L´homme surnommé le bourreau de Srebrenica qui a été coupable de l´assassinat de plus de 8.000 musulmans en Bosnie est tombé après 13 ans de cache-cache entre les mains de la justice. Son transfert à la Haie est imminent.

Aujourd´hui Karadzic, demain Omar el Béchir

Enfin, souffle-t-on dans le monde entier, ce criminel va enfin subir le prix de ses forfaitures. Un grand moment en effet pour notre sens humain de justice. Radovan_KaradzicEt que justice soit faite le plus rapidement que possible pour rendre aux victimes musulmanes leur tribut légitime de justice.

Dans notre monde actuel où les valeurs humaines ont été ces derniers temps, par comportement inexplicable des personnes privées, des porteurs de pouvoirs et de décisions, systématiquement violentés, il est agréable de savoir que ceux qui se sont rendus coupables de crimes et de manquements graves tôt ou tard seront traduits en justice et puni. Vive la Cour Internationale de Justice, pourrait-on dire ; parce que cet instrument nous permettra, dans ses jugements, de restaurer notre sens de justice humaine mis à mal par des voyous de grands chemins qui profitèrent de leurs pouvoirs ou de leurs fonctions politiques pour s´exercer en toute barbarie sur leurs victimes sans défense.

Beaucoup se demandent pourquoi diable cela a-t-il duré 13 ans pour se saisir de ce criminel notoire et lui infliger bientôt la peine qui lui revient ? Qu´importe, répondrai-je ; le plus important est qu´aujourd´hui cet homme soit enfin arrêté et transféré devant ses juges. La justice humaine semble lente et patiente, mais elle existe ! Ses roues tournent parfois dans le vide, ou dans la botte de foin des coupables refuges sociaux et liens complices ; mais elle est têtue et persévérante. Radovan Karadzic va bientôt l´apprendre à ses dépends.

Il n´y a pas meilleur avertissement pour Omar el Béchir, le prochain candidat de la Cour Internationale de Justice. Ainsi qu´à tous ceux qui croient qu´ils peuvent, sans tenir compte de nos valeurs, de notre éthique et morale humaine, nous servir impunément leurs bassesses quelques soient les fonctions qu´ils exercent, leur nationalité, leur confession, la couleur de leur peau. And justice for all.

Et espérons, pour les générations futures, ainsi que pour le respect que nous nous portons à nous-mêmes, que ce genre d´abus bas et dégradant disparaisse à tout jamais de notre culture humaine. Sinon, nous recommandons à cette Haute Cour d´être persévérante, sans le moindre compromis. Au nom de la liberté, de droits humains incessibles et résolus auxquelles notre culture contemporaine aspire légitimement.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

Forum Réalisance