Au fait, personne n´avait intérêt à l´écroulement du système financier international. Pour ce qui était de la crise économique, chacun était responsable de sa propre économie nationale. George Bush, sachant l´Amérique responsable su séisme financier qui a risqué d´écrouler le système financier international se donna beaucoup de peine pour regagner la sympathie de ceux qu´on appelait aux Etats-Unis : le collège des régulateurs (entendez par-là les européens et leurs alliés asiatiques)

 Le libéralisme américain à bout d´arrogance et d´illusions

Les européens vinrent à la conférence de la dinde boiteuse américaine unis et solidaire de leurs revendications de réforme et de transparence. Le président Bush, au plus bas des sondages et pratiquement écrasé par la crise économique de saturation aggravée par un séisme financier entraînant son pays dans une lourde récession, se donna beaucoup de peine pour faire contre mauvaise fortune bon cœur. Mais pour les américains conscients tout à coup du poids influent de leurs partenaires internationaux pour les aider dans cette crise, il s´agissait de réitérer véhémentement leur foi à l´économie du libre marché. Le libéralisme fut rangé aux oubliettes pour la circonstance. G20

Les européens, eux, tout en parlant de l´économie sociale des marchés, n´en déroulèrent pas moins leurs catalogues de mesures de régulation et de transparence permettant de surveiller adéquatement à l´avenir les marchés financiers mondiaux afin d´éviter toute danger de collapse à l´avenir. Des pays tels que L´Ukraine, le Pakistan et l´Islande en savaient quelque chose pour être pratiquement en banqueroute sous la goutte du FMI. 47 points ont été retenus pour permettre rapidement d´évoluer vers une nouvelle norme internationale du système économique. Ceux-ci se recoupent en 4 catégories pour    

Restaurer la croissance et réformer le système financier international

Premier principe : il faut une relance coordonnée de l’économie mondiale, qui doit passer par des mesures budgétaires pour soutenir la demande, mais aussi par une aide accrue du FMI et des Banques de développement en faveur des pays les plus fragiles.

Second principe : il faut améliorer la régulation des marchés financiers internationaux et, pour cela, les pays doivent préparer des recommandations précises et concrètes avant le 31 mars 2009.

Troisième principe : améliorer la gouvernance économique mondiale,  ce qui passe nécessairement par une ouverture des institutions de Bretton Woods, le FMI notamment, aux pays émergents et en développement. (Ce qui, entre autre, prouve bien ici que malgré les apparences, le FMI était bien fermé ou sourd aux véritables intérêts des pays pauvres et sous développés !)

Le quatrième principe est plus une déclaration d’intention. On s’engage à refuser les tentations protectionnistes et à préserver les principes de l’économie de marché. Un élément qui a, semble-t-il, été ajouté à la demande expresse des américains et surtout du président sortant craignant que certains de ses collègues ne profitent de la dinde boiteuse américaine pour céder aux sirènes du collectivisme.

Mais précisément, les européens vont certainement imposer le bilancement transparent autant pour les affaires courantes que ceux à hauts risques trop souvent comptabilisés en secret. Par ailleurs, tous les produits banquiers et ceux de la tritrisation seraient répertoriés et soumis à des normes internationales de crédibilité. Autant que les fameuses agences et rating de certification seraient contraintes à justifier leurs classifications afin d´éviter, comme dans le passé, qu´elle ne soient parties prenantes de la vente de leurs expertises.

En fait, cette conférence, même si elle n´était que consultative avant l´entrée en fonction officielle du Président Obama qui s´est bien gardé de venir prendre les gifles et les quolibets mérités par son prédécesseur sortant, elle n´en mettait pas moins les choses au point. Ou du moins, pour les américains qui s´étaient, ainsi que leurs alliés anglais de jadis, refusé à adopter Basel II, la seule issue possible de remettre en confiance leurs alliés refroidis.

Un fait illustre la problématique devant laquelle se trouve les Etats-Unis face à leurs partenaires étroits : depuis quelques temps General Motors est en mal de liquidités comme on le sait. En Allemagne cependant, et suite à l´incapacité de la GM de payer ses redevances de l´ordre de 2 à 3 milliards € á sa succursale Opel en Allemagne ; cette dernière risque, face à la crise actuelle du crédit, de cesser ses productions à Rüsselsheim, Bochum, Eisenach und Kaiserslautern en condamnant ainsi 25.700 employés au chômage. Opel a donc fait appel au gouvernement allemand pour la garantir au crédit, mais le gouvernement Merkel veut s´assurer que le chèque payé en Allemagne ne servira pas aux Etats-Unis à renflouer la maison mère sans sécuriser en rien l´emploi et la production en Allemagne. Comme quoi amis, mais chacun doit boire le vin qu´il a tiré…jusqu´à la lie, au besoin.

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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