´abord se juger
sincèrement soi-même, et faire preuve de vrais vertus ; alors seulement on
peut les proposer aux autres….
Pendant que le géant américain, encore jusqu´en 2007 le plus grand
constructeur automobile du monde prenait, la tête basse, les sentiers ténébreux
de la banqueroute sous l´article 11 pour se restructurer et panser ses
blessures, Timothy Geithner, le
secrétaire d´Etat au trésor américain, lui, allait en Chine. En fait deux faits
ayant la même origine : d´une part les invendus américains et de l´autre,
les dettes que l´Amérique aimait par trop s´offrir ces derniers temps. De l´un
on savait de l´expérience de GM qu´on
ne peut pas produire des tracteurs ou des chars civiles en place de voitures ;
quant aux dettes, demander aux chinois d´acheter plus de dettes américaines ne
servait absolument à rien si on ne faisait soi-même pas les efforts pour sortir
de son goût pervers du crédit facile, de l´argent bon marché ou du gigantisme prétentieux
et indécent de la consommation. Et pour cela, il fallait bien devenir
concurrentiel et produire ce que le marché voulait acheter ; pas ce
que la vanité américaine voulait imposer au monde !
Depuis deux ans les chinois qui détiennent un nombre incroyable de bons du
trésor américain se sont reconvertis au court terme…par prudence. Car malgré qu´ils
ont augmenté de 300 % les achats du trésor américain, les américains, eux se
sont joyeusement jetés dans un endettement multipliant, à ce train, leurs déficits
par 5 et plus…et la tendance actuellement ne semble pas arrêter cette érosion. Après
un budget déficitaire de 1750 milliards $, on s´attend, à la fin de l´année ou
en début d´année prochaine, à un nouvel emprunt de cet ordre ! Ainsi,
aller demander aux chinois d´acheter des produits qui n´étaient pas
concurrentiels…ou leur demander de se priver de leurs épargnes pour acheter des
bons américains…Hem, il faut en avoir le toupet si les américains voulaient
continuer à vivre au dessus de leurs moyens d´une part, et de l´autre, s ils n´avaient
pas encore compris, comme GM, qu´il était temps de revenir sur terre et
produire en bon père de famille des biens qu´on pouvait vendre ! Les américains
croyaient-ils que le monde entier était obligé de subir leurs abus, leurs excès
et leur goût grossier du gigantisme ; au nom de quoi, du rêve américain ?
Chacun doit apprendre á payer soi-même le prix de ses rêves…fous ! Le
monde soutient et aime les rêves décents, frais, respectueux des droits des
autres et…peu coûteux.
Cette histoire GM est le meilleur exemple de ce qu´est la société américaine
actuellement : perclus de dettes, vivant des épargnes des autres avec une
nonchalance toute provoquante sans pour autant se donner la peine de faire
quelques efforts pour rendre au monde ce qu´elle lui a fait perdre notamment
avec cette crise financière de la Wall
Street. Oui, autrement, bien entendu qu´avec des guerres grotesques et des
bombardements autant criminels qu´indécents. Et si cela continue dans ce sens,
l´économie américaine ne vaudra pas un iota dans quelques années ; ses
dettes risqueraient de noyer ce grand pays irrémédiablement. La Chine et le
monde ne se prêteront pas toujours à cette escroquerie s´ils ont la certitude
que l´Amérique ne faisait aucun effort pour se guérir d´elle-même.
Pour GM, cette fois, l´Etat américain va prendre 60% de ses participations,
le Canada 12% et cette société recevra 30 milliards $ frais du contribuable et
entre 60 à 90 jours pour se mettre à jour. En plus que GM devra se séparer de 21.500
de ses employés, 11 de ses centres de productions seront fermés (vendu ou définitivement
mis en friche). GM-Europe a été concédée à Magna et ne fait plus partie, à part
les 35% de participation dans le prochain Holding européen, de la masse du
failli.
Et malgré tout cela, la grande question, le plus important dans l´avenir est :
GM sera-elle capable, après sa prison de restructuration, de produire enfin des
voitures concurrentielles et vendables ? Quand GM sera sortie de sa cure
d´éducation commerciale et économique, sur quel pied sera la crise et cette
société saura-t-elle remonter la pente, refaire la pente et créer le succès
auquel elle s´était elle-même entravée par le passé ? Ce ne sera pas
facile, on le sait ; mais peut-être est-il réellement temps, dans toute la
société américaine, de se débarrasser du gigantisme, de trop de vanité, d´orgueil
mal placé…de redevenir réaliste et plus solidaire du monde et de ses problèmes écologiques
croissants, ceux de la pauvreté…plutôt que de vouloir lui ingurgiter un néolibéralisme
absolutiste garni de valeurs savamment faussées et de mensonges ne menant les
gens nulle part sinon à…l´endettement et à la banqueroute.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
06 avril 2009
La vieille dame de l´Alliance atlantique a fêté ses 60 ans
L´organisation du traité de l´Atlantique Nord a fêté ses 60 ans cette année
avec un regain de fierté : elle a survécu la menace du communisme qu´elle
a conduit pratiquement à l´enterrement et elle a donné à l´Europe une période
de prospérité et de stabilité fructueuse en bien-être et innovation. Le retour
de la France après 43 ans d´égarement dans ses structures de commandement est
un compliment pour les charmes généreuses de cette belle courtisane d´acier et
de feu…et cependant, cette crise économique qui secoue l´occident dans ses
structures les plus vives la pousse à se reposer des questions sur l´avenir…
OTAN : s´étendre, s´étendre à défaut de connaître
ses limites ?
« Vous
avez cherchez le débat, j´étais prêt à me débattre ; maintenant que vous
préférez la déroute, je vous la laisse » Charles de Gaule, chef d´Etat de France.
L´OTAN continuera-t-elle à s´étendre aux anciens membres de la Comecon dans
le Nord-Est jusqu´à ce qu´excédé l´Union Russe se mette de nouveau sur les
pieds de guerre ? Si tout le monde voulait faire partie de l´Otan, et
surtout les anciens pays membres de l´Empire Soviétique éclaté et
refoulé ; qu´y pouvait donc l´OTAN ? Le monde entier pouvait-il faire
partie de l´OTAN ? Ou l´OTAN n´était-elle qu´une force régionale
occidentale qui pouvait se donner le luxe d´intégrer la Turquie dans sa
stratégie militaire de défense ou, du moins, lui faire des promesses d´entrée
dans l´Union Européenne ; ce qui était, vu l´islamisme généralisé de
l´Etat turque, déjà un défi au caractère occidental chrétien de l´OTAN. Ou l´OTAN
avait-elle l´intention d´étendre son influence jusqu´aux portes de la Chine, en
Afrique du nord… ? Comme à l´époque des croisades, de l´esclavage ou de la
colonisation ? L´ennemi de l´OTAN, qui était-il réellement, si l´Union
Soviétique issue de la dictature hitlérienne de 1933-1945 avait disparu ?
Oui s´agissait-il seulement de se sécuriser ou même d´entretenir, sous le
manteau d´un capitalisme frondeur, un impérialisme territorial et militaire dévorant
tout l´espace européen jusqu´à remettre de facto en cause la sécurité de l´Union
Russe aujourd´hui inquiète de la boulimie de l´OTAN. S´agissait-il de liberté
et de démocratie, ou s´agissait-il d´un agrandissement apparemment anodin, mais
qui avait bien les allures d´espace militaire impérial ? Des questions,
des questions. Depuis la réaction soviétique énergique en Géorgie, et secoués
par leur fragilité économique et militaire face aux russes, les anciens pays de
la sphère communistes se pressaient aux portes de l´Otan. Et si cela pouvait
paraître être un compliment pour cette organisation, cela déséquilibrait, malgré
tout, l´équilibre européen. L´Otan ne peut être prise pour responsable de la tremblote
que les anciens pays de la Comecon cultivait à l´endroit de leur ancien
puissant maître russe ; et pourtant, selon toute évidence, il s´agissait
plus de faiblesses économiques de la part de ces Etats que de véritable danger
quelconque d´annexion. L´Union russe ne tient plus, comme par le passé, à
agrandir son territoire en s´alourdissant de nouveaux problèmes et de nouvelles
misères de pays n´ayant aucunes véritables ressources stratégiques ou économiques.
Sans les Etats-Unis, l´OTAN, comme on le sait, n´est qu´une force militaire
régionale tout court. Avec les Etats-Unis, par contre, elle devient la première
organisation militaire du monde. Le poids des américains dans cette alliance
est prépondérant ; et si, comme c´est le cas aujourd´hui, l´Amérique est,
comme le monde entier en fait, visitée par une crise économique la secouant
dans toutes ses structures actives, ce pays change de politique économique et
militaire, cela influe sur l´alliance. Cela va de soi. Car toute force militaire
quelle qu´elle soit, est déterminée par la qualité de ses armes autant que par
son niveau économique lequel permet autant d´investir dans de nouveaux systèmes
ingénieux de défense, que de se donner les moyens financiers d´entretenir une
force militaire après tout bien coûteuse.
Aussi, l´OTAN se cherche-t-elle, 10 ans après l´écroulement du danger
communiste, et vu les changements survenus dans le monde, une meilleure
adaptation aux défis des temps. L´Amérique, quant à elle avec Obama, a aussi
entamé un changement vers une meilleure compréhension et une meilleure intégration
de la politique américaine face aux exigences et aux attentes concertées du
monde. Le plus important, cependant, semble la conséquence du déplacement,
depuis 20 ans, du centre économique vers l´Asie de la Chine, de l´Inde…vers une
nouvelle considération des rapports Nord-Sud. Si l´économie imposait une longue
période de crise et de retenue financière ; qu´en sera-t-il de cette bonne
vieille dame de l´Otan, va-t-elle se contenter de vieux chiffons en hiver au
risque de prendre froid ou de ne plus attirer les désirs des pays de l´Est
européen ?
Quelle sera l´avenir de l´OTAN ? Il ne faut pas perdre de vue que
cette organisation, en s´agrandissant à l´emporte pièce, devenait lourde, peu malléable,
coûteuse. Or en période de crise économique les contribuables européens se
souhaiteraient plus d´agilité et d´efficacité que la lourdeur d´un dinosaure s´agrandissant
sans cesse vers des horizons hasardeux et devenant de plus en plus pesant pour
les portefeuilles publics…tout en attendant un ennemi qui ne viendrait ou n´existait
que dans les angoisses et les complexes de ses technocrates ! Jouer le
policier de par le monde ou en Europe ? Il fallait au préalable avoir des
valeurs solides sur lesquelles on pouvait se fonder pour jouer un tel rôle. Et
puis, après tout, il y avait tout de même l´ONU…Un tien, dit-on, vaut mieux que
deux tu l´auras. Si tu veux la paix, prépare la guerre. Et si l´ennemi ne vient
pas, qui paie la facture de tes armes ? L´économie et l´évolution économique
du monde de demain va, cela va sans dire, influer sur la sécurité dans le
monde, et ce faisant, aussi sur l´avenir de l´Otan. Le président Obama parlait
déjà d´un monde sans armes atomiques…les choses changeraient-elles aussi
rapidement ?
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance