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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

09 février 2010

Haïti, ses élites, son histoire, la France et Sarkozy

Commentaire sur Pambazuka News sur l´article de Claude Ribbe : Sarkozy, la France et Haïti. http://pambazuka.org/fr/category/features/62152  

 

Et malgré tout, en 205 ans d´indépendance, l´élite haïtienne n´a pas brillé par son talent...

 

"Le vrai dialogue, c’est quand on reconnaît à l’autre la même dignité. Il n’y a pas de dialogue possible entre un maître et son esclave. Le dialogue suppose l’égalité – ce qui est un point de vue relativement nouveau dans la culture européenne ! L’Europe occidentale a dominé et exploité le monde à partir de la conquête des Amériques, elle a pratiqué la traite des Noirs et l’esclavage, elle a exercé les dominations les plus longues et les plus dures de l’histoire. " 

 Edgar Morin 

 

L´histoire d´Haïti met la France, comme on le sait, dans l´embarras car elle a été pour beaucoup dans les malheurs de ce pays. La revendication que vous faites, Claude Ribbe, à propos du Général Dumas est légitime et fondée. Il serait de bon aloi que la France y concède rapidement. Seulement, ce n´est pas une reconnaissance symbolique qui va changer les choses ou la situation actuelle en Haïti; les haïtiens doivent voir plus loin et sortir du piège dans lequel la France et les Etats-Unis les ont enfermé. Et ici, on se demande bien ce que vaut l´aristocratie intellectuelle haïtienne ?

Oui, que vaut-elle et de quoi est-elle capable si en 205 ans d´indépendance le bilan de son existence et de ses actes est bien maigre comme on le voit notamment à l´occasion de ce terrible séisme qui a détruit leur pays. Certes, certes, on peut évoquer toutes les intrigues, toutes les criminelles tragédies que les étrangers ont perpétré sur la souveraineté, l´équilibre économique et politique de l´épanouissement d´Haïti pour expliquer ceci ou cela...mais l´histoire, comme on le sait, donne toujours raison aux vainqueurs. Celui qui se proclame libre ou indépendant doit savoir exercer ses droits avec toute la méfiance et toute les exigences que réclament cette liberté et cette indépendance. Surtout si on a connu l´esclavage et ses traitements honteux et inhumains dans le passé.

Et désolé, sur ce point de vue, non seulement les intellectuels haïtiens, mais pratiquement toute la race noire se faisaient bien d´illusions. Or, en face de l´hégémonie occidentale et cela depuis plus de 600 ans, nous nous trouvons devant le Bollwerk culturel, économique et politique le plus volontaire et le plus aveugle à acquérir et promouvoir ses étroits intérêts que l´histoire humaine n´ait jamais connue !

Exercer sa liberté, s´épanouir librement et protéger ses droits et sa culture devient une entreprise qui doit être menée avec une vigilance accrue comme le disait Wendell Philipp: "Eternal vigilance is the price of liberty". Ce qui veut dire aussi mener et entreprendre les choses avec la plus grande intelligence qu´une nation ou un peuple peut produire et mettre à sa disposition. Mais si on s´endort sur ses lauriers, si on fait confiance au hasard ou même si on croit que l´histoire se ferait bien à coup de prières, d´attente ou passivité innovatrice ou créative...ce n´est pas la reconnaissance d´un général Dumas injustement privé de notoriété dans l´histoire de France qui va remettre les choses en ordre. Sans économie prospère et performante pour créer l´emploi et soutenir le progrès et le bien-être, sans industrialisation diversifiée et approfondie...On peut faire comme on veut des larmes ou des réclamations sur le passé; ce ne sont pas les autres, les étrangers qui viendraient prendre soin de la liberté et de la souveraineté haïtienne ! N´est-ce pas ce qu´on avait appris par le passé ?

L´histoire, il faut la faire au lieu de la subir…on ne peut pas toujours faire confiance á ceux qui, dans le passé, se sont avérés être des criminels de Droit Commun et universel envers nous et leur réclamer de se conduire louablement envers nous alors qu´ils ne voient que leurs intérêts et leurs privilèges ! Il est bien temps que nous pensions aussi à nos cultures, à l´avenir de nos femmes et nos enfants et que nous nous organisions pour éviter d´être la chosification éternelle d´une culture se refusant à reconnaître et respecter nos droits et notre réalisation économique et politique.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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28 janvier 2010

Sur le premier discours d´Obama sur l´état de l´Union

Discours très attendu depuis qu´Obama avait déclaré son intention d´empêcher les banques américaines à spéculer à hauts risques avec la fortune de leurs clients. Puis il y avait le chômage haut de plus de 10% avec lequel les américains, malgré les efforts entrepris par l´administration Obama pour l´endiguer, se débattait. Puis venait les guerres d´Irak, d´Afghanistan coûteuses et actuellement sans succès, la crise économique mondiale, l´Iran et la Corée…L´Amérique avait fait un recul du PIB de 13% dans cette crise, l´Allemagne de 5,2 %, la France de 7,9%, la Grèce de 13 %, la Grande Bretagne de 11%...Dans quel état se trouvait réllement l´économie mondiale et comment pourrait-on au mieux la relancer ? Parallèlement, le Davos avait ouvert ses portes et l´affluence était grande : 2500 invités s´y étaient annoncés. Arrivera-t-on à y trouver les solutions pour juguler la crise mondiale ; en avait-on les moyens ou se trouvait-on dans un cul de sac sans autre issue que de laisser la crise par elle-même épurer les erreurs et les abus du système actuel ?

 

Obama entre l´enclume et le marteau ou mis à pat par l´opposition ?

 

Rappelons nous, il y a à peine un an qu´Obama fut élu avec un enthousiasme qui unit le monde entier autour de son courageux discours de changement. Depuis, beaucoup d´eau avait coulé sous le pont…agacée par la notoriété de ce nouveau président américain démocrate, les forces conservatrices républicaines s´organisèrent pour neutraliser cet idéaliste qui risquait de leur faire subir la politique d´une vision universelle et solidaire du monde alors que les américains étaient habitués, en pays le plus riche, le mieux armé et le plus développé du monde, à dicter aux autres leurs vues et leurs intérêts. On élut donc, pour neutraliser le problème racial, un adversaire aussi noir qu´Obama à la tête de l´opposition républicaine et la crise économique fit son chemin en sortant d´une part des effets négatifs contre lesquels la fraîche administration d´Obama se trouva désagréablement confrontée : le chômage, la restriction du crédit, les banqueroutes bancaires de plus de 100 institutions financières américaines, un douloureux endettement public…une guerre Afghane devenue amère et ardue et dont on se demandait comment et quand finirait-elle en cessant d´ingurgiter les deniers du contribuable américain pris à la gorge par une violente crise économique.

La position si prometteuse pour la réussite de ses promesses électorales a, ces deux derniers mois, changé complètement pour Obama : depuis l´échec électoral par lequel les républicains ont repris au Sénat le siège de Ted Kennedy et inversé la majorité que les démocrates avaient dans cette haute chambre du pouvoir, toutes les chances de voir passer la loi sur la réforme de l´assurance maladie universelle s´est envolée en fumée. Quant au chômage, malgré les efforts et les initiatives gouvernementales, celui-ci ne diminuait pas, preuve que ce n´est pas seulement l´Etat qui crée l´emploi mais bien et en grande partie les investisseurs privés ! Et ceux-ci aiment savoir au préalable où ils vont…on n´investit pas à l´aventure, mais bien pour en profiter ; or les affaires étaient plutôt à l´attente dans cette crise...c´était plutôt l´heure des réformes et des réductions de coûts de production que ceux de l´aventure passionnée vers l´inconnu. Actuellement dans le monde seul les marchés asiatiques présentaient une ferme tendance de croissance positive. Mais investir en Chine et ailleurs en Thaïlande, au Vietnam ou en Inde, c´est créer des emplois concurrentiels qui venaient rendre caduques celles des industries américaines à domicile. Comment renverser la vapeur et rendre rentable les investissements aux Etats-Unis et dans l´emploi américain ? Bonne question. Les asiatiques avaient des prix imbattables…et depuis que la Chine avait mis frein à l´expansion du crédit, la sonnette d´alarme avait sonné partout dans le monde industriel. Il ne faudra pas compter sur le crédit facile et bon marché chinois pour remonter l´économie mondiale...les chinois craignait un effondrement de leurs économie et bien sûr l´envolée en fumée de leurs efforts.

Obama était mis donc à pat par le jeu de la démocratie américaine ; cela s´aggravait encore depuis que la Cour Suprême américaine avait rendu un verdict rejetant la limitation de l´aide financière accordée aux candidats politiques aux Etats-Unis. Désormais les banques, les sociétés financières ou productives pouvaient se jeter en liesse et influencer massivement les électeurs et l´issue des élections. Et si Obama se faisait l´ennemi des banques ou des grosses fortunes…sa réélection serait impossible, tout simplement. Même de ce côté les républicains l´emportaient car ce sont eux qui avaient le plus de moyens financiers de leur côté.

Comment lutter contre l´endettement remarquable du déficit budgétaire américain qui accusait aujourd´hui 1400 milliards $ ? Réduire les dépenses, geler les salaires publics et les nouvelles embauches ? Cela allait attirer des rugissements dans le large secteur public américain. Faire de nouveaux impôts pour augmenter les entrées de l´Etat ? Ceux qui étaient riches se refusaient à accepter cela ; c´est comme avec toutes les impositions : pas chez moi, sonnez plutôt chez le voisin. Imposer les transactions financières bancaires ? Après tout, ces banquiers, non seulement ils avaient été co-instigateurs de cette crise, ils en avaient profité et même, avec des larmes de crocodile, ils avaient quémandé le secours public. Aujourd´hui, comme si rien n´était, ils s´étaient bien remis à se noyer de dividendes et de bonus comme si la crise n´avait jamais existé et ne posait aucun problème aux chômeurs, aux entreprises mises à mal et mêmes aux dettes et finances de l´Etat ! Mais…faut-il vraiment se mettre des banquiers sur le dos ? Délicat. Et pour le moins embêtant...les banquiers, c´est connu, ont bonne mémoire.

Obama semblait, curieusement, comme un otage pris au piège de sa propre démocratie. Et s´il ne fait pas attention, il ne restera plus rien de son idéalisme politique ou même de ses promesses. Il serait transformé par ses adversaires en vil étalon politique que les républicains useraient et abuseraient à loisir pour asseoir leur politique néolibérale de toujours : exploiter les autres, leur imposer leurs intérêts, les dominer et si cela ne marchait pas avec les méthodes classiques discrètes, on bombardait, tout simplement, quitte à convaincre le monde qu´on agissait strictement pour une noble cause. Les européens observaient le développement aux Etats-Unis avec des sentiments mitigés ; chez eux aussi le torchon brûlait : la Grèce, pays natif de la démocratie, sombrait sous ses dettes (300 milliards €) et s´agrippait désespérément au bord de la banqueroute, par ailleurs l´Espagne, le Portugal, l´Islande, l´Irlande…l´Ukraine tous étaient au rouge. On aurait bien vu une Amérique se frayant de nouvelles voies qui profiteraient aussi aux partenaires européens. Et si ce n´était pas le cas, l´Amérique risquait de perdre son leadership en occident. Chacun pour soi, Dieu pour tous ? La concurrence industrielle allait prendre, dans cette crise, très prochainement des allures aveuglées...

Toute cette histoire de combat entre les forces conservatives et les forces progressistes se joue presque partout dans les sociétés en crise : les uns défendent leurs habitudes et leurs efforts passés et craignent le changement parce qu´il risque de leur enlever leurs privilèges et leurs aises; les autres prétendent que le changement est porteur de plus d´espoir et de bien-être sans pour autant l´avoir éprouvé ou mis à l´épreuve. Qui avait raison ? Toujours est-il qu´il faut réellement du courage pour briguer le changement. En Europe c´était la même chose : en Allemagne on avait élu dernièrement les conservateurs au pouvoir (Coalition CDU-FDP) mais ceux-ci n´avaient aucune recette valable contre la crise ; on se contentait donc de protéger d´abord les grandes richesses de l´effritement…quitte à éplucher les petites gens et endetter encore plus gravement l´Etat, les pouvoirs publics et le contribuable…en attendant que les choses se décantent d´elles-mêmes ou que les nuages à l´horizon de la crise se dissipent avec un meilleur vent. On alla même à créer la loi sur l´accélération de la croissance : la Wachstumsbeschleunigungsgesetz ! (Quel mot !) On se croirait à la course automobile dans les accélérations dangereuses en sortie de courbe incertaine. Cela a soulevé une telle hilarité dans les milieux intellectuels et ceux de la rue...! Ces allemands, ils avaient un tel humour ! En France Sarkozy qui avait ouvert le Davos faisait la cour aux citoyens en les invitant à dialoguer avec lui ; il s´était promis de répondre à toutes leurs questions au moment où tous les pouvoirs en occident n´étaient plus maîtres de la situation. Que pouvait-il donc donner en réponse valable ? Que le chômage allait baisser bientôt et que les assurances sociales redeviendraient rentables ? Dans ces deux cas les choses allaient bien se dégrader inexorablement…tandis que la concurrence chinoise et indienne, elle, faisait d´énormes poussées sur les marchés des biens commerciaux, de l´industrie et de l´emploi.

Obama s´en sortirait-il de ce dilemme politique qui risquait de l´empêcher d´être lui-même et d´exercer le pouvoir que le peuple américain lui avait confié comme il le voulait et comme il l´avait promis lors de sa campagne ? Il ne se résigne pas, a-t-il dit, il allait se battre…Nous trouvons-nous dans un curieux marché de dupes ? Que voulait le peuple américain au juste ; voulait-il le changement ou il ne s´agissait que de se débarrasser de l´image par trop salissante de George Bush pour la réputation américaine et cependant, malgré tout rester comme par le passé...bien néolibéral et impérial ? Est-ce possible dans cette crise ou celle-ci poussait-elle bien au changement écologique, entre autre ?

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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21 décembre 2009

La justice américaine et son long relent d´injustice envers ses citoyens innocents

L´Affaire James Bain révolte, lorsqu´on en prend connaissance. A ce point que la justice américaine, quoi qu´elle puisse dire, reste douteuse et foncièrement peu recommandable dans son passé…surtout à l´égard des noirs. Trop souvent cette justice a été prise à fabriquer des preuves pour condamner des victimes qu´elle s´était elle-même choisie. L´affaire James Bain dépasse cette fois les limites de toute compréhension d´erreur, parce qu´elle imposa à un innocent 35 ans de prison et refusa tout appel de sa part au recours à l´ADN.

 

La justice américaine est-elle meilleure aujourd´hui qu´hier ?

 

On aura beau dire que cela peut arriver, que la justice peut aussi se tromper…etc ; on se demande cependant comment, avec des preuves fabriquées de toute pièce on a tenu à condamner un innocent. Ces officiers de police qui s´étaient rendus coupable de telles faussetés pour avancer leurs nominations et leurs records de d´éclaircissement, par simple racisme commun, ou pour d´autres motifs…ce que ces gens avaient en idéal de justice. Parce qu´en vérité, celui James_Bain_et_la_victoire_de_l__ADNqui avait commis le crime qu´on reprocha à James Bain et pour lequel on le condamna, lui, resta libre et s´est vraisemblablement rendu coupable d´autres crimes plus tard. Etait-il noir, était-il blanc le vrai criminel ? Qu´importe, il a été épargné de sa peine et a vécu 35 ans en liberté pendant qu´un innocent écopait injustement á sa place. Celui qui me dira que la justice américaine est impartiale…celui-là est soit aveugle, soit volontairement immoral.

Rappelons-nous de Junior Allen, un noir nord californien fut libéré en 2005 de prison à l´âge de 65 ans pour avoir volé une télévision en noir et blanc après avoir purgé une peine de 35 ans ! Arrêté à 19 ans à l´aube de l´âge adulte, James Bain va aussi passer 35 ans en prison…injustement. Il en sort vieilli à 54 ans ; il fut en 974 condamné à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement et le viol d'un enfant de neuf ans…grâce aux avocats du « Projet Innocence » lesquels permirent, grâce à leurs efforts et à l´ADN, d´innocenter 247 américains injustement condamnés ! La joie de James Bain libéré le 17 décembre 2009 fut grande : il se précipita au téléphone pour dire à sa mère de 77 ans qu´il était enfin libre. En colère ? Non, a-t-il répondu comme tout nègre bien éduqué craignant qu´on ne lui vole, comme par le passé, sa liberté fraîchement reconquise ; il voulait seulement se consacrer à sa famille et à Dieu.

Loin de nous un racisme quelconque ou même un antiaméricanisme occasionnel bon marché. Cette histoire et tant d´autres font réfléchir sur la dictature sociale exercée pendant de longue années de racisme et de xénophobie sociale blanche aux Etats-Unis ; de longues décennies par une Amérique qui assura suavement entretenir le « rêves américain », se vanta de sa démocratie et d´être le pays du monde où la liberté était la plus respectée et la mieux défendue ! Chaque jour qui passe montre cependant combien tout cela était bien loin de l´idéal, et que pour bien d´américains noirs comme blancs, toutes ces allégations ne furent que pleines d´injustices et de mensonge. Aussi recommanderons-nous aux américains, chaque fois qu´ils parlent de leur pays ou se tiennent si fièrement la main sur le cœur pendant que leur hymne montait dans le ciel, de ne pas oublier ceux qui, injustement, ont souffert sous l´arrogance bornée de leurs institutions. Cela fait partie du respect qu´on a de la vérité tout court.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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08 décembre 2009

L´actuelle politique économique d´Obama est-elle néfaste à l´Amérique Latine ?

Commentaire sur « Le Grand Soir » sur l´article : Obama contre l´Amérique Latine. http://www.legrandsoir.info/Obama-contre-l-Amerique-latine.html

 

 

Le fond caché du problème américain présent…et futur

 

Je crois que l´auteur de l´article voit les choses justement, dès lors que les choses, depuis cette violente crise économique et financière, ont longtemps changé ! Ouvrir des brèches commerciales en Amérique Latine ne serait encore possible que si les produits commerciaux américains étaient concurrentiels par rapport à ceux des chinois et des indiens, par exemple ou même ceux du Brésil. Ce n´est présentement pas le cas. Trafic d´influence en utilisant des gouvernements condescendants pour vendre des armes... etc ? Cela ne marche plus...l´Amérique latine n´est pas comme l´Afrique corrompue et manquant de leader charismatique et averti.

Tout le monde en Amérique Latine a très bien compris qu´on s´appauvrissait à ce jeu d´importation aveugle et idiote. Investir en Amérique Latine comme on l´a fait en Chine reste la seule bonne issue pour fructifier le capital...mais on sait aussi que cette expérience contient un boomerang de produits bons marchés envahissant les américains en retour comme le montre l´expérience chinoise. Alors, que faire ? Eh bien c´est cela le drame actuel occidental en général : pour sortir de la crise ou garder leurs parts du marché commercial international, ils doivent baisser la culotte et passer aux prix bas...plus bas que ceux des chinois et indiens ! Est-ce possible ?

Et si c´est le cas, ce sera, avec le manque à gagner, bien l´écroulement de leurs économies nationales croulant sur des dettes publiques galopantes et un chômage grandissant énormément à vue d´oeil. Tout ceci est embêtant, mais c´est l´impasse douloureuse de ceux qui croyaient qu´ils devaient appauvrir les autres et que plus ils étaient riches et les autres pauvres, que cela était l´idéal en économie. Grave erreur, comme on le voit. Et autant le dire ici : cette crise est pavée d´épines et sera bien plus douloureuse qu´on ne se la souhaite. Hélas.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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PS. : Nous partons, chers lecteurs, naturellement d´une chose qui nous semble évidente : que l´Amérique, pour payer ses déficits budgétaires et rembourser son endettement public actuellement grandissant à vue d´œil, sera obligée de quitter sa quiète économie de consommation pour passer à l´économie d´exportation. Présentement l´économie américaine a la structure suivante 70% consommation, 10% exportation (surtout d´armes) et 20% d´importation. A notre avis faire des guerres coûteuses et grotesques pour engendrer une large demande d´armes ne suffira pas dans l´avenir à équilibrer l´économie américaine. Quand on pense qu´après cette crise, l´Amérique aura approximativement besoin de 25 milliards $ par jour pour honorer ses intérêts négatifs…si cette économie ne se relève pas rapidement pour attirer les investissements dans ses murs, comment va-t-elle pouvoir remplir ses lourdes obligations à l´avenir…tout en conservant son niveau de vie ? Il ne s´agit donc pas seulement de contenir les économies latino américaine sous elle pour mieux les contrôler comme par le passé, mais bien à mon sens de profiter de leur excellent développement pour s´en faire des partenaires commerciaux utiles à l´économie américaine. Mais bien entendu tout cela est soumis à la notion de liberté économique et de coopération qu´entretient l´Amérique d´Obama à l´endroit de ses pays voisins.

MK  

06 novembre 2009

A fort Hood, dans le Texas, un soldat en rage tue 12 personnes et blesse 31 autres.

Le Major Malik Nadal Hasan semble avoir été désespéré par sa prochaine mutation en Irak ou en Afghanistan. Il a été abattu et quelques uns de ses présumés complices arrêtés.

 

Amok, cette tragédie enragée qui s´en prend aux innocents

 

Fort Hood a été construit en 1942 lors de la deuxième guerre mondiale. Sa superficie s´étale sur 878 km² et héberge 65.000 soldats. C´est le plus grand employeur au Texas. Le nom de cette base militaire est celui de du général des confédérés John Bell Hood qui commanda lors de la guerre civile américaine (1861-1865) la brigade du texas.fort_hood_texas_DW__950861g

Chose intéressante : depuis le début de la guerre d´Irak en 2003 jusqu´en Juillet de cette année en cours, cette base qui abrite la 1. Division de Cavalerie et la 4. Division d´Infanterie de l´Armée américaine a enregistré 75 suicides, dont 9 cette année.

Le président Obama a aussitôt demandé à toute l´Amérique de prier pour le repos des victimes ainsi que pour les familles éprouvées.

Musengeshi Katata

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21 octobre 2009

Dans cette crise, l´occident se laisserait-elle enfermer à l´impasse de la mort lente ?

Oui, l´occident arriverait-elle à maîtriser cette crise, à faire les réformes nécessaires et générer les changements de structures, de technologie, d´énergie et de démocratisation économique et financière qu´exigera une reprise valable et durable…à la fin de la crise ? Bien sûr cette réflexion est-elle, en ce moment, prématurée car la crise venait à peine ce commencer de sa carrière qui, espérons-le, ne sera pas longue. Mais pour n´avoir pas vu venir la crise, les économies industrielles, les plus touchées ne feraient-elles pas bien de commencer dès aujourd´hui à chercher les moyens de mieux gérer la crise d´une part, et de l´autre de se préparer activement à sortir de ses bras étouffants ? Ou peut-on attendre, assis sur les anciennes structures économiques, en commettant les mêmes erreurs qu´hier ou en protégeant des structures ou des modes de production désuètes, que tout irait bien d´une façon ou d´une autre ?

 

 

Enfermés sans retour à l´impasse du recul ?

 

Tous les gouvernements du monde industriel, ceux des pays émergents et même ceux du tiers monde pauvres et sous développés cherchent, bien entendu et dans la mesure de leurs moyens à maîtriser la crise et bien entendu à chercher les voies et moyens pour stabiliser leurs économies et remettre les choses on track. Mais le problème est aussi : comment, cette crise est non seulement un phénomène d´accumulations d´erreurs longtemps ignorés, il est aussi, avec l´arrivée de nouveaux pays au firmament industriel, un problème de rétrécissement de marché…malgré une production accrue, et bien sûr le manque de nouveaux consommateurs. Crise globale, Oui. Mais les conséquences de cette crise ainsi par ailleurs que les mesures de lutte contre ses effets néfastes…étaient, elles, individuelles et pas du tout globales. On avait bien créé rapidement le G 20 pour mieux se concerter et élargir le consensus de lutte et de timing de mesures pour lutter contre les dangers évidents de cette crise, mais toute économie avait sa particularité, ses impératifs, ses caractéristiques sociaux et industriels…ce qui rendait les choses bien plus compliquées que lors de la crise 1929-1933, par exemple.

Le monde avait évolué dans l´appréciation de ce genre de phénomène ainsi que dans les instruments avec lesquels il fallait le combattre ? J´en doute, cette crise n´était pas celle de jadis ; elle est plus violente et bien plus cruelle à plus d´un point. Et si on se réfère à la productivité et à la complexité industrielle qui a été élevée depuis, de l´évolution des sciences économique ou même de l´enrichissement financier des pays riches ce qui leurs permettait de mieux résister à la crise en s´endettant ou en créant de nouveaux produits…et cependant, il se posera malgré tout le problème de l´appauvrissement du tiers monde, celui de l´écologie mise à mal, celui de la fin prochaine du pétrole, de la raréfaction des matières premières : un véritable défi d´une dimension assez importante se trouve devant nous. Aussi n´est-on pas surpris que les banquiers américains s´offrent cette année des bonifications de 140 milliards $, soit 10 milliards de plus que l´année passée ! On croit tomber des nues. Sommes-nous en crise ou les choses, pour les banquiers seraient déjà, après les prêts généreux des contribuables qui les ont sauvé de la banqueroute, revenu à sa rapacité habituelle et sa frondeuse arrogance ?

Apparemment certaines personnes n´avaient pas encore saisi les dangers auxquels cette crise nous expose. C´est le moins qu´on puisse dire. L´endettement public des pays industrialisés prenaient dans cette crise des allures inquiétantes pour la stabilité monétaire internationale et bien sûr pour la reprise demain. Le chômage augmentait inlassablement malgré toutes les mesures financières prises pour protéger l´emploi. Tout ceci, ajouté à la crise du crédit, va repousser les économies industrialisées à l´étroit et les obligera à appauvrir leurs salaires moyens pour la reprise, or, cela va affaiblir les économies nationales d´une part et de l´autre déstabiliser les structures sociales en augmentant la pauvreté des ouvriers. Les producteurs nationaux vont en pâtir et licencier. Le cercle vicieux de la crise risque bien de reprendre et durer plus longtemps qu´on ne le souhaite à son pire ennemi.

La clé de cette crise, á mon avis, se trouve dans la démocratisation économique et financière du système économique actuel afin que les pays pauvres relèvent leurs niveaux de vie et de subsistance et prennent rapidement le chemin de l´industrialisation. Seulement, dans cette crise, il se crée un phénomène encore plus égoïste qu´hier de centralisme économique et financier des pays industrialisés envers les pays pauvres. Qui veut donc investir en Afrique où les infrastructures manquent et où tout est à faire ; et á propos, que faisaient donc les africains eux-mêmes ? Les investisseurs sont plutôt pressés à sauver leurs profits au centre brûlant du capital et le placent à la joyeuse bourse pour des intérêts immédiats que d´aller investir à long terme dans des économies instables ou corrompues par l´ignorance, le manque de constance, les faiblesses d´organisation et les structures techniques et informatives bancales ou inexistantes. Les pays africains doivent donc faire, dans cette crise, ce qu´ils avaient négligé toutes les décennies avant son éclatement. Et le faire mieux et avec une ambition particulière. Est-ce possible sans investissements étrangers, sans maîtrise technologique et sans infrastructures scientifiques, médicales, éducatives, informatives normées et progressives ? L´impasse. Or, il n´y a pas d´autre issue ; actuellement tous les pays riches se battent à tous les fronts pour combattre la crise, la concurrence des pays émergents et pour sortir de leurs technologies polluantes et pour ce faire, ils ont eux-mêmes un grand besoin de capitaux libres pour parer aux mauvaises éventualités.

Tout cela va ouvrir, dans les jours prochains, une concurrence effrénée sur les marchés de biens industriels et commerciaux nationaux et internationaux. On le voit avec l´agriculture européenne qui est pratiquement en banqueroute suite à des prix chutant continuellement sous la pression d´une guerre de prix à la baisse sans merci. Ce phénomène va bientôt gagner l´industrie automobile et s´élargir sur toutes les industries de production. Vouloir arrêter cette guerre commerciale revient à vouloir vider le lit d´un fleuve avec ses mains. Le marché se restructure, tout simplement : les faibles sont irrémédiablement éliminés. Et lorsque cette guerre aura gagné la scène commerciale internationale, les dégâts seront considérables pour l´emploi, les banqueroutes et les capitaux perdus. Tout cela reviendra renflouer la facture de la crise…en attendant que le déluge se calme.

Musengeshi Katata

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Posté par Musengeshi Kat à 13:56 - Le tissu économique de l´avenir - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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19 octobre 2009

Surtout ne pas surestimer le fondamentalisme islamique et ses criminelles prétentions

 

Commentaire du 18.10.2009 sur facebook

 

La crise économique est plus dangereuse que quelques barbares islamistes et sanguinaires révoltés ou la valeur symbolique quelconque de l´attentat du 9/11

 

Bein vu, Monsieur Mufoncol Tshiyoyo. Ce que je reproche au discours de Mr Lisiki, c´est qu´il veut apparemment nous faire croire que l´histoire du monde moderne a commencé avec le 9/11 en 2001. Or, ce n´est pas le cas. J´ai suivi cette affaire de conspiration intérieure...et je dois dire qu´il y a des raisons sérieuses d´y réfléchir; mais il faut aussi voir la monstruosité de cet attentat; on peut exprimer des doutes, certes, cependant que les faits réels, malgré tout, accusent bien les islamistes. L´Amérique a employé au Vietnam un tel faux pour attaquer ce pays et le bombarder à satiété, et curieusement, le capitaine qui déclencha cette fausse guerre avec un faux prétexte n´était autre que...le capitaine Colin Powell ! On n´a donc pas été surpris lorsqu´un Colin Powell,  comme un manant, mentait ouvertement devant le conseil de sécurité pour pouvoir envahir injustement l´Irak et s´approprier de ses champs de pétrole. Tout cela, au niveau philosophique de la liberté, au niveau religieux, au niveau politique avec la francafrique...l´occident a bien employé tous les moyens licites et illicites pour exercer un absolutisme ne correspondant ni au respect de la liberté et des cultures des autres, ni à une réelle démocratie économique, financière, politique ou culturelle. Le 9/11 est important certes, mais il retrace en fait une révolte islamique réagissant contre la dictature trompeuse du Pouvoir Blanc.

Cet islam, comme nous le savons de par l´histoire africaine, par exemple, aussi révoltée qu´elle soit, est toute aussi absolutiste et bassement totalitariste que le Pouvoir Blanc de la chrétienté quant au respect de la spiritualité et des cultures des autres ! Avec cependant cette différence: pendant que les cultures chrétiennes évoluaient et avec la science et la technique ils modernisaient et révolutionnaient l´art de vivre dans le monde et dans leur sociétés, les islamistes, eux se sont cantonnés dans le Coran et l´assujettissement de la femme comme unique victoire du modernisme ! Et lorsqu´ils en sortaient grâce à leurs pétrole, ils se contentaient d´acheter les produits industriels occidentaux pour se donner des apparences industrialisées et modernes...tout en méprisant ces derniers malgré tout ! Il faut lire les derniers rapports professionnels de l´ONU pour apprendre que les arabes et islamistes sont sérieusement enjoints à renforcer la formation professionnelle chez eux. Apparemment tout le monde veut lire le Coran et en devenir Mullah, mais personne ne voulait apprendre un métier et parfaire ainsi la qualité de la production chez soi. A part cela tous rêvaient d´aller apprendre aux autres par la violence gratuite ce que c´est que Dieu ! Existe-t-il un Dieu digne de ce nom qui envoyaient ou recommandaient ses ouailles en hordes criminelles à aller assassiner à loisir des étrangers, leur priver de liberté ou les prendre en esclavage comme l´Islam (ou même la religion chrétienne) l´ont pratiqué à satiété dans le passé ?

Cher ami Lisiki, je pourrais ainsi continuer longtemps pour vous montrer que l´enfant dont vous chantez aujourd´hui des qualités ou dénoncez les erreurs, cet enfant est bien né quelque part dans un famille précise et qu´il a reçu une éducation non moins précise. J´ai répondu à votre invitation d´intervenir parce qu´il est absolument important que nous nous échangions librement et franchement, seulement, si vous vous cantonnez à tronquer la discussion dès le départ quitte à l´assermenter de gros canons tel Habermas, Hitler ou autres...notez que ceux-ci ont vécu avant le 9/11 et qu´eux se reconnaissent de leur passé judéo chrétien. Croire ainsi que la violence en religion ou la religion de la violence dans le pouvoir est née du 9/11, vous vous induisez en erreur et faussez par-là une discussion qui aurait pu être ouverte et fructueuse pour tous.

Maintenant, pour reprendre votre argument selon lequel il s´agit de violence dans la religion ou de religion de la violence...tout est économique cher ami. Le 9/11 encore plus. Vous commettez ici le grand défaut des africains: ignorer l´économisme de toute démarche culturelle ou sociale. L´esclavage avait une finalité économique, la colonisation était économique, la francafrique ou le 9/11 étaient et sont économiques autant dans leurs conséquences que dans les prétextes pour lesquels ils ont été instrumentalisés. C´est même pourquoi la crise économique actuelle est absolument dangereuse pour l´occident: parce que malgré son absolutisme issu de 600 ans de domination technique, économique et scientifique, les facteurs économiques, financiers, démographiques et culturels virent inexorablement au rouge. Ne pas le comprendre c´est donner l´impression qu´on a bien appris quelque chose à l´école occidentale, mais qu´on n´est pas sorti de l´ambiguïté du maître d´école. Et à propos, vouloir jouer le jeu néolibéral occidental de s´arrêter à la considération du 9/11 uniquement comme étant un conflit culturel ou religieux...hem, c´est bien peu pour appréhender objectivement les choses. Encore moins quand on veut les approfondir.

Ceci pour finir: les problèmes économiques actuels de l´occident sont connus, ou du moins ils se corsent actuellement de jour en jour. Et vous serez surpris, Mr Lisiki, que pour décanter la situation de stagnation économique et de repli industriel dus à la montée de la Chine et des pays émergents, la liberté et l´industrialisation de l´Afrique soit à l´ordre du jour afin que de nouveaux acheteurs viennent décanter le marché. Ceci est un changement culturel et philosophique si radical dans la stratégie géopolitique occidentale que s´il vous est resté étranger, vous ne perdriez de crédibilité intellectuelle. A mon sens, vous placez bien trop haut le 9/11 de quelques islamistes terroristes ignorants de la l´importance de la science et de la technologie comme moteurs et instruments culturels. Ou aviez-vous voulu nous faire comprendre que les mesures peu louables et plutôt roturières à la démocratie décrétées par le plus idiot des président américains: George Bush pour lutter contre le terrorisme islamique, que ces bris du Droit des Gens et de procédure juridique et politique internationales marquaient le début d´un droit nouveau ou d´une renaissance de la violence comme principe universel de cohabitation et de développement culturel ? Mais vous dites vous-mêmes qu´il y a eu conspiration interne américaine...Serions-nous tous influencés par des faux plutôt que par des valeurs culturelles fondées et éprouvées ?

Ces islamistes, voyez-vous, ne savent ni fabriquer des frigidaires à leurs femmes, ni des machines à laver, encore moins des autos ou des avions ou émanciper et développer leur société civile, en émancipant la femme et en respectant ses droits, par exemple. Ils aiment se battre, ces primitifs ? Mais leurs armes sont fabriquées par l´occident et non par eux-mêmes ! Et vous croyez sincèrement qu´ils vont impressionner ou prendre tous les occidentaux de la culture la plus développée de l´histoire humaine et la mieux armée, en esclavage pour les obliger à produire pour eux ces complexes produits, pendant qu´eux se gaveraient de l´islam et de ses soyeuses sourates ? Ou croyez-vous que parce que tous le monde entier deviendrait islamique, tout le monde travaillerait pour rien et gratuitement afin de nourrir des mullah islamiques et leurs mosquées ? Il n´y a que des gens bornés pour croire qu´il suffit de prier ou de priver les autres de liberté et de droits spirituels pour devenir des génies et être tout à coup capable de merveille et d´excellence technique, scientifique, culturel...sans avoir émancipé, instruit et mis à l´épreuve l´esprit créatif rationnel et objectif de ses sociétés ? Alors, voyez-vous, ces islamistes...il ne faut pas leur donner trop d´importance, ce sont de vils criminels illuminés, incultes dangereux, mais ce ne sont pas eux qui vont révolutionner le monde. Nous problèmes, qu´on ne se trompent pas, sont ailleurs...et il vaudrait mieux ne pas les perdre de vue en s´égarant dans des discussions tronquées ou mal orientées par de faux points de vue.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"


Forum Réalisance 

09 octobre 2009

Barack Obama prix Nobel de la paix 2009

Le comité du Prix Nobel a retenu cette année avec une large majorité les efforts du président Barack Obama pour la paix dans le monde.

 

 

Un prix qui embarrasse l´Amérique militariste et néolibérale

 

 

barak_obama

 

Ce nouvelle, si elle correspond plus au moins à la popularité d´un grand homme et d´un grand président cherchant à résoudre les conflits plus avec la paix qu´avec le sabre, elle embarrasse cependant bien les militaires américains qui demandent de plus en plus de soldats en Afghanistan. Et en Europe et particulièrement en Allemagne après le changement de coalition, on discute déjà comment quitter l´Afghanistan. Pour l´Irak l´affaire est décidée : au plus tard fin 2011 l´Amérique aura quitté ce pays. Que fera Barack en Afghanistan tant est-il que cette guerre Afghane, aussi légitimée qu´elle fut pour éviter d´autres 9/11, ne l´est plus aujourd´hui ou de moins en moins. Que fera le nouveau prix de la paix dans cette situation ?

 

Quitter l´Afghanistan en catastrophe et abandonner les petites filles martyrisées en bas âges par des mariages inhumains avec des sexagénaires ou des filles et femmes systématiquement interdites à l´instruction et à une liberté d´exercice de droits et d´autodétermination sociale et individuelle…le choix civilisateur et culturel s´oppose à celui du respect de la souveraineté et de la paix responsable dans ce pays. Que fera donc Obama ? Que fera le nouveau prix Nobel de la paix ?

 

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

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06 octobre 2009

Le G 20, l´Afrique, la crise économique et ses désagréments

A la réunion du FMI à Istanbul le dimanche 03.10.2009, Dominique Strauss-Kahn, l´actuel chef de la FMI, s´est mis derrière les revendications des pays africains, pourquoi ? Voulait-on rester sur la ligne française comme Sarkozy le dénonçait à l´ONU dernièrement que l´Afrique ne participa pas au Conseil de Sécurité ? Déclaration politique ayant l´arrière goût de vouloir, le cas échéant, placer un pays africain d´obédience francafricaine au Conseil de Sécurité ? Ou tout simplement, logique économique et politique cherchant, en reconnaissant des semblants de pouvoir aux africains, se relever de la culpabilité que la France avait envers ce continent pour lui en avoir fait voir des vertes et des pas mûres ? La France ne devait rien à l´Afrique, même pas pour l´esclavage ; mais ne dévorait-elle pas, comme ses congénères occidentaux, abusivement les matières des peuples africains tout en veillant à ce que les recettes de celles-ci reviennent en occident sous l´aspect d´achats militaires, de produits industriels de consommation…en ruinant ainsi volontairement tout espoir d´accumulation économique et ainsi de développement en Afrique ? Voulait aujourd´hui faire beaucoup de fumée et se retirer dans l´ombre…pour mieux piller discrètement l´Afrique ?    

 

Dans cette crise et ses retombées, les acteurs sont-ils sincères ou sont-ils malgré tout embusqués dans leurs défauts et mauvaises habitudes du passé ?

 

On se le demande bien, si les institutions qu´on crée reproduisent toujours les mêmes rapports de force et de dominance, les mêmes erreurs et les mêmes tendances qui ont été à la base de cette crise. Pour bien comprendre ce qui se passe actuellement, il faut nécessairement comprendre d´abord la crise. Cette crise a de multiples facettes, c´est même pour cela qu´elle est dangereuse pour l´occident parce que malgré son absolutisme économique, scientifique, technique et politique, cet occident ne sait plus générer la croissance et s´enfonce dans l´endettement. Ses paramètres démographiques sont déplorables et négatifs. De l´autre côté se trouvait La Chine, arrivant à grands pas vers son industrialisation, ainsi que l´Inde et le Brésil. Et derrière ces derniers venait l´Afrique qui souffrait cruellement, dans son désarroi économique et culturel, d´abandon témoignant d´un curieux et plutôt douteux désintérêt de la part des pays occidentaux. Apparemment l´Afrique a été boudée ou sciemment enfermée dans le rôle de perdant de l´économie mondiale auquel on refusait les investissements et le soutien économique intéressé qu´on devait à un partenaire estimé.

 

Que se passe-t-il, dans cette crise pour que l´occident en soit si secouée par des croissances négatives, par un écroulement du crédit et des finances bancaires, et par une Amérique jouant à la planche à billet en mettant tout le monde occidental en danger de noyade financière avec l´écroulement mondial du système économique tel que nous le connaissons aujourd´hui ? D´abord on met trop au centre des accusations les Banquiers de la Wall Street. Certes ils n´étaient pas étrangers au séisme qui a secoué les finances mondiales : leurs coupables titrisations abusives avaient couvert des hypothèques immobilières indues, pourries et escrocs. La loi du profit rapace et inconséquent ? Que dire donc du gouvernement Bush qui avait mis, avec des taux d´escompte préférentiels et intentionnellement politisés, entre les mains des banquiers des sommes d´argent en flot inondant pour qu´ils en fassent profiter au peuple américain de toutes les facilités possibles et imaginables mettant le consommateur américain dans un avantage illimité ? De ceci à cela, on fit donc une titrisation abondamment créative pour financer l´argent facile et le crédit bon marché qu´on offrit au peuple Américain. Et la formule : ce qui est bon pour les américains profitait à tous nos amis occidentaux et au monde entier devint la maxime qui justifia tous ces excès et les transporta joyeusement dans le monde. L´écrasement qui arriva avec l´écroulement de la Lehman Brothers, s´il était à la fois horrible et stupéfiant, n´en était pas moins logique et pratiquement inévitable un jour ou l´autre : l´Amérique vivait trop facilement de 75% des épargnes du monde entier sans pour autant investir dans des projets relevant le nombre de clients et d´économies en voies de développement. Et cette situation, pour être sincère, durait depuis 20 ans, ne l´oublions pas.

 

L´endettement public et privé américain avaient atteint des excès effrayant : l´Amérique, s´était résolument installée dans la luxure et l´excès de l´argent et du crédit bon marché, rejetant aux pauvres du monde le prix de tirer leurs plans ou mourir de faim. On essaya bien, par cupidité, de s´en sortir en investissant en Chine, au Vietnam, en Corée du Sud…hélas, ces pays se refusèrent à rester consommateurs et prirent aussitôt le chemin de la production qui revint concurrencer âprement les industries américaines et occidentales produisant plus chèrement. Ceci produisit un sensible recul des économies occidentales sur les marchés internationaux suivis d´un bouchon de leurs productions industrielles. Ceux-ci entraînèrent le renchérissement du crédit, l´accroissement de banqueroutes bancaires et commerciales ainsi que des endettements publics conséquents à la montée du chômage. On en était donc là, à la croissance zéro : l´occident incapable de vendre et progresser faute d´acheteurs et de l´autre côté une Chine qui avançait bien vite vers son industrialisation et risquait, avec les pays dits émergents, de contraindre inévitablement les industries des pays riches à se restreindre. Le courant semble irréversible, même si les occidentaux aujourd´hui encore rêvent de la reprise ; après tout, les erreurs qui ont été faites depuis 20 ans et plus en se refusant à financer le relèvement d´autres pays et générer ainsi plus de pouvoir d´achat dans le monde pour écouler leurs produits coûteux, ne sauraient être réparées en quelques années. Pour cela la productivité occidentale était trop puissante…et trop cupide, même dans son embarras.

 

Et l´Afrique, dans tout cela, que devient-elle ? Méprisée des décennies entières, réduite à un vulgaire réservoir de main d´œuvre, de matières premières ou de dépotoir de déchets ou d´excédents industriels, ce continent accusait aujourd´hui un état de développement quasi inexistant à part quelques pays tels que La Tunisie, l´Afrique du Sud, le Nigeria. Sinon le désastre mental, intellectuel et créatif était ahurissant tant il était désespéré par des niveaux de vie excluant toute accumulation pouvant entretenir une économie positive quelconque. A cela s´ajoutait la corruption et la gabegie administrative pratiquée par des despotes illuminés et incapables pillant les accumulations sociales des leurs et les recettes des matières premières pour les attribuer à leurs aises et leurs usages personnels. Et cependant, les africains ont compris, par exemple, avec l´Afrique du Sud seule représentante du continent africain au FMI, que celle-ci était un cheval de Troie occidental dans leurs rangs et qu´ils devaient se battre pour mieux représenter eux-mêmes leurs intérêts. A mon sens le problème du désavantage financier, comptable et monétaire que subissaient tous les pays africains ne se résoudrait pas seulement en siégeant au FMI, au Conseil de Sécurité ou en étant valablement représenté dans quelques organisations internationales. Le problème se trouvait plutôt dans les capacités d´accumulation des économies africaines et leur utilisation efficace pour l´avenir, la mise sur pied de leurs productions industrielles et la capacité de devenir attrayant pour attirer les investissements occidentaux sur leur continent. Et ceci suppose que les africains fassent un effort considérable d´instruction, de formation universitaire et technique de haut niveau ; qu´il rationalisent leurs sociétés et les débarrassent de traditions désuètes et primitives, qu´ils investissent dans des infrastructures autant intellectuelles et imaginaires que communicatives et matérielles pour relever leurs niveaux de vie et redonner confiance et créativité à l´africain de demain. Et hem, avec quel financement, tout cela ? Sûrement pas en important plutôt que de produire ou en gaspillant ses épargnes dans des projets futiles et ruineux.

 

En conclusion, même si DSK se met ostentatoirement aux côtés des africains, ceux-ci ne seront pas pour autant épargnés du dur et lourd devoir de se relever d´abord par eux-mêmes afin que les étrangers, attirés par le profit que représente cet effort, affluent à investir en Afrique. Le travail à faire est immense d´autant que la pression des exigences extérieures augmente au jour le jour avec la concurrence ardue sur la scène économique internationale et par l´arrivée de nouveaux producteurs. Actuellement on a plutôt l´impression que les africains croyaient encore qu´ils pourraient cahin-caha se développer á leur guise en produisant n´importe quoi ou en cultivant leur ignorance et leur manque d´émancipation. Ou encore qu´avec de hauts cris victimaires ils arriveraient à faire autant de bruit que cela rendrait l´effort et le génie créatif inutile… ! Ou qu´il s´agissait d´obliger l´occident et le monde entier à investir chez eux…sans tenir compte des dures lois du marché international ou des impératifs du profit tout court ! Cette naïveté est assez surprenantes et dénote plutôt de la part de ceux qui l´entretiennent, d´un flagrant manque de logique économique. Le capital, c´est comme l´être humain : il lui est interdit, dans l´intérêt supérieur de la société, de l´économie et de la responsabilité fondamentale de la propriété, de se détruire ! On comprend d´autant mieux la crise économique chronique africaine : on y détruit le capital au lieu de le respecter et le fructifier avec des projets lui ouvrant de plus larges horizons à son profit. La liberté, le bien-être ; il faut tout de même souffrir d´abord de les produire avant de vouloir jouir de leurs bienfaits ! Les africains devraient s´atteler à bâtir et fructifier leur liberté plutôt qu´à se défiler devant elle ou s´en cacher ; rien ne tombe du ciel, celui qui ne sème pas aujourd´hui, celui qui ne protège pas ses intérêts, qui n´épanouit pas talent des siens…celui-là ne récoltera sûrement pas demain. La pauvreté n´est pas toujours due au hasard…  

 

A mon sens nous allons assister, dès que toutes les économies occidentales auront compris et enregistré les véritables désagréments de cette crise et leurs significations profondes, à une guerre économique sans merci visant à se réserver les parts industrielles et commerciales du marché occidental et mondial. La pression chinoise, indienne, brésilienne et autre va aller croissant, cela va de soi. Ceci va appeler un protectionnisme nationaliste sans précédent entre pays occidentaux. Et bien de capacités et de secteurs industriels vont inévitablement disparaître dans certains pays entraînant ainsi un haut chômage ingrat lequel mettra à mal les finances publiques et l´équilibre économique et politique de ces pays. Je doute notamment que l´Amérique puisse conserver la production automobile aux Etats-Unis. Si la capacité de création de nouveaux produits et de nouveaux débouchés commerciaux n´augmentent pas rapidement dans les toutes prochaines années, l´occident aura beaucoup de problèmes à conserver son actuel mode de vie et son bien-être. Et cela, ça va créer bien de remous sociaux et remettre bien de valeurs occidentales en cause. Particulièrement aux Etats-Unis. Car les riches voudront rester riches, et les pauvres se refuseront au sort indésirable qu´on leur réserve.  

 

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

Forum Réalisance

La vérité sur le Rwanda de Kagame

L´occident, l´Afrique et le monde savent-ils, lorsqu´ils se trouvent en face de la politique de Kagame à qui ils ont affaire ? Ou serait-on entrain de tolérer un nouveau cancer africain pour en cacher un autre qu´on n´a pas pu soigner dans le passé ? Le professeur Yash Pal Ghai nous dit ce qu´il pense du Rwanda de Kagame. 

 

Prof. Yash Pal Ghai: Ce qu'on ne vous dit pas sur le Rwanda (05.10.09)

 

Le Rwanda jouit d'une bonne réputation au niveau international et son président Paul Kagame est régulièrement saluée par la Banque mondiale, les États-Unis et les administrations du Royaume-Uni pour son intégrité, les efforts de réconciliation et les politiques économiques. J'ai été fort impressionné par ses conseils aux Kenyans, lors du National Prayer Breakfast en Mai dernier, de suivre l'exemple de l’engagement de son gouvernement envers la diversité ethnique, la mise en place d’un consensus de bien commun, des valeurs nationales, et l'inclusion de toutes les opinions politiques dans la vie nationale et le développement.

Lorsque j'ai visité le Rwanda à la demande de la Commonwealth Human Rights Initiative pour faire un rapport sur l'état des droits de l'homme et la démocratie au Rwanda (en relation avec la demande du Rwanda de rejoindre le Commonwealth) mes premières impressions, en dépit de certains rapports critiques que j'avais lu, étaient favorables: Le traitement très efficace et courtois envers les passagers à l'arrivée, une ville (de Kigali) sûre, propre et bien organisée ainsi que des fonctionnaires brillantes et suaves.

Cependant, j'ai rapidement commencé à me méfier lorsque chaque personne (en dehors des fonctionnaires) que j'ai interviewées, diplomates, journalistes, professionnels, collectivités locales et de responsables internationaux de la société civile, refusait de me parler, sauf sous conditions d’anonymat.

Quand j'ai lu la constitution, je n'ai trouvé aucune mention de groupes ethniques ou religieux, et suis même tombé sur une législation interdisant les discussions sur l'ethnicité (pourtant d’énormes affiches gouvernementales rappellent aux gens le génocide "contre les Tutsis", alors que beaucoup de Hutus ont également été massacrés). Ceux qui disent, même implicitement, que Kagame et son Front patriotique Rwandais (FPR) ont tués les Hutus inutilement sont lourdement pénalisés, tout comme le sont ceux qui osent remettre en question la version officielle du génocide. Tout cela « colle » difficilement avec le plaidoyer de Kagame pour la réconciliation, l'inclusion ou la confrontation avec le passé.

Les Exilés Hutus

Suite à la lecture de nombreux rapports du Conseil de sécurité des Nations unies, du HCR ou des ONG internationales, des mémoires de certains hommes politiques rwandais clés et du commandant des forces de l'ONU Roméo Dallaire, ainsi que de la littérature érudite, j'ai appris que, même si bien sûr les Tutsi, avait beaucoup souffert de la main des Hutus, le FPR a également tué des milliers de Hutus, et conduit certains à l'exil (et puis les a poursuivis dans leur pays d'exil). Les nouveaux arrivants Tutsis se sont appropriés les terres appartenant à des Hutus. Et lorsqu’il l’a estimé utile et nécessaire, le FPR a permis le massacre des Tutsis. Dallaire écrit que « tout ces morts peuvent également être imputés à Kagame, le génie militaire qui n'a pas accéléré sa campagne (militaire) lorsque l'ampleur du génocide devenait évidente et qui a même ouvertement parlé avec moi, à plusieurs reprises, du prix que ses compatriotes tutsis pourraient avoir à payer pour la cause ». C’est ce même Kagame qui a refusé la proposition de cessez-le-feu du général Dallaire pour faire cesser le massacre, parce qu'elle ne convenait pas au grand projet hégémoniste tutsi de Kagame. Le président rwandais a aussi été cité comme critiquant les gens qui voient la guerre en termes de droits de l'homme. Il a dit que certains conflits sont bons, « une sorte de purification» qui «éclate afin de permettre une véritable transformation (de la société)".

Le régime de Kagamé est basé sur des structures de pouvoir qui fonctionnent parfois en parallèle, et qui court-circuitent parfois, le gouvernement formel, et dans lequel l'armée joue un rôle central. Les recettes de l’état rwandais (qui financent non seulement les institutions publiques mais aussi les élites) dépendent énormément du pillage des ressources minérales de la République Démocratique du Congo.

Mode d'extraction

Le régime de Kagame est le principal responsable de l’instabilité politique et économique dans la région des grands lacs (y compris le renversement du gouvernement congolais), qui leur est bien utile à son mode d’extraction des richesses du Congo ainsi qu’au maintien de sa suprématie régionale.

Le régime de Kagamé a mis en place, un réseau régional complexe de transactions économiques illégales, de fraude aux sanctions de l'ONU, d'armement de milices et d’entreprises financières criminelles qui a considérablement appauvri la région. Tout cela sans compter le mépris et les violations continuelles de l’intégrité territoriale des pays voisins et ainsi que de leurs systèmes fiscaux.

Le FPR a fait usage d’une violence extrême, tant au niveau national qu’international. Il a massacré plusieurs centaines de milliers de Hutus, de citoyens et autres, et est responsable de la mort de plus encore à travers le déplacement, la malnutrition et la faim. Il a refusé à des centaines de milliers d'enfants l'opportunité de l'éducation, et privé à plusieurs millions de personne d’une vie familiale et communautaire. Le FPR a enrôlé des enfants soldats. L'ONU a documenté abondamment ces pratiques et a, à plusieurs reprises, critiqué le Rwanda pour son comportement irresponsable en RDC. Derrière la gentillesse des dirigeants du FPR, la propreté de Kigali, et la lueur de ses buildings à l’américaine, j'ai trouvé un pays profondément fragmentée, opérant sous l'hégémonie d'une petite élite politique tutsi, qui dirige par l'oppression et la peur.

Un régime de communicants

J'ai découvert que ces dirigeants sont extraordinairement efficaces en relations publiques, en particulier vis-à-vis de l'Occident, pour tirer le maximum du sentiment de culpabilité de l'Occident pour n’avoir rien fait pour empêcher le terrible génocide de 1994, visant en grande partie mais pas exclusivement les Tutsis.

Traduit de l’anglais par Arthur Ngenzi / Save Rwanda

Source : The Standard of Kenya

 

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