09 février 2010
Haïti, ses élites, son histoire, la France et Sarkozy
Commentaire sur Pambazuka News
sur l´article de Claude Ribbe : Sarkozy, la France et Haïti. http://pambazuka.org/fr/category/features/62152
Et
malgré tout, en 205 ans d´indépendance, l´élite haïtienne n´a pas brillé par
son talent...
"Le vrai dialogue, c’est quand on reconnaît à l’autre la même dignité. Il
n’y a pas de dialogue possible entre un maître et son esclave. Le dialogue
suppose l’égalité – ce qui est un point de vue relativement nouveau dans la
culture européenne ! L’Europe occidentale a dominé et exploité le monde à
partir de la conquête des Amériques, elle a pratiqué la traite des Noirs et
l’esclavage, elle a exercé les dominations les plus longues et les plus dures
de l’histoire. "
Edgar Morin
L´histoire d´Haïti met la France, comme on le sait, dans l´embarras car
elle a été pour beaucoup dans les malheurs de ce pays. La revendication que
vous faites, Claude Ribbe, à propos du Général Dumas est légitime et fondée. Il
serait de bon aloi que la France y concède rapidement. Seulement, ce n´est pas
une reconnaissance symbolique qui va changer les choses ou la situation actuelle
en Haïti; les haïtiens doivent voir plus loin et sortir du piège dans lequel la
France et les Etats-Unis les ont enfermé. Et ici, on se demande bien ce que
vaut l´aristocratie intellectuelle haïtienne ?
Oui, que vaut-elle et de quoi est-elle capable si en 205 ans d´indépendance
le bilan de son existence et de ses actes est bien maigre comme on le voit
notamment à l´occasion de ce terrible séisme qui a détruit leur pays. Certes,
certes, on peut évoquer toutes les intrigues, toutes les criminelles tragédies
que les étrangers ont perpétré sur la souveraineté, l´équilibre économique et
politique de l´épanouissement d´Haïti pour expliquer ceci ou cela...mais
l´histoire, comme on le sait, donne toujours raison aux vainqueurs. Celui qui
se proclame libre ou indépendant doit savoir exercer ses droits avec toute la
méfiance et toute les exigences que réclament cette liberté et cette
indépendance. Surtout si on a connu l´esclavage et ses traitements honteux et
inhumains dans le passé.
Et désolé, sur ce point de vue, non seulement les intellectuels haïtiens,
mais pratiquement toute la race noire se faisaient bien d´illusions. Or, en
face de l´hégémonie occidentale et cela depuis plus de 600 ans, nous nous
trouvons devant le Bollwerk culturel, économique et politique le plus volontaire
et le plus aveugle à acquérir et promouvoir ses étroits intérêts que l´histoire
humaine n´ait jamais connue !
Exercer sa liberté, s´épanouir librement et protéger ses droits et sa
culture devient une entreprise qui doit être menée avec une vigilance accrue
comme le disait Wendell Philipp: "Eternal vigilance is the price of liberty".
Ce qui veut dire aussi mener et entreprendre les choses avec la plus grande
intelligence qu´une nation ou un peuple peut produire et mettre à sa
disposition. Mais si on s´endort sur ses lauriers, si on fait confiance au
hasard ou même si on croit que l´histoire se ferait bien à coup de prières,
d´attente ou passivité innovatrice ou créative...ce n´est pas la reconnaissance
d´un général Dumas injustement privé de notoriété dans l´histoire de France qui
va remettre les choses en ordre. Sans économie prospère et performante pour
créer l´emploi et soutenir le progrès et le bien-être, sans industrialisation
diversifiée et approfondie...On peut faire comme on veut des larmes ou des
réclamations sur le passé; ce ne sont pas les autres, les étrangers qui
viendraient prendre soin de la liberté et de la souveraineté haïtienne !
N´est-ce pas ce qu´on avait appris par le passé ?
L´histoire, il faut la faire au lieu de la subir…on ne peut pas toujours
faire confiance á ceux qui, dans le passé, se sont avérés être des criminels de
Droit Commun et universel envers nous et leur réclamer de se conduire
louablement envers nous alors qu´ils ne voient que leurs intérêts et leurs
privilèges ! Il est bien temps que nous pensions aussi à nos cultures, à
l´avenir de nos femmes et nos enfants et que nous nous organisions pour éviter
d´être la chosification éternelle d´une culture se refusant à reconnaître et
respecter nos droits et notre réalisation économique et politique.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu"
Forum Réalisance
28 janvier 2010
Sur le premier discours d´Obama sur l´état de l´Union
Discours
très attendu depuis qu´Obama avait déclaré son intention d´empêcher
les banques américaines à spéculer à hauts risques avec la fortune de
leurs
clients. Puis il y avait le chômage haut de plus de 10% avec lequel les
américains,
malgré les efforts entrepris par l´administration Obama pour l´endiguer,
se débattait.
Puis venait les guerres d´Irak, d´Afghanistan coûteuses et actuellement sans succès, la crise économique
mondiale, l´Iran et la Corée…L´Amérique avait fait un recul du PIB de 13% dans
cette
crise, l´Allemagne de 5,2 %, la France de 7,9%, la Grèce de 13 %, la
Grande
Bretagne de 11%...Dans quel état se trouvait réllement l´économie
mondiale et
comment pourrait-on au mieux la relancer ? Parallèlement, le Davos avait
ouvert ses portes et l´affluence était grande : 2500 invités s´y étaient
annoncés.
Arrivera-t-on à y trouver les solutions pour juguler la crise mondiale ;
en avait-on les moyens ou se trouvait-on dans un cul de sac sans autre
issue que
de laisser la crise par elle-même épurer les erreurs et les abus du
système actuel ?
Obama entre
l´enclume et le marteau ou mis à pat par l´opposition ?
Rappelons
nous, il y a à peine un an qu´Obama fut élu avec un enthousiasme
qui unit le monde entier autour de son courageux discours de changement.
Depuis, beaucoup d´eau avait coulé sous le pont…agacée par la notoriété
de ce
nouveau président américain démocrate, les forces conservatrices
républicaines
s´organisèrent pour neutraliser cet idéaliste qui risquait de leur
faire
subir la politique d´une vision universelle et solidaire du monde alors
que les
américains étaient habitués, en pays le plus riche, le mieux armé et le
plus développé
du monde, à dicter aux autres leurs vues et leurs intérêts. On élut
donc, pour
neutraliser le problème racial, un adversaire aussi noir qu´Obama à la
tête de
l´opposition républicaine et la crise économique fit son chemin en
sortant d´une
part des effets négatifs contre lesquels la fraîche administration
d´Obama se
trouva désagréablement confrontée : le chômage, la restriction du crédit,
les banqueroutes bancaires de plus de 100 institutions financières
américaines, un douloureux endettement public…une
guerre Afghane devenue amère et ardue et dont on se demandait comment et
quand
finirait-elle en cessant d´ingurgiter les deniers du contribuable
américain
pris à la gorge par une violente crise économique.
La position
si prometteuse pour la réussite de ses promesses électorales a,
ces deux derniers mois, changé complètement pour Obama : depuis l´échec
électoral par lequel les républicains ont repris au Sénat le siège de Ted Kennedy et inversé
la
majorité que les démocrates avaient dans cette haute chambre du pouvoir,
toutes
les chances de voir passer la loi sur la réforme de l´assurance maladie
universelle s´est envolée en fumée. Quant au chômage, malgré les efforts
et les
initiatives gouvernementales, celui-ci ne diminuait pas, preuve que ce
n´est
pas seulement l´Etat qui crée l´emploi mais bien et en grande partie les
investisseurs privés ! Et ceux-ci aiment savoir au préalable où ils
vont…on
n´investit pas à l´aventure, mais bien pour en profiter ; or les
affaires étaient
plutôt à l´attente dans cette crise...c´était plutôt l´heure des réformes
et des
réductions de coûts de production que ceux de l´aventure passionnée vers l´inconnu.
Actuellement
dans le monde seul les marchés asiatiques présentaient une ferme
tendance de
croissance positive. Mais investir en Chine et ailleurs en Thaïlande, au
Vietnam ou en Inde, c´est créer des emplois concurrentiels qui venaient
rendre caduques
celles des industries américaines à domicile. Comment renverser la
vapeur et
rendre rentable les investissements aux Etats-Unis et dans l´emploi
américain ?
Bonne question. Les asiatiques avaient des prix imbattables…et depuis que la Chine avait mis frein à l´expansion du crédit, la sonnette d´alarme avait sonné partout dans le monde industriel. Il ne faudra pas compter sur le crédit facile et bon marché chinois pour remonter l´économie mondiale...les chinois craignait un effondrement de leurs économie et bien sûr l´envolée en fumée de leurs efforts.
Obama était
mis donc à pat par le jeu de la démocratie américaine ;
cela s´aggravait encore depuis que la Cour Suprême américaine avait
rendu un
verdict rejetant la limitation de l´aide financière accordée aux
candidats
politiques aux Etats-Unis. Désormais les banques, les sociétés
financières ou
productives pouvaient se jeter en liesse et influencer massivement les
électeurs
et l´issue des élections. Et si Obama se faisait l´ennemi des banques ou
des
grosses fortunes…sa réélection serait impossible, tout simplement. Même
de ce côté
les républicains l´emportaient car ce sont eux qui avaient le plus de
moyens
financiers de leur côté.
Comment
lutter contre l´endettement remarquable du déficit budgétaire américain
qui accusait aujourd´hui 1400 milliards $ ? Réduire les dépenses, geler
les salaires publics et les nouvelles embauches ? Cela allait attirer
des
rugissements dans le large secteur public américain. Faire de nouveaux
impôts
pour augmenter les entrées de l´Etat ? Ceux qui étaient riches se
refusaient à accepter cela ; c´est comme avec toutes les impositions :
pas chez moi, sonnez plutôt chez le voisin. Imposer les transactions
financières
bancaires ? Après tout, ces banquiers, non seulement ils avaient été
co-instigateurs de cette crise, ils en avaient profité et même, avec des
larmes de
crocodile, ils avaient quémandé le secours public. Aujourd´hui, comme si
rien n´était,
ils s´étaient bien remis à se noyer de dividendes et de bonus comme si
la crise
n´avait jamais existé et ne posait aucun problème aux chômeurs, aux
entreprises
mises à mal et mêmes aux dettes et finances de l´Etat ! Mais…faut-il vraiment se
mettre des banquiers sur le dos ? Délicat. Et pour le moins embêtant...les banquiers, c´est connu, ont bonne mémoire.
Obama
semblait, curieusement, comme un otage pris au piège de sa propre
démocratie.
Et s´il ne fait pas attention, il ne restera plus rien de son idéalisme
politique ou même de ses promesses. Il serait transformé par ses
adversaires en
vil étalon politique que les républicains useraient et abuseraient à
loisir
pour asseoir leur politique néolibérale de toujours : exploiter les
autres, leur imposer leurs intérêts, les dominer et si cela ne marchait
pas avec
les méthodes classiques discrètes, on bombardait, tout simplement,
quitte à
convaincre le monde qu´on agissait strictement pour une noble cause. Les
européens
observaient le développement aux Etats-Unis avec des sentiments mitigés ;
chez eux aussi le torchon brûlait : la Grèce, pays natif de la
démocratie,
sombrait sous ses dettes (300 milliards €) et s´agrippait désespérément au bord de
la
banqueroute, par ailleurs l´Espagne, le Portugal, l´Islande,
l´Irlande…l´Ukraine
tous étaient au rouge. On aurait bien vu une Amérique se frayant de
nouvelles
voies qui profiteraient aussi aux partenaires européens. Et si ce
n´était pas
le cas, l´Amérique risquait de perdre son leadership en occident. Chacun
pour
soi, Dieu pour tous ? La concurrence industrielle allait prendre, dans cette crise, très prochainement des allures aveuglées...
Toute cette
histoire de combat entre les forces conservatives et les forces
progressistes se joue presque partout dans les sociétés en crise : les
uns
défendent leurs habitudes et leurs efforts passés et craignent le
changement
parce qu´il risque de leur enlever leurs privilèges et leurs aises; les autres
prétendent que le changement est porteur de plus d´espoir et de
bien-être sans pour autant l´avoir éprouvé ou mis à l´épreuve. Qui avait raison ? Toujours est-il qu´il faut réellement du courage pour briguer le changement. En Europe
c´était la même
chose : en Allemagne on avait élu dernièrement les conservateurs au
pouvoir (Coalition CDU-FDP) mais ceux-ci n´avaient aucune recette valable contre la crise ; on se
contentait donc de protéger d´abord les grandes richesses de
l´effritement…quitte
à éplucher les petites gens et endetter encore plus gravement l´Etat,
les
pouvoirs publics et le contribuable…en attendant que les choses se
décantent d´elles-mêmes
ou que les nuages à l´horizon de la crise se dissipent avec un meilleur
vent.
On alla même à créer la loi sur l´accélération de la croissance : la Wachstumsbeschleunigungsgesetz
! (Quel
mot !) On se croirait à la course automobile dans les accélérations
dangereuses en sortie de courbe incertaine. Cela a soulevé une telle hilarité dans
les
milieux intellectuels et ceux de la rue...! Ces allemands, ils avaient
un tel
humour ! En France Sarkozy qui avait ouvert le Davos faisait la cour aux
citoyens en les invitant à dialoguer avec lui ; il s´était promis de
répondre à toutes leurs questions au moment où tous les pouvoirs en occident n´étaient
plus maîtres
de la situation. Que pouvait-il donc donner en réponse valable ? Que le
chômage
allait baisser bientôt et que les assurances sociales redeviendraient
rentables ?
Dans ces deux cas les choses allaient bien se dégrader inexorablement…tandis que la concurrence chinoise et indienne, elle, faisait d´énormes poussées sur les marchés des biens commerciaux, de l´industrie et de l´emploi.
Obama s´en
sortirait-il de ce dilemme politique qui risquait de l´empêcher
d´être lui-même et d´exercer le pouvoir que le peuple américain lui
avait confié
comme il le voulait et comme il l´avait promis lors de sa campagne ? Il
ne
se résigne pas, a-t-il dit, il allait se battre…Nous trouvons-nous dans
un
curieux marché de dupes ? Que voulait le peuple américain au juste ;
voulait-il le changement ou il ne s´agissait que de se débarrasser de
l´image par trop salissante de George Bush pour la réputation américaine et cependant, malgré tout rester comme
par le passé...bien néolibéral et impérial ? Est-ce possible dans cette crise ou celle-ci poussait-elle bien au changement écologique, entre autre ?
Musengeshi
Katata
« Muntu
wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
21 décembre 2009
La justice américaine et son long relent d´injustice envers ses citoyens innocents
L´Affaire
James Bain révolte, lorsqu´on en prend connaissance. A ce point
que la justice américaine, quoi qu´elle puisse dire, reste douteuse et
foncièrement peu recommandable dans son passé…surtout à l´égard des
noirs. Trop
souvent cette justice a été prise à fabriquer des preuves pour condamner
des
victimes qu´elle s´était elle-même choisie. L´affaire James Bain dépasse
cette
fois les limites de toute compréhension d´erreur, parce qu´elle imposa à
un
innocent 35 ans de prison et refusa tout appel de sa part au recours à
l´ADN.
La justice américaine est-elle meilleure aujourd´hui qu´hier ?
On aura
beau dire que cela peut arriver, que la justice peut aussi se
tromper…etc ; on se demande cependant comment, avec des preuves
fabriquées
de toute pièce on a tenu à condamner un innocent. Ces officiers de
police qui
s´étaient rendus coupable de telles faussetés pour avancer leurs
nominations et
leurs records de d´éclaircissement, par simple racisme commun, ou pour
d´autres
motifs…ce que ces gens avaient en idéal de justice. Parce qu´en vérité,
celui
qui avait
commis le crime qu´on reprocha à James Bain et pour lequel on le
condamna, lui, resta libre et s´est vraisemblablement rendu coupable
d´autres
crimes plus tard. Etait-il noir, était-il blanc le vrai criminel ?
Qu´importe, il a été épargné de sa peine et a vécu 35 ans en liberté
pendant
qu´un innocent écopait injustement á sa place. Celui qui me dira que la
justice
américaine est impartiale…celui-là est soit aveugle, soit volontairement
immoral.
Rappelons-nous
de Junior Allen, un noir nord californien fut libéré en 2005
de prison à l´âge de 65 ans pour avoir volé une télévision en noir et
blanc après
avoir purgé une peine de 35 ans ! Arrêté à 19 ans à l´aube de l´âge
adulte, James Bain va aussi passer 35 ans en prison…injustement. Il en
sort vieilli
à 54 ans ; il fut en 974 condamné à la réclusion à perpétuité pour
l'enlèvement et le viol d'un enfant de neuf ans…grâce aux avocats du «
Projet
Innocence » lesquels permirent, grâce à leurs efforts et à l´ADN,
d´innocenter
247 américains injustement condamnés ! La joie de James Bain libéré le
17
décembre 2009 fut grande : il se précipita au téléphone pour dire à sa
mère
de 77 ans qu´il était enfin libre. En colère ? Non, a-t-il répondu comme
tout nègre bien éduqué craignant qu´on ne lui vole, comme par le passé,
sa
liberté fraîchement reconquise ; il voulait seulement se consacrer à sa
famille et à Dieu.
Loin de nous
un racisme quelconque ou même un antiaméricanisme occasionnel
bon marché. Cette histoire et tant d´autres font réfléchir sur la
dictature
sociale exercée pendant de longue années de racisme et de xénophobie
sociale
blanche aux Etats-Unis ; de longues décennies par une Amérique qui
assura suavement
entretenir le « rêves américain », se vanta de sa démocratie et d´être
le pays du monde où la liberté était la plus respectée et la mieux
défendue !
Chaque jour qui passe montre cependant combien tout cela était bien loin
de l´idéal,
et que pour bien d´américains noirs comme blancs, toutes ces allégations
ne
furent que pleines d´injustices et de mensonge. Aussi
recommanderons-nous aux
américains, chaque fois qu´ils parlent de leur pays ou se tiennent si
fièrement
la main sur le cœur pendant que leur hymne montait dans le ciel, de ne
pas
oublier ceux qui, injustement, ont souffert sous l´arrogance bornée de
leurs
institutions. Cela fait partie du respect qu´on a de la vérité tout
court.
Musengeshi
Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu"
Forum Réalisance
08 décembre 2009
L´actuelle politique économique d´Obama est-elle néfaste à l´Amérique Latine ?
Commentaire sur « Le Grand Soir » sur l´article : Obama
contre l´Amérique Latine. http://www.legrandsoir.info/Obama-contre-l-Amerique-latine.html
Le fond caché du problème américain présent…et futur
Je crois que l´auteur de l´article voit les choses justement, dès lors que
les choses, depuis cette violente crise économique et financière, ont longtemps
changé ! Ouvrir des brèches commerciales en Amérique Latine ne serait
encore possible que si les produits commerciaux américains étaient
concurrentiels par rapport à ceux des chinois et des indiens, par exemple ou même ceux du Brésil. Ce
n´est présentement pas le cas. Trafic d´influence en utilisant des
gouvernements condescendants pour vendre des armes... etc ? Cela ne marche
plus...l´Amérique latine n´est pas comme l´Afrique corrompue et manquant de
leader charismatique et averti.
Tout le monde en Amérique Latine a très bien compris qu´on s´appauvrissait à ce jeu d´importation aveugle et idiote. Investir en Amérique Latine comme on l´a fait en Chine reste la seule bonne issue pour fructifier le capital...mais on sait aussi que cette expérience contient un boomerang de produits bons marchés envahissant les américains en retour comme le montre l´expérience chinoise. Alors, que faire ? Eh bien c´est cela le drame actuel occidental en général : pour sortir de la crise ou garder leurs parts du marché commercial international, ils doivent baisser la culotte et passer aux prix bas...plus bas que ceux des chinois et indiens ! Est-ce possible ?
Et si c´est le cas, ce sera, avec le manque à gagner, bien l´écroulement de
leurs économies nationales croulant sur des dettes publiques galopantes et un
chômage grandissant énormément à vue d´oeil. Tout ceci est embêtant, mais c´est
l´impasse douloureuse de ceux qui croyaient qu´ils devaient appauvrir les
autres et que plus ils étaient riches et les autres pauvres, que cela était
l´idéal en économie. Grave erreur, comme on le voit. Et autant le dire
ici : cette crise est pavée d´épines et sera bien plus douloureuse qu´on
ne se la souhaite. Hélas.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu"
Forum Réalisance
PS. : Nous partons, chers
lecteurs, naturellement d´une chose qui nous semble évidente : que l´Amérique,
pour payer ses déficits budgétaires et rembourser son endettement public
actuellement grandissant à vue d´œil, sera obligée de quitter sa quiète économie
de consommation pour passer à l´économie d´exportation. Présentement l´économie
américaine a la structure suivante 70% consommation, 10% exportation (surtout d´armes)
et 20% d´importation. A notre avis faire des guerres coûteuses et grotesques
pour engendrer une large demande d´armes ne suffira pas dans l´avenir à équilibrer
l´économie américaine. Quand on pense qu´après cette crise, l´Amérique aura
approximativement besoin de 25 milliards $ par jour pour honorer ses intérêts négatifs…si
cette économie ne se relève pas rapidement pour attirer les investissements
dans ses murs, comment va-t-elle pouvoir remplir ses lourdes obligations à l´avenir…tout
en conservant son niveau de vie ? Il ne s´agit donc pas seulement de
contenir les économies latino américaine sous elle pour mieux les contrôler
comme par le passé, mais bien à mon sens de profiter de leur excellent développement
pour s´en faire des partenaires commerciaux utiles à l´économie américaine. Mais
bien entendu tout cela est soumis à la notion de liberté économique et de coopération
qu´entretient l´Amérique d´Obama à l´endroit de ses pays voisins.
MK
06 novembre 2009
A fort Hood, dans le Texas, un soldat en rage tue 12 personnes et blesse 31 autres.
Le Major Malik Nadal Hasan semble avoir été désespéré par sa prochaine
mutation en Irak ou en Afghanistan. Il a été abattu et quelques uns de ses
présumés complices arrêtés.
Amok,
cette tragédie enragée qui s´en prend aux innocents
Fort Hood a été construit en 1942 lors de la
deuxième guerre mondiale. Sa superficie s´étale sur 878 km² et héberge 65.000
soldats. C´est le plus grand employeur au Texas. Le nom de cette base militaire
est celui de du général des confédérés
John Bell Hood qui commanda lors de la guerre civile américaine (1861-1865) la
brigade du texas.
Chose intéressante : depuis le début de la guerre d´Irak en 2003
jusqu´en Juillet de cette année en cours, cette base qui abrite la 1. Division
de Cavalerie et la 4. Division d´Infanterie de l´Armée américaine a enregistré
75 suicides, dont 9 cette année.
Le président Obama a aussitôt demandé à toute l´Amérique de prier pour le
repos des victimes ainsi que pour les familles éprouvées.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
21 octobre 2009
Dans cette crise, l´occident se laisserait-elle enfermer à l´impasse de la mort lente ?
Oui, l´occident arriverait-elle à maîtriser cette crise, à faire les réformes
nécessaires et générer les changements de structures, de technologie, d´énergie
et de démocratisation économique et financière qu´exigera une reprise valable
et durable…à la fin de la crise ? Bien sûr cette réflexion est-elle, en ce
moment, prématurée car la crise venait à peine ce commencer de sa carrière qui,
espérons-le, ne sera pas longue. Mais pour n´avoir pas vu venir la crise, les économies
industrielles, les plus touchées ne feraient-elles pas bien de commencer dès
aujourd´hui à chercher les moyens de mieux gérer la crise d´une part, et de l´autre
de se préparer activement à sortir de ses bras étouffants ? Ou peut-on
attendre, assis sur les anciennes structures économiques, en commettant les mêmes
erreurs qu´hier ou en protégeant des structures ou des modes de production désuètes,
que tout irait bien d´une façon ou d´une autre ?
Enfermés sans retour à l´impasse du recul ?
Tous les gouvernements du monde industriel, ceux des pays émergents et même
ceux du tiers monde pauvres et sous développés cherchent, bien entendu et dans
la mesure de leurs moyens à maîtriser la crise et bien entendu à chercher les
voies et moyens pour stabiliser leurs économies et remettre les choses on track. Mais le problème est aussi :
comment, cette crise est non seulement un phénomène d´accumulations d´erreurs longtemps
ignorés, il est aussi, avec l´arrivée de nouveaux pays au firmament industriel,
un problème de rétrécissement de marché…malgré une production accrue, et bien sûr
le manque de nouveaux consommateurs. Crise globale, Oui. Mais les conséquences
de cette crise ainsi par ailleurs que les mesures de lutte contre ses effets néfastes…étaient,
elles, individuelles et pas du tout globales. On avait bien créé rapidement le
G 20 pour mieux se concerter et élargir le consensus de lutte et de timing de
mesures pour lutter contre les dangers évidents de cette crise, mais toute économie
avait sa particularité, ses impératifs, ses caractéristiques sociaux et
industriels…ce qui rendait les choses bien plus compliquées que lors de la
crise 1929-1933, par exemple.
Le monde avait évolué dans l´appréciation de ce genre de phénomène ainsi
que dans les instruments avec lesquels il fallait le combattre ? J´en
doute, cette crise n´était pas celle de jadis ; elle est plus violente et
bien plus cruelle à plus d´un point. Et si on se réfère à la productivité et à
la complexité industrielle qui a été élevée depuis, de l´évolution des sciences
économique ou même de l´enrichissement financier des pays riches ce qui leurs
permettait de mieux résister à la crise en s´endettant ou en créant de nouveaux
produits…et cependant, il se posera malgré tout le problème de l´appauvrissement
du tiers monde, celui de l´écologie mise à mal, celui de la fin prochaine du pétrole,
de la raréfaction des matières premières : un véritable défi d´une
dimension assez importante se trouve devant nous. Aussi n´est-on pas surpris
que les banquiers américains s´offrent cette année des bonifications de 140
milliards $, soit 10 milliards de plus que l´année passée ! On croit
tomber des nues. Sommes-nous en crise ou les choses, pour les banquiers
seraient déjà, après les prêts généreux des contribuables qui les ont sauvé de
la banqueroute, revenu à sa rapacité habituelle et sa frondeuse arrogance ?
Apparemment certaines personnes n´avaient pas encore saisi les dangers auxquels
cette crise nous expose. C´est le moins qu´on puisse dire. L´endettement public
des pays industrialisés prenaient dans cette crise des allures inquiétantes
pour la stabilité monétaire internationale et bien sûr pour la reprise demain.
Le chômage augmentait inlassablement malgré toutes les mesures financières
prises pour protéger l´emploi. Tout ceci, ajouté à la crise du crédit, va
repousser les économies industrialisées à l´étroit et les obligera à appauvrir
leurs salaires moyens pour la reprise, or, cela va affaiblir les économies
nationales d´une part et de l´autre déstabiliser les structures sociales en
augmentant la pauvreté des ouvriers. Les producteurs nationaux vont en pâtir et
licencier. Le cercle vicieux de la crise risque bien de reprendre et durer plus
longtemps qu´on ne le souhaite à son pire ennemi.
La clé de cette crise, á mon avis, se trouve dans la démocratisation économique
et financière du système économique actuel afin que les pays pauvres relèvent
leurs niveaux de vie et de subsistance et prennent rapidement le chemin de l´industrialisation.
Seulement, dans cette crise, il se crée un phénomène encore plus égoïste qu´hier
de centralisme économique et financier des pays industrialisés envers les pays
pauvres. Qui veut donc investir en Afrique où les infrastructures manquent et où
tout est à faire ; et á propos, que faisaient donc les africains eux-mêmes ?
Les investisseurs sont plutôt pressés à sauver leurs profits au centre brûlant du
capital et le placent à la joyeuse bourse pour des intérêts immédiats que d´aller
investir à long terme dans des économies instables ou corrompues par l´ignorance,
le manque de constance, les faiblesses d´organisation et les structures
techniques et informatives bancales ou inexistantes. Les pays africains doivent
donc faire, dans cette crise, ce qu´ils avaient négligé toutes les décennies
avant son éclatement. Et le faire mieux et avec une ambition particulière.
Est-ce possible sans investissements étrangers, sans maîtrise technologique et
sans infrastructures scientifiques, médicales, éducatives, informatives normées
et progressives ? L´impasse. Or, il n´y a pas d´autre issue ;
actuellement tous les pays riches se battent à tous les fronts pour combattre
la crise, la concurrence des pays émergents et pour sortir de leurs
technologies polluantes et pour ce faire, ils ont eux-mêmes un grand besoin de
capitaux libres pour parer aux mauvaises éventualités.
Tout cela va ouvrir, dans les jours prochains, une concurrence effrénée sur
les marchés de biens industriels et commerciaux nationaux et internationaux. On
le voit avec l´agriculture européenne qui est pratiquement en banqueroute suite
à des prix chutant continuellement sous la pression d´une guerre de prix à la
baisse sans merci. Ce phénomène va bientôt gagner l´industrie automobile et s´élargir
sur toutes les industries de production. Vouloir arrêter cette guerre
commerciale revient à vouloir vider le lit d´un fleuve avec ses mains. Le marché
se restructure, tout simplement : les faibles sont irrémédiablement éliminés.
Et lorsque cette guerre aura gagné la scène commerciale internationale, les dégâts
seront considérables pour l´emploi, les banqueroutes et les capitaux perdus.
Tout cela reviendra renflouer la facture de la crise…en attendant que le déluge
se calme.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
19 octobre 2009
Surtout ne pas surestimer le fondamentalisme islamique et ses criminelles prétentions
Commentaire du 18.10.2009 sur
facebook
La crise économique est
plus dangereuse que quelques barbares islamistes et sanguinaires révoltés ou la
valeur symbolique quelconque de l´attentat du 9/11
Bein
vu, Monsieur
Mufoncol Tshiyoyo. Ce que je reproche au discours de Mr Lisiki, c´est
qu´il
veut apparemment nous faire croire que l´histoire du monde moderne a
commencé
avec le 9/11 en 2001. Or, ce n´est pas le cas. J´ai suivi cette affaire
de
conspiration intérieure...et je dois dire qu´il y a des raisons
sérieuses d´y réfléchir; mais il faut aussi voir la monstruosité de cet
attentat; on peut exprimer des doutes, certes, cependant que les faits
réels, malgré tout, accusent bien les islamistes. L´Amérique a employé
au Vietnam un tel faux pour attaquer ce pays et le bombarder à satiété,
et curieusement, le capitaine qui déclencha cette fausse guerre avec un
faux prétexte n´était autre que...le capitaine Colin Powell ! On n´a
donc pas été surpris lorsqu´un Colin Powell, comme un manant, mentait
ouvertement devant le conseil de
sécurité pour pouvoir envahir injustement l´Irak et s´approprier de ses
champs
de pétrole. Tout cela, au niveau philosophique de la liberté, au niveau
religieux, au niveau politique avec la francafrique...l´occident a bien
employé
tous les moyens licites et illicites pour exercer un absolutisme ne
correspondant ni au respect de la liberté et des cultures des autres,
ni à une
réelle démocratie économique, financière, politique ou culturelle. Le
9/11 est
important certes, mais il retrace en fait une révolte islamique
réagissant
contre la dictature trompeuse du Pouvoir Blanc.
Cet islam, comme
nous le savons de par l´histoire africaine, par exemple, aussi révoltée qu´elle
soit, est toute aussi absolutiste et bassement totalitariste que le Pouvoir
Blanc de la chrétienté quant au respect de la spiritualité et des cultures des
autres ! Avec cependant cette différence: pendant que les cultures chrétiennes
évoluaient et avec la science et la technique ils modernisaient et
révolutionnaient l´art de vivre dans le monde et dans leur sociétés, les
islamistes, eux se sont cantonnés dans le Coran et l´assujettissement de la
femme comme unique victoire du modernisme ! Et lorsqu´ils en sortaient grâce à
leurs pétrole, ils se contentaient d´acheter les produits industriels
occidentaux pour se donner des apparences industrialisées et modernes...tout en
méprisant ces derniers malgré tout ! Il faut lire les derniers rapports
professionnels de l´ONU pour apprendre que les arabes et islamistes sont
sérieusement enjoints à renforcer la formation professionnelle chez eux.
Apparemment tout le monde veut lire le Coran et en devenir Mullah, mais personne
ne voulait apprendre un métier et parfaire ainsi la qualité de la production
chez soi. A part cela tous rêvaient d´aller apprendre aux autres par la
violence gratuite ce que c´est que Dieu ! Existe-t-il un Dieu digne de ce nom
qui envoyaient ou recommandaient ses ouailles en hordes criminelles à aller
assassiner à loisir des étrangers, leur priver de liberté ou les prendre en
esclavage comme l´Islam (ou même la religion chrétienne) l´ont pratiqué à
satiété dans le passé ?
Cher ami Lisiki,
je pourrais ainsi continuer longtemps pour vous montrer que l´enfant dont vous
chantez aujourd´hui des qualités ou dénoncez les erreurs, cet enfant est bien né quelque part dans
un famille précise et qu´il a reçu une éducation non moins précise. J´ai
répondu à votre invitation d´intervenir parce qu´il est absolument important
que nous nous échangions librement et franchement, seulement, si vous vous cantonnez
à tronquer la discussion dès le départ quitte à l´assermenter de gros canons
tel Habermas, Hitler ou autres...notez que ceux-ci ont vécu avant le 9/11 et
qu´eux se reconnaissent de leur passé judéo chrétien. Croire ainsi que la
violence en religion ou la religion de la violence dans le pouvoir est née du
9/11, vous vous induisez en erreur et faussez par-là une discussion qui aurait
pu être ouverte et fructueuse pour tous.
Maintenant, pour
reprendre votre argument selon lequel il s´agit de violence dans la religion ou
de religion de la violence...tout est économique cher ami. Le 9/11 encore plus.
Vous commettez ici le grand défaut des africains: ignorer l´économisme de toute
démarche culturelle ou sociale. L´esclavage avait une finalité économique, la
colonisation était économique, la francafrique ou le 9/11 étaient et sont
économiques autant dans leurs conséquences que dans les prétextes pour lesquels
ils ont été instrumentalisés. C´est même pourquoi la crise économique actuelle
est absolument dangereuse pour l´occident: parce que malgré son absolutisme
issu de 600 ans de domination technique, économique et scientifique, les
facteurs économiques, financiers, démographiques et culturels virent
inexorablement au rouge. Ne pas le comprendre c´est donner l´impression qu´on a
bien appris quelque chose à l´école occidentale, mais qu´on n´est pas sorti de
l´ambiguïté du maître d´école. Et à propos, vouloir jouer le jeu néolibéral
occidental de s´arrêter à la considération du 9/11 uniquement comme étant un
conflit culturel ou religieux...hem, c´est bien peu pour appréhender
objectivement les choses. Encore moins quand on veut les approfondir.
Ceci pour finir:
les problèmes économiques actuels de l´occident sont connus, ou du moins ils se
corsent actuellement de jour en jour. Et vous serez surpris, Mr Lisiki, que
pour décanter la situation de stagnation économique et de repli industriel dus
à la montée de la Chine et des pays émergents, la
liberté et l´industrialisation de l´Afrique soit à l´ordre du jour
afin que de nouveaux acheteurs viennent décanter le marché. Ceci est un
changement culturel et philosophique si radical dans la stratégie
géopolitique
occidentale que s´il vous est resté étranger, vous ne perdriez de
crédibilité
intellectuelle. A mon sens, vous placez bien trop haut le 9/11 de
quelques
islamistes terroristes ignorants de la l´importance de la science et de
la technologie
comme moteurs et instruments culturels. Ou aviez-vous voulu nous faire
comprendre que les mesures peu louables et plutôt roturières à la
démocratie décrétées par le plus idiot des président américains: George
Bush pour lutter contre le terrorisme islamique, que ces bris du Droit
des Gens et de procédure juridique et politique internationales
marquaient le début d´un droit nouveau ou d´une renaissance de la
violence comme principe universel de cohabitation et de développement culturel ? Mais vous dites
vous-mêmes qu´il y a eu conspiration interne américaine...Serions-nous tous influencés par des faux plutôt que par des valeurs culturelles fondées et éprouvées ?
Ces
islamistes,
voyez-vous, ne savent ni fabriquer des frigidaires à leurs femmes, ni
des
machines à laver, encore moins des autos ou des avions ou émanciper et
développer leur société civile, en émancipant la femme et en respectant
ses droits, par exemple. Ils aiment se battre, ces primitifs ? Mais leurs armes sont
fabriquées par l´occident et non par eux-mêmes ! Et vous croyez
sincèrement qu´ils vont impressionner ou prendre tous les occidentaux
de la culture la
plus développée
de l´histoire humaine et la mieux armée, en esclavage pour les obliger
à
produire pour eux ces complexes produits, pendant qu´eux se gaveraient
de
l´islam et de ses soyeuses sourates ? Ou croyez-vous que parce que tous
le
monde entier deviendrait islamique, tout le monde travaillerait pour
rien et
gratuitement afin de nourrir des mullah islamiques et leurs mosquées ?
Il n´y a
que des gens bornés pour croire qu´il suffit de prier ou de priver les
autres
de liberté et de droits spirituels pour devenir des génies et être tout
à coup
capable de merveille et d´excellence technique, scientifique,
culturel...sans avoir émancipé, instruit et mis à l´épreuve l´esprit
créatif rationnel et objectif de ses sociétés ?
Alors,
voyez-vous, ces islamistes...il ne faut pas leur donner trop
d´importance, ce
sont de vils criminels illuminés, incultes dangereux, mais ce ne sont
pas eux
qui vont révolutionner le monde. Nous problèmes, qu´on ne se trompent
pas, sont
ailleurs...et il vaudrait mieux ne pas les perdre de vue en s´égarant
dans des discussions tronquées ou mal orientées par de faux points
de vue.
Musengeshi Katata
"Muntu wa
Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum
Réalisance
09 octobre 2009
Barack Obama prix Nobel de la paix 2009
Le comité du Prix Nobel a retenu cette année avec une large majorité les
efforts du président Barack Obama pour la paix dans le monde.
Un prix qui embarrasse l´Amérique militariste et néolibérale
Ce nouvelle, si elle correspond plus au moins à la popularité d´un grand
homme et d´un grand président cherchant à résoudre les conflits plus avec la
paix qu´avec le sabre, elle embarrasse cependant bien les militaires américains
qui demandent de plus en plus de soldats en Afghanistan. Et en Europe et
particulièrement en Allemagne après le changement de coalition, on discute déjà
comment quitter l´Afghanistan. Pour l´Irak l´affaire est décidée : au plus
tard fin 2011 l´Amérique aura quitté ce pays. Que fera Barack en Afghanistan
tant est-il que cette guerre Afghane, aussi légitimée qu´elle fut pour éviter d´autres
9/11, ne l´est plus aujourd´hui ou de moins en moins. Que fera le nouveau prix
de la paix dans cette situation ?
Quitter l´Afghanistan en catastrophe et abandonner les petites filles martyrisées
en bas âges par des mariages inhumains avec des sexagénaires ou des filles et femmes systématiquement
interdites à l´instruction et à une liberté d´exercice de droits et d´autodétermination
sociale et individuelle…le choix civilisateur et culturel s´oppose à celui du
respect de la souveraineté et de la paix responsable dans ce pays. Que fera donc
Obama ? Que fera le nouveau prix Nobel de la paix ?
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
06 octobre 2009
Le G 20, l´Afrique, la crise économique et ses désagréments
A la réunion du FMI à Istanbul le dimanche 03.10.2009, Dominique Strauss-Kahn, l´actuel chef de la
FMI, s´est mis derrière les revendications des pays africains, pourquoi ? Voulait-on rester
sur la ligne française comme Sarkozy le dénonçait à l´ONU dernièrement que l´Afrique
ne participa pas au Conseil de Sécurité ? Déclaration politique ayant l´arrière
goût de vouloir, le cas échéant, placer un pays africain d´obédience
francafricaine au Conseil de Sécurité ? Ou tout simplement, logique économique
et politique cherchant, en reconnaissant des semblants de pouvoir aux africains,
se relever de la culpabilité que la France avait envers ce continent pour lui
en avoir fait voir des vertes et des pas mûres ? La France ne devait rien à
l´Afrique, même pas pour l´esclavage ; mais ne dévorait-elle pas, comme
ses congénères occidentaux, abusivement les matières des peuples africains tout
en veillant à ce que les recettes de celles-ci reviennent en occident sous l´aspect
d´achats militaires, de produits industriels de consommation…en ruinant ainsi
volontairement tout espoir d´accumulation économique et ainsi de développement
en Afrique ? Voulait aujourd´hui faire beaucoup de fumée et se retirer
dans l´ombre…pour mieux piller discrètement l´Afrique ?
Dans
cette crise et ses retombées, les acteurs sont-ils sincères ou sont-ils malgré tout embusqués
dans leurs défauts et mauvaises habitudes du passé ?
On se le demande bien, si les institutions qu´on crée reproduisent toujours
les mêmes rapports de force et de dominance, les mêmes erreurs et les mêmes
tendances qui ont été à la base de cette crise. Pour bien comprendre ce qui se
passe actuellement, il faut nécessairement comprendre d´abord la crise. Cette
crise a de multiples facettes, c´est même pour cela qu´elle est dangereuse pour
l´occident parce que malgré son absolutisme économique, scientifique, technique
et politique, cet occident ne sait plus générer la croissance et s´enfonce dans
l´endettement. Ses paramètres démographiques sont déplorables et négatifs. De l´autre
côté se trouvait La Chine, arrivant à grands pas vers son industrialisation,
ainsi que l´Inde et le Brésil. Et derrière ces derniers venait l´Afrique qui
souffrait cruellement, dans son désarroi économique et culturel, d´abandon témoignant
d´un curieux et plutôt douteux désintérêt de la part des pays occidentaux. Apparemment
l´Afrique a été boudée ou sciemment enfermée dans le rôle de perdant de l´économie
mondiale auquel on refusait les investissements et le soutien économique intéressé
qu´on devait à un partenaire estimé.
Que se passe-t-il, dans cette crise pour que l´occident en soit si secouée
par des croissances négatives, par un écroulement du crédit et des finances
bancaires, et par une Amérique jouant à la planche à billet en mettant tout le
monde occidental en danger de noyade financière avec l´écroulement mondial du
système économique tel que nous le connaissons aujourd´hui ? D´abord on
met trop au centre des accusations les Banquiers de la Wall Street. Certes ils n´étaient pas étrangers au séisme qui a
secoué les finances mondiales : leurs coupables titrisations abusives
avaient couvert des hypothèques immobilières indues, pourries et escrocs. La
loi du profit rapace et inconséquent ? Que dire donc du gouvernement Bush
qui avait mis, avec des taux d´escompte préférentiels et intentionnellement
politisés, entre les mains des banquiers des sommes d´argent en flot inondant
pour qu´ils en fassent profiter au peuple américain de toutes les facilités
possibles et imaginables mettant le consommateur américain dans un
avantage illimité ? De ceci à cela, on fit donc une titrisation abondamment créative
pour financer l´argent facile et le crédit bon marché qu´on offrit au peuple Américain.
Et la formule : ce qui est bon pour les américains profitait à tous nos
amis occidentaux et au monde entier devint la maxime qui justifia tous ces excès
et les transporta joyeusement dans le monde. L´écrasement qui arriva avec l´écroulement
de la Lehman Brothers, s´il était à
la fois horrible et stupéfiant, n´en était pas moins logique et pratiquement inévitable
un jour ou l´autre : l´Amérique vivait trop facilement de 75% des épargnes
du monde entier sans pour autant investir dans des projets relevant le nombre
de clients et d´économies en voies de développement. Et cette situation, pour être
sincère, durait depuis 20 ans, ne l´oublions pas.
L´endettement public et privé américain avaient atteint des excès effrayant :
l´Amérique, s´était résolument installée dans la luxure et l´excès de l´argent
et du crédit bon marché, rejetant aux pauvres du monde le prix de tirer leurs
plans ou mourir de faim. On essaya bien, par cupidité, de s´en sortir en
investissant en Chine, au Vietnam, en Corée du Sud…hélas, ces pays se refusèrent
à rester consommateurs et prirent aussitôt le chemin de la production qui
revint concurrencer âprement les industries américaines et occidentales
produisant plus chèrement. Ceci produisit un sensible recul des économies
occidentales sur les marchés internationaux suivis d´un bouchon de leurs
productions industrielles. Ceux-ci entraînèrent le renchérissement du crédit, l´accroissement
de banqueroutes bancaires et commerciales ainsi que des endettements publics
conséquents à la montée du chômage. On en était donc là, à la croissance zéro : l´occident
incapable de vendre et progresser faute d´acheteurs et de l´autre côté une
Chine qui avançait bien vite vers son industrialisation et risquait, avec les
pays dits émergents, de contraindre inévitablement les industries des pays
riches à se restreindre. Le courant semble irréversible, même si les
occidentaux aujourd´hui encore rêvent de la reprise ; après tout, les
erreurs qui ont été faites depuis 20 ans et plus en se refusant à financer le
relèvement d´autres pays et générer ainsi plus de pouvoir d´achat dans le monde
pour écouler leurs produits coûteux, ne sauraient être réparées en quelques années.
Pour cela la productivité occidentale était trop puissante…et trop cupide, même
dans son embarras.
Et l´Afrique, dans tout cela, que devient-elle ? Méprisée des décennies
entières, réduite à un vulgaire réservoir de main d´œuvre, de matières premières
ou de dépotoir de déchets ou d´excédents industriels, ce continent accusait
aujourd´hui un état de développement quasi inexistant à part quelques pays tels
que La Tunisie, l´Afrique du Sud, le Nigeria. Sinon le désastre mental,
intellectuel et créatif était ahurissant tant il était désespéré par des niveaux
de vie excluant toute accumulation pouvant entretenir une économie positive
quelconque. A cela s´ajoutait la corruption et la gabegie administrative
pratiquée par des despotes illuminés et incapables pillant les accumulations
sociales des leurs et les recettes des matières premières pour les attribuer à leurs
aises et leurs usages personnels. Et cependant, les africains ont compris, par
exemple, avec l´Afrique du Sud seule représentante du continent africain au
FMI, que celle-ci était un cheval de Troie occidental dans leurs rangs et qu´ils
devaient se battre pour mieux représenter eux-mêmes leurs intérêts. A mon sens
le problème du désavantage financier, comptable et monétaire que subissaient
tous les pays africains ne se résoudrait pas seulement en siégeant au FMI, au
Conseil de Sécurité ou en étant valablement représenté dans quelques
organisations internationales. Le problème se trouvait plutôt dans les capacités
d´accumulation des économies africaines et leur utilisation efficace pour l´avenir,
la mise sur pied de leurs productions industrielles et la capacité de devenir
attrayant pour attirer les investissements occidentaux sur leur continent. Et
ceci suppose que les africains fassent un effort considérable d´instruction, de
formation universitaire et technique de haut niveau ; qu´il rationalisent
leurs sociétés et les débarrassent de traditions désuètes et primitives, qu´ils
investissent dans des infrastructures autant intellectuelles et imaginaires que
communicatives et matérielles pour relever leurs niveaux de vie et redonner
confiance et créativité à l´africain de demain. Et hem, avec quel financement,
tout cela ? Sûrement pas en important plutôt que de produire ou en
gaspillant ses épargnes dans des projets futiles et ruineux.
En conclusion, même si DSK se met ostentatoirement aux côtés des africains,
ceux-ci ne seront pas pour autant épargnés du dur et lourd devoir de se relever
d´abord par eux-mêmes afin que les étrangers, attirés par le profit que représente
cet effort, affluent à investir en Afrique. Le travail à faire est immense d´autant
que la pression des exigences extérieures augmente au jour le jour avec la
concurrence ardue sur la scène économique internationale et par l´arrivée de
nouveaux producteurs. Actuellement on a plutôt l´impression que les africains
croyaient encore qu´ils pourraient cahin-caha se développer á leur guise en
produisant n´importe quoi ou en cultivant leur ignorance et leur manque d´émancipation.
Ou encore qu´avec de hauts cris victimaires ils arriveraient à faire autant de
bruit que cela rendrait l´effort et le génie créatif inutile… ! Ou qu´il s´agissait
d´obliger l´occident et le monde entier à investir chez eux…sans tenir compte
des dures lois du marché international ou des impératifs du profit tout court !
Cette naïveté est assez surprenantes et dénote plutôt de la part de ceux qui l´entretiennent,
d´un flagrant manque de logique économique. Le capital, c´est comme l´être
humain : il lui est interdit, dans l´intérêt supérieur de la société, de l´économie
et de la responsabilité fondamentale de la propriété, de se détruire ! On
comprend d´autant mieux la crise économique chronique africaine : on y détruit
le capital au lieu de le respecter et le fructifier avec des projets lui ouvrant
de plus larges horizons à son profit. La liberté, le bien-être ; il faut
tout de même souffrir d´abord de les produire avant de vouloir jouir de leurs
bienfaits ! Les africains devraient s´atteler à bâtir et fructifier leur
liberté plutôt qu´à se défiler devant elle ou s´en cacher ; rien ne tombe du
ciel, celui qui ne sème pas aujourd´hui, celui qui ne protège pas ses intérêts,
qui n´épanouit pas talent des siens…celui-là ne récoltera sûrement pas demain. La
pauvreté n´est pas toujours due au hasard…
A mon sens nous allons assister, dès que toutes les économies occidentales
auront compris et enregistré les véritables désagréments de cette crise et leurs
significations profondes, à une guerre économique sans merci visant à se réserver
les parts industrielles et commerciales du marché occidental et mondial. La
pression chinoise, indienne, brésilienne et autre va aller croissant, cela va
de soi. Ceci va appeler un protectionnisme nationaliste sans précédent entre
pays occidentaux. Et bien de capacités et de secteurs industriels vont inévitablement
disparaître dans certains pays entraînant ainsi un haut chômage ingrat lequel
mettra à mal les finances publiques et l´équilibre économique et politique de
ces pays. Je doute notamment que l´Amérique puisse conserver la production
automobile aux Etats-Unis. Si la capacité de création de nouveaux produits et
de nouveaux débouchés commerciaux n´augmentent pas rapidement dans les toutes prochaines
années, l´occident aura beaucoup de problèmes à conserver son actuel mode de
vie et son bien-être. Et cela, ça va créer bien de remous sociaux et remettre
bien de valeurs occidentales en cause. Particulièrement aux Etats-Unis. Car les
riches voudront rester riches, et les pauvres se refuseront au sort indésirable
qu´on leur réserve.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
La vérité sur le Rwanda de Kagame
L´occident, l´Afrique et le monde savent-ils, lorsqu´ils se trouvent en
face de la politique de Kagame à qui ils ont affaire ? Ou serait-on
entrain de tolérer un nouveau cancer africain pour en cacher un autre qu´on n´a
pas pu soigner dans le passé ? Le professeur Yash Pal Ghai nous dit ce qu´il pense du Rwanda de Kagame.
Prof.
Yash Pal Ghai: Ce qu'on ne vous dit pas sur le Rwanda (05.10.09)
Le Rwanda jouit d'une bonne réputation au niveau international et son
président Paul Kagame est régulièrement saluée par la Banque mondiale, les
États-Unis et les administrations du Royaume-Uni pour son intégrité, les
efforts de réconciliation et les politiques économiques. J'ai été fort
impressionné par ses conseils aux Kenyans, lors du National Prayer Breakfast en Mai dernier, de suivre l'exemple de
l’engagement de son gouvernement envers la diversité ethnique, la mise en place
d’un consensus de bien commun, des valeurs nationales, et l'inclusion de toutes
les opinions politiques dans la vie nationale et le développement.
Lorsque j'ai visité le Rwanda à la demande de la Commonwealth Human Rights Initiative pour faire un
rapport sur l'état des droits de l'homme et la démocratie au Rwanda (en
relation avec la demande du Rwanda de rejoindre le Commonwealth) mes premières
impressions, en dépit de certains rapports critiques que j'avais lu, étaient
favorables: Le traitement très efficace et courtois envers les passagers à
l'arrivée, une ville (de Kigali) sûre, propre et bien organisée ainsi que des
fonctionnaires brillantes et suaves.
Cependant, j'ai rapidement commencé à me méfier lorsque chaque personne (en
dehors des fonctionnaires) que j'ai interviewées, diplomates, journalistes,
professionnels, collectivités locales et de responsables internationaux de la
société civile, refusait de me parler, sauf sous conditions d’anonymat.
Quand j'ai lu la constitution, je n'ai trouvé aucune mention de groupes
ethniques ou religieux, et suis même tombé sur une législation interdisant les
discussions sur l'ethnicité (pourtant d’énormes affiches gouvernementales
rappellent aux gens le génocide "contre les Tutsis", alors que
beaucoup de Hutus ont également été massacrés). Ceux qui disent, même
implicitement, que Kagame et son Front patriotique Rwandais (FPR) ont tués les
Hutus inutilement sont lourdement pénalisés, tout comme le sont ceux qui osent
remettre en question la version officielle du génocide. Tout cela « colle »
difficilement avec le plaidoyer de Kagame pour la réconciliation, l'inclusion
ou la confrontation avec le passé.
Les Exilés Hutus
Suite à la lecture de nombreux rapports du Conseil de sécurité des Nations
unies, du HCR ou des ONG internationales, des mémoires de certains hommes
politiques rwandais clés et du commandant des forces de l'ONU Roméo Dallaire,
ainsi que de la littérature érudite, j'ai appris que, même si bien sûr les
Tutsi, avait beaucoup souffert de la main des Hutus, le FPR a également tué des
milliers de Hutus, et conduit certains à l'exil (et puis les a poursuivis dans
leur pays d'exil). Les nouveaux arrivants Tutsis se sont appropriés les terres
appartenant à des Hutus. Et lorsqu’il l’a estimé utile et nécessaire, le FPR a
permis le massacre des Tutsis. Dallaire écrit que « tout ces morts peuvent également être imputés à Kagame, le génie
militaire qui n'a pas accéléré sa campagne (militaire) lorsque l'ampleur du
génocide devenait évidente et qui a même ouvertement parlé avec moi, à
plusieurs reprises, du prix que ses compatriotes tutsis pourraient avoir à
payer pour la cause ». C’est ce même Kagame qui a refusé la proposition de
cessez-le-feu du général Dallaire pour faire cesser le massacre, parce qu'elle
ne convenait pas au grand projet hégémoniste tutsi de Kagame. Le président
rwandais a aussi été cité comme critiquant les gens qui voient la guerre en
termes de droits de l'homme. Il a dit que certains conflits sont bons, « une sorte de purification» qui «éclate
afin de permettre une véritable transformation (de la société)".
Le régime de Kagamé est basé sur des structures de pouvoir qui fonctionnent
parfois en parallèle, et qui court-circuitent parfois, le gouvernement formel,
et dans lequel l'armée joue un rôle central. Les recettes de l’état rwandais
(qui financent non seulement les institutions publiques mais aussi les élites)
dépendent énormément du pillage des ressources minérales de la République
Démocratique du Congo.
Mode d'extraction
Le régime de Kagame est le principal responsable de l’instabilité politique
et économique dans la région des grands lacs (y compris le renversement du
gouvernement congolais), qui leur est bien utile à son mode d’extraction des
richesses du Congo ainsi qu’au maintien de sa suprématie régionale.
Le régime de Kagamé a mis en place, un réseau régional complexe de transactions
économiques illégales, de fraude aux sanctions de l'ONU, d'armement de milices
et d’entreprises financières criminelles qui a considérablement appauvri la
région. Tout cela sans compter le mépris et les violations continuelles de
l’intégrité territoriale des pays voisins et ainsi que de leurs systèmes
fiscaux.
Le FPR a fait usage d’une violence extrême, tant au niveau national
qu’international. Il a massacré plusieurs centaines de milliers de Hutus, de
citoyens et autres, et est responsable de la mort de plus encore à travers le
déplacement, la malnutrition et la faim. Il a refusé à des centaines de
milliers d'enfants l'opportunité de l'éducation, et privé à plusieurs millions
de personne d’une vie familiale et communautaire. Le FPR a enrôlé des enfants
soldats. L'ONU a documenté abondamment ces pratiques et a, à plusieurs
reprises, critiqué le Rwanda pour son comportement irresponsable en RDC.
Derrière la gentillesse des dirigeants du FPR, la propreté de Kigali, et la
lueur de ses buildings à l’américaine, j'ai trouvé un pays profondément
fragmentée, opérant sous l'hégémonie d'une petite élite politique tutsi, qui
dirige par l'oppression et la peur.
Un régime de communicants
J'ai découvert que ces dirigeants sont extraordinairement efficaces en relations
publiques, en particulier vis-à-vis de l'Occident, pour tirer le maximum du
sentiment de culpabilité de l'Occident pour n’avoir rien fait pour empêcher le
terrible génocide de 1994, visant en grande partie mais pas exclusivement les
Tutsis.
Traduit de l’anglais par Arthur Ngenzi / Save Rwanda
Source : The Standard of Kenya
Forum Réalisance
