08 mars 2010
Sur le forum de financement du développement tenu à Paris le 4 et 5 mars 2010
Le
meilleur article sur le Net sur ce sujet, a été écrit par ATTAK. Vous
pourrez le lire entièrement ici http://local.attac.org/13/aix/spip.php?breve874&lang=fr
Financer le
développement de pays étrangers, un marché de dupes ?
Sous le sous titre
le marché juteux de la pauvreté globale l´article
dit
notamment, entre autre :
… « en
quelques mois, selon
l’OIT et la FAO, la crise financière a précipité cinquante millions de
personnes au chômage dans le monde, et accru entre 2007 et 2009 de plus
de cent
cinquante millions le nombre de personnes souffrant de la faim. Mais il
n’y a
pas à s’inquiéter : les marchés financiers s’en occupent. Ils
investissent
ce secteur en pleine croissance, la pauvreté dans le monde. Au Forum des
4 et 5
mars, Jacques Attali, la Banque mondiale et la Fondation Bill et Melinda
Gates
feront miroiter les prodiges de la finance innovante au service du
développement. La liste et les thèmes des ateliers font saliver les
connaisseurs : « Innover pour faciliter l’accès à la finance »,
« Promouvoir le capital risque dans les pays à faibles revenus »,
« Solutions financières pour l’atténuation du changement climatique
»
…
Plus loin cet
article continue : « Il
y a quelque chose d’obscène à voir ces financiers-philanthropes se
pencher avec
bienveillance sur le sort des pauvres, en négligeant les mécanismes
macroéconomiques qui ne cessent d’aggraver la pauvreté et les
inégalités. La
dette des pays pauvres, l’emprise de la spéculation financière, le
pouvoir des
transnationales minières et agro-alimentaires, la dégradation des termes
de
l’échange… hors sujet. Une seule chose semble compter : ouvrir de
nouveaux
champs à l’industrie financière et aux partenariats public-privé. Pour
Attac
France au contraire, le financement du développement, de l’atténuation
et de
l’adaptation au changement climatique devra se fonder sur des taxes
globales, à
commencer par une taxe sur l’ensemble des transactions financières. Taxe
au
double objectif : désarmer les marchés financiers et lever de nouvelles
ressources pour les urgences sociales et écologiques. »
Commentaire et réflexion
Cet article a
été écrit le 03.03.2010, un jour donc avant la tenue de la
conférence ou du Forum à Paris, mais l´auteur a vu exactement ce qui
faisait l´enjeu
contradictoire du problème et donc de cette entreprise qui prenait alors
à mes
yeux des allures d´activisme déplacé. A mon sens on serait activé à
essayer de vider
l´eau de la mer pendant que les noyés se débattaient aux prises avec la
mort
certaine par noyade. Financer les pauvres à se développer ? En agissant
sur les facteurs influents de développement économiques fondamentaux ?
Mais alors il faudrait commencer par l´éducation et l´enseignement (dont
on
sait que la FMI et la Banque Mondiale en imposaient la dé-étatisation
lors de
refinancements d´emprunts infructueux) , la formation professionnelle
suivie d´un
financement soutenu de la petite et moyenne entreprise ? Mais tout cela
était
improductif et hasardeux pour les financiers ; ils voulaient faire des
gains, pas aller en aventure !
Qu´en est-il
de l´instauration et l´enracinement socio technique et
industriel de l´industrie dite lourde : fabrication de machines, de
voitures, de produits agricole servant eux-mêmes à créer d´autres
produits et
moyens de production ? Mais mon Dieu ces gens allaient devenir
producteur
et indépendant de nous ; ils risquaient de ne plus consommer les
produits étrangers
et même, comme on le voit aujourd´hui en Chine, devenir d´âpres
concurrents !
Mais nous sommes tous concurrents ou pas ? Mais pas avec notre argent,
tout de même ; celui-ci doit financer notre profit, notre enrichissement
et l´agrandissement de nos marchés. Après tout, nous sommes en crise de
ventes !
Nous y voilà
enfin, devant la vérité nue : on parlait de développement,
mais en fait on voulait en fait assurer son propre profit. En matière de
financement, comme on le sait depuis des siècles, il n´y a pas de
philanthropie ;
celui qui a épargné et investit doit gagner et protéger ses intérêts.
Autre définition
du développement ? Non, pas du tout ; tout simplement une version
nouvelle
de développement…une pour naïfs et rêveurs…jusqu´à ce que ceux-ci
sortent de
leur cécité et se rendent compte qu´on leur tirait le vers des matières
premières
du nez et qu´on les renvoyait, comme l´avait si bien dit Léopold II, à
attendre
sur une gare déserte un train qui ne viendrait pas. A chaque fois qu´un
nouveau
train se présentait dans la gare, le sous développé trompé devait
reconnaître
que ce n´était pas le sien car celui-ci allait, bondés de riches, dans
une tout
autre direction. Et quand par désespoir notre voyageur montait malgré
tout dans
un de ces chevaux en acier, celui-ci le conduisait, en compagnie
d´autres désespérés
hagards et désespéré par la pauvreté et la misère, dans un désert
d´apparences,
d´illusion, de contradictions cruelles qui ne l´abandonnait que dans
l´inconnu
frustrant et aride par ses faims et ses soifs.
Nous
connaissons depuis longtemps cet art à chosifier les gens avec l´aide
qui tuait parce qu´ils ne servaient qu´à corrompre les africains, ouvrir
des
marchés commerciaux, avec des emprunts salauds et intéressés on avait
financé l´achat
de ses surproductions sans débouché…et mis à genoux des gouvernements
qui, ne
sachant pas rentabiliser leurs faux emprunts parce qu´ils se
retrouvèrent
rapidement en occident, ces gouvernements furent tenus de revenir
emprunter et
se plier aux injonctions de la Banque Mondiale et du Fmi lesquels leur
firent
lever leurs barrières douanière afin que les produits agricoles
plusieurs fois
subventionnés tels que le lait, la viande, les surgelés et autres boîtes
de
conserves des pays riches détruisent à loisir l´agriculture et l´élevage
des pays
pauvres. Une prostituée n´a pas à protéger sa vertu…
Avec cela et
bien plus encore avec la terrible crise économique qui nous étreignait,
l´occident parlerait d´aider les gens à se développer ? Faut-il se
mettre à
se rouler sur la rue de rire ? Hier pendant que l´occident vivait dans
l´abondance
et l´excès, il ne fut pas possible de développer qui que ce soit,
aujourd´hui
dans la crise économique la plus violente que le monde ait connu, tout à
coup
le développement des autres serait possible ? ne se mettrait-on pas
soi-même
la corde au cou ? N´avait-on pas soi-même besoin de ces moyens
financiers
qu´on soustrairait á sa propre disposition ? La crise elle était loin
d´être
terminée…elle venait à peine de commercer ! Franchement, voulait-on
seulement faire beaucoup de fumée pour tromper encore une fois les
désespérés
ou à force de tromper les autres on n´arrivait plus à voir les choses
comme
elle sont vraiment ?
Mais, dites
donc, pendant qu´on voulait développer le pauvre malheureux et
attardé de la technique, de la science, de la production…etc, que
faisait-il
donc, le pauvre ? Dansait-il, s´ennuyait-il idiotement dans une gare en
attendant un train qu´il ne lui serait pas permis de prendre parce qu´il
n´avait
pas, avec sa sueur, ses efforts, son intelligence et son assiduité payé
le prix
de sa propre liberté et du bien-être de ses enfants qu´il fallait ?
C´est
peut-être cela le plus important : ne pas croire qu´on peut faire la
liberté de quelqu´un à sa place. Les pays pauvres aujourd´hui doivent
savoir qu´avec
toute arrivée nouvelle de conquérants à l´industrialisation, les
critères et
les efforts pour sortir de leur horrible trou de pauvreté devenaient incroyablement
lourds. Et les menteurs et
illusionnistes de l´aide, du financement philanthropique…devenaient
encore plus
rapaces qu´hier et encore plus sournois et malfaiteurs parce qu´ils
devaient se
débarrasser à bas prix de leurs déchets électroniques, pêcher à vides
les
poissons des pauvres, acheter les matières premières à vils prix pour
s´enrichir
encore plus rapidement qu´hier ! Cette crise économique ne rend en rien
les gens plus vertueux et plus honnêtes qu´hier…
Musengeshi
Katata
"Muntu wa
Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
12 février 2010
Edifiant constat critique de Kouchner sur l´état économique de l´Afrique actuellement
Commentaire sur le Pangolin à l´article de Mouélé Kibaya : Afrique:
"politique commune" des Européens et Américains face à la Chine,
recommande Kouchner
http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2010/02/09/16851122.html
Mais
que peut-on donc dire devant la débâcle africaine actuelle, acclamer ?
Cette dépêche est un véritable constat d´une incroyable déception face à la
stagnation et à l´état inexistant ou déplorable de l´économie africaine. Il n´y
a que les africains qui ne s´en rendent pas compte ou continuent à philosopher
à contre-courant sur leur Panafricanisme, leur afrocentricité...et autres
dogmes gratuits et illusoires parce qu´elles s´éloignaient de la réalité au
lieu de la réparer ou l´améliorer. Ce qui n´était, de la part des africains
ouvertement incompétents depuis des décennies d´indépendance, en réalité que
l´art de vouloir échapper à la réalité parce qu´on n´était pas capable d´y
apporter des solutions valables et solides. L´art de fuir son ombre, au fait.
On voit ce que cela a donné en Grèce...au pays mère de la démocratie où on
croyait qu´avec des pierres antiques l´avenir se ferait aussi en fermant les
yeux sur l´acquisition et la création de nouvelles structures industrielles et
économiques modernes. Pris au piège de sa propre naïve incompétence...on se
jeta dans la prostitution de l´endettement avec toute la fausseté que cette
dépravation économique amène: faux, usage de faux, escroquerie aux chiffres et
aux écritures comptables...tandis que le bakchich et le travail en noir minait
la société et ruinait son fisc.
Pour ce qui est du pathétique constat de Kouchner, il n´y a rien de faux dans cela:
beaucoup de stratèges dont moi-même avons déjà vu l´opportunité d´une attaque
en arrière des lignes ennemies chinoises. Seulement cela a deux désavantages:
l´une est la mise sur pied des africains désabusés et indolents se détruisant
eux-mêmes au lieu de se promouvoir...et de l´autre le danger de Boomerang: le
capital investi en Afrique pour produire moins cher et concurrencer
efficacement les chinois pourrait prendre une dynamique inattendue et battre
l´occident à son propre jeu ! L´agriculture européenne déjà à mal, par exemple,
s´écroulait définitivement...Puis on a vu cela en Chine: ceux qu´on croyait
morts et dociles qu´on pouvait exploiter à loisir et s´enrichir à outrance, se
révélèrent d´un dynamisme qui fait trembler tout l´occident aujourd´hui !
Autre problème. on se trouve en face de corrompus de la francafrique
actuellement au pouvoir aujourd´hui, ceux-ci dilapidaient les accumulations des
leurs et les enterraient vivant au lieu de les promouvoir et abonder leurs
moyens et instruments de développement. Comment allait-on se débarrasser de
cette classe sangsue des leurs sans heurts et surtout, comment allait-on
remettre les montres à l´heure logique et rationnelle si, avec l´aides de
parasites et traîtres francafricains l´occident complice on avait sciemment
veillé à ce que les africains vivent et réfléchissent avec leurs pieds plutôt
qu´avec leurs têtes ? Un casse-tête qui risque de rester ouvert...ou alors ce
sera la seule issue occidentale de gagner du temps...Parce que sans donner de
meilleurs revenus et de meilleures qualifications techniques aux africains, les
investissements qu´on y feraient ne seraient pas affirmés et consolidés par un
marché local positif. On jouait, comme en Chine, avec la queue du lion
africain…son réveil pourrait être très carnassier ! A suivre, time is money.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
21 décembre 2009
Le fiasco de la conférence sur le climat choque tout le monde
Beaucoup de gens cherchent à trouver un bouc émissaire sur lequel ils
pourraient exercer leur colère…et même si la situation écologique est si
tragique dans un très proche avenir, tout le monde doit se demander si, en
taisant son bon sens au profit de l´aveugle gain dans le passé, en fermant les
yeux sur les effets de serre qui nous menaçaient de plus en plus, nous ne
sommes pas tous coupables. Venir en dernière minute vouloir changer les choses
avec des ultimatum, des excuses ou des prétextes n´arrange rien du tout…Et puis,
on en oubliait la puissante et combien douloureuse crise économique, et
celle-ci, bien étouffante, a bien changé la priorité des préoccupations
économiques et politiques en occident et dans le monde entier.
Ecologie
négative : une grande épée de Damoclès…pour tout le monde, mais surtout cruelle pour les pays pauvres et sous développés.
Certains reprochent à Ban Ki Moon
de ne pas avoir été énergique pour parler pour les pays pauvres en élevant la
voix et faire montre de plus de fermeté sur les dangers reconnus qui menaçaient
les pays sous développés innocents et non fauteurs d´émissions, il faut bien le
dire. Et pourtant, combien de fois n´a-t-on pas accusé les nations Unies, à
raison il faut bien le dire, de protéger Israël aveuglement, par exemple et de
fermer les yeux sur les douleurs pourtant connus et visibles des
palestiniens ? Qu´en est-il sorti ? Rien, les palestiniens continuent
à souffrir l´enfer du joug juif. Combien de fois n´avait-on pas accusé l´ONU de
prendre trop rapidement et même sans regard aux droits et libertés des pays
idéologiquement ou économiquement mis à l´indexe par l´occident, des embargos
envers quid Cuba pendant 48 ans, Le Zimbabwe dernièrement, l´Iran pour empêcher
ce pays d´exercer un droit énergétique légitime en se dotant de l´énergie
nucléaire ?
On aurait souhaité à ce propos que l´ONU exerça le même engagement pendant
l´Apartheid, par exemple, ou envers l´embargo cubain, la honteuse et incroyable
injustice que subit le peuple palestinien. S´il y a eu des changements dans l´Apartheid,
ceux-ci durent longtemps être arrachés à un ONU jouant longtemps la sourde oreille et dont le Conseil de sécurité
était dominé par…l´occident. Cela prit du temps et laissa couler, hélas, inutilement
autant le sang et les larmes d´innocents que cela fit chanceler notre respect et
notre foi dans cette institution onusienne. Aujourd´hui on lui demanderait des
miracles ? Après avoir fermé les yeux sur l´assassinat de Patrice Lumumba, sur le massacre d´islamistes
à Srebrenica, l´agression militaire
envers l´Irak…Une guerre afghane qui devenait de jour en jour un manquement
grave et injustifié à la souveraineté de l´Afghanistan qu´on bombardait à l´aveuglette
en se choisissant les ennemis selon son bon plaisir sans plus savoir qui était
coupable du 9/11 et qui ne l´était
pas. Cette guerre afghane, à la longue, devenait une vile cure militaire américaine
assisté par leurs alliés mettant à mal les populations civiles innocentes
autant que les pays voisins tels le Pakistan.
Obama serait-il le faux frère, l´empêcheur
de tourner rond ? On avait placé trop d´espoir dans ce président américain
certes doué mais enfermé dans l´étreinte de la crise économique d´une part, et
de l´autre celle d´une démocratie néolibérale prétorienne secouée par le chômage
de la crise et par sa fierté blessée par le terrorisme islamique du 9/11. L´Amérique
ainsi acculée par ses banqueroutes commerciales, celles de ses banques, par l´augmentation
vertigineuse de ses dettes publiques et mêmes privées, n´était pas en force de
faire des concessions surtout si celles-ci plaçait ce pays, encore une fois
devant ses faiblesses en lui mettant devant les yeux le retard technologique considérable
qu´il avait dans un domaine où les européens, grâce à l´Allemagne, avait fait
des bonds écologiques incontestables. Puis il y avait le projet politique clé d´Obama :
la réforme de la Santé aux Etats-Unis.
Ce projet serait certainement, en mettant 47 millions d´américains sans
couverture médicale dans le pays le plus riche de la terre, celui qui
qualifierait dans l´histoire la présidence d´Obama et du Parti Démocrate. Et il
semble bien qu´à tout prendre, ce sont les intérêts américains qui primaient,
pas ceux du monde ou ceux de l´écologie aussi menaçante soit-elle. Après tout,
il était bien tard pour changer quelque chose au désastre qui nous menaçait ;
tout ce qu´on pouvait faire aujourd´hui et demain était de limiter les dégâts. Obama,
dès le départ, s´y était mis à financer l´industrie verte aux Etats-Unis ;
sur ce point on ne pouvait rien lui reprocher.
Peut-on maintenant reprocher à Obama d´avoir choisi, contre les européens
et mêmes les africains, de s´allier aux chinois, aux indiens pour repousser un
chance exceptionnelle de prise en compte d´un intérêt international commun ?
Bien sûr, mais l´homme est prisonnier de son pays et de la crise, il faut bien
le reconnaître. On a prêté à Obama un charisme international éloquent et moralement
plus élevé que tous ses prédécesseurs, certes, mais il est malgré tout président
américain et pas président du monde ! Il ne faut pas l´oublier. Cet échec à
Copenhague fait naturellement jaser ses ennemis racistes ou jaloux tout court qu´un
noir soit arrivé à devenir le président du plus puissant pays occidental. Pire
encore sont ceux parmi les occidentaux qui, devant le repoussement économique
de cette crise et ses effets psychologiques sur leur complexe de supériorité, réclamaient
le bon jusqu´auboutismes néocolonial et impérialiste de retour. Tandis que beaucoup
de naïfs affectifs ont été déçus de son discours
en Norvège où il réitéra la nécessité de faire la guerre dans certaines
circonstances précises (lesquelles, cela restait toujours le jugement de celui
qui voulait la guerre, comme on le sait) défendant des intérêts moraux et légitimes
comme le 9/11, par exemple. Puis venait cette histoire de financement. Les
africains et les pays sous développés ayant réclamé entre 65 et 100 milliards $
d´indemnité de dommage écologique par an, toute l´Amérique se leva comme un
homme pour protester contre cette manne d´argent qu´on allait, en période de
crise et de chômage, jeter par la fenêtre. Les européens étaient prêts à
bouger, mais eux aussi ont admis, avec 7,2 milliards € jusqu´en 2012, que la
crise mettait un frein à leurs limites. On promettait, oui, mais tout le monde
savait qu´il y avait beaucoup de vent là-dessous…c´était comme avec le transfert
de technologie qui n´avait jamais eu lieu jusqu´aujourd´hui. Les promesses
vides ont appauvri et ruiné tout le tiers monde qui y croyait.
La crise économique et financière, même si on ne veut pas admettre sa réelle
violence pour mieux la supporter ou souhaiter ainsi qu´elle passe vite ou
disparaisse plus rapidement de la vie économique et industrielle du monde, n´en
est pas moins la cause de l´échec de Copenhague. Tout le financement écologique
de l´avenir industriel du monde ainsi que du développement des pays aujourd´hui
sous développés tenait à deux choses : les investissements techniques et
scientifiques…et la croissance économique future qui doit s´en nourrir et les employer.
Actuellement la croissance étant étranglée par la crise, le plus sage serait d´abord
de résoudre ce problèmes avant de commencer à faire des promesses qu´on ne
saurait ni tenir, ni honorer à juste titre. Tout cela est bien beau, mais qu´en
est-il du passé polluant destructeur des pays industrialisés et même
actuellement de la Chine en premier plan des pays émissaires dont les conséquences
vont mettre à mal l´avenir des pays pauvres innocents et leur développement ?
Fallait-il, au nom de la croissance, que cela continua ainsi ; qu´on
assassina aveuglement les pauvres pour leur donner plus tard des obsèques en
grande pompe ? Comment allait se développer les pays pauvres sans technologie
verte respectant ce qu´apparemment les pays riches ne voulaient pas respecter du
tout ? Des questions poignantes au vu de la catastrophe sourde qui va s´abattre
sur nous. Nous espérons cependant que le bon sens reviendra vite dans les
prochains pourparlers et qu´on trouvera une meilleure sagesse pour protéger ce
monde qui est un bien commun d une valeur autant irremplaçable que précieuse.
Nous n´avons pas le choix. Et ici, personnellement et au nom du monde entier et
des générations prochaines nous devons remercier tous ceux qui se sont battus à
Copenhague afin que cette conférence écologique soit prise au sérieux et sorte
les incurables de l´invisible de leurs retranchements. Je fais personnellement
un hommage vibrant à la jeunesse européenne de France, d´Italie, d´Allemagne,
de Grande Bretagne, de Hollande, Suède, belge etc…qui s´est fait taper dessus, mouiller d´eau
froide en hiver, mettre aux fers…et en désespoir de cause se firent raser les cheveux…ces
jeunes ont représenté le monde entier et ce ne serait que justice et grand
respect que nous leur remercions du fond du cœur…pour toutes les autres
jeunesses pauvres qui n´ont pu se rallier à eux et qui ont malgré tout compris
que l´innocence écologique n´existe plus.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
15 novembre 2009
Entre l´intellectuel qui se repose et l´idiot qui bouge
Commentaire sur Facebook l´adage chinois proposé par Berry
Muekatone :
"Un imbécile qui
marche ira toujours plus loin que deux intellectuels assis"
Et si l´imbécile
ne sait pas où il va, il se retrouve plus tard au fond d´un gouffre ! Les
proverbes chinois sont à citer en le replaçant dans leur contexte; on les
comprend mieux. Il ne faut pas croire que les gens ne travaillent pas dans les
pays pauvres ou sous développés; leur grand problème est seulement que ceux qui
devaient les soutenir et les conseiller dans leurs choix et leur orientation,
ceux-là ne sont pas à la hauteur ! Ce problème est actuellement discuté par
tous les vrais intellectuels de la race noire qui a découvert...eh oui, qu´elle
avait dormi et s´était par trop laissée dominer, détruire son identité
culturelle et dicter le sens de l´histoire et la place que cette race devrait
occuper face à la puissante race dominante blanche.
Ce qui dicte
aujourd´hui le sens de l´histoire et le niveau du bien-être d´une culture, d´un
pays, c´est immanquablement la créativité et l´intelligence scientifique et
technique que cette société cultive en elle ou s´octroie, parce que celles-ci procurent
des moyens et des instruments de plus en plus accrus et diversifiés à ceux qui
ont su les maîtriser pour produire, communiquer, informer, accumuler rapidement
et s´armer avec des moyens imposants. Mais une chose est certaine autant
aujourd´hui qu´hier: l´ignorance, la passivité ou la fainéantise ne mènent pas
au paradis, loin de là. Seul l´intelligence, l´instruction, la formation
professionnelle exigeante et un grand idéal social de réalisation active conduisent
à des résultats valables et enrichissants.
Musengeshi Katata
« Muntu wa
Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
21 octobre 2009
Dans cette crise, l´occident se laisserait-elle enfermer à l´impasse de la mort lente ?
Oui, l´occident arriverait-elle à maîtriser cette crise, à faire les réformes
nécessaires et générer les changements de structures, de technologie, d´énergie
et de démocratisation économique et financière qu´exigera une reprise valable
et durable…à la fin de la crise ? Bien sûr cette réflexion est-elle, en ce
moment, prématurée car la crise venait à peine ce commencer de sa carrière qui,
espérons-le, ne sera pas longue. Mais pour n´avoir pas vu venir la crise, les économies
industrielles, les plus touchées ne feraient-elles pas bien de commencer dès
aujourd´hui à chercher les moyens de mieux gérer la crise d´une part, et de l´autre
de se préparer activement à sortir de ses bras étouffants ? Ou peut-on
attendre, assis sur les anciennes structures économiques, en commettant les mêmes
erreurs qu´hier ou en protégeant des structures ou des modes de production désuètes,
que tout irait bien d´une façon ou d´une autre ?
Enfermés sans retour à l´impasse du recul ?
Tous les gouvernements du monde industriel, ceux des pays émergents et même
ceux du tiers monde pauvres et sous développés cherchent, bien entendu et dans
la mesure de leurs moyens à maîtriser la crise et bien entendu à chercher les
voies et moyens pour stabiliser leurs économies et remettre les choses on track. Mais le problème est aussi :
comment, cette crise est non seulement un phénomène d´accumulations d´erreurs longtemps
ignorés, il est aussi, avec l´arrivée de nouveaux pays au firmament industriel,
un problème de rétrécissement de marché…malgré une production accrue, et bien sûr
le manque de nouveaux consommateurs. Crise globale, Oui. Mais les conséquences
de cette crise ainsi par ailleurs que les mesures de lutte contre ses effets néfastes…étaient,
elles, individuelles et pas du tout globales. On avait bien créé rapidement le
G 20 pour mieux se concerter et élargir le consensus de lutte et de timing de
mesures pour lutter contre les dangers évidents de cette crise, mais toute économie
avait sa particularité, ses impératifs, ses caractéristiques sociaux et
industriels…ce qui rendait les choses bien plus compliquées que lors de la
crise 1929-1933, par exemple.
Le monde avait évolué dans l´appréciation de ce genre de phénomène ainsi
que dans les instruments avec lesquels il fallait le combattre ? J´en
doute, cette crise n´était pas celle de jadis ; elle est plus violente et
bien plus cruelle à plus d´un point. Et si on se réfère à la productivité et à
la complexité industrielle qui a été élevée depuis, de l´évolution des sciences
économique ou même de l´enrichissement financier des pays riches ce qui leurs
permettait de mieux résister à la crise en s´endettant ou en créant de nouveaux
produits…et cependant, il se posera malgré tout le problème de l´appauvrissement
du tiers monde, celui de l´écologie mise à mal, celui de la fin prochaine du pétrole,
de la raréfaction des matières premières : un véritable défi d´une
dimension assez importante se trouve devant nous. Aussi n´est-on pas surpris
que les banquiers américains s´offrent cette année des bonifications de 140
milliards $, soit 10 milliards de plus que l´année passée ! On croit
tomber des nues. Sommes-nous en crise ou les choses, pour les banquiers
seraient déjà, après les prêts généreux des contribuables qui les ont sauvé de
la banqueroute, revenu à sa rapacité habituelle et sa frondeuse arrogance ?
Apparemment certaines personnes n´avaient pas encore saisi les dangers auxquels
cette crise nous expose. C´est le moins qu´on puisse dire. L´endettement public
des pays industrialisés prenaient dans cette crise des allures inquiétantes
pour la stabilité monétaire internationale et bien sûr pour la reprise demain.
Le chômage augmentait inlassablement malgré toutes les mesures financières
prises pour protéger l´emploi. Tout ceci, ajouté à la crise du crédit, va
repousser les économies industrialisées à l´étroit et les obligera à appauvrir
leurs salaires moyens pour la reprise, or, cela va affaiblir les économies
nationales d´une part et de l´autre déstabiliser les structures sociales en
augmentant la pauvreté des ouvriers. Les producteurs nationaux vont en pâtir et
licencier. Le cercle vicieux de la crise risque bien de reprendre et durer plus
longtemps qu´on ne le souhaite à son pire ennemi.
La clé de cette crise, á mon avis, se trouve dans la démocratisation économique
et financière du système économique actuel afin que les pays pauvres relèvent
leurs niveaux de vie et de subsistance et prennent rapidement le chemin de l´industrialisation.
Seulement, dans cette crise, il se crée un phénomène encore plus égoïste qu´hier
de centralisme économique et financier des pays industrialisés envers les pays
pauvres. Qui veut donc investir en Afrique où les infrastructures manquent et où
tout est à faire ; et á propos, que faisaient donc les africains eux-mêmes ?
Les investisseurs sont plutôt pressés à sauver leurs profits au centre brûlant du
capital et le placent à la joyeuse bourse pour des intérêts immédiats que d´aller
investir à long terme dans des économies instables ou corrompues par l´ignorance,
le manque de constance, les faiblesses d´organisation et les structures
techniques et informatives bancales ou inexistantes. Les pays africains doivent
donc faire, dans cette crise, ce qu´ils avaient négligé toutes les décennies
avant son éclatement. Et le faire mieux et avec une ambition particulière.
Est-ce possible sans investissements étrangers, sans maîtrise technologique et
sans infrastructures scientifiques, médicales, éducatives, informatives normées
et progressives ? L´impasse. Or, il n´y a pas d´autre issue ;
actuellement tous les pays riches se battent à tous les fronts pour combattre
la crise, la concurrence des pays émergents et pour sortir de leurs
technologies polluantes et pour ce faire, ils ont eux-mêmes un grand besoin de
capitaux libres pour parer aux mauvaises éventualités.
Tout cela va ouvrir, dans les jours prochains, une concurrence effrénée sur
les marchés de biens industriels et commerciaux nationaux et internationaux. On
le voit avec l´agriculture européenne qui est pratiquement en banqueroute suite
à des prix chutant continuellement sous la pression d´une guerre de prix à la
baisse sans merci. Ce phénomène va bientôt gagner l´industrie automobile et s´élargir
sur toutes les industries de production. Vouloir arrêter cette guerre
commerciale revient à vouloir vider le lit d´un fleuve avec ses mains. Le marché
se restructure, tout simplement : les faibles sont irrémédiablement éliminés.
Et lorsque cette guerre aura gagné la scène commerciale internationale, les dégâts
seront considérables pour l´emploi, les banqueroutes et les capitaux perdus.
Tout cela reviendra renflouer la facture de la crise…en attendant que le déluge
se calme.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
06 octobre 2009
Le G 20, l´Afrique, la crise économique et ses désagréments
A la réunion du FMI à Istanbul le dimanche 03.10.2009, Dominique Strauss-Kahn, l´actuel chef de la
FMI, s´est mis derrière les revendications des pays africains, pourquoi ? Voulait-on rester
sur la ligne française comme Sarkozy le dénonçait à l´ONU dernièrement que l´Afrique
ne participa pas au Conseil de Sécurité ? Déclaration politique ayant l´arrière
goût de vouloir, le cas échéant, placer un pays africain d´obédience
francafricaine au Conseil de Sécurité ? Ou tout simplement, logique économique
et politique cherchant, en reconnaissant des semblants de pouvoir aux africains,
se relever de la culpabilité que la France avait envers ce continent pour lui
en avoir fait voir des vertes et des pas mûres ? La France ne devait rien à
l´Afrique, même pas pour l´esclavage ; mais ne dévorait-elle pas, comme
ses congénères occidentaux, abusivement les matières des peuples africains tout
en veillant à ce que les recettes de celles-ci reviennent en occident sous l´aspect
d´achats militaires, de produits industriels de consommation…en ruinant ainsi
volontairement tout espoir d´accumulation économique et ainsi de développement
en Afrique ? Voulait aujourd´hui faire beaucoup de fumée et se retirer
dans l´ombre…pour mieux piller discrètement l´Afrique ?
Dans
cette crise et ses retombées, les acteurs sont-ils sincères ou sont-ils malgré tout embusqués
dans leurs défauts et mauvaises habitudes du passé ?
On se le demande bien, si les institutions qu´on crée reproduisent toujours
les mêmes rapports de force et de dominance, les mêmes erreurs et les mêmes
tendances qui ont été à la base de cette crise. Pour bien comprendre ce qui se
passe actuellement, il faut nécessairement comprendre d´abord la crise. Cette
crise a de multiples facettes, c´est même pour cela qu´elle est dangereuse pour
l´occident parce que malgré son absolutisme économique, scientifique, technique
et politique, cet occident ne sait plus générer la croissance et s´enfonce dans
l´endettement. Ses paramètres démographiques sont déplorables et négatifs. De l´autre
côté se trouvait La Chine, arrivant à grands pas vers son industrialisation,
ainsi que l´Inde et le Brésil. Et derrière ces derniers venait l´Afrique qui
souffrait cruellement, dans son désarroi économique et culturel, d´abandon témoignant
d´un curieux et plutôt douteux désintérêt de la part des pays occidentaux. Apparemment
l´Afrique a été boudée ou sciemment enfermée dans le rôle de perdant de l´économie
mondiale auquel on refusait les investissements et le soutien économique intéressé
qu´on devait à un partenaire estimé.
Que se passe-t-il, dans cette crise pour que l´occident en soit si secouée
par des croissances négatives, par un écroulement du crédit et des finances
bancaires, et par une Amérique jouant à la planche à billet en mettant tout le
monde occidental en danger de noyade financière avec l´écroulement mondial du
système économique tel que nous le connaissons aujourd´hui ? D´abord on
met trop au centre des accusations les Banquiers de la Wall Street. Certes ils n´étaient pas étrangers au séisme qui a
secoué les finances mondiales : leurs coupables titrisations abusives
avaient couvert des hypothèques immobilières indues, pourries et escrocs. La
loi du profit rapace et inconséquent ? Que dire donc du gouvernement Bush
qui avait mis, avec des taux d´escompte préférentiels et intentionnellement
politisés, entre les mains des banquiers des sommes d´argent en flot inondant
pour qu´ils en fassent profiter au peuple américain de toutes les facilités
possibles et imaginables mettant le consommateur américain dans un
avantage illimité ? De ceci à cela, on fit donc une titrisation abondamment créative
pour financer l´argent facile et le crédit bon marché qu´on offrit au peuple Américain.
Et la formule : ce qui est bon pour les américains profitait à tous nos
amis occidentaux et au monde entier devint la maxime qui justifia tous ces excès
et les transporta joyeusement dans le monde. L´écrasement qui arriva avec l´écroulement
de la Lehman Brothers, s´il était à
la fois horrible et stupéfiant, n´en était pas moins logique et pratiquement inévitable
un jour ou l´autre : l´Amérique vivait trop facilement de 75% des épargnes
du monde entier sans pour autant investir dans des projets relevant le nombre
de clients et d´économies en voies de développement. Et cette situation, pour être
sincère, durait depuis 20 ans, ne l´oublions pas.
L´endettement public et privé américain avaient atteint des excès effrayant :
l´Amérique, s´était résolument installée dans la luxure et l´excès de l´argent
et du crédit bon marché, rejetant aux pauvres du monde le prix de tirer leurs
plans ou mourir de faim. On essaya bien, par cupidité, de s´en sortir en
investissant en Chine, au Vietnam, en Corée du Sud…hélas, ces pays se refusèrent
à rester consommateurs et prirent aussitôt le chemin de la production qui
revint concurrencer âprement les industries américaines et occidentales
produisant plus chèrement. Ceci produisit un sensible recul des économies
occidentales sur les marchés internationaux suivis d´un bouchon de leurs
productions industrielles. Ceux-ci entraînèrent le renchérissement du crédit, l´accroissement
de banqueroutes bancaires et commerciales ainsi que des endettements publics
conséquents à la montée du chômage. On en était donc là, à la croissance zéro : l´occident
incapable de vendre et progresser faute d´acheteurs et de l´autre côté une
Chine qui avançait bien vite vers son industrialisation et risquait, avec les
pays dits émergents, de contraindre inévitablement les industries des pays
riches à se restreindre. Le courant semble irréversible, même si les
occidentaux aujourd´hui encore rêvent de la reprise ; après tout, les
erreurs qui ont été faites depuis 20 ans et plus en se refusant à financer le
relèvement d´autres pays et générer ainsi plus de pouvoir d´achat dans le monde
pour écouler leurs produits coûteux, ne sauraient être réparées en quelques années.
Pour cela la productivité occidentale était trop puissante…et trop cupide, même
dans son embarras.
Et l´Afrique, dans tout cela, que devient-elle ? Méprisée des décennies
entières, réduite à un vulgaire réservoir de main d´œuvre, de matières premières
ou de dépotoir de déchets ou d´excédents industriels, ce continent accusait
aujourd´hui un état de développement quasi inexistant à part quelques pays tels
que La Tunisie, l´Afrique du Sud, le Nigeria. Sinon le désastre mental,
intellectuel et créatif était ahurissant tant il était désespéré par des niveaux
de vie excluant toute accumulation pouvant entretenir une économie positive
quelconque. A cela s´ajoutait la corruption et la gabegie administrative
pratiquée par des despotes illuminés et incapables pillant les accumulations
sociales des leurs et les recettes des matières premières pour les attribuer à leurs
aises et leurs usages personnels. Et cependant, les africains ont compris, par
exemple, avec l´Afrique du Sud seule représentante du continent africain au
FMI, que celle-ci était un cheval de Troie occidental dans leurs rangs et qu´ils
devaient se battre pour mieux représenter eux-mêmes leurs intérêts. A mon sens
le problème du désavantage financier, comptable et monétaire que subissaient
tous les pays africains ne se résoudrait pas seulement en siégeant au FMI, au
Conseil de Sécurité ou en étant valablement représenté dans quelques
organisations internationales. Le problème se trouvait plutôt dans les capacités
d´accumulation des économies africaines et leur utilisation efficace pour l´avenir,
la mise sur pied de leurs productions industrielles et la capacité de devenir
attrayant pour attirer les investissements occidentaux sur leur continent. Et
ceci suppose que les africains fassent un effort considérable d´instruction, de
formation universitaire et technique de haut niveau ; qu´il rationalisent
leurs sociétés et les débarrassent de traditions désuètes et primitives, qu´ils
investissent dans des infrastructures autant intellectuelles et imaginaires que
communicatives et matérielles pour relever leurs niveaux de vie et redonner
confiance et créativité à l´africain de demain. Et hem, avec quel financement,
tout cela ? Sûrement pas en important plutôt que de produire ou en
gaspillant ses épargnes dans des projets futiles et ruineux.
En conclusion, même si DSK se met ostentatoirement aux côtés des africains,
ceux-ci ne seront pas pour autant épargnés du dur et lourd devoir de se relever
d´abord par eux-mêmes afin que les étrangers, attirés par le profit que représente
cet effort, affluent à investir en Afrique. Le travail à faire est immense d´autant
que la pression des exigences extérieures augmente au jour le jour avec la
concurrence ardue sur la scène économique internationale et par l´arrivée de
nouveaux producteurs. Actuellement on a plutôt l´impression que les africains
croyaient encore qu´ils pourraient cahin-caha se développer á leur guise en
produisant n´importe quoi ou en cultivant leur ignorance et leur manque d´émancipation.
Ou encore qu´avec de hauts cris victimaires ils arriveraient à faire autant de
bruit que cela rendrait l´effort et le génie créatif inutile… ! Ou qu´il s´agissait
d´obliger l´occident et le monde entier à investir chez eux…sans tenir compte
des dures lois du marché international ou des impératifs du profit tout court !
Cette naïveté est assez surprenantes et dénote plutôt de la part de ceux qui l´entretiennent,
d´un flagrant manque de logique économique. Le capital, c´est comme l´être
humain : il lui est interdit, dans l´intérêt supérieur de la société, de l´économie
et de la responsabilité fondamentale de la propriété, de se détruire ! On
comprend d´autant mieux la crise économique chronique africaine : on y détruit
le capital au lieu de le respecter et le fructifier avec des projets lui ouvrant
de plus larges horizons à son profit. La liberté, le bien-être ; il faut
tout de même souffrir d´abord de les produire avant de vouloir jouir de leurs
bienfaits ! Les africains devraient s´atteler à bâtir et fructifier leur
liberté plutôt qu´à se défiler devant elle ou s´en cacher ; rien ne tombe du
ciel, celui qui ne sème pas aujourd´hui, celui qui ne protège pas ses intérêts,
qui n´épanouit pas talent des siens…celui-là ne récoltera sûrement pas demain. La
pauvreté n´est pas toujours due au hasard…
A mon sens nous allons assister, dès que toutes les économies occidentales
auront compris et enregistré les véritables désagréments de cette crise et leurs
significations profondes, à une guerre économique sans merci visant à se réserver
les parts industrielles et commerciales du marché occidental et mondial. La
pression chinoise, indienne, brésilienne et autre va aller croissant, cela va
de soi. Ceci va appeler un protectionnisme nationaliste sans précédent entre
pays occidentaux. Et bien de capacités et de secteurs industriels vont inévitablement
disparaître dans certains pays entraînant ainsi un haut chômage ingrat lequel
mettra à mal les finances publiques et l´équilibre économique et politique de
ces pays. Je doute notamment que l´Amérique puisse conserver la production
automobile aux Etats-Unis. Si la capacité de création de nouveaux produits et
de nouveaux débouchés commerciaux n´augmentent pas rapidement dans les toutes prochaines
années, l´occident aura beaucoup de problèmes à conserver son actuel mode de
vie et son bien-être. Et cela, ça va créer bien de remous sociaux et remettre
bien de valeurs occidentales en cause. Particulièrement aux Etats-Unis. Car les
riches voudront rester riches, et les pauvres se refuseront au sort indésirable
qu´on leur réserve.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
02 octobre 2009
Une Chine confiante et fière vers la gloire des assidus et des infatigables
Commentaire sur Radio Réveil-FM : http://www.reveil-fm.com/index.php/2009/10/01/526-60-ans-la-parade-fastueuse-de-la-chine?cos=1
60
ans d´effort et de confiance en soi et un bilan qui fait pâlir tous ses
ennemis: bienvenue au salon des puissants, chapeau Chine immortelle !
Fantastique, comme Phoenix rejailli des cendres. Qui aurait pensé que cette Chine auxquels les occidentaux en 1870 firent ingurgiter une cuisante et humiliante défaite militaire lors de la guerre des boxers pour y vendre honteusement l´opium comme "médicament occidental", que cette Chine achèterait aujourd´hui les dettes d´un empire américain au bord de la banqueroute et serait vivement encouragée à devenir encore plus industrialisée, encore plus puissante qu´elle ne l´est aujourd´hui pour sauver les occidentaux et l´économie mondiale de l´impasse d´une crise économique monstrueuse ? Grandiose, j´ai vu Hu Jintao lentement défiler le long de rangées interminables de soldats raides et incroyablement disciplinés...Lentement après être descendu d´un petit pont monté à cette occasion...une incroyable légende: celle d´une nation invincible malgré ses erreurs du passé, malgré tout ce qu´on lui avait infligé. Envers et contre tout.
.
A propos d´exemple: il faut abandonner cette habitude analogique qui
consiste à copier, à imiter ce que font les autres sans pour autant se
demander: et si moi aussi j´essayais l´impossible; et si j´essayais de montrer
ce qu´il y a de parfait en moi ? On grandirait sûrement sur soi-même et on
apprendrait plus facilement à vaincre ses erreurs et maîtriser ses défauts,
plutôt que de se mépriser tout le temps et brouter sa médiocrité tout en
attendant une occasion quelconque d´imiter ceux qui sont allés dans l´enfer de
l´effort et de la confiance en soi pour découvrir le meilleur d´eux-mêmes.
.
Sans esprit d´excellence et quête de l´absolu de la beauté et de la
réalisation sensible, les africains n´arriveront jamais à se parfaire et passer
le mur du développement qui est bien haut et exigeant. On oublie trop souvent
que monde connaît déjà Beethoven, Mozart, Chagall, Einstein, Blaise Pascal,
Marie Curie, Daimler-Benz, Tesla qui ont fait de cette culture occidentale la
culture esthétique la plus douée et techniquement la plus ingénieuse de toute
l´histoire humaine jusqu´à ce jour. Et si les africains croient encore qu´il
faut mettre sa médiocrité et ses complexes d´infériorité devant soi et les
admirer au lieu de les vaincre pour arriver quelque part...Ils n´arriveront à
aucun résultat sinon à s´exiler pour aller vivre et profiter de l´intelligence
structurelle et la créativité technique des autres. Aujourd´hui celui qui ne sait pas aimer la
perfection, la beauté de l´esthétique créative supérieure...celui-là ne va
nulle part, et en fin ce compte, c´est tout simplement un humain-animal
incapable d´autre chose que boire, manger, dormir et faire des enfants sans
avenir. Les autres eux luttent pour se réaliser…au point le plus défiant et le
plus éprouvant de l´intelligence créative et sensible humaine…comme des être
humains du 21ième siècle. Eh oui, ils existent...ce sont ceux dont les autres s´inspirent.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
12 août 2009
Madame la secrétaire d´Etat Hillary sort de sa réserve face à un étudiant congolais
Commentaire sur l´article du
figaro :
Quand Hillary
Clinton sort de ses gonds
Un fait divers quelconque ayant soulevé une réaction légitime et cependant
révélatrice d´un état d´âme…en ébullition face à la situation que traversait
actuellement les Etats-Unis ?
Interrogée lundi par un étudiant congolais qui lui demandait ce que son
mari pensait de la présence chinoise en Afrique et des interférences de la
Banque mondiale sur ce continent, Hillary Clinton a répondu : «Vous voulez que je vous dise ce que pense
mon mari ? Mon mari n'est pas secrétaire d'Etat, moi oui», a-t-elle lancé. «Si vous me demandez mon avis, je vous le
donnerai. Je ne vais pas parler pour lui», a-t-elle ajouté, apparemment
irritée.
Beaucoup
de bruit pour rien
D´abord j´approuve la réaction de Hillary Clinton: c´était son avis qui
comptait, pas celui de son mari. L´étudiant s´est-il excusé à tort ou à raison
après l´interview que la chose devient cocasse. Pourquoi ne pas ramper tant
qu´on y est ; depuis quand s´excuse-t-on pour une question quelconque ? C´est
un étudiant...errare humanum est.
Et Hillary Clinton, malgré tout, a craqué face à la question qui lui
rappelait en fait que l´Amérique avait laissé faire certaines choses par les
chinois et la Banque Mondiale...depuis trop longtemps. On se demandait alors ce
qu´elle prêchait en Afrique les mains vides, sans plan, sans assurance. Ah oui,
l´économie américaine était au plus mal...on comprend bien de choses: il s´agit
tout simplement d´une tournée visant à se redonner du moral face aux pauvres
africains...et face à un monde qui se faisait déjà des idées (voir BRIC) sur la
relève du dollar comme monnaie internationale. Ce serait, si cela arrivait, la
banqueroute ouverte pour une Amérique surendettée et jouant actuellement à la planche
à billet pour se tenir à flot.
La question de l´étudiant, pour peu révélatrice qu´elle fut du véritable
état d´humeur de madame la secrétaire d´Etat Hillary Clinton, n´en est pas
bien...naïve et symptomatique du subconscient africain mal assuré, parce qu´on
peut se demander, comme le fait Hillary Clinton: que font donc les africains
eux-mêmes pour se garder de l´invasion chinoise en Afrique ? Après tout, c´est
leur continent; ce sont les africains qui sont concernés, pas les américains!
On entend souvent: l´Afrique aux africains...mais l´avis ou ce que font les
autres serait plus important pour les africains ? Quand les africain prendront-ils
leurs responsabilités en main et agiront au lieu d´attendre que les autres
aient un avis ou une réaction quelconque sur ce qui se passait chez eux et qui
impliquait l´avenir des femmes et enfants africains ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance