Lettre ouverte au ministre de la justice et Garde des sceaux de France

Sur le terrorisme d´état exercé sous la « francafrique »

aux peuples africains

Monsieur le ministre,

Depuis 1960, soit 46 longues et douloureuses années, un groupe de conjurés français du pouvoir, de l´industrie civile et militaire, ainsi que de grands managers du commerce et des banques exercent sur les peuples africains des sévices, des contraintes et des privations inhumaines et criminelles portant hautement atteinte à leur liberté, à leur intégrité et au développement souverain et indépendant de leurs Etats.

L´ampleur des méfaits, des crimes et des intrigues que ces missionnaires de l´assassinat, de la corruption et de l´incitation à la rébellion armée nous a causé, du nord au sud de l´Afrique, un préjudice en vies humaines, en biens et en droits sans précédent dans l´histoire humaine. Pour vous donner un aperçu des dommages et de nos droits lésés par cette immonde et infâme organisation, je vous demanderai d´ouvrir la page Internet suivante : http://www.stop-francafrique.com/ vous prendrez connaissance des détails douloureux et sanglants de nos peines.

Monsieur le ministre, nous avons suivi avec intérêt votre carrière que tout le monde qualifie de passionnée, de juste et d´engagée pour la justice et le droit. Et nous espérons vivement que vous nous rendrez justice, car quelqu´un qui, comme vous à l´assemblée nationale le 17 septembre 1981 en défendant la peine de mort, dit :

"Nous aurions souhaité qu’un sujet de cet ordre soit soumis au verdict populaire, aviez-vous expliqué, réclamant un référendum. La réalité, c’est le meurtre, les victimes, le criminel qui, loin d’être touché par la grâce et de s’amender, récidive. Notre devoir,[...] c’est de répondre à la légitime exigence de la société qui entend être défendue. [...] Au nom de quelle logique [...] n’aurions-nous pas le droit de défendre la société contre l’individu qui l’agresse [...] en allant même, s’il le faut, jusqu’à lui ôter la vie ? [...] La société a donc le droit de donner la mort pour se défendre. "

Et vous aviez ajouté : "Nous n’abolirons pas la peine de mort sans être sûrs que nous possédons les moyens de décourager le crime, d’empêcher les récidives."

Ce même esprit ne peut que prêter main forte à la veuve et à l´orphelin que nous sommes. Nous vous demandons donc, formellement, de nous assister à l´ouverture d´une instruction nous permettant de punir les délinquants français en les empêchant de perpétrer indéfiniment leurs méfaits.

La France, monsieur le ministre, a prouvé à maintes reprises dans l´histoire, qu´elle savait se défaire de fauteurs de troubles et de criminels de grands chemins, et retrouver le juste chemin élogieux de sa constitution honorable et élogieuse. Nous espérons vivement qu´il en sera aussi le cas cette fois-ci, et qu´entre vos mains fermes et justes, notre plainte trouvera la voie qui lui rende justice, afin que nos femmes et nos enfants regagnent leur paix et leur avenir présentement en danger.

En vous remerciant vivement de votre intervention, je vous prie de croire, monsieur le ministre, au nom de tous les miens et de l´Afrique entière, à notre profond respect.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Copie de cette lettre a été faite à :

-          Mr. Kofi Annan, Secrétaire Général de l´ONU

-          Mr. Jacques Chirac, Président de la République française

-          Mr. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne

-          Mr. Dennis Sassou Nguesso, Président de la république du Congo et de l´Union africaine.

-          Mr. Alpha Oumar Konaré, Président de la Commission de l´Union africaine

-          Mme Aminata Dramane Traoré, écrivain.