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Forum Réalisance

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11 mars 2009

Gabegie, abus d´influence et manipulations dans la justice belge ?


 

Dans l´AFFAIRE CDI-CDE  -  Abraham MBAYI / Louis MICHEL & C°

 

LES PLAINTES DE MR LE PROF Agk MBAYI DU 9 MARS 2009 CONTRE  LOUIS MICHEL ET KAREL DE GUCHT  DEVANT  LE PROCUREUR FEDERAL DE LE COUR ONT-ELLES OU NON AUSSI DISPARU DU  SYSTEME INFORMATIQUE DE LA COUR D'APPEL  ?

 

DES POLICIERS MIS EN CAUSE POUR TENTATIVE D'ASSASSINAT, FAUX ET USAGE DE FAUX DEVANT L’INSPECTION GENERALE DE LA POLICE JUDICIAIRE ET LE PARQUET DE BRUXELLES

 

10 mars 2009  -   LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DES MEMBRES DE LA COMMISSION PARLEMENTAIRE SUR LA SEPARATIONS DES POUVOIRS

9 mars 2009  -   INSCRIPTION EN FAUX CONTRE JUGEMENTS CORRECTIONNELS OBTENUS PAR FRAUDE, ET SOUS PRESSIONS MINISTERIELLES ENTRE 1999 et 2009 POUR DISSIMULATION D’UNE FRAUDE A L’EUROPE DE PLUS DE 300 MILLIONS € -  DEMANDE DE POURSUITES A L’ENCONTRE DE LOUIS MICHEL, KAREL DE CUCHT, MAGISTRATS IMPLIQUES & Consort  -  PLAINTE ENTRE LES MAINS DU PROCUREUR GENERAL

6 mars 2009  -  DEPOT DE PLAINTE DEVANT L'INSPECTION DE LA POLICE GENERALE ET LE PARQUET DE BRUXELLES CONTRE DES POLICIERS IMPLIQUES  DANS L 'AFFAIRE  "CDI/CDE" :  

L’AFFAIRE CDI-CDE

KAREL DE GUCHT IMPLIQUE DANS UNE MANŒUVRE, PREVUE POUR LE 11 MARS 2009, VISANT A L’ERREUR JUDICIAIRE CONTRE LE FONCTIONNAIRE INTERNATIONAL ABRAHAM MBAYI APRES L’ERREUR JUDICIAIRE DU 11 MARS 2000 PAR LA FAUTE DE LOUIS MICHEL ( voir les pages 15-18 de la plainte devant l’Inspection Générale de la Police http://collectif.europeen.googlepages.com/2009-03-06-Inspection-Generale-Polic.pdf )

LOUIS MICHEL ET KAREL DE GUCHT SONT DENONCES DEVANT LE PROCUREUR GENERAL DE LE COURT LE 9 MARS 2009 APRES UNE PLAINTE D’ABRAHAM MBAYI DU 6 MARS 2009 CONTRE  LES POLICIERS IMPLIQUES DANS SA TENTATIVE DE MEURTRE (dossiers Abssalam) DEVANT L’INSPECTION DE LA POLICE JUDICIAIRE ET LOCALE

 

La tentative d’assassinat du fonctionnaire international Abraham Mbayi (dossiers Abssalam), partie civile contre Louis Michel depuis août 2008, se précise de plus en plus. Et l'ampleur des souffrances infligées à un agent diplomatique, témoin gênant durant si longtemps, est évidente et exige l'attention de tous.

Le sérieux de cette affaire devient incontestable au vu de la teneur de la plainte du fonctionnaire international Abraham Mbayi devant l’ Inspection Générale de la Police Judiciaire et locale le 6 mars 2009 : http://collectif.europeen.googlepages.com/2009-03-06-Inspection-Generale-Polic.pdf

Mr Mbayi a décidé de rendre cette plainte publique pour sa sécurité :

-         des inspecteurs de police sont soupçonnés d’avoir activement participé à diverses manœuvres dans l’Affaire des dossiers Abssalam (faits de faux, usage de faux et harcèlement) visant à l’élimination physique d’Abraham Mbayi afin de l’empêcher de révéler à tous des faits découverts dans l’exercice de ses fonctions dans le contexte d’une occupation du Siège de son organisation, le Centre pour le Développement Industriel (CDI). L’implication de la police d’ Auderghem expliquerait la facilité de l’occupation illégale du siège du CDI jusqu’à ce jour et la persistance de l’usage frauduleux de l’Accord de Siège du CDI avec la Belgique,

-         les bénéficiaires des manœuvres, dont Mr Schoonejans (qui - selon Mr Mbayi - signait Chef du Protocole du Ministère des Affaires Etrangères alors qu’il n’était que conseiller du temps où Mr Louis Michel était Ministre des Affaires Etrangères et qui aurait été envoyé en poste diplomatique par Mr Karel de Gucht) vont devoir prochainement rendre des comptes.

La question est de savoir qui aurait pu avoir intérêt à « neutraliser » Mr Mbayi.

Mr Schoonejans est accusé par Mr Mbayi d’avoir eu des intérêts à couvrir les imposteurs qui se sont emparés illégalement du Centre pour le Développement Industriel (CDI).

Mr Schoonejans est aussi accusé « par déduction, d’écarter ceux qui gênaient leurs plans, en l’occurrence Abraham Mbayi.

«  A propos du mobile profond, des coulisses, je tiens à préciser qu’il doit s’agir d’une affaire de gros sous, très gros sous compte tenu des millions d’euros de subsides et autres fonds en cause …  Monsieur Schoonejans car c’est lui qui sera à l’origine de tous les faux renseignements qui seront et sont encore maintenant fournis aux diverses autorités »

« …  Les responsabilités remontent d’après moi jusqu’au niveau ministériel et je cite les chefs du protocole et les ministres eux-mêmes, dont Louis MICHEL à l’époque Ministre des Affaires Etrangères .... »  -  « Monsieur Schoonejans ayant été le Conseiller en Relations Internationales de Mr Louis Michel et de Mr Karel de Gucht, étant aujourd’hui, comme d’autres fonctionnaires impliqués, envoyé en Mission Diplomatique …»  -  fonctionnaire international Abraham Mbayi

Au terme des articles 22 à 39 de la Convention de Vienne sur les Relations Diplomatiques et de l’Accord de Siège signé entre le Centre pour le Développement Industriel, CDI, et le Royaume de Belgique, ainsi que la Convention des Nations Unies sur la prévention des infractions contre les personnes jouissant d’une protection internationale, y compris des agents diplomatiques (Résolution 3166 (XXXVIII) de l’ Assemblée Générale des Nations Unies adoptée a New-York  le 14 décembre 1974 et de la loi du 12 mars 1958 sanctionnant les crimes et délits contre les  relations internationales), Louis Michel, puis Karel de Gucht avait l’obligation spéciale de veiller à l’inviolabilité du Siège du CDI et de la personne de son Directeur intérimaire, Mr Mbayi, et de ses ayants droits.

Et en vertu de l’article 29 du Code d’instruction Criminelle, les ministres Michel et de Gucht devaient dénoncer les imposteurs au Procureur du Roi.

L’une des questions posées avant la démission du Gouvernement de Mr LETERME concernait le fait que des agissements susceptibles d’être qualifiés infraction n’aient pas été, sur le champ, porté à la connaissance du Procureur du Roi.

Ont-ils dénoncé à la justice les vrais crimes et délits de cette Affaire ? 

N’ont-ils pas au contraire, en se servant du Conseiller Schoonejans et d’avocats faussaires, persisté à mettre dans la bouche de magistrats des contre-vérités durant plus de 10 ans ?

Les affirmations contenues dans ces documents intitulés « Pour le Ministre »  peuvent elles supporter l’épreuve du contradictoire ?   

Et en Belgique depuis quand la compétence ministérielle aurait cessé d’être d’attribution pour devenir de délégation ?

L’hypothèse d’une disparition de la plainte du 9 mars 2009 de Mr Mbayi contre Louis Michel et Karel de Gucht à la Cour d’Appel, après ce qui s’est passé depuis plus de 10 ans avec les dossiers Abssalam, soulève des questions vitales pour le bon fonctionnement de nos démocraties.

Le 10 mars 2009, le Collectif Européen fait part des ses craintes dans sa lettre ouverte à l’attention des Membres de la Commission Parlementaire sur la Séparation des Pouvoirs

Le Collectif Européen

Collectif.europeen@gmail.com

 

 

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22 novembre 2008

La Belgique est-elle l´amie du Congo ou est-elle l´amie de Kabila ?

A cette question, la Belgique devra bien répondre sans détour un jour; en ce qui nous concerne, le plus tôt serait le mieux. S´agit-il, entre la Belgique et le Congo de relations politiques et économiques occultées entre des groupes non moins occultes d´intentions ou s´agit-il de relations issues d´une historicité liant les deux pays dans une solide et sincère amitié ? En clair, s´agissait-il d´une amitié de peuples et de nations ou s´agissait-il de relations d´amitiés avec des congolais qui permettaient à quelques milieux belges de faire fortune sur le dos et le choquant désavantage des congolais et de leur pays ?   

Au sujet du Congo, de quoi la Belgique politique a-t-elle donc peur?

La dernière sortie médiatique du Ministre belge des Affaires étrangères fait couler beaucoup d'encre et de salive. Sa remise en question de la diplomatie parallèle des Michels a conforté, dans certains milieux politiques belges, sa réputation de gaffeur. A tort ou à raison?

Une certaine opinion congolaise, témoin de la malheureuse implication de Louis Michel dans la vie politique congolaise depuis les années 90, estime que Karel De Gucht est le modèle d'homme politique belge qu'il faut dans la gestion diplomatique des relations belgo-congolaises. Parmi ceux qui partagent cette opinion, il y a au moins deux Congolais engagés dans la recherche de « la vérité » sur les véritables raisons de l'engagement du « réseau Michel » au Congo.

Un autre groupe de Congolais fouineurs pense qu'une relecture de notre histoire commune est nécessaire à la compréhension de ce qui se passe aujourd'hui. D'autres Congolais encore, « kabilistes » pour la plupart, voient la violation du principe de souveraineté dans les attaques de Karel De Gucht à l'endroit de Joseph Kabila. Mais savent-ils qu'il n'y a de souveraineté du peuple que représentée et que la représentation comporte au moins deux dimensions (abstraite et concrète) dont le représentant (symbole) doit rendre compte en permanence par son action politique?

Une certaine opinion belge reproche à Karel De Gucht son langage très peu diplomatique et exige qu'il soit défenestré du gouvernement. Pour ces Belges, « les gaffes » de Karel De Gucht risquent de compromettre les bonnes relations entre nos deux pays.

Ces différentes opinions posent certaines questions que nous voudrions examiner dans cet article.

Les Michels sont-ils les premiers Belges à pratiquer la diplomatie parallèle? Qu'est-ce que cette pratique rapporte? Dans son discours peu diplomatique, Karel De Gucht invente-t-il des secrets de polichinelle? Le Congo se réduit-il à Joseph Kabila comme symbole? Que symbolise-t-il aujourd'hui? Perdre Joseph Kabila équivaut-il à perdre le Congo? Quel genre de relations la Belgique politique cherche-t-elle à mener avec le Congo?

Du point de vue de la pensée politique, toutes ces questions peuvent se résumer en une seule: « la Belgique et le Congo sont-ils bien représentés par les acteurs politiques qui sont aujourd'hui sur le devant de la scène médiatique belgo-congolaise? »

La Belgique et la diplomatie parallèle

Les relations tourmentées et / ou ambiguës entre la classe politique belge et congolaise ne datent pas d'hier. Au plus fort de la dictature de Mobutu, « de nombreux leaders socialistes ont succombé à son charme: Leburton, Cools, Harmegnies, pour ne citer que ceux-là. Les chrétiens n'ont pas mieux résisté: Wilfried Martens en est le plus bel exemple, lui qui s'exclamait, au cours d'une de ses visites au Zaïre: « J'aime ce pays, son peuple et ...ses dirigeants. » ( V. DELANNOY et O. WILLOCX, Le livre des Belges zaïrianisés. Secret d'Etat. 1973-2007, p.7) Mobutu charmait tellement « ses amis Belges » que le président socialiste Leburton avait pu inviter au Congrès de son parti une délégation du MPR au moment où le parti socialiste belge venait de parrainer l'UDPS d'Etienne Tshisekedi, un parti de l'opposition au pouvoir de Mobutu.

Les Congolais qui accusent « les Michels » de pratiquer la diplomatie parallèle devraient lire ce petit livre. En effet, « l'expression « diplomatie parallèle » (fut) utilisée par la presse dès 1973 pour qualifier l'attitude d'Edmond Leburton (...). En dehors de tout mandat gouvernemental, le socialiste wallon n'hésite pas à entrer en contact et à nouer des liens d'amitié avec le chef de l'Etat zaïrois. » (Ibidem, p.50) Cette amitié éclabousse la diplomatie officielle. En d'autres termes, « à côté de la diplomatie officielle, dirigée par le ministre titulaire, se déploie une diplomatie officieuse, réalisée en dehors de tout mandat et de tout contrôle, notamment parlementaire. » (Ibidem, p.51) Celle-ci est profitable à son initiateur. Il en tire des avantages personnels. « Il ne doit rendre aucun compte; il se crée un canal d'informations privilégié, confidentiel et exclusif. Cette diplomatie présente toutefois deux inconvénients majeurs: elle ne sert pas nécessairement l'intérêt de l'Etat belge et phagocyte les compétences du ministre des Affaires étrangères. »(Ibidem)

La presse belge reparlera de la diplomatie parallèle en 1974. Leburton est parlementaire de l'opposition et il rencontre Mobutu à Kinshasa... Bref, l'amitié de Leburton avec Mobutu lui permettra d'arracher un contrat (pour les usines ACEC de Charleroiafin quelles fabriquent du matériel à utiliser dans la construction du barrage d'Inga) et d'en faire un thème de la campagne électorale. « Ce n'est pas tout. D'après le témoignage de Ngunza Karl i Bond, Mobutu aurait chargé son ami belge Pierre Davister, journaliste et éditeur, de remettre en 1975 à M. Edmond Leburton une valise contenant 20 millions FB pour services rendus. Cette valise-si elle a existé- est-elle parvenue à son destinataire? Mobutu, coutumier des cadeaux, aurait-il envoyé d'autres présents vers la Belgique? Par ailleurs, à cet égard, l'existence d'avantages pécuniaires destinés à Monsieur Davister semble bel et bien attestée. » (Ibidem, p.54-55)

Ce rappel historique a l'avantage de nous aider à comprendre qu'un certain jeu politicien belge ne sert pas nécessairement l'intérêt de nos deux peuples; mais les individus.. A en croire deux compatriotes (Mryus NOKO et MBAYI KANYINDA), l'implication des « Michels » dans le dossier congolais aurait des avantages pécuniaires énormes pour leur famille. Ces deux compatriotes travailleraient présentement à la récolte des données qui constitueraient un dossier explosif pour la famille Michel. Objets de menaces multiformes, ils auraient décidé de sacrifier leur vie pour leur pays. Qui vivra verra!

Les relations intéressées de la famille Michel avec Joseph Kabila se comprennent mieux dans ce contexte qu'à partir de la rhétorique michelienne sur la démocratie congolaise sans Etat.

(Ceux qui ont suivi Louis Michel sur TV5 dernièrement savent qu'il a soutenu que le capitalisme non régulé devient sauvage et que la Congo est une démocratie sans Etat!Donc, la démocratie peut exister comme régime sans l'un des principes structurants majeurs: l'Etat! Cette thèse est aussi soutenue par un ami à Louis Michel, le professeur Congolo-belge, BOB KABAMBA! Ils disent cela quand, du Congo, Vincent de Paul Lunda Bululu, Sénateur de son état, affirme: « Le Congo n'est pas gouverné. » Nous y reviendrons.)Dans ce contexte, que symbolise Joseph Kabila? Qui est-ce qu'il représente?

De quoi Kabila est-il le symbole?

Si les élections (ou la mascarade électorale de2006-2007) ont fait de Joseph Kabila le symbole de la souveraineté congolaise, sa pratique quotidienne le délégitime. Un signe, un symbole a du sens à partir de ce à quoi il renvoie. Il ne signifie pas une fois pour toutes.

Or, depuis les élections jusqu'à ce jour, quels sont les signes de souveraineté que le Congo donne? En marge de ce que Karel De Gucht avait appelé « les privilèges fabuleux de certains », qu'y a-t-il de symboliquement signifiant au Congo? Peut-être un peu de résistance de la part de nos compatriotes qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ceux de l'Est crient et disent ceci: « Ces derniers jours, le territoire de Rutshuru est en proie à des hostilités. La ville de Kiwanja a été prise et reprise par le CNDP et c'est la population qui paie le prix. Nous assistons à un drame jamais vu et jamais entendu au monde où des populations civiles sont sommairement exécutés par des balles ou à coups de machettes, de couteaux, des houes et de lances. Les cadavres jonchent les rues de la cité et les odeurs de cadavres en putréfaction accueillent tout passant. Signalons en passant que le nombre des cadavres déjà découverts n'est pas définitif car les fouilles se poursuivent et aux dernières nouvelles, d'autres cadavres sont enfermés dans des maisons ou plongés dans des latrines. » (Lire Un appel des organisations locales et de la société civile du Nord-Kivu, à l'est de la République Démocratique du Congo, adressé au Conseil de sécurité des nations unies et aux dirigeants internationaux, dans www.congoforum.be) Et que remarquent ces compatriotes? « Pendant que l'armée de conquête de Laurent Nkunda conquière progressivement de nouvelles localités, l'armée congolaise prend fuite et dans sa fuite elle se livre aux tueries, au pillage, au viol et au vol créant le chaos et la débandade totale partout où elle passe. » Et il y a pire: « Le recrutement forcé a pris une ampleur plus grave. Dans plusieurs localités de Rutshuru et de Masisi, les groupes armées, en particulier le CNDP, passent de porte à porte pour forcer les jeunes garçons et les adultes à aller au front sans formation militaire au préalable. » (Ibidem)

A l'est, Joseph Kabila est le symbole des populations abandonnées à leur triste sort et trahies par ceux-là mêmes qui devraient être leurs gardiens; des populations occupées par « une armée de conquête » ayant fait, du nerf de combat de l'Occident contre le Congo (revisiter les contrats) chinois, l'une de ses huit recommandations et dont le chef, responsable des crimes contre l'humanité est présenté comme un partenaire dialogual des oligarques prédateurs de Kinshasa.

A l'ouest et au centre, il est le symbole des enfants abandonnés à eux-mêmes, sans infrastructures scolaires; des parents sans pouvoir d'achat et des jeunes sans avenir. Au Nord, Joseph Kabila représente des pans entiers de notre pays occupés par les pays voisins et leurs troupeaux.

Au parlement et à l'armée, il représente les militaires dont les soldes sont détournés par les généraux roulant en 4X4 à Kinshasa et « leurs honorables » touchant plus de 5000 dollars par mois.

Disons que le symbole politique de souveraineté n'a pas de sens qu'abstrait: celui émanant de l'application du principe de démocratie électorale. Sociologiquement, il signifie à travers l'action politique de gouvernement assumant les fonctions de sécurisation des populations, d'éducation et de création d'emplois dont certains peuvent leur permettre de participer à l'édification du secteur public. L'assomption des dimensions abstraite et sociologique du symbole politique permet de donner sens et forme au vivre-ensemble. Cela ne peut être le privilège d'un individu ou d'un gouvernement. Cela exige une représentation du pays élargie aux dimensions des autres « forces vives » du pays, en marge des forces politiques (l'exécutif et le législatif).

Dans cet ordre d'idées, la question congolaise est aussi celle de la prise en otage des autres « forces vives » du pays par les politiques. Si la société civile du Kivu a fini par écrire aux nations unies(?) et aux dirigeants internationaux (?), c'est parce que les institutions issues des élections sont tombées dans la malreprésentation de leurs bases. Les acteurs y opérant s'occupent d'eux-mêmes et de leur ventre, quand ils ne sont pas tout simplement complices des misères de nos populations.

Karel De Gucht n'est pas le seul à dire cela. Un philosophe et théologien congolais notait ceci au sujet des dirigeants congolais actuels: « Quand des élites politiques se mettent elles-mêmes à s'enrichir de manière indue et à devenir prédateurs dans leur propre pays tout en courant partout au monde pour chercher des financements en vue de construire des infrastructures de base pour le développement, un mot vient vite aux lèvres pour caractériser cette attitude: idiotie. » KA MANA, Leçons d'un débat sur la situation à l'Est de la RDC, dans www.congoindependant.com ). Colette Braeckman fait allusion à cette idiotie quand,traitant de la guerre à l'est de notre pays, elle écrit: « Le malaise est cependant plus profond. Non seulement les soldats touchent une solde insuffisante (42 dollars par mois contre dix voici trois ans) mais des fonds destinés à l'armée subissent ce que l'on appelle des « opérations retour », où des montants envoyés dans l'est pour soutenir l'effort de guerre sont détournés à la source ou...renvoyés chez les généraux qui mène grand train à Kinshasa. » (C. BRAECKMAN, Talk and fight face à Obasanjo, dans Les carnets de C. Braeckman).

Se confiant à la Radio Onusienne, Okapi, dans l'émission « Grand Témoin » le 17 novembre 2008, le Sénateur Congolais Vincent de Paul Lunda Bululu a parlé d'une somme de 100.000 dollars envoyés au front dont 5000 seulement sont arrivés à destination. « Ce phénomène, note encore Colette Braeckman, n' a pas échappé aux alliés du Congo: lors de la réunion des pays d'Afrique australe, qui s'est tenue le week- end dernier à Johannesbourg et où la président Kabila a demandé l'appui de ses alliés, des propos jugés « humiliants » pour les Congolais ont été tenus: « Vos officiers sont des bourgeois, ils restent en arrière et achètent de belles voitures, et vous voudriez que nous allions au front à votre place » ont déclaré Angolais et Zimbabwéens en posant des conditions de leur éventuelle intervention. » (Ibidem)Et quand on sait que ces généraux sont issus pour la plupart de la rébellion tutsie, jadis soutenue par le Rwanda, le RCD, on comprend bien des choses.

De ce qui précède, nous pouvons affirmer que Joseph Kabila est le symbole de l'enrichissement illicite des généraux (tutsis et collabos) et de l'humiliation des Congolais(es) résistants et de la base.

Sociologiquement, la signification du symbole « Kabila » est pauvre et appauvrissante. Elle participe de l'humiliation de tout un peuple et de la montée d'une petite bourgeoisie prédatrice. Est-ce bien là le symbole que la Belgique politique a peur de perdre? (à suivre)

J.-P. Mbelu

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19 novembre 2008

Karel de Gucht défend ouvertement le peuple congolais

Bravo, monsieur Karel de Gucht ; continuez, vous êtes sur la bonne voie. Louis Michel, son fils Charles et leurs douteux amis ont établi avec Kabila une confrérie d´occultes intérêts d´exploitation économique préjudiciant grandement au redressement politique et économique du RDCongo. Il faut y mettre rapidement fin dans l´intérêt de la Belgique autant que celle du RDCongo.

Une honteuse et scandaleuse mystification appauvrissant ouvertement la RDCongo

« Bons chrétiens, bons crétins ! » Léopold II, roi des belges.

Nous vous remercions vivement, Monsieur Karel de Gucht, pour votre prise de position pour le peuple congolais, mais aussi, disons-le ouvertement, dans l´intérêt futur immédiat du peuple belge car si le RDCongo sort de ses difficultés, ce pays deviendra un terrain favorable aux investisseurs privés belge autant qu´il sera un partenaire commercial crédible et fructueux en affaires.

Si Charles Michel et Kabila ont essayé de passer au-delà de la filière diplomatique pour faire parvenir une lettre au premier ministre Leterme, c´est notamment parce qu´il existe, comme nous le savons tous, de puissants intérêts financiers entre le père Louis Michel, son fils, leurs amis et Kabila. Ces intérêts sont à ce point affligeant qu´ils étouffent tout bon sens et jugement objectif de la bonne conduite des relations entre la Belgique et le RDCongo à ce point que ce pays est livré à la pire des gestion incapable et désordonnée pour permettre aux légionnaires du néocolonialisme d´engranger à loisir.

Nous sommes, monsieur Karel de Gucht, dans une impasse sans issue autre que celle de rejeter Kabila d´une part parce qu´il est incapable, corrompu et de l´autre de nous méfier de Nkunda parce que celui-ci, même s´il gagne cette guerre, ne nous apporte que morts inutiles, tribalisme et mépris de l´ordre public et de la souveraineté constitutionnelle du pouvoir. Ce petit jeu sournois et immoral qui consiste à violer le pouvoir comme l´a fait Kabila-père quitte à se faire légitimer plus tard avec l´aide de crocodiles belges embusqués à l´exploitation irresponsable et criminelle de ce pays ; de cette primitive conception et exercice de la légitimité du pouvoir, nous en avons largement marre.

Nous nous trouvons donc là : entre un rageur Sida de Kabila et des sieurs Michel et leurs amis, et de l´autre côté un sanglant Ebola semant sur sa foulée mort et désolation tout en arguant être la rédemption. Et ni l´un, ni l´autre ne nous semblent réellement à la hauteur de leurs tâches, tant leurs procédures d´acquisition du pouvoir ne sont ni recommandables, ni fiables. Que faire ? Attendre jusqu´aux élections de 2011 pour nous débarrasser de l´un et nous garder de l´autre ?

Le peuple a-t-il déjà compris l´enjeu réel du pouvoir qui se jouait devant lui et comment il a été honteusement trompé ou comment il risquait, á nouveau d être abusé ? Et à propos, que faisaient donc les intellectuels du RDCongo, dormaient-ils ou se complaisaient-ils dans cette situation corrompue parce qu´elle leur permettait de se délier de toute responsabilité en rejetant le déboire actuel sur le pouvoir actuel pris en flagrant délit d´incapacité et d´insuffisance notoires ?

Beaucoup de questions qui, nous l´espérons vivement, vont bientôt trouver réponse. Nous cependant, nous sommes de ceux qui veulent organiser ce pays au mieux et le gérer dans un sévère intérêt envers les exigences croissantes d´un monde contemporain de jour en jour plus demandant. Et nous sommes persuadés que seul un rapide développement du Congo apportera aux relations économiques et commerciales belgo congolaises cette fiabilité et cette constance permettant ´à ces deux pays de jouir adéquatement de leurs liens historiques, et nous le pensons bien, privilégiés.

Hélas, nous avons aussi à nous débattre avec les petites vues embusquées, plutôt étroites que progressistes d´un Louis Michel, son fils et ses amis rapaces d´une part ; et de l´autre d´un infantilisme politique de l´actuel gouvernement congolais visiblement incapable de restaurer le travail, les qualifications professionnelles exigeantes, des universités créatives, une promotion adéquate des industries alimentaires, agricoles, de l´élevage…etc. De remettre ce pays à flot.

Nous nous avouons très surpris que la Belgique, autant que l´Union Européenne puisse cautionner un tel délabrement de la RDCongo en se taisant ou en laissant faire Louis Michel et ses amis. Surprenant. N´importe quel observateur est renversé par le dangereux résultat de cette escroquerie et mystification autant économique que politique. C´est à se demander : quelles sont diable les valeurs que défend la Belgique ou l´Union Européenne si l´un de ses influents commissaires soutenait et entretenait ouvertement au centre de l´Afrique un pouvoir équivoque mettant à mal son peuple et son avenir ?

Et c´est d´autant que nous vous remercions sincèrement, monsieur Karel de Gucht, parce que comme nous vous avez vu que les relations futures entre la Belgique et le RDCongo ne seront pas dépendantes de l´intrigue politique et de l´escroquerie économique, mais bien d´un profond effort fructueux d´échanges commerciaux et économiques croissants et équitables aux uns et aux autres. Dans le stricte respect de l´intégrité et la souveraineté de nos deux pays respectifs. Espérons que ceux qui ne l´ont pas encore compris le feront bientôt, ou du moins s´en donneront la peine. Le temps presse de ce que la situation se dégrade au jour le jour.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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