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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

30 janvier 2008

Réflexion sur la crise énergétique actuelle en Afrique du Sud

Coupures indésirables, rationnement, manque à gagner, tout y était : l´économie la plus développée de l´Afrique était à court d´électricité. N´est-ce pas incroyable et plutôt surprenant ?

Un exemple type de manque de vision en Afrique

" The future belongs to those who prepare for it today" Malcolm X

Lorsque l´Agence France Presse de Johannesburg a annoncé la nouvelle, j´ai cru tomber des nues ; était-ce vraiment possible que ce soit la vérité ? Hélas oui. Je suis donc allé sur tous ces sites qui se disent africains et qui ont saisi et informé de la nouvelle. Tout le monde en a parlé, comme toujours, mais personne ne s´est donné la peine de se demander : diable, comment expliquer cette impasse ; le ministère de l´économie sud africain, les instituts ou les agences d´énergie sud africaines, n´avaient-elle pas vu venir cette impasse pour la contrer ?

Apparemment non. Curieux. Que faisait donc le pouvoir sud africain s´il ne savait pas prévoir ce genre de pénuries et réagir au mieux pour éviter quelque collapse aussi grossier ?

On me reproche toujours à tort de critiquer les africains dans leurs conduites plutôt endormies que vigilantes de leurs affaires et de leurs intérêts. Et pourtant, en voici une preuve flagrante qui doit mettre tout le monde d´accord. Il s´agit tout de même de l´économie la plus puissante en Afrique !

En Afrique, sur un continent qui peut jouir de l´énergie solaire, de celle des courants marins, de celle des déchets domestiques produisant le gaz méthane convertible en énergie…si un tel pays  se trouve en panne d´énergie ; permettez mon étonnement : ce ne peut être qu une mauvaise blague. Ou alors tous ceux qui, pompeusement prétendaient exercer le pouvoir dans ce domaine important pour l´économie nationale, avaient tout simplement dormi debout. Sinon, comment expliquer cette impasse ?

Je sais qu´on m´en voudra encore une fois. Cependant que la vérité, ce n´est pas moi qui l´aie ni créée, ni détériorée. Et on peut dire ce qu´on veut, on peut tourner en rond et se faire des compliments ou fermer les yeux sur ses propres criantes erreurs comme on a l´habitude de le faire…cette crise énergétique sud africaine est tout simplement scandaleuse. Elle prouve par là même que les dinosaures africains n´avaient pas disparu, pire : ils se reproduisaient et se répercutaient autant dans l´administration que dans la population africaine en y propageant leurs douteuses lourdeurs d´esprit : le manque de prévision et de vision.

On se croirait, devant ces attardés de la prévision, à des gens qui voulaient à tout prix aller au paradis sans monture et sans provision. Tout se ferait-il seul ? On verra, on verra…Demain, nous aurons le temps d´y penser.´y penser.us aurons le temps drage.es mondiales e les voir se ddevrait apprendre Les blancs, eux s´étaient sournoisement retirés dans le placement en occident des fortunes immenses retirées du sol Sud africain : ils achetaient Gucci et autres à la pelle, mais se refusaient à investir dans l´économie sud africaine. Pourquoi ce mépris s´ils en possédaient les finances ? C´est pourtant aussi leur économie ! A ce qu´il semble non. Les noirs on voulu le pouvoir ? Qu´ils se débrouillent donc les mains vides. Cela va faire plaisir de les voir se débattre.

Cette histoire prouve que j´avais bien raison de dire que la grande escroquerie sud africaine consistait, pour les américains qui la conçurent et l´imposèrent aux sud africains noirs en l´échange de la libération de Mandela, à laisser aux noirs un pouvoir politique vide qui manquerait des moyens d´une véritable pacification de ce pays. L´Afrique du Sud croulait sous un chômage scandaleux de 40%. Et pendant ce temps, les plus grandes fortunes sud africaines s´achetaient des placements financiers en occident ou spéculaient joyeusement sur les bourses mondiales !

Et à mon avis, au lieu de vouloir jouer le médiateur au Kenya, au Congo et partout ailleurs en Afrique où les masses se révoltaient, Desmond Tutu devrait apprendre à bien regarder sa société et mieux la défendre contre le désespoir qui la guette cruellement. Un espoir dans tout cela ? Les mines d´or vont réduire leurs extractions, et qui sait, peut-être restera-t-il un peu d´or aux noirs quand ils se rendront compte qu´on leur volait leur dernière chemise sans leur rendre justice ou investir dans leur avenir.

Et surtout, que personne ne me dise que je suis méchant ; il suffit de voir combien les enfants sud africains souffrent de la malnutrition, de la pauvreté, du manque évident d´assistance publique pour se rendre compte de l´escroquerie criminelle dont ils étaient ouvertement l´objet. A moins que…comme toujours les africains prétendent que tout va bien ? Ouvrons les yeux que diable… ! L´homme noir ne peut pas être idiot ou gauche à ce point…A la fin, cela fait vraiment pleurer de rage.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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28 janvier 2008

Au front africain, la fausseté occidentale mène à l´embarras

Les poulains africains de la francafrique, et cela suite à notre incessant combat, se rebiffent contre leurs maîtres en refusant de souscrire aux APE.

Les africains se réveilleraient-ils ?

"Sitting at the table doesn´t make you a dinner, unless you eat some what´s on that plate" !  Malcolm X

Source : http://www.afrology.com/presse/euroaf_121207.html

Quelques citations importantes de cet article :

Particulièrement virulent aussi, le président sénégalais, Abdoulaye Wade a déclaré que la plupart des dirigeants africains rejetaient ces propositions car elles ne sont pas "dans l’intérêt de l’Afrique". Thabo Mbeki a noté également pour sa part que ces accords ‘ne contribuent pas au développement des pays de l’ACP, ni à lutter contre la misère". Alpha Oumar Konare, le président de la Commission de l’union africaine a déclaré que l’UE devait abandonner "son approche coloniale" soulignant que les richesses de l’Afrique doivent être payées "à un juste prix".

"L’Afrique ne saurait être ni une chasse gardée ni un nouveau territoire à conquérir", a souligné Konaré, en dressant la longue liste des sommets que le continent a tenus depuis un an avec la Chine, l’Amérique du Sud, l’Inde, le Japon, la Turquie ou l’Organisation des Etats américains. "L’Europe a perdu la bataille de la compétition en Afrique", a même estimé le président Wade, faisant valoir que les produits européens étaient trop chers et leur administration trop lourde.

Un soutien inattendu aux Africains est venu de l’ancien président Jacques Chirac, en visite au Sénégal pour promouvoir sa nouvelle fondation pour le développement durable et le dialogue de cultures. "Je crois que les APE proposés par Bruxelles (l’Union européenne) négligent une partie des réalités économiques africaines", a déclaré Jacques Chirac dans un entretien au quotidien pro-gouvernemental Le Soleil publié mardi.

"On ne peut pas laisser menacer les rares industries nationales et réduire les recettes fiscales des Etats. On ne peut pas assister à un déferlement des produits européens en Afrique sans réelle contrepartie, si ce n’est pour quelques filières réduites comme l’exportation de fleurs vers l’Europe", a estimé l’ancien président français. L’ex-président français a par ailleurs qualifié de "chose positive" la présence "de plus en plus importante" de la Chine en Afrique. "C’est bon pour l’Afrique, qui bénéficie d’investissements nouveaux. C’est bon pour la Chine. C’est bon pour l’Europe que la concurrence stimule", a dit Jacques Chirac, qui a dirigé la France pendant 12 ans, de 1995 à 2007.

Commentaire Réalisance

On comprend tout de suite qu´alarmé, en mal de finance et de crédibilité politique, le secrétaire d´Etat français Jean Marie Bockel prétende signer l´enterrement de la francafrique. Réaction plus tapageuse et opportuniste que réellement fondée sur une volonté de changement. On essayait seulement de gagner du terrain et du temps quand, pendant 600 ans on n´avait rien fait d´autre que de mépriser et chosifier vilement les africains.

La Chine, notre incessant combat économique logique ont ouvert les yeux aux africains de la francafrique en les mettant devant leurs responsabilités. Et c´était de notre devoir de démystifier les élites incapables et corrompues de l´Afrique en les confondant autant avec leurs pénibles résultats qu´avec la logique criminelle de leurs basses soumissions. On ne peut en effet parler d´amitié, de coopération, d´aide au développement assis à la table occidentale pendant que ceux-ci, et cela depuis des siècles, torpillaient et sabordaient les droits, les libertés et les intérêts de leurs soit disant partenaires ! Celui ou ceux qui s´étaient prêtés à cette honteuse traîtrise avaient, et c´est le moins qu´on puisse dire, manqué aux devoirs de protection des leurs en participant ouvertement à leur assassinat.

Malcolm X disait  ô combien à raison : "Sitting at the table doesn´t make you a dinner, unless you eat some what´s on that plate" ! En clair: être assis à la table occidentale garnie ne fait pas de nous des dîneurs, à moins que nous mangions aussi ce qui emplit les plats. Et ce n´est pas seulement par la consommation des résultats comme l´élite africaine corrompue et dévoyée l´avait fait depuis qu´elle avait repris la place du colonisateur, mais aussi dans les processus et les moyens de réalisation. Car, et je le répète toujours à qui veut l´entendre, que c´est depuis 600 ans que nous livrons à nos corps défendant notre force de travail, nos matières premières à cet occident hier esclavagiste, aujourd´hui francafricain et néocolonialiste invétéré. Et ce faisant, cependant, cette culture faisait tout pour ruiner et abattre notre avenir, à moins que nous ne restions ses esclaves de travail et de consommation de ses produits. A la fin, on se demandait : sont ils à ce point aveugles ou sont-ils tout simplement primitifs et méchants ? Tonnerre ! Personne n´avait entendu les cris de nos femmes et de nos enfants ni pendant 450 ans d´esclavage, ni aujourd´hui sous l´immonde et criminelle francafrique ?

Depuis la décolonisation des années ´60, et dès que l´occident eut décapité l´Afrique de ses vrais leaders, ceux des africains que l´occident toléra courbèrent l´échine pour survivre, cependant que leurs peuples, eux, étaient menés à l´échafaud économique, financier et culturel. Et maintenant que nous nous révoltons, que nous confondons autant l´occident que les africains renégats avec leurs méfaits et leurs logiques criminelle pour toute liberté réelle et toute démocratie humaine digne de ce nom, c´est le grand branle bas. Mentir et assassiner l´espoir et l´avenir des nôtres, ces gens l´ont toujours fait ; que peuvent-ils donc inventer aujourd´hui de nouveau ? Oui, de quel genre de partenariat s´agit-il réellement aujourd´hui ?

N´est-ce pas un Sarkozy qui prétendait avant son élection à la présidence de l´Etat français qu´il ne savait rien d´une francafrique ? Alors on est bien surpris que son secrétaire d´Etat jean Marie Bockel aille, dans la bonne tradition des chasses aux sorcières, lutter contre la francafrique et vouloir signer son enterrement ! L´art de mentir devant l´impasse sans issue, tout simplement. L´embarras. On avait crû que l´intellectuel africain ne trouverait jamais la dialectique nécessaire pour le sortir de son gouffre ; après tout, on avait soigneusement veillé par l´instruction, l´influence culturelle occidentale dominante à ce qu´il n´en aie pas les moyens. Et maintenant ? C´est tout simplement la débâcle la plus cuisante qui soit, parce que ces malfaçons foncièrement criminelles pratiquées et entretenues depuis des siècles sont difficiles à cacher ou à faire avaler à ses propres enfants et son opinion publique qu´on avait toujours abreuvé de la grandeur, de l´humanisme et de la générosité de leur culture.

D´autre part, crier à qui voulait l´entendre qu´on défendait des Etats de Droit en privant sciemment ces droits aux autres peuples et cultures, ou encore chanter et réciter de la démocratie et de la liberté quand on veillait sournoisement à les refuser aux africains…avait-on encore le courage et la fierté de se regarder dans un miroir et de dire : je suis un être humain civilisé pour lequel la liberté et la démocratie sont des valeurs humaines légitimes ? La civilisation, après tout, qu´était-ce donc ?

Massacres et escroqueries criminelles à longueur de siècles ? Pourquoi ces injustices seraient-elles tolérables et normales ; parce qu´on est blanc ? Eh bien…si ce n´est pas du racisme et de la discrimination raciale !

Honorés lecteurs, que vous soyez africains ou pas, cela importe peu. A la fin, nous sommes tous citoyens du même monde ; tous nous n´avons qu´une vie, et tous nous aspirons au bien être et à la liberté. Ce qui me révolte, et avec moi tous les africains, c´est que l´occident continue, au 21ième siècle, à entretenir une philosophie politique de la plus cruelle augure envers les africains. Et parfois je me demande : où sont donc ces intellectuels occidentaux avec lesquels nous avions tous faits nos études, avec lesquels nous avions appris et discuté ensemble des mêmes valeurs existentielles ?

Envolés ! A part quelque rares (mais combien précieux) amis qui s´étaient élevés en combattants, comme François-Xavier Verschave par exemple, ils se cachaient pratiquement tous derrière le système d´exploitation et de domination occidentale envers l´Afrique. Curieuse intellectualité ! Faut-il vraiment croire que l´intellectualité occidentale, devant l´appauvrissement, les visibles ecroqueries financières et économiques envers l´Afrique resta sans le moindre avis, sans le moindre réaction ? Hem...tout le monde sait que ce sont les hauts cadres universitaires occidentaux qui accouchaient ces stratégies monstrueuses avec lesquelles on pillait, on avilissait et on affamait les africains; et cependant, restait-il un brin, un souffle d´honnêteté et de fierté humaine à ces sbires du système ? Pas de morale ou d´éthique de valeurs humaines ? Dangereux. Et plutôt inquiétant, cela, pour la fierté de la culture occidentale. Et surtout pour son humanisme et son échelle de valeurs. C´est à souhaiter que la Chine vienne rapidement reprendre la place de tout l´occident, parce que celui-ci avait cessé d´offrir au monde des valeurs pures et nobles. Tout ce que cette culture faisait actuellement, c´est tromper et illusionner. En elle-même, cette culture avait perdu le droit de gouverner ou de veiller sur les valeurs ou les intérêts communs du monde libre. 

N´est-on pas surpris par la sournoiserie d´un Jacques Chirac qui aujourd´hui court l´Afrique pour essayer d´endormir encore une fois l´africain avec une aide au développement bouffonne dont on savait, et cela depuis des décennies, que son seul véritable but était de tromper les apparences et d´asservir les africains en les déroutant de leurs nécessités et de leurs obligations. Cet homme avait été président pendant 12 ans de l´Etat français qui est au cœur de la francafrique ; pendant tout ce temps, il n´a rien fait pour changer les choses. Bien au contraire, il les a empiré. Aujourd´hui revenu à la simple citoyenneté il deviendrait un génie ? Qui voulait nous faire avaler cette grossièreté ? Les temps ont changé, bien changé, monsieur Chirac…

Cette histoire du muezzin Chirac parcourant l´Afrique pour annoncer le prochain ramadan ressemble à s´y méprendre à celle d´un Bill Clinton qui se refusa, pendant qu´il était président des Etats-Unis, à aider les malades du sida en Afrique. Mais aussitôt libéré de ses fonctions, il s´acharna, moyennant pompeux honoraires, naturellement, à obtenir la cession de licence de production des produits du sida en Afrique. Avec une consonnante que beaucoup d´africains ne connaissaient: les essais pharmaceutiques de médicaments nouveaux ont augmenté dangereusement partout en Afrique. Au cameroun, notamment. Avec la bénédiction et la complicité de gouvernements africains, bien entendu. Un africain doit toujours payer le prix le plus fort, même quand depuis des siècles il n´a fait que cela.

Pour finir, chers lecteurs, permettez-moi de vous demander de quitter votre passivité et de défendre des valeurs qui ne sont pas seulement africaines mais bien universelles. Il est probable que celles qui nous ont été inculquées soient fausses, dépassés ou insuffisantes aujourd´hui à répondre aux exigences de notre temps. Ce n´est que lorsque beaucoup d´entre nous auront réellement compris ce dont il s´agit, qu´ils seraient prêts à défendre une philosophie humaine qui ne tolère pas qu´on préjudicie sciemment, qu´on assassine ou affame des siècles durant des femmes et des enfants en prétendant grassement de la liberté et de la démocratie, que les choses changeront rapidement. Un peu plus de justice, d´honnêteté et de grandeur morale et éthique nous ferait à tous grand bien.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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27 janvier 2008

Sur le néocolonialisme de Louis Michel

Commentaire du 27.01.2008 sur Wikio

La flagrante politique de néocolonialisme entamée par Louis Michel envers l´Afrique

Il est surprenant que l´Union Européenne, eu regard à son passé sanglant et criminel en Afrique, renie tous ses idéaux modernes de liberté et de démocratie en cautionnant le néocolonialisme d´un Louis Michel !
Si, comme le disait Sarkozy et comme par ailleurs tous les occidentaux le prétendent, ils veulent établir avec l´Afrique d´un nouveau partenariat ; celui-ci ne peut pas être fondé sur l´appauvrissement et le pillage des africains ! Il est grand temps que les européens cessent, dans l´intérêt de tous, d´entretenir le sabordage du développement africain tout en les gavant de gros mots de démocratie et de liberté. Car les africains ont eux aussi des femmes et des enfants dont les brûlants désirs et attentes doivent se réaliser. Croire donc ou imposer que les intérêts occidentaux en Afrique ont priorité, que les africains doivent se soumettre aux impératifs économiques, commerciaux et financiers de l´Union Européenne est de la pure escroquerie. Où sont donc les investissements européens en Afrique ? L´Union Européenne n´investissait-elle pas plus en Chine et en Europe de l´Est plus qu´elle n´investissait en Afrique ? Et pourtant, cela fait des siècles que les africains livrent leurs matières premières, leurs mains d´oeuvre à vil prix, et subissent des occidentaux une domination autant criminelle que méprisante. N´est-il pas temps de changer ? N´est-il pas temps de voir les choses autrement qu´en acculant les africains à l´impasse de la déchéance et de la mendicité ? je le pense bien. Car il faut bien se demander: de quel liberté et de quelle démocratie l´Union Européenne part-elle pour agir de la sorte !
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

Posté par Musengeshi Kat à 20:14 - critique et objectivité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 janvier 2008

Un Kerviel fait perdre 5 milliards € à la Société Générale

Une nouvelle invraisemblable : un seul trader aurait coulé 5 milliards ! Aux dires de ses supérieurs, son portefeuille spéculatif était de …50 milliards !

Une réputation largement ruinée

"Les mystères d'une fraude à cinq milliards", titrait le quotidien économique La Tribune. "Comment une banque de ce calibre, vantée pour son expérience des activités de marché, a-t-elle pu en arriver à cette infortune? Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour découvrir l'étendue des dégâts?

L'université de Lyon (centre-est), où Jérôme Kerviel avait décroché un master d'opérations de marché avec une mention "assez bien", l'a décrit comme un étudiant ordinaire. Loin du "génie informatique" évoqué par la Société Générale pour expliquer comment il avait réussi à déjouer les procédures de contrôle.

Selon la presse américaine, la Société Générale a pu contribuer à la chute mondiale des marchés au début de cette semaine, en liquidant secrètement les positions trop risquées de son trader.

Et du coup, que ce soit les banquiers allemands, les américains et mêmes les français eux-mêmes, tout le monde voulait rejeter sur ce banquier la faute des turbulences qui ont causés des pertes sèches le 21, 22 et particulièrement le 23 janvier courant sur les marchés boursiers européens ; les banquiers de la Société générale, dès la panique à New York essayant de liquider tous les postes douteux pouvant leur causer encore plus de pertes. La belle aubaine : le responsable, le galeux d´où venait tout le mal était vite trouvé dans Jérôme Kerviel.

La justice s´est emparée de l´affaire et entend en ce moment le soupçonné. Mais autant sur tout le net que dans les milieux avertis, les questions affluent. Et on a bien peur que Mr. Jérôme Kerviel ne soit instrumentalisé et incriminé pour ce qu´il n´est pas. Ce serait trop facile, en effet. Ou il est responsable et alors ce n´est pas une démarche solitaire, ou il est innocent et on veut par lui cacher des déboires et des escroqueries bancaires qui passeraient ainsi sous le tapis. Parce qu´on se demande toujours : diable où était la révision bancaire qui contrôlait ou du moins surveillait les chiffres d´une banque tous les 6 mois ? Belle question.

Avec cette histoire, on apprend par la même occasion qu´à la suite des turbulences bancaires dues à la crise hypothécaire américaine, la Société générale aurait, en plus des 4,9 milliards coulés par Kerviel, perdu sèchement deux milliards. Ce qui augmente les pertes de la Banque à 7 milliards. Et malgré tout, cette banque accuse des bénéfices cette année. Et le chef du conseil d´administration est reconduit.

Et malgré tout, rien ne sauvera le système bancaire français d´une sévère critique. Si cela ne va pas pousser à de sérieuses révisions des systèmes de contrôle. On se rappellera du scandale au Crédit Lyonnais…décidément, et même quand véhémentement les banquiers français prétendaient être éloignés des affaires américaines, lorsqu´il y avait des irrégularités, ils y étaient toujours joyeusement trempés ! Curieux phénomène, n´est-ce pas ?

Avec ces spéculations, cependant, on pêchait en eau trouble : un jour les pensionnaires français, américains ou allemands se réveilleraient de leur sommeil pour apprendre que leurs pensions s´étaient envolés en fumée comme avec l´histoire d´Enron qui fut, soit dit en passant, encouragée autant par les banques suisses, françaises qu´allemandes. Sans exercer les retenues et la méfiance bancaire bien attendue dans ces conditions. Spéculer, hein ; mais bien sûr. Le jour viendra, oui…

Dommage que les perdants, à la fin, ce sont toujours les petits clients. Car les grands, eux ils avaient la peau dure et ce n´est pas quelques centaines de milliers d´€ de perte par tête qui les ruineraient. Les pauvres, eux…ils avaient la corde au cou. Question de confiance, cette pratique ?

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

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Posté par Musengeshi Kat à 21:13 - Révélations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Louis Michel conspué et injurié à la London School of Economics

Le 17 janvier 2008 a été marqué à la célèbre école d´économie londonienne, par un éclat qui fera vibrer l´opinion publique européenne : Louis Michel, le commissaire européen au développement en fut l´objet.

Au voleur, au bandit, pilleurs vous nous assassinez !

Mes lecteurs trouveront la live video You Tube, à l´adresse :

http://uk.youtube.com/watch?v=0eAY1M_KqGM 

Commentaire Réalisance

Généralement je suis plutôt retenu lorsqu´il s´agit d´images, de manifestations tapageuses sans lendemain. Parce que je sais que ceux qui demain vont se remettre à faire les mêmes erreurs, à aider ou à supporter ceux qui les assassinent ouvertement eux et les leurs, ce sont ceux-là qui crient toujours le plus fort. Et je préfèrerai des gens pensés, raisonnés et sûrs et convaincus de ce qu´ils défendent et font, que ceux qui, dans le courant de l´opportunisme ou du m´as-tu vu joueraient le faux.

Cette fois, cependant, j´ai été ébloui et agréablement surpris que les étudiants congolais et africains de la célèbre London School of Economics n´aient pu se retenir pour jeter au visage d´un Louis Michel commissaire européen ce qu´ils tenaient de lui.

Seulement surpris ? Pas du tout, j´ai été émerveillé, heureux comme un enfant auquel les siens venaient de lui rendre son appartenance. Et je dois le dire, pour tous ceux qui eurent le courage de le faire en plein auditoire de la LSC à Londres, vous avez ici mon plus grand respect, et mon admiration. Ce n´est pas seulement du geste dont je parle, ni du courage ou de l´opportunité ; c´est pour moi la preuve indéniable que nous avançons, que nos enfants les plus doués ont d´une part compris l´ampleur de notre combat et son contenu, et qu´ils sont d´autre part impatients et vigilants aux portes de la relève.

Ce qui a toujours fait notre faiblesse ; ce qui a toujours causé nos déboires et nos échecs a toujours été le bris qui se faisait entre l´avenir du peuple, ses légitimes attentes et ceux de ses enfants qui se prétendaient y pourvoir. La plupart du temps ces élites ont été corrompus, dévoyés, et n´ont pas été à la hauteur de leur tâche. Mais cette fois, la cuvée semble de bon espoir. Plus nous serons à comprendre et nous organiser pour défendre nos droits et ceux des nôtres, plus nos ennemis nou craindront. Plus notre liberté sera proche.

Ainsi donc nos cris, nos larmes, nos peines n´auront pas été en vain. Salut à vous tous, vous combattants décidés de l´avenir ! Notre cœur à nous tous s´est quelque calmé, car Tangua est à nos portes. Et espérons qu´avec toutes nos forces rassemblées, nous nous gardions du pire qui nous guette. Ce n´est qu´un pas, un début ; mais quel début, mes enfants !

Personnellement, je vous embrasse tous. Et courage, ce pays, c´est le nôtre. Il est donc légitime que son avenir, ses richesses, sa liberté et sa souveraineté appartiennent et profitent indistinctement à tous ses enfants.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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Posté par Musengeshi Kat à 12:50 - Acteurs et donnés du combat africain - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2008

L´Amérique: la descente aux enfers de la récession

Longtemps reniée, la honte de la récession a envahi les Etats-Unis. Les effets visibles ont occasionné des pertes incroyables sur les bourses mondiales le 21, 22 et 23 janvier 2008.

La chute de l´empire américain a-t-elle commencé ?

Et tout à coup, rien n´était plus comme avant. La panique à la bourse a réveillé ceux qui ne voulaient pas croire un seul instant que le pays le plus riche, le plus industrialisé et le plus armé de la terre puisse s effondrer dans une douloureuse et honteuse récession. Et pourtant, tous les signes étaient là. On a essayé vainement de tromper les apparences, et comme le veut la trompeuse mentalité actuelle de l´empire occidental, à en cacher les signes…à cacher la vérité. Ce qui, soit dit en passant, ne changeait rien du tout au mal sous jacent, bien au contraire : la situation économique, elle, continuait à se détériorer sous le tapis. Les chiffres, si on pouvait les interpréter comme on veut, eux ne mentaient pas. La catastrophe était bien là.

Et maintenant que la fumée du feu n´est plus à étouffer, un branle-bas tardif et embarrassé ne peut plus sauver le naufragé du refroidissement malsain qui le menace. On s´en rappellera : le Japon a mis, malgré sa richesse qui est tout de même la plus grande du monde, 10 ans pour sortir de sa traversée du désert. On avait beau dire que l´économie américaine était malade, que son trésor public se dépensait dans des guerres tout autant superflues qu´irresponsables, rien n´y faisait, le gouvernement de Georges Bush continua à jouer le Rambo musclé, aveugle et dépensier. Et maintenant ?

L´Amérique va apprendre, comme le japon l´a fait, que même avec l´aide de tous ses amis, que quand on commet autant d´erreurs, qu´on néglige son économie et qu´on dépense et qu´on s´endette à qui mieux mieux…qu´un jour l´orage viendra, et que ce jour-là on se demandera pourquoi on dépensait, par exemple 1 milliards $ par jour pour soutenir des guerres qui ne menaient nulle part, sinon à appauvrir le trésor public quand le peuple américain n´avait pas de système d´assurance maladie invalidité solidaire et organisé ? D´autre part, s´endetter aussi…vulgairement (9.000 milliards $ !) ne témoignait pas d´une grande lucidité économique. Tout le monde sait qu´on ne prête qu´aux riches, et pourtant, méfiance, tout de même, hein !

Les observateurs avertis n´avaient pas été sans constater que la Chine finançait chaque année l´Amérique de prés de 300 milliards $, que ce pays, loin de s´atteler à régler et réformer son système éducatif public dans un état désuet, délaissé et inefficace, dépensait des sommes folles à entretenir ses hystéries et complexes d´insécurité. Et pendant ce temps, la pauvreté avait augmenté aux Etats-Unis où beaucoup devaient travailler 12 à 15 heures par jour pour nouer les deux bouts. Etait-ce vraiment cela l´Amérique de l´idéal américain ? On se croirait devant un grand échalas prétendant avoir 1000 volts dans ses muscles, mais qui n´arrivait pas à tenir allumé la lampe éteinte de son cerveau.

Rien à dire, les forces conservatrices américaines, loin de prôner et d´exercer l´ouverture, la démocratisation des marchés et le développement économique des partenaires africains, par exemple, en investissant sur ce continent, on s´était contenté de vouloir vendre à tout prix et particulièrement des armes ou des instruments de domination. Or, ce qu´on oubliait dans sa cupide cécité à court terme, c´est qu´à la longue on appauvrissait ses propres clients s´ils ne développaient pas leurs pouvoirs d´achat et leurs revenus. Le moins qu´on puisse dire est qu´aucune guerre n´enrichit un peuple ; celui qui a l´habitude d´assassiner ses clients ou les empêcher de prospérer…celui-là devra apprendre à consommer lui-même ce qu´il produit.

Georges Bush a décrété une aide de 150 milliards $ à l´économie abattue, tandis que la banque fédérale américaine, elle, baissait les taux d´escompte monétaire de 4,25 à 3,50, soit 0,75 point. Trop tard ? Je pense que oui, trop tard. Dans une économie de 10.000 milliards de PIB, c´est une goutte d´eau sur la mer. Tout le monde en ce moment veut se cacher de la vérité pour ne pas dégrader psychologiquement la situation ; ce qui aurait sur les économies européennes et le monde, un effet de domino. Cela n´empêche pas qu´on s´attelle rapidement à réparer toutes les erreurs et manquements qui ont été commis. Et l´Amérique doit s´y mettre rapidement. Sinon elle perdrait la confiance de ses partenaires internationaux.

L´histoire de la crise hypothécaire américaine a été, sans le moindre doute, le détonateur qui a fait exploser la bombe économique dot les répercussion seront énormes. Ce qui est intéressant, dans cette affaire, c´est qu´on a essayé, pour cacher le marasme de l´économie américaine, d´allouer des crédits indexés à 3 millions de clients américains de faibles revenus. Et crac, la hausse des taux d´intérêt a fait le reste. Les managers, eux se sont enrichis en revendant ces papiers aux banques étrangères, mais qui donc paiera les frais de cette gaucherie ? Les pauvres, les épargnants, les spéculant et les pensionnaires, bien sûr !

Cette crise va toucher non seulement les épargnes, les pensions, le marché de l´emploi et celui de la production, les banques, la consommation…ça va faire mal, très mal. Et mêmes pour les africains qui ont l´habitude de se laisser drainer et parrainer par l´occident, les douleurs seront insupportables. Cela va créer, par réflexe, un besoin de s´écarter du danger en cherchant des solutions et des assurances propres. Et tous, malgré que nous allions bien haïr cette crise, nous en gagnerons en critique, en distance envers les fauteurs…et en réelle aspiration à une démocratie qui ne serait pas dépendante de l´étranger.

Musengeshi Katata

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Posté par Musengeshi Kat à 14:33 - Le tissu économique de l´avenir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2008

L´occident et l´Afrique: l´irréparable croisée des chemins

La fin d´une époque qui a duré 600 ans va bientôt prendre fin dans les rapports de subordination et d´utilitarisme entre l´occident et l´Afrique.

Ces cloches infatigables de la liberté…

On entend son glas depuis longtemps, on entend ses lourds pas douloureux depuis des siècles sans y accorder la moindre pitié, le moindre regard. Parce que, depuis 600 ans, autant la logique confondante que les forces dominantes ; tous avaient écrasé les africains sous un joug d´utilitarisme et de suivisme obligeant. Aujourd´hui où, grâce à l´arrivée de nouveaux prétendants à l´industrialisation sur la scène internationale, et surtout grâce à la crise économique occidentale de surproduction et de saturation, l´hégémonie occidentale est tenue de revoir ses propres principes de domination et de réalisation ; elle découvre, faussement étonnée, le désastre de l´injustice dans lequel elle avait confiné l´Afrique.

Changer le passé ou le réparer ? Impossible, on en avait, ni les moyens, ni le temps. Les esclaves et les aliénés devaient se libérer d´eux-mêmes. Après tout, il s´agissait de leur liberté ; ils devaient bien savoir ce qu´ils voulaient en faire ou comment ils comptaient l´emménager et la défendre, n´est-ce pas ? Partenariat, New deal, nouvelle politique de développement : tout y était pour exprimer autant le gêne causé par 600 ans de vil et coupable mépris, que de la peur que le monde noir ne s´émancipe réellement en redécouvrant la beauté et l´enivrant goût réalisant de sa propre liberté. Et dans le subconscient refoulé de son identité originelle et de sa fierté culturelle humaine, il pourrait germer des fleurs inattendues, revanchardes ou, du moins méfiantes envers une culture occidentale qui, tout en prétendant être une culture supérieure défendant la liberté et les valeurs humaines, lui en avait fait avaler des vertes et des pas mûres pour arriver à ses aises.   

Et maintenant ? Comment renouer avec une Afrique désaccordée d´elle-même, aliénée ou expressément dévoyée de ses intérêts et de sa culture pour mieux la dominer ; comment retrouver un allié sain et hautement motivé vers son abondance et sa libre finalité afin d´entretenir, d´entamer  avec lui de nouveaux rapports autant sincères que fructueux ? Oui, comment effacer le dirigisme, la légende trompeuse et déroutante du Dieu blanc que l´occident avait imposé en Afrique tout en détruisant sournoisement ses cultures et ses structures sociales ?

Oui, comment si, comme le disait Garçon Franklin de Billy : « Si un mensonge est répété assez souvent, tous les ânes et sourds-muets dans le monde obtiennent non seulement de le croire, ils jurent même par lui. », à coup de 450 ans de cruel esclavage suivis de près de deux siècles de sanglant et déracinant conditionnement culturel on avait imposé aux noirs que seul le sens de l´histoire occidentale était la vraie ? Le seul espoir de se civiliser et de se réaliser. Et certes, les africains avaient déjà compris qu´ils n´étaient pas seuls au monde, et que les autres cultures, les autres expériences sensibles pouvaient influer sur eux. Mais il n´en avait pas moins découvert que chacun, chaque culture avait une identité et une culture propre.

Ceux des africains qui se refusaient à se retrouver eux-mêmes dans la rationalité autant que dans les choix de valeurs et d´intérêts de leur propre existence, ne vagabondaient-ils pas déroutés et sans orientation le courant tumultueux de l´histoire humaine sans se réaliser et sans protéger leur avenir ou celui de leurs enfants ? Retrouver la mémoire et l´âme originelle oubliée ou ensevelie…se re-identifier par rapport à soi-même ; comment y arrive-t-on quand on a des siècles durant dû avaler et soutenir sa propre négation ?

Là était le malaise du moment. Personne ne voulait changer ; et pourtant le changement était inévitable si on voulait remettre l´espoir, les choses, les symboles, les idiomes et les faux dogmes à leurs places respectives. De l´un comme de l´autre côté de la rive des sourds combattants, les acteurs tardent à réaliser ce qui leur arrive. Et comment ils doivent prendre les choses ou se motiver efficacement face aux changements qui les attendent. Et au demeurant, tout changement est fait ou initié par des hommes qui ont exactement perçus les signes et les exigences des temps ; où sont-ils donc ces initiateurs, si le système, dans son aveuglement hégémonique, n´a produit que des fantômes ou des zombies suivistes ou opportunistes à ses intérêts ?

C´est pourtant l´heure de vrais intellectuels, ni celui des menteurs invérés ou celui des illusionnistes. L´heure de ceux qui, tout en étant issus des erreurs et des manquements d´hier, ont gardé leurs sens de jugement intact et capable de donner à l´avenir de nouvelles structures plus loyales et plus saines que celles qui, hier, rageusement et visiblement sans le moindre respect de l éthique humaine ou de sa morale, engendrèrent le mépris, la discrimination et l´injustice comme principe humain de réalisation.

En ce moment, on assiste plutôt, de part et d´autre de la guerre des cultures ou des religions, du prétentieux affrontement des tonneaux vides voulant se faire plus important qu´ils ne sont capables de fructueux renouveau. Mais les cloches du changement, elles, sont déjà audibles ; seuls les sourds et les aveugles incurables et dangereux se refusent à les entendre. Comme toujours. Mais est-ce nouveau ?

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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18 janvier 2008

En direct sur les ondes canadiennes d´Afrique Plus, CHUO FM 89.1

Sur invitation de la chaine canadienne CHUO, Musengeshi Katata débattra de la crise kenyane ce Samedi 19.01.2008 de 13 à 14 heures GMT 

Pour plus ample information, voir ou contacter le responsable de l´émission Afrique Plus sur www.chuo.fm 

Forum Réalisance info 

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Le rapport secret sur l’influence Française en Afrique

La Lettre du Continent n. 532 du 10/01/2008

France – Afrique : un temps de chien et de vache enragée ?

Commentaire de présentation

A la lecture de ce rapport, on se demande si les cris du chevalier Jean-Marie Bockel ne s´expliquent pas : en mal de financement de son propre monstre, on se retirerait derrière de fausses vertus pour attirer la sympathie des naïfs et de l´opinion publique des idéalistes.

Beaucoup de vent pour rien ? Politique, dira-t-on, ou le mensonge pour cacher la vérité. Nous, cependant, nous estimons qu´il est grand temps que la France et sa francafrique lèvent le camp de notre beau continent afin de laisser germer les fleurs d´un meilleur partenariat. Et c´est non seulement possible, mais notre vif et brûlant souhait. Plus de saloperies, plus de cochonneries, de faussetés et de mépris évident des intérêts légitimes des africains…des rapports de respect et de considération mutuels. La France des droits de l´homme et de la marseillaise, et c´est là la question, en est-elle capable ?

Si ce n´est pas le cas, cessez donc de faire de la fumée, Mr. Bockel ; nous ne sommes ni des indiens d´Amérique, ni des idiots !  Musengeshi Katata.

Rapport.

Conseillère Afrique de plusieurs ministres des affaires étrangères et de la coopération de 1995 à 2007, Nathalie Delapalme, aujourd’hui inspectrice générale des finances, a été chargée du pilotage de “l’action extérieure de l’Etat” et de “l’aide au développement” dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

Les deux volets de ce rapport devaient être présentés, le 18 décembre, aux ministres concernés en présence du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, très actif sur les dossiers diplomatiques, en particuliers africains. En son absence, cette séance déterminante a été reportée. Ce délai permettra sans doute à la commission du livre blanc, coprésidée par Alain Juppé, et à la toute récente mission de Thierry Le Roy sur la rénovation de la politique africaine d’apporter leurs propres réflexions.

Planté sur des caisses vides, le drapeau français vacille. Le rapport de la RGPP dresse d’abord un bilan sans complaisance de toutes “les insuffisances” de la présence française en Afrique : budget de l’aide gonflé par les annulations de dettes (”En dix ans, l’aide bilatérale française a diminué de moitié et est équivalente à celle du Danemark”), saupoudrage des moyens (90 pays se partagent moins de 10% de l’enveloppe bilatérale), influence politique limitée à Bruxelles alors que Paris finance près de 25% du FED, engagements financiers énormes dans la gestion des crises (850 millions € pour l’opération Licorne) et plus un sou pour la phase de reconstruction…

Pendant ce temps, la Chine devient la grande puissance du continent, s’intéresse à tous les gisements pétroliers et uranifères de l’hinterland boudés par les majors occidentales, réanime - en rivalité avec les Indiens (Mittal et Tata Steel) - tous les gisements de fer. Tandis que les Etats-Unis “réinvestissent” en Afrique pour sécuriser leurs approvisionnements énergétiques (25% en 2025) et contrer la menace terroriste dans la bande sahélienne. (En matière de santé, la fondation Bill Gates dépense chaque année plus que l’OMS). Les fonds arabes du Golfe ne sont pas en reste. Et le colonel Kadhafi a, lui-même, mis 7 milliards $ sur le tapis vert de l’Afrique noire.

Souffler dans la trompette, là où l’on peut être entendu. Avec ses petits sous, Paris va concentrer ses moyens sur le plan géographique dans quatre cercles de pays :

  1. 12 pays pour des actions bilatérales de lutte contre la pauvreté (Bénin, Burkina Faso, Guinée, Mali, Niger, Rwanda, Sénégal, etc.)

  2. 15 pays à revenu intermédiaire (Afrique du Sud, Angola, Congo-B, Gabon, Kenya, Nigeria, etc.) ;

  3. 18 pays à financements uniquement multilatéraux (Ethiopie, Ghana, Mozambique, Tanzanie, etc.) ;

  4. 10 pays en sortie de crise (Burundi, RDC, Côte d’Ivoire, Soudan, RCA, etc.) qui bénéficieront d’un nouveau “fonds spécial” de l’Agence française de développement. Au niveau sectoriel, la concentration sera drastique sur la santé (filières de médicaments et assurance-maladie), l’eau, les PME, le développement agricole et rural…

Les engagements multilatéraux seront sévèrement abrasés pour toutes les contributions de moins de 2 millions €, soit 33 organisations au pain sec en 2008, pour un montant global de 17 millions €.


Piloter le lourd appareil à la godille, là où l’on sent le tirant d’eau. “La tutelle ne se décrète pas, elle s’exerce” est la formule fétiche de ce rapport. On ne connaît pas encore le “pilote” du nouveau supersonique de la France en
Afrique. Pour l’instant, le pilotage stratégique sera exercé par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID).

La gouvernance politique de l’AFD sera renforcée et la “filialisation de son activité bancaire” expertisée. L’AFD héritera de la réserve des pays émergents. Les transferts de compétences sectorielles (développement économique et social, gouvernance financière) de la DGCID (Direction générale de la coopération internationale et du développement) à l’AFD seront achevés. Et un Conseil stratégique, réuni par le premier ministre ou le ministre des affaires étrangères, remplacera le défunt Haut Conseil de la coopération internationale (HCCI).

DOCUMENT : PATRICK MAMPOUYA

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Posté par Musengeshi Kat à 11:45 - Révélations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 janvier 2008

Bravo, monsieur Jean-Marie Bockel !

Le Secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Jean-Marie Bockel, a vivement critiqué mardi à Paris la gestion des revenus pétroliers en Afrique avant d’annoncer "le décès de la Françafrique".

A mort la bête immonde, Mr. Bockel !

Et permettez-moi, monsieur Bockel, de vous remercier à l´avance pour vos efforts dans ce sens. Nous réclamons depuis longtemps que cette bête immonde de la francafrique soit abattue…peine perdue ; elle semble non seulement avoir cent vies, mais aussi d´une subtilité quasi machiavélique. jean_Marie_bockel

Tous ceux qui entendaient nos cris nous prenaient, dans leur naïveté ou leur sournoise cupidité selon les cas, comme des marchands de mensonges. Et pourtant, comme vous l´avez remarqué vous-mêmes, l´Afrique s´y complait autant que toute l´autocratie française qui s´en enrichissait scandaleusement.

Nous sommes d´autant heureux que vous rejoignez nos rangs. Et permettez-nous cependant d´éveiller votre attention sur le fait que vous vous attaquez à un monstre dont les tentacules sont étendus dans le corps de l´Etat français, que chez l´élite corrompue et incapable en Afrique.

Changer les choses nous ferait à tous grand bien. Et ce qui est largement profitable à tous, l´Afrique se mettrait au travail et progresserait beaucoup plus rapidement que si ses capitaux se retrouvaient toujours dans les banques occidentales où leur sommeil ne profitait pas aux intérêts de ses propres enfants.

Encore une fois, bravo Mr. Bockel ! Peut-être avez-vous compris, et cela mieux que tous vos prédécesseurs, que le rendez-vous actuel avec une Afrique dynamique et progressiste est faussé par cette bête corrompue et insatiable de la francafrique. Et que si l´Afrique sortait de sa morosité et de son empêchement au développement, tout le monde en profiterait.

J´ai pensé, Mr. le Secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, à ces millions de femmes et d´enfants qui étaient – au 20ième siècle, s.v.p ! – privés d´eau potable, d´écoles, d´avenir ; et croyez-moi, cela fait mal de le voir. Et c´est d´autant avec joie que nous allons vous compter parmi nos amis : ceux qui vont au front de la justice et du respect de la valeur humaine avec nous.

Tout en vous souhaitant une bonne main, nous vous assurons notre indéfectible attachement et vous proposons d´emblée notre aide, car, ce monstre, Mr. Bockel, est subtil et puissant. A l´occasion parlez-en à votre homologue Louis Michel de l´Union Européenne. Parce que lui, il semble plutôt encourager chaudement cette francafrique dans l´intérêt de la Belgique et de ses industriels. 

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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Posté par Musengeshi Kat à 15:04 - Le tissu économique de l´avenir - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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