12 mars 2010
En réponse aux cris de : libérons-nous de 50 ans de francafrique
Commentaire sur Pambazuka News n° 137 sur l´article de Stéphanie Dubois de
Prisque : http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/62896
Des
cris, des voeux, de faux conseils…et si on devenait sincère et honnête une bonne fois ?
Etait-ce une manière de se moquer de nous ouvertement ou est-ce celle de
nous torturer notre âme ensanglantée et ouverte en nous mettant sournoisement
la main dans la plaie ? MK
Venant d´une occidentale, ce cri de libération sonne toujours, malgré qu´il
soit inévitable à la véritable liberté et réalisation africaine, comme une
ironie de la pire espèce. Pourquoi, mais parce que cette francafrique a été
installée pour protéger la prédominance occidentale en Afrique et permettre aux
occidentaux de piller et de corrompre à loisir notre continent selon leurs
étroits intérêts. Et pourquoi encore...parce qu´on se demande: si la
francafrique a été entretenue aux côtés (il faut l´avoir vécu pour le croire)
des idéaux de liberté, égalité, fraternité et les prétentions nébuleuses des
droits de l´homme !
Que deviendront ces valeureuses prétentions lorsque la francafrique aura
disparu ? Aurons-nous enfin la liberté que nous nous souhaitons ou perdrons-nous
celle que la race blanche, dans sa fausse hérésie de grandeur, nous réservait ?
On se demande bien si le néocolonialisme occidental qui a instauré ce système
de francafrique se rend compte aujourd´hui de son absurdité...face à ses
propres valeurs et face au respect des valeurs et de la liberté des africains ?
Libérez-vous, cassez vos chaînes ! On entend cela de partout en occident...mais
si on voyait les choses autrement depuis que les africains demandent aux
occidentaux: cessez de nous mépriser, cesser de nous tromper et nous
déconsidérer ? Parce que dire aux gens de se libérer, mais sournoisement mettre
tout en oeuvre pour torpiller toute libération ou indépendance culturelle,
cela, c´est une bien belle fausseté ! Car pendant que nous nous efforcions
désespérément à nous débarrasser de ce monstre francafricain, sous cape et avec
un sarcasme des plus méprisant, nos geôliers culturels et politiques d´hier et
nos marchands d´esclaves se payaient notre tête en fourbissant malgré tout la
continuité de nos larmes et de notre désarroi. Faut-il se mettre maintenant à
pleurer de joie parce qu´on nous mettait les bâtons dans les roue tout en
clamant : liberté, égalité, fraternité ou faut-il applaudir parce que sous
l´étendard des droits des hommes on nous privait sciemment autant de liberté
que de droit à une culture originale et indépendante ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
06 mars 2010
La constitution comme source de démocratie en Afrique ?
Commentaire sur facebook
On
peut se donner une constitution, mais la démocratie, il faut la faire et se la mériter
avec des résultats valables pour tous.
Oh là là, ma chère soeur Ekanga, tu as soulevé un problème éminent, ici. Il
faut craindre que bien d´africains ne se trompent au sujet de la démocratie !
Jamais un papier écrit quelque part a fait le progrès, la technique, la science
par exemple; pour cela il faut plusieurs facteurs et valeurs sociales et
surtout les mettre adéquatement en gestation pour arriver à un résultat qu´on
peut nommer plus tard démocratie. C´est pour moi le progrès, la science, le
bien-être du développement et celui du mûrissement des institutions politiques
dans lesquelles les valeurs les plus belles et les plus ambitieuses d´un Etat
arrivent à épanouissement, sont respectés et mis en valeur.
Ce que les africains font en ce moment est à mon sens de la pure
affabulation: rouler en voitures étrangères, ne pas mettre sur pied un système
d´éducation et de normes sociales défendant ses valeurs propres, vivre à la
mendicité internationale, ne pas investir dans ses propres facteurs de
développement...et cependant prétendre instaurer la démocratie avec une
constitution, des parlements ou des fonctionnaires vivant en parasite aux frais
de pays pauvres et sous développés ? Est-ce bien cela la démocratie que de ne
pas produire et vivre à l´enseigne de l´aide internationale ? A mon sens on confond
tout en Afrique en mettant la charrue devant les boeufs ! Il faut travailler
d´abord, discuter et polir les valeurs sociales avant de s´en déclarer aussi
vite et aussi facilement champion !
Que les occidentaux nous vendent cette fausseté pour nous aveugler...passe
encore, après tout ils veulent depuis toujours nous abrutir en nous
transformant en esclaves de leurs industries, de leur domination économique et
de leur sens de l´histoire. Mais que des africains eux-mêmes se mettent à
avaler cette fausseté en oubliant d´investir dans le principal du développement
et développer la critique des valeurs et la mise en valeur de leur identité
culturelle et politique...on tombe des nues ! ce n´est pas parce que nous avons
appris à lire et á écrire des occidentaux que pour cela tout ce qui est écrit
comme eux dictent nos valeurs et nos ambitions même si ces écrits sont vides de
nos propres valeurs de réalisation socioculturelle.
Autrement dit, à mon sens, nous devons remplir ces constitutions de réelles
valeurs éprouvées de nos sociétés: celle qui défendent l´âme de nos ancêtres,
l´amour que nous éprouvons envers nos terres, notre vie et notre avenir et les
devoirs et obligations que nous avons envers les rêves, les attentes et
l´avenir de nos femmes et nos enfants. Et tant que ceci ne sera pas établi,
clair et réellement en bonne voie dans notre vie sociale et même face dans le
destin d´un chacun, nous nous devons d´abord de remplir ces constitutions de la
promesse profonde et fière que nous nous faisons à nous-mêmes et aux nôtres. Un
papier n´est qu´un papier; ce qui compte, c´est le coeur, le bien-être et le
bonheur des nôtres. Et sur ce point de vue, il y a un travail immense á faire,
peut-être faudrait-il commencer par là.
La constitution ne se mange pas, elle n´élève pas des enfants ou les rend
intelligents et créatifs par sa simple lecture…Et si on parlait d´abord
d´investissements, d´industries, de technique et science, de produire et de
défendre la liberté et la réalisation sociale et individuelle d´abord ? Se
donner des droits et des libertés sans contenus éprouvés aujourd´hui…on risque
comme c´est actuellement le cas dans toute l´Afrique, de mettre son meilleur
costume pour aller au bal des menteurs, des faussaires et des illuminés de la
réalité ne sachant ni créer et réaliser leur liberté par eux-mêmes, ni défendre
les valeurs ou le sens profond de leur vie. La constitution, la lettre de la
loi, ce n´est pas tout; plus important est ce qu´on en fait et encore plus
important sont les valeurs et l´art de célébration de l´existence qu´elle
protège et défend.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
24 février 2010
Cinquante années d´indépendance, ou années de débâcles et de fausses illusions ?
Commentaire sur Facebook sur l´invitation d´Henri Kamande Nzuzi sur l´article : "On crève le boa, et après…?"
Des
pas maladroits et incertains face aux hordes étrangères aguerries, savamment
trompeuses et dévoyantes ?
Merci, merci beaucoup cher Henri, cela a fait un grand plaisir de te lire
car tu as touché exactement le point de notre situation actuelle. Nous avons
éventré le boa comme tu dis, mais les forces primitives du passé nous ont remis
face à nos propres défections. Pire encore: le néocolonialisme occidental a
transformé ce que nous croyions être une victoire en une longue marche
illogique et renversée de nos propres intérêts. Parfois je me dis, c´est vrai,
comment l´africain réfléchit-il s´il condamne ses propres enfants, sous la
corruption, la francafrique et l´illumination économique et politique, à la
pauvreté, à l´ignorance et au chômage ? Comment réfléchit-il ? Qui fait ou fera
l´avenir de ce pays sinon ces petits enfants aux ventres enflés sans
instruction et sans alimentation adéquate qu´on voyait désoeuvré dans les rues
tous les jours en Afrique ? Sans investir dans la mise en valeur de leurs
qualités, de leur créativité et de leurs intelligences, peut-on réellement
prétendre que nous en sortirons, que nous vaincrons le sous développement et la
pauvreté ? J´en doute, j´en doute sincèrement; la situation se détériore de
jour en jour en Afrique ! Comment cela n´était-il pas évident à tous les
gens au pouvoir actuellement en Afrique et au Congo malgré la pauvreté et la
misère visible qui y sévit ?
Je dois, hélas témoigner aux africains d´une méconnaissance scandaleuse de
l´économie, pas de celle inculquée et régie par les intérêts et la prédominance
du maître occidental, non, l´économie, celle qui met en valeurs nos intérêts et
les articule fermement autour de paramètres sévèrement liés à nos intérêts et
ceux d´un meilleur avenir ? L´écroulement économique actuel de la Grèce, les
effets négatifs de la crise économique internationale actuelle nous permettront
peut-être de sortir nos élites corrompues de leurs retranchements. Car ce dont
l´occident va énormément souffrir bientôt sera le manque de clients pour ses
industries et ses surproductions. Nous sommes à la veille d´un nettoyage sans
précédent de la francafrique afin que l´Afrique puisse enfin avancer en
investissant dans son développement plus conséquemment au lieu d´enrichir la
Suisse ou quelques particuliers élitaires incapables et incompétents. le
problème de l´avenir du Congo se trouve dans la question: la plupart des
intellectuels africains et congolais ayant été formés en occident et c´est dire
à leur propre négation; ces intellectuels sont-ils à mesure d´avoir cultivé des
valeurs et des logiques rationnelles leur permettant de créer une science
économique positive pour le développement de leurs pays respectifs ?
Et là je dois dire sans me tromper qu´il y en a très peu ou pas du tout;
sinon, la défection actuelle ne s´expliquerait pas ; il y aurait depuis
longtemps des gouvernements efficaces et efficients en Afrique ! C´est aussi le
cas pour des dialecticiens de la logique, des penseurs de grand niveau capables
de décoloniser rapidement l´esprit attardé des africains et le dynamiser
rapidement autour d´idéaux supérieurs de profondeur des choses, de la recherche
de la précision et de l´exactitude sensible. Là est le grand problème: celui de
l´amour de la perfection comme projection d´organisation, de production et de
jouissance de l´existence comme bien précieux et cher. Consommer les produits
des autres comme nous l´avons fait jusqu´aujourd´hui ne mène qu´à la
banqueroute; la liberté ne s´achète pas, elle ne se donne pas non plus. Elle se
fait plutôt. Nous devons seulement accepter d´en payer le prix le plus fier
mais aussi le plus précieux parce qu´il s´agit de notre vie, de notre avenir et
celui de nos femmes et nos enfants. Beaucoup d´africains croient qu´il s´agit
d´étaler leur médiocrité et leurs complexes, ce n´est hélas pas vrai. Ce qu´on
attend d´un chacun de tous c´est le meilleur de lui-même.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
31 janvier 2010
On ne peut exiger des autres qu´ils oublient leur histoire pour mieux les chosifier
Commentaire sur Facebook portant sur les relations entre la Belgique et la
RDCongo
Les
milieux financiers néocolonialistes belges doivent cesser d´intriguer contre le Congo et
son avenir !
Moi par contre je n´ai pas aimé l´intervention de notre ami Maurice Van Der
Maelen...je n´aime pas les gens qui, sans savoir combien le problème est
complexe et psychologique, et même en oubliant qu´ils sont aussi de ceux-là qui
créèrent ce problème rageur dans le passé, viennent rappeler les gens à suivre
un sentier étroit. Il est vrai, dirai-je qu´il est aujourd´hui facile de dire
aux gens de sortir du passé alors que soi-même, avec le capital fait jadis avec
le sang et les larmes de leurs victimes, on continue, comme le dit Berry
aujourd´hui, à avoir la peau dure !
On n´a pas du tout oublié le sujet; ce sujet, comme le dit jean Ziegler,
est un problème qui continuera, des générations et des générations, à meubler
avec ses atrocités et son illogisme humain, le subconscient des africains. Et
peut-être vaudrait mieux, lorsque les africains en débattent, à ne pas jouer
les faux professeurs d´école qui voudraient bien, comme par bâton magique,
faire disparaître la vérité ou pousser les gens au simplicisme pour mieux se
guérir de ses propres manquements passés envers les malheureuses victimes
congolaises entre autres. Nous savons ce que Léopold II disait des belges (son
propre peuple): "petit pays, petit
esprit". Il envoya ses missionnaires en Afrique avec l´injonction:
"Apprenez leur à croire, pas à
raisonner" et poussa cependant l´ironie et le sarcasme en disant: "Bon chrétien, bon crétin !".
Ceci pour dire que j´entends toujours avec joie les congolais discuter et
réfléchir sur leur passé, parce qu´on ne peut pas faire l´avenir sans s´être au
préalable instruit du passé. Je n´aime pas l´africain qui accepte trop
volontairement lorsqu´on lui demande d´oublier son passé ou de ne pas s´en
instruire, parce que j´ai la nette impression alors qu´on veut en faire un phagocyte:
un être sans passé et sans histoire; un fantôme culturel en somme qu´on peut
aliéner et chosifier à loisir.
Ceci dit, Didier, nous devons voir les choses de l´avant, certes et nous
débarrasser de nos erreurs passés, c´est certain...seulement, comment le
fait-on sans juger, sans se construire un idéal meilleur permettant de répondre
aux nouvelles exigences futurs ? L´impérialisme dont Berry nous a invité à parler,
est d´une des formes les plus sournoises et pénétrante qui soit parce que les
belges s´arrangent, autant sur le plan financier, culturel, économique que
politique, à nous soumettre á leur existentialisme qui, lui, fait profit de nos
richesses et de nos marchés sans nous reconnaître objectivement les mêmes
droits ! Or, nous sommes de cultures différentes, nous avons des femmes et des
enfants aussi beaux sinon aussi chers que ceux des belges...nous nous devons de
nous opposer vigoureusement à cet impérialisme primitif qui assassina nos
élites, pillait scandaleusement nos matières premières...et prétendait nous
dire ce qui est sujet et ce qui est hors sujet !
Je conseille, pour tous ceux qui ne l´ont pas encore lu, le dernier livre
de Jean Ziegler. "La haine envers l´occident"; les gens se rendront
compte alors non seulement combien l´impérialisme occidental est sournois et
cruel, mais aussi ils apprendront avec quelques excellents exemples combien ces
gens sont raffinés et criminels. Se débarrasser de cet impérialisme est
irrécusable...mais cela commence aussi dans la critique du passé, dans l´esprit
des gens et dans l´intelligence rationnelle et logique avec laquelle les élites
vont s´opposer à cette honteuse calamité humaine. Ceux qui tuent à distance nos
femmes et nos enfants avec la pauvreté et l´indigence emploient une arme
aujourd´hui autant cruelle qu´invisible en Afrique: la corruption; aussi, pour
guérir nos institutions, nos élites et nos sociétés, il faut aussi luter contre
cette pègre sociale. Ceci dit, la liberté ne se donne pas ; ni d´un belge,
ni d´un américain, ni d´un allemand ou d´un chinois, elle se réalise, elle se
bâtit, elle se défend. Nous devons seulement veiller à ce que nous ne restons
pas enfermés ni dans nos erreurs passés, ni dans nos lamentations car cela
pourrait nous empêcher de retrouver notre identité sociohistorique positive, de
développer nos capacités et nous forger un avenir qui rende justice aux
attentes et aux rêves qui sont légitimement les nôtres.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
25 janvier 2010
Autour d´un débat sur la non violence en politique
Commentaire sur l´article de Berry
Muekatone : " La non
violence comme stratégie politique ? "
La
violence en société, quelque soit-elle, est l´arme et le moyen du primitif et de
l´attardé culturel
Brillant, ami Richard-Claude Bill Kland; en fait, depuis l´indépendance on
a amis de doter les sociétés africaines d´un idéal social supérieur commun dont
les valeurs répondraient non seulement à leurs efforts à faire, mais aussi á
leur identité et leur attentes. La violence est toujours la voie du crétin et
du primitif; seulement, dans certaines société attardées aujourd´hui cette
violence est légalisée ! Je parle ici de couper les mains aux gens dans les
sociétés islamiques sous la Charia...etc, violer les femmes comme au Kivu,
faire des guerres gratuites et irraisonnées comme en Somalie...au lieu de
construire ponts, voies ferrées, écoles, industries et chaussées nécessaires au
développement et au bien-être futur.
Je l´ai dit la fois passée: il y a aussi une forme de violence
constitutionnelle organisée par un pouvoir médiocre et des classes politiques
incapables. On ne peut pas en effet enfermer les gens dans des HLM, leur priver
de formation professionnelle valable ou adéquate, d´emploi pour venir plus tard
se plaindre qu´il y a criminalité ou paupérisation asociale dans ces banlieues
abondées. Et si on imposait le plein emploi afin que tout le monde ait un
emploi et un revenu décent avec lequel il peut entretenir sa vie, élever ses
enfants décemment et être fier de ce qu´il est et de ce qu´il fait ?
Ici je répond à Berry qui, il m´a semblé, s´en prenait à ceux des africains qui
vivaient en Europe et parlaient révolution alors qu´ils préféraient rester ici
vivre mieux qu´aller mourir pour les autres...ou un idéal révolutionnaire. Nous
connaissons la fin que les congolais ont donné à Patrice Lumumba...une fin
indigne de quelqu´un qui a lutté pur eux. Aujourd´hui même il y a encore des
crétins et des incultes qui ne savent pas que c´est grâce à cet homme que nous
sommes indépendants ! Aussi, aller mourir pour des idiots; ce n´est pas preuve
d´intelligence, pas du tout. Le peuple doit lui aussi faire sa part d´efforts
cette fois-ci: notamment dire ce qu´il veut à vive et intelligible voix et
cesser son ignorance et sa bêtise habituelle de croire qu´en élisant des idiots
et des parvenus incapables à son pouvoir, ceux-ci vont leur faire des miracles.
...
Personnellement je me considère comme un
intellectuel comme il y en a très peu au Congo; j ai fait d´excellentes études
et j´ai été, avant même qu´on parle de crise économique, le premier à
l´annoncer en 2005 ! Mais pour rien au monde je n´irai me mettre en danger
auprès de gens auxquels j´ai à plusieurs reprises dit la vérité et qui se sont
cependant refusé à voir les choses comme elles sont. Me sacrifier pour rien ?
Allons, donc, cette époque est révolue ! Ici mes filles vont à l´université,
j´ai une vie que j´ai gagné avec mes efforts et mon intelligence; pourquoi
irai-je me battre pour des gens qui ne sont pas prêts ou désireux de changer
eux-mêmes leur vie pour un meilleur sort ? Allons, Berry, le bon sens, on l´a
tout de même. L´époque Berry où un seul homme ou quelques initiés faisaient la
révolution pour les autres est une époque qui n´a conduit à rien, parce qu´aussitôt
l´euphorie de la révolution passée, les mêmes qu´hier revenaient reprendre les
rênes du pouvoir d´une manière ou d´une autre pour asservir le peuple. Qui
gouverne donc en France aujourd´hui réellement, n´est-ce pas l´aristocratie
politique et industrielle ? Voyez Obama comme il se bat pour imposer une
vulgaire assurance maladie universelle aux Etats-Unis...le monde entier rit de
la bêtise des conservateurs, mais eux tiennent à mettre Obama échec et mat ;
c´est à se demander : pourquoi l´avaient-ils élu, au fait. On le voulait
vraisemblablement pour se débarrasser de l´odeur pestilentielle de George
Bush...mais changer, c´est autre chose auquel l´Amérique a bien difficile à se
contraindre…les fantômes du passé sont parfois bien tenaces et affligeants dans
le subconscient social d´un peuple.
Le peuple doit bouger, protester, élever la voix;
nous ne sommes pas des dictateurs ou des affameurs de peuple...mais nous
exigeons que ceux qui aiment et aspirent à la liberté et une vie meilleure, que
ceux-là se lèvent, s´instruisent, travaillent et défendent clairement et sans
ambiguïté leurs intentions. Ensemble nous irons plus vite que si un seul homme
devait mourir pour que d´autres soient débarrassés de crapules sans savoir ce
que deviendra ce peuple demain, ce que les gens veulent réellement et comment
mieux faire les choses pour sortir efficacement de la pauvreté. La retombée
dans le désordre, la pauvreté et les guerres grossières comme on le voit en
RDCongo aujourd´hui est garantie sans cela…En fait on se demande pourquoi
Patrice Lumumba est mort si l´indépendance a été truquée par une dépendance
politique, économique de la pire sournoiserie envers l´occident ? Oui, au fait,
pourquoi est-il mort ? Pour que les congolais meurent aujourd´hui de faim et que
leurs enfants, comme des haïtiens émigrent par milliers à l´étranger s´ils
veulent trouver emploi ? Le peuple souverain doit bouger Berry…nous ne sommes
que des êtres humains et mourir pour rien, ne sert absolument à rien. Et c´est
idiot en plus. Si le peuple congolais doit souffrir pour acquérir le bon sens,
alors il doit en faire l´expérience. On ne bombarde pas un peuple dans le
progrès ou le changement quand ce peuple ne le veut pas !
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu »
Forum Réalisance
18 janvier 2010
La lourde et douloureuse leçon de la crise haïtienne
Commentaire à l´article : Haïti n´est pas une terre maudite http://blackbazar.blogspot.com/2010/01/haiti-nest-pas-une-terre-maudite.html
Il ne
suffit pas seulement d´aimer la liberté ou de la vouloir …il faut aussi l´épanouir,
la protéger et la défendre.
Si le peuple d´Haïti souffre aujourd´hui, c´est tout simplement qu´il n´a
pas eu d´idéal sociohistorique encouragé par le monde dans lequel ce peuple
s´était levé pour défendre sa liberté. Longtemps les haïtiens ont cru qu´on les
accepterait comme ils sont. Erreur, le monde dans lequel ils vivaient était
fondamentalement blanc et ligué contre la liberté de la race noire. Les noirs
américains en savent quelque chose. N´y aurait-il que les africains et les
haïtiens qui se refuseraient à être conséquent et veiller sur ses intérêts
?
Si à l´époque les élites haïtiennes avaient compris qu´elles se devaient se
rapprocher des africains avec lesquels ils devraient intensifier les échanges
culturels, ils ne seraient pas aujourd´hui assis entre deux feux identitaires à
ce point qu´ils en sont devenus les jouets du capitalisme occidental blanc pour
leur livrer cadres instruits...ou mendier à leur porte pour remonter leur
fierté et leur complexe de supériorité.
Toute cette histoire d´Haïti est assez pénible, parce que les haïtiens,
quoi qu´ayant les intellectuels les plus anciens de la culture noire, ne font
rien pour élever le niveau de vie des leurs. A croire que ce pays ne vit que
pour enrichir le Canada et les USA ? Je suis économiste et je me suis penché
sur Haïti en fond et en large...Mon Dieu ! Un désastre; ce pays est escroqué
par ses propres enfants corrompus et dénaturés ! Et naturellement les banques
et les société financières américaines et canadiennes. Une honte. Mais on doit
aussi se demander: où étaient donc ces intellectuels haïtiens si reputés pour défendre les
leurs, créer l´emploi et mieux organiser la société à épanouir et défendre ses
intérêts et sa philosophie existentielle de liberté et de souveraineté
nationale ? Bien sûr après toutes les catastrophes on cherche toujours un
bouc émissaire...tout de même, 205 ans d´indépendance et cette pauvreté
économique et mentale infantile choquante ! Et je peux prévenir les endormis ou
les aveugles que Haïti est construite sur deux plateaux tectoniques...il y aura
donc de nouveaux tremblements de terre à l´avenir. Il faut donc construire en
conséquence comme le fait San Francisco où on attend prochainement le grand
crash. Pour le reste, il faut cesser de se faire d´illusion et moderniser ce
pays à tout prix, sinon la pauvreté va y prendre des proportions criminelles. Cette crise économique actuelle va accélérer l´écart entre les riches et les pauvres...tant que ces derniers ne sauront pas se défendre efficacement.
On ne peut pas seulement vivre de vendre des fruits et des légumes à
l´étranger ! Le monde a changé, Haïti doit suivre et ne pas se laisser
enfermer dans un utilitarisme économique dépassé. Une chose est certaine :
une chose est aimer la liberté et la revendiquer, autre chose est la concevoir,
la produire et l´exercer valablement. Ce défaut on le retrouve aussi en Afrique
où bien de pays ont réclamé leur souveraineté et leur indépendance, mais où
cependant les élites s´embrouillent dans l´art d´emplir leurs obligations,
d´organiser leurs nations et former les leurs à défendre le haut idéal de
compétence que requièrent la liberté responsable et pleinement assumée. Sinon
comment explique-t-on que plusieurs pays parlait d´indépendance et de
souveraineté nationale alors qu´ils vivait de l´aide et de la mendicité
internationale et importaient jusqu´à leur alimentation ?
Indépendance ? Il faut croire qu´il y a malentendu ou manque flagrant de
savoir ce que c´est que la liberté…Ce sont, comme en Haïti, les élites d´un
pays qui sont en faute lorsque ce pays tarde à épanouir, à défendre et exercer
valablement sa liberté.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
11 janvier 2010
Le RDCongo souffrirait-il de la damnation de l´assassinat de Patrice Lumumba ?
Critique
sur certains commentaire faits autour de l´excellente biographie
de Patrice Lumumba faite sur :
http://www.thomassankara.net/spip.php?page=forum&id_article=86&id_forum=2503&lang=fr
Le
RDCongo ira mal, tant qu´on n´y aura pas parfait l´art de penser et d´agir dans
le
sens de la liberté et de l´indépendance économique et politique.
« On
nous avait appris à chanter les louanges de Dieu pour nous faire oublier
que
nous étions des hommes » P.E Lumumba
On voit bien,
dans la plupart des commentaires qui ont été donnés, combien
les congolais eux-mêmes n´étaient ni à l´époque, ni aujourd´hui encore,
capable
de véritable jugement politique objectif. Lumumba aurait mis à feu et à
sang le
Congo ? Il aurait massacré les baluba ? Allons, allons...on ne peut être
plus
idiot quand on profère cela ! N´était-ce pas plutôt que les baluba se
laissèrent influencer par Kalonji Mulopwe et par la zizanie belge et
américaines
des intérêts de la Miba à ne pas se laisser gouverner par quelqu´un qui
était
issu d´ une tribu que les baluba considéraient comme inférieure à la
leur ? Ou
encore dans toute la république ne trouva-t-on pas des illuminés imbus
du
pouvoir sans pour autant en avoir une quelconque notion valable...En
tout cas
au Katanga où mon père fut bourgmestre avant l´indépendance, on fit la
chasse à
ceux qui, comme mon père Musengeshi Laurent (Bourgmestre élu en 1958 à
la
Ruashi, luba et lumumbiste) étaient venus au Katanga pour leur voler
leur
pouvoir ? Aujourd´hui quand on entendait ces gens parler d´Unité, de
Nation; on
se demandait s´ils savaient réellement de quoi ils parlaient !
Personnellement
j´en doute.
Il faut,
lorsqu´on a des lacunes aussi éclatantes de jugement objectif ne
pas s´hasarder à émettre sur le Net n´ importe quelles allégations au
nom de la
toute puissance de la liberté d´expression. La liberté n´est pas un lieu
privilégié d´abus en tous genres; mais bien un lieu précieux de
raisonnement et
de responsabilité ! Mais tout cela n´explique que d´autant mieux la
désorientation politique et économique actuelle du Congo: les gens
réfléchissent depuis longtemps si mal et ne sont ni instruits
judicieusement à
analyser les faits objectifs de leur histoire en profondeur, ni à faire
une
critique valable de la réalité, qu´ils ont difficile aujourd´hui à
s´orienter
logiquement et adéquatement. On confond par trop les chèvres, les
moutons, les
poules et la vérité. En Afrique c´est devenu monnaie courante : un art
faussement intellectuel à reconnaître les leaders des autres nations
pour
cacher qu´on ne sait pas évaluer les siens à juste titre et user de
leurs
enseignements. Et cela, c´est aussi de l´infantilisme pur et simple par
refus d´objectivité
; autre chose est d´étaler à tout prix son ignorance de jugement
politique,
autre chose est de porter un jugement objectif réfléchi sur un homme
historique
comme Patrice Lumumba dont l´ intelligence, la grandeur, le sens
politique et
philosophique était de loin inaccessible à n´importe quel congolais à
l´époque...et
hélas, même aujourd´hui. Ce n´est pas parce qu´on ne comprend pas les
mathématiques que pour cela les mathématiques n´existent pas ! On
s´étonnera
pas ainsi que l´Afrique, et le RDCongo soient toujours en retard malgré
leurs
richesses souterraines, malgré leurs hauts diplômés d´université !
Les troubles
permanents et guerres sociales insolentes et grossières en
RDCongo ainsi par ailleurs que la pauvreté économique ou le manque
flagrant d´´
organisation sociale dont souffre notre pays actuellement prouvent bien
que les
générations de congolais trompés et abusés par de fausses valeurs, par
leurs
propres illusions et des jugements autant cabalistiques qu´ illogiques
et
renversant se sont laissés désorienter. A ce point que Kabila, qui est
allé
prétendre en 2003 devant le Sénat belge que Léopold II était un
bienfaiteur
humanitaire et civilisateur, prétend qu´il n´y a pas plus 7 congolais
qui
soient chacun à la hauteur de sa tâche dans tout le Congo et qu´il lui
manque
de collaborateurs dignes de ce nom ! Tonnerre, si ce n´est pas une gifle
pour
tout les ingénieurs, médecins, juristes, diplômés et professeurs
d´universités
qui oeuvraient chaque jour au Congo...Les congolais, à force de se
rouler dans
la boue ou se donner raison à tort, en sont devenus tellement médiocres
qu´ils
choisissent des idiots pour défendre leurs intérêts nationaux et les
promouvoir.
Il ne faut
donc pas s´étonner si les résultats, si le développement de ce
pays se détériorent de jour en jour et qu´en fin de compte les congolais
ne
soient plus que l´ombre d´eux-mêmes et condamnés à quitter en masse leur
pays
pour aller se réaliser ailleurs en nomade historique au service des
cultures
dominantes qui, elles, s´étaient sonnées la peine de FAIRE la Liberté.
Cela
rappelle à s´y méprendre le sort cruel d´Haïti aujourd´hui avec 205
années d´´
indépendance aujourd´hui...et malgré tout pauvre comme le rat le plus
indigent
des Amériques et où les pauvres sont contraints à manger des biscuits en
terre
cuite pour tromper la faim...Où étaient donc passé expérience et
assiduité de
205 ans d´´ indépendance ? Eux aussi avaient pratiqué l´économie tribale
au
pouvoir, les confréries administratives…la grande bouffe de croire
qu´avec
l´endettement et sans le moindre effort de créativité et de production
on
arriverait cahin-caha au Paradis…Ce réveil n´est-ce pas, s´il n´est pas
absolument douloureux ? Et pour ceux qui croyaient que les transferts
des
travailleurs immigrés feraient l´affaire…les haïtiens envoyaient du
Canada et
des Etats-Unis 8 milliards aux leurs en Haïti, mais à peine les devises
étaient-elles arrivées à Port au Prince qu´ elles reprenaient le chemin
du
retour : pour payer les dettes, les excès des élites dépravées et
incapables du
pouvoir, ou tout simplement par escroqueries économiques organisées de
quelques
rats protégés de l´intelligentsia au pouvoir…Eh oui…maladie de pays
nègre pourrait-on
dire méchamment. Non, c´est plutôt le salaire du prétentieux
irresponsable et
celui de l´arrogant grassement superficiel…On se tue soi-même ainsi,
soi, ses
propres enfants et son avenir.
Oui, nous
voulions la liberté comme Patrice Lumumba l´a si fièrement clamé
: « Indépendance totale et immédiate » ou encore : « entre la liberté et
l´esclavage, il n´y a pas de compromis ». Aujourd´hui bien de congolais
préféraient
l´esclavage économique moderne à l´étranger…quitte à s´en donner
bêtement les
prétextes. Nous voulons la liberté, mais alors il faut la faire, cette
liberté,
avec des efforts sincères et assidus pour lui donner les plus belles
qualités
de nos attentes et de nos espérances...apparemment beaucoup de congolais
ne l´ont
pas encore compris; ils continuent à croire que la liberté se ferait par
les
occidentaux, les étrangers et qu´ils n´´ auraient qu´à la cueillir ou à
l´
exercer sans le moindre effort intellectuel créatif, imaginaire ou
logique !
Or, tout le monde le sait: la liberté, il faut la faire, pas la subir ou
attendre qu´on vous l´offre en pièces détachées, en logique de
prêt-à-porter ou
à consommer…parce qu´on risque, eh oui, comme Haïti, à bouffer amèrement
de la
craie pour des siècles ou de décennies interminables…et bien cruelles.
On se
demande si ce pays haïtien issu de l´esclavage et de son immonde
crime…si les
gens savaient ce que c´est que la liberté ; à peine gagnée, aussitôt
vilement
bradée ? Si le prix du leur a été si lourd de 150 milliards de francs or
à la
France, pourquoi diable l´ effort, le détail et l´assiduité pour
soi-même
seraient-ils tout à coup négligeables et sans attrait ? Renversant, n´
est-ce
pas ?
Musengeshi
Katata
"Muntu
wa Bantu, Bantu wa
Muntu"
Forum Réalisance
30 novembre 2009
Par référendum hier la Suisse s´interdit la construction de nouveaux minarets
Quatre dans toute la Suisse, c´était déjà trop, ont fait entendre les suisses ; avec 57,5 % de
suffrages exprimés, les helvétiques s´épargnent le reste. Personnellement je dis
bravo à la Suisse : il ne sera pas dit qu´on tapissera l´Europe avec des
minarets de plus en plus criaillants pendant que la culture des pays hôtes et
les européens eux-mêmes seraient contraints à se replier discrètement chez eux !
Dans l´intérêt et du respect de l´identité culturelle européenne
Beaucoup de journaux français faussement apeurés titrent comme l´humanité :
le référendum ou le vote de la honte, d´autres m´ont interpellé en me disant :
les voilà : ils sont venus chez nous en Afrique nous déculturer et nous
aliéner maintenant ils découvrent que leur culture doit être protégée…
Mais, mes amis, la religion c´est tout autre chose que la culture ! Et
á mon sens les pays européens devraient cesser de jouer à cache cache avec l´islam,
à la longue, ils vont perdre car cette culture, contrairement à la leur, a une
démographie encore florissante. On peut vouloir faire ou pratiquer la démocratie,
celui qui ferme les yeux sur certains faits flagrants se met lui-même la corde
au cou. Personnellement je n´ai rien contre la religion quelle qu´elle soit. Ce
qui me dérange, et c´est particulièrement visible chez les islamiques et
musulmans, c´est que cette religion se veut démonstrative et envahissante dans
tous les aspects de la vie civile. Et cela m´ennuie beaucoup : ces accoutrements
en longues robes de chambre sur la rue, ces femmes emmitouflées…si je visite un
pays européen, ce n´est pas pour me retrouver au Marrakech ou à Tombouctou !
Ah non, mes amis, je sais aller en pays islamiste, mais je ne veux pas souffrir
l´islam envahissant partout…pour l´amour aveugle de la démocratie ! Trop,
c´est trop.
Leurs enfants crachent et vomissent les langues européennes avec une désinvolture
criante, quoi d´étonnant, l´école n´avait pour eux pas le même caractère émancipant
et culturel ! Seul pour eux comptait le Coran et l´Islam…Et si on parlait
d´intégration, on ne parlait pas de minaret envahissant toute l´Europe comme
des champignons venimeux rejetant le non croyant et le traitant d´impure même
au cimetière, ou encore à l´entretien de groupuscules asociaux ou
fondamentalistes projetant injures et démonisation de l´occident hôte, de
sa culture et de ses religions. On parlait plutôt de gens qui respecterait la
culture de leur hôte et exercerait la leur en privé comme la démocratie le
veut. Mais ce tapage et cet envahissement…démonstratif et sans gêne ; non,
non mes amis, cela ne va pas.
Après tout l´Europe doit rester européenne ! Pas devenir africaine ou
islamique ! Ce sont les immigrés qui doivent s´intégrer, pas l´inverse !
On voit aussi cette honteuse tendance dans les africains noirs qui importèrent
quelques honteuses pratiques maritales polygamiques en France : le cadeau
empoisonnés du primitif africain. Tout cela donne à réfléchir. Bien sûr en démocratie
il vaut toujours mieux éviter de régenter la vie sociale d´autorité. Mais
lorsque certains profitent justement de cette liberté démocratique (qui n´existe
pas chez eux soi dit en passant) pour étaler leurs petites vertus et repousser
les autres dans des retranchements étouffants ou en les empêchant de se sentir
chez eux et libres…il y a de quoi dire, mes amis, ici et pas plus loin, ça
suffit !
Si les musulmans aiment tellement leurs minarets, ils peuvent aller les
construire chez eux sous un ciel plus clément. Mais pas à l´étranger, mes amis.
Pas dans le salon de l´hôte ! Et à propos, dans les pays musulmans,
autorise-t-on les gens à rester athée, s´habiller comme on veut et pratiquer la
religion qu´on veut ? Non, n´est-ce pas…alors il ne faut pas être plus
catholique que le Pape ! Chacun pour soi, Dieu pour tous.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
Le Canada et l´immigration des sénégalais
Commentaire sur l´article de Les immigrés gagnent moins leur vie au
Canada
http://www.seneweb.com/news/article/26957.php
Quand
l´intellectuel africain incapable prend ses jambes à son cou
Après les haïtiens
aujourd´hui désabusés et appauvris malgré eux en 205 ans d´indépendance, les sénégalais…faut-il
vraiment croire à la naïveté, ou serait-ce déjà le sauve qui peut ?
J´ai apprécié les débats qui, à mon sens, sont très dirigés vers la
sanctification de l´immigration au Canada. Les gens vivraient mieux au Canada
qu´en Allemagne ? Ou en France ? Allons, donc, les africains peuvent bien se
laisser beurrer ! Toute cette histoire montre à quel point la guerre de
l´immigrant a commencé en occident depuis qu´ils savent que la race blanche
devient de plus en plus stérile, infructueuse normalement de générer sa propre
progéniture. Et même assurer son avenir économiquement sans faire recours à
...de nouveaux esclaves modernes de l´économie pour payer les pensions des
canadiens blancs et leur garantir une vie décente à l´avenir !
Certains africains en profitent, c´est certain; ce sont pour la plupart de
petits esprits arrivistes instruits et sans largesse de vue. L´intellectuel, le
vrai, malgré tout est autre chose qu´un fuyard ou un couard. Et même s´il va à
l´étranger pour se parfaire ou élargir ses horizons, il reste fidèle à son pays
et ne déserte pas sa cause. Toute cette histoire est stéréotype du marasme
économique actuel en Afrique et surtout de la débâcle stratégique et
intellectuelle des africains chez eux.
Le malheur, Josée, c´est justement que les choses
sont entrain de changer ! Comme par un coup de tonnerre la chosification et
l´escroquerie économique et intellectuelle faite aux africains va se révéler
être justement la cause précipitée du déclin prochain parce que cette culture
tue l´avenir et la prospérité de ses propres futurs clients ! Donc tout ce que
tu vois actuellement prouve que nous faisons face à la plus grande idiotie
rationnelle que l´occident n´ait jamais sciemment entretenue ! C´est notamment la pêcherie á vide du poisson somalien qui nous vaut par exemple les pirates somaliens révoltés par la faim et le manque à gagner...au Sénégal ce n´était pas différent: la France, après avoir vidés les côte sénégalaises de son poisson, y déversait le lait, les oignons et les tomates bourrés de pesticide excédentaires en France.
Les africains doivent, pour aider prochainement
l´occident à se régénérer, de se développer rapidement et le plus vite serait
le mieux car le temps presse ! Mais comme tu vois, d´un côté comme de l´autre
on est enfermé dans son étroitesse d´esprit…dans des schémas dépassés et on s´y
accroche malgré qu´ils ne soient plus valables ! Je comprend ton souci et
ta colère, mais que veux-tu, c´est la vie; demain tous ces gens reviendront sur
leurs fausses croyances obscurantistes d´aujourd´hui et seront...de nouveau en
retard ! L´économie est bien cruelle, vois-tu, celui qui n´y comprend rien est
comme un muezzin passionné seul dans l´immense désert du Sahara. A se gaver du
sable chaud. As-tu vu Dubaï ; qui aurait cru que ce petit pays faiseur de
miracles de jaillir des îles de la mer serait aujourd´hui en banqueroute ? Les
temps sont durs et rugueux.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
27 novembre 2009
RDCongo: les forces de libération du pays ouvrent la marche à l´Equateur ?
Un hélicoptère de la Monuc a été mis à mal par un tir de roquette en
causant 5 blessés.
La fin
du cauchemar du peuple congolais ainsi que la mystification de son pouvoir… auraient-ils
enfin pris cours ?
Les forces de libération seraient, selon les dires d´observateurs avertis,
aux portes de Gemena. Que sont ces hommes armés qui semblent vouloir cette
fois-ci se débarrasser rapidement de la mystification installée à Kinshasa ?
Actuellement personne ne le sait, sauf qu´ils sont décidés et bien armés.
Allons-nous de nouveau revivre un massacre de populations civiles comme
nous l´avons vécu à Bukavu ? J´espère que non, ce pays qui est le nôtre a
trop souffert ; il serait temps qu´il soit gouverné dignement par ses
meilleurs enfants et ceux-ci ne sont ni criminels, ni irresponsables. En tout
cas souhaitons que cette fois-ci il s´agisse réellement de l´intérêt du peuple
et de son avenir, et que les échanges armés seront rapides et définitives pour éviter
des pertes de vies civiles ou les mêmes scènes malheureuses que nous avons déjà
vécues.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance