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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

12 novembre 2008

Peut-on réformer le capitalisme et lui donner un visage plus humain ?

Cette question, même si elle n´est qu´académique, n´en concerne pas moins tout le monde. La crise économique actuelle de saturation industrielle redoublée d´une acide crise financière va nous plonger tous une nouvelle refonte de règles, de principes et d´un ordre international économique valable pour tous. Mais l´esprit et le cadre répondront-ils réellement à une amélioration valable pour tous ? Qu´est-ce que cela veut réellement dire ?

Peut-on guérir le Capital de la rapacité, de la cupidité malsaine et asociale ?

« Nous devons humaniser le capitalisme »  Franz Müntefering, président du parti socialiste allemand (SPD)

Avec cette crise financière qui a largement ouvert son gouffre indécent sous nos pieds, nous assistons à un curieuse vente aux enchères d´un des principe les plus volontaire du capitalisme : la pleine responsabilité de ses actes douteux d´affaires. Non seulement les banques, les institutions financières et les assurances participèrent à l´émission et la propagation de valeurs vides et fausses dans le circuit financier international à partir de Wall Street, après s´être enrichies par des dividendes et des tantièmes opulents, faisaient appel à l´Etat pour les sauver des effets négatifs de leur indécente cupidité.

Les cris révoltés des contribuables pris à la gorge par la crise et par le portefeuille par les plans de sauvetage est tout à fait compréhensible car ceux-ci avaient bien l´impression que ces cols blancs peu regardant de l´intérêt social lorsqu´il s´agissait de leurs profits, s´évertuaient bien à socialiser…leurs pertes ! Ces larmes de crocodiles enferrés à leur propre piège de rapacité volontaire et bornée. Le profit et encore le profit, aussi libre et aussi incontrôlé que possible ; tel fut leur devise. Et maintenant ? Au secours, à nous l´Etat ; sauvez-nous de la détresse !

L´Etat, cette institution crainte et repoussée par ses vues communes et son fondement par trop social, était devenue tout à coup la bouée adulée de l´escroc et du failli ? Ou ne s´agissait-il pas que d´une nouvelle escroquerie utilisant le fait que ces banques et ces grandes institutions de financement étaient importantes pour la société…pour en abuser sans remord ? Tout à coup les épargnes des victimes étaient mises à bras ouverts en contribution pour sauver ceux qui les avaient mis à mal. Si cette logique semblait opportune pour juguler la crise, elle n´en était pas moins destructrice de l´impartialité de l´Etat si celui-ci n´exigeait pas de ces inconscients des finances une contre partie en participation et droit de regard étalés sur une durée de temps précis. Cela a été fait presque partout dans les pays riches ayant secouru leurs banquiers et financiers hypothécaires mis à mal.

Et cependant, sommes-nous sortis de l´auberge ? Allons-nous rapidement devenir maître de cette crise économique dont la virulence est accentuée par une crise financière de valeurs impropres ? Bien sûr, allons-nous la survivre et la maîtriser. Seulement, de sa durée dépendra les réformes et les réorientations industrielles et institutionnelles qui seront adoptées dans le monde entier pour nous doter d´un système économique et financier réglementé et valable pour tous. Par ailleurs, la réforme de l´ONU, la prise au sérieux de l´écologie mondiale, les réformes industrielles d´épargne de consommation d´énergie et de matières premières…etc y seront de la partie.

Mais la question fondamentale qui découle de la crise actuelle qui, je le répète, sera beaucoup plus virulente qu´on ne le pense (surtout pour les Etats-Unis), est, comme le dit si bien Franz Müntefering : peut-on arriver à humaniser le capitalisme ? Personnellement, et sans être pessimiste, j´en doute, et je suis non seulement sincère, mais aussi réaliste. Parce qu´on pourrait se demander : comment ? La cupidité et la rapacité sont des traits de caractère qui ont été encouragés et même considérés dans tout l´occident comme des qualités plutôt que de défauts. Et malgré tout, est-il possible de mieux contrôler le sens du profit, de le mettre à la laisse en lui inculquant une plus grande responsabilité des intérêts légitimes des autres, de la société, du bien commun ?

C´est possible, mais cela prendrait du temps, certainement plusieurs générations. La tendance et l´état de l´individualisme encouragé dans le monde occidental qui a dominé notre monde depuis 600 ans n´est pas aussi facile à refondre, d´autant que ces excès sont d´ordre plus naturels et instinctifs que foncièrement primitifs. Ce n´est pas s´enrichir qui est un défaut, loin de là ; mais bien s´enrichir aux détriments des autres en leur faisant subir des préjudices mettant à mal leurs droits, leurs libertés, leur bien-être. Le socialisme serait-il revenu après l´écroulement fracassant de l´illumination communiste ? J´en doute. Ce n´est pas parce qu´on veut boire un verre de lait qu´on doit acheter toute une vache !

Ce que je reproche le plus souvent aux socialistes, c´est que derrière cette politique, on ne prend pas toujours la peine de contrôler le profit et ses lointaines ou invisibles portées. Ainsi les gouvernements socialistes ont été les plus néfastes à l´Afrique pour permettre à leurs sociétés commerciales de faire un profit aveugle avec lequel ces socialistes pouvaient à domicile fêter leur idéologie dans la répartition des gains à leurs couches défavorisées. Plus, sinon autant que les gouvernements de droite ces gauchistes ont corrompu, assassiné des élites légitimement élues, attisé des révoltes, armé et soutenu des dictateurs pillant et appauvrissant leurs peuples au profit des intérêts occidentaux. Par ailleurs, les exportations de dumping économique plusieurs fois subventionnées ont pris ces dernières années envers l´Afrique une intensité bien criminelle envers l´agriculture et l´élevage du continent africain. Ce quia eu pour conséquence la dépendance accrue de ce continent envers les fournitures alimentaires occidentales. Ceci provoquait ou causait cela, comme on le voit. 

Ce dernier point montre à quel point, et malgré toutes les allégations d´aide et de partenariat que font les occidentaux aux africains, que la mauvaise foi subsiste encore dans les rapports économiques entre l´occident et l´Afrique. Cela est d´autant flagrant que les pays occidentaux ferment leurs frontières aux exportations des pays africains du coton, de l´arachide, par exemple le Burkina Faso, pour imposer cependant à ces pays d´ouvrir bien grands leurs frontières douanières ! Cette fausseté qui est entretenue avec l´aval de la Banque Mondiale et du FMI n´est pas pour donner aux africains de bons moyens d´épanouissement. Loin de là. Selon toute vraisemblance on leur consommait toutes leurs matières premières à grande vitesse tout en les repoussant dans la stagnation et la pauvreté. Par ailleurs, les investissements occidentaux en Afrique ne pouvaient se comparer avec ceux que tout l´occident avait, ces dernières années, fait en Chine, en Inde, au Vietnam etc. Or, disons-le bien, ces pays n´avaient ni souffert de l´esclavage occidental, ni cédé leurs matières premières au prix du pain pour le bien-être et l´industrialisation occidentale.

Cette crise donc a quelque chose de fondamental en elle. Elle remet, par son impasse actuelle, beaucoup de valeurs occidentales abusives en cause, mais elle incite aussi, devant l´évidence de la mauvaise foi persistante dans les rapports économiques et financiers internationaux, à tous les acteurs de revoir leurs idéologies politiques et économiques face à un intérêt commun (national et international) indubitable, mais aussi, comme s´est le cas de l´Afrique, par exemple, à se défendre contre un courant extérieur qui ne lui était pas favorable tant qu´elle resterait faible et pauvre. Ce qui ne l´empêche en rien, au contraire, de faire de faire un effort sérieux pour se guérir de ses manquements et insuffisances intérieures flagrantes.

Oui, disons-le bien haut : cette crise peut nous permettre de revoir notre définition de la liberté par rapport à ce que nous pouvons nous permettre, ce que nous devons éviter face à la responsabilité que nous avons face à nos concitoyen, à notre pays, et à notre monde extérieur. Et c´est en remoulant cette définition dans une meilleure définition commune, collective ou individuelle, en résolvant au mieux le désordre ou les disparités de notre échelle contemporaine de valeurs, que nous maîtriserons rapidement la crise. Sinon, eh bien, sinon à la prochaine et à ses douleurs et privations.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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21 juillet 2008

Fiasco sud-Africain à l´organisation du Mundial 2010 ?

Que se passe-t-il réellement en Afrique du Sud ? Pas capable de mettre sur pied l´organisation d´un Mundial ? Si l´Afrique du Sud qui était l´économie la plus riche de l´Afrique noire n´y arrivait pas ; cela ne voulait-il pas dire que toute l´Afrique se surestimait dangereusement ?

Un retard d´achèvement de travaux qui pesait lourd

Oui, que s´était-il donc passé, depuis que les sud Africains s´étaient sentis fiers et heureux de pouvoir recueillir la Mundial 2010 ? Plus d´yeux que de ventre ? Ou comme toujours, et encore une fois la preuve que les africains se surestimaient dangereusement ?

Lorsque Sepp Blatter avait laissé entendre, fin mai – début juin l´opportunité de trouver une alternative aux sud africains, j´ai crû à une intoxe, une mauvaise ou méprisante appréciation des efforts de préparation faits par les sud africains. Mais à bien y penser, je me suis demandé si un pays, comme je le disais à Djé, ne savait pas satisfaire à sa croissante consommation d´énergie et était soudainement obligé à rationner…ce genre de signe ne trompent pas : on avait dormi dans la prévision. Djé affirmait le contraire à l´époque. Aujourd´hui cependant, les sud africains eux-mêmes reconnaissent qu´il y a grand risque qu´ils ne soient pas prêts à temps pour accueillir valablement ce championnat mondial du football de 2010.

On parlait déjà du Brésil, ou de la Corée…Tout cela n´est pas pour rehausser la fierté et le bon sens économique des africains qu´on entend, pour trouver un prétexte à leurs déboires et à leurs insuffisances prétendre que ce dont ils avaient besoin, ce sont des jobs bien payés, un meilleur bien-être, plutôt que d´accueillir des jeux. Or, mes amis, ces jeux sont disputés parce qu´ils rapportent des investissements rehaussant autant l´hôtellerie, la production alimentaire, celle des boissons, le tourisme, les communications…etc. Grosso modo ces jeux rapportent au pays organisateur un minimum de 2 milliards $ net environ, si pas plus. Ce n´est pas de la petite monnaie, pas du tout. Personne ne crache dessus quand il sait ce que c´est que l´économie.

Non, je crois plutôt qu´après avoir dépensé 1,63 milliards € pour acquérir une centrale atomique française, les fiances publiques se sont essoufflées. Et surtout qu´on ne vienne pas sortir des prétextes aussi fallacieux comme ceux qu´on sert aux gens actuellement pour masquer son embarras ; cela ne trompe personne. On a déjà vu les sud-africains s en prendre aux plus pauvres qu´eux au marteau, à la machette et à la coupe-coupe…des signes qui ne trompent pas. A la fin, on se demande si l´Afrique n arrive jamais à arriver à temps, à saisir sa chance à deux mains quand il le faut ?

Maintenant, je souhaite que les blancs qui s´achetaient par le monde entier des valeurs mondiales telles que Gucci, Mont Blanc ou Cerrutti, se donnent la peine de financer les infrastructures de ces jeux, s´il n´est pas trop tard. Après tout, ce pays est aussi le leur. Cela va attirer des visiteurs et des capitaux dans le pays. Sinon, eh bien, on remettra cela pour 2014 en échangeant d´organisateur avec le Brésil si cela est faisable. En tout cas, cela est tout de même un blâmage pour les sud-africains blancs ou noirs. Parce qu´on pourra, encore une fois dire : ces africains…

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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14 juillet 2008

Le nouveau gros machin euro-Sarkozien : l´Union Méditerranéenne

De nouvelles perspectives économiques pour relever le retrait sans gloire prochain des américains du Moyen-Orient ? Ou était-ce, à la conférence de la dernière chance occidentale avant le lever de rideau de l´ouragan chinois, le dernier carré de naïfs auxquels on voulait vendre le pain noir exploitant et corrompant contre le pétrole et le gaz comme on l´avait fait dans toute l´Afrique noire pour des matières premières minières ?

Méditerranée, méditerranée…un nouveau marché de dupes ?

« Une fourmi noire dans la nuit noire, Dieu seul la voit » Proverbe juif

43 pays vinrent au rendez-vous de mise en scène bien sarkozien : un jour avant la fête du 14 juillet…la solennité de cette entreprise n´aurait trouvé meilleur calendrier pour impressionner son monde. On en parlera certainement. Mais en substance, que cachait cette nouvelle Union ? De prime abord, le fait que des palestiniens et des arabes d´une part, et de l´autre Israël faisaient partie du même projet ; il y avait bien de raisons de croire que ces belligérants acharnés allaient trouver de meilleurs moyens d´entreprendre finalement une paix qui serait salutaire à tous. Particulièrement à Israël que la Crise Economique occidentale, le flagrant échec américain de la guerre d´Irak, la fulgurante montée de la Chine et de l´Inde au firmament de l´industrialisation…Tout cela embarrassait l´avenir du pays juif parce que ses alliés occidentaux allaient bientôt, en dehors de lourdes réformes socioéconomiques, industrielles et écologiques que leur imposait le maintien de leur niveau de vie, se consacrer à l´exploitation de nouveaux marchés. Dont le marché arabe face auquel les israéliens, et cela grâce à leur propre inflexibilité, ne possédaient aucune carte intégrative gagnante.

Et au moment où l´Afrique noire se rétractait devant des APE qui ne semblaient pas les sortir de l´ancien (et décrié) formalisme occidental d´exploitation – un schéma qui, tout en prétendant au partenariat et au respect mutuel des peuples, n´en avait pas moins entretenu volontairement l´exploitation scandaleuse des matières premières de ce continent tout en y instaurant des satrapes de dictatures et de corruption ruinant ces pays jusqu´à la moelle sans leur donner ni bases de développement, ni structures d´industrialisation. Ce qui eut pour conséquences des guerres fratricides, une paupérisation scandaleuse des masses et des manques criants aux enjeux du développement, ainsi que, dans l´arrière pays noir, se développait un écologisme barbare causé par des exploitants renégats du pétrole au Nigéria, par exemple. Les africains, aussi technologiquement retardés qu´ils soient, avaient fini par comprendre qu´on abusait pertinemment d´eux. D´autre part, saignés à blanc par une politique de chosification économique et financière occidentale méprisant tout intérêt légitimes des pays noirs à se réaliser librement (A part l´Afrique du Sud dont l´économie étaient tenue par des blancs), les africains ne représentaient plus une clientèle solvable pour les industries occidentales en mal de ventes et d´expansion.

Ce sont, sans le moindre doute, des nécessités économiques impératives qui voulaient que les européens vendent aux arabes du Proche Orient une Union qui leur permettrait d´ouvrir dans cette région, à coup de promesses ou de réalisations adéquates, de nouveaux marchés d´exploitation industrielle. On le voit avec la visite attendue en Algérie (du16 au 17 juillet 2008) d´Angela Merkel, la chancelière allemande : on promettait monts et merveilles de l´industrie allemande pour, en réalité vendre clé sur porte des systèmes de production lesquels renfloueraient les caisses de firmes industrielles allemandes avec les accumulations sociales algériennes. Et ce marché, dès qu´il serait acquis et exploité, permettrait de contrer les avancées industrielles chinoises, indiennes ou autres brésiliennes. En souffrira plus tard qui se laisserait prendre à ce jeu sans lendemains fructueux, car les accumulation exportées vers l´étranger ne servaient pas à développer les universités conceptuelles ou techniques, les petites et moyennes entreprises ou même à tourner au sein de la société et dans le prêt bancaire, permettant ainsi au marché national de dynamiser sa vitalité et ses forces innovatrices. Bien au contraire, elle servaient à enrichir et perfectionner les moyens et les instruments ceux qui demain reviendraient étaler leur supériorité. Et ceux (les malheureux bornés) qui croyaient naïvement au mensonge du transfert de technologie ; pour les guérir de leur absurdité, il leur suffit de les informer sur l´exemple chinois, indien ou même africain. Et s´ils ne sont pas aveugles et demeurés, ils reconnaîtrons que seule la formation de ses propres techniciens et ingénieurs procure de véritables résultats d´industrialisation. La technologie, on peut l´imiter si on la comprend et si on en maîtrise les impératifs. Mais croire que celui qui a investit, qui s´est donné la peine de la développer peut vous l´offrir sous quelque forme que ce soit…c´est de la pure des idioties. Le réveil dans la pauvreté est tout aussi…déprimant.

Mais parlons-en de cette Union de la méditerranée. Devant quels peuples et quelles mentalités se trouvait-on ? La mentalité occidentale est bien connue : elle est dépendante de ses intérêts économiques et commerciaux. De l´autre côté, cependant, on avait un mélange rationnel dominé par l´absolutisme du Coran ! Et même si ces pays arabes aspiraient légitimement au développement et à l´industrialisation, leurs sociétés étaient enchaînées à une religiosité qui ralentissait l´objectivisation des libertés et des droits individuels. Ou les influençait parfois désagréablement dans un sens qui éloignait leurs sociétés de valeurs mercantiles si fructueuses pour l´occident. Certes, l´industrie pouvait émanciper grandement ces sociétés en créant de nouveaux emplois et en développant la créativité individuelle ; de cela nous n´en doutons pas, d´autant que le chômage chez les intellectuels de ces pays atteignaient aujourd´hui jusqu´à 60% ! Ce qui était cependant évident, c´est que l´arabe, et cela depuis des décennies, ne se donnait pas la peine d´exporter d´autres produits que son Coran. Sous toutes les formes : louvoyante et infâme comme au Soudan, extrémistes et gratuitement sanguinaire et absolutiste comme avec le 9/11 des talibans, ou encore en Europe en la parsemant de mosquées sans pour autant s´intégrer en s´émancipant de certaines pratiques humaines désuètes tel que le rapport subordonné de la femme au sein du mariage et de la société. Cependant qu´une prétention des plus…intolérante leur faisait dire ou affirmer qu´ils étaient de la meilleure religion du monde ! L´art de s´enfermer dans sa petite lucidité.

Promettre des autoroutes, des projets économiques ou industriels communs allait-il changer les choses ? Qui sait. Et pour qui, dans quel but ; telle est la seconde question. Seule l´histoire le dira. Pour l´occident commence avec cette nouvelle aventure politique un nouveau chapitre de ses relations avec le Proche orient. Personnellement je déplore qu´on ait détruit les structures d´un Etat irakien le plus laïcisé à l´époque dans tout le monde musulman…pour tenter aujourd´hui à créer un machin mettant face à face deux mentalités tout à fait différentes. S´agissait-il seulement d´exploitation, de marché économique et commercial ? Ou s´agissait-il, après le lourd déploiement à l´Est européen plein d´obligations et de devoirs de financement économique, de se doter d´un marché servant à renflouer les caisses de sociétés industrielles traqués ou mis à mal par la crise économique actuelle ?

Tout cela est possible. Il est tout autant possible que cette nouvelle Union devienne fructueuse et positive en permettant à Israël de comprendre qu´il doit cesser de jouer les Rambo et le persécuteur du peuple palestinien dans une région de majorité arabe. Parce que sinon, ce pays ne sera ni accepté, ni en paix avec ses voisins. Or, le temps joue contre les juifs : autant par leur démographie négative que les lourds frais militaires qu´ils doivent soutenir face à des pays arabes aux populations croissantes et, dans un tout proche avenir, de mieux en mieux armés à asseoir et défendre leurs intérêts…

Certains analystes pensent qu´il s´agit d´isoler l´Iran dans cette Union. A mon avis il est trop tard pour isoler ou affaiblir l´Iran. L´occident se ridiculise juridiquement si elle maintient avoir le droit d´empêcher ce pays à accéder à l´énergie atomique. Et c´est d´autant grave et singulier que les pays qui le prétendent sont tous armés jusqu´aux dents de bombes atomiques ! Soutenir cette absurdité illogique et faussement paternaliste n´est rien d´autre qu´entretenir un néocolonialisme énergétique. Et plus on prendra des sanctions contre ce pays, et plus ce pays emploiera ses chercheurs et intellectuels à lui trouver les voies et moyens de se développer par lui-même. Cela ne fera que grandir le respect et l´admiration des autres pays arabes pour ce pays perse. D´autre part, il ne faut pas sous estimer la solidarité islamique qui et immense. L´Arabie Saoudite a investi 50 milliards $ en Libye et autant en Algérie cette année. Combien l´occident a-t-il investi en Afrique, chez ses partenaires de toujours ? Beaucoup moins, n´est-ce pas ; alors, ne soyons ni aveugles, ni bêtement optimistes… ! Attendons et voyons voir; le temps dévoile bien de secrets...et de désillusions. L´Afrique en a bu jusqu´à la lie. Mais peut-être l´arabe serait-il plus averti ? Inch Allah !

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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06 juillet 2008

A propos de Révélation et Coutume

En commentaire à l´article du professeur Tedanga Ipota Bembela

Le fond du problème.

Cher professeur Tedanga Ipota Bembela, je me suis donné la peine de lire tous vos écrits, parce que vous êtes celui, ou un des rares parmi les intellectuels africains à avoir saisi les choses comme elles le sont réellement. J´ai lu votre conclusion entre l´église Kimbanguiste et Simon Kimbangu que je considère comme brillante, et évidente. Cependant que l´église kimbanguiste s´en défend, par opportunisme financier, comme on le sait. Elle reçoit des subsides de l´église catholique ! Et ses douteuses approches envers le judaïsme sont tout aussi conditionnées par des aides financières intentionnées. C´est toute l´histoire de la corruption sociale, culturelle, économique et spirituelle en Afrique : un phénomène qui a pris des proportions et une incidence nocive à la libre éclosion et au foisonnement objectif de l´existentialisme intellectuel de l´homme noir. Ce qui a pour conséquence la destruction et le faussement de son identité, et ainsi, de son assujettissement implicite à la domination occidentale. Ce travail de destruction est fait avec un machiavélisme à la fois impressionnant qu´insultant pour ceux qui s´y adonnent ou l´entretiennent. Nous sommes donnés, dans la légitime intention de recouvrer les véritables symboles, pensées et aspirations de l´homme noir, de lutter contre cette perversion qui enterrait, par ses faussetés et ses malfaçons, la liberté de penser et d´agir de la race noire.

Une chose est évidente, à mon avis : sans accepter, rechercher ou entretenir la quête perceptionnelle et réalisationnelle de la perfection comme lieu d´aspiration, de jouissance et d´équilibre parfait, toute approche de Dieu est une demi vérité servant plutôt à des buts subjectifs douteux qu´à guérir la soif légitime de toute société, de toute existence humaine à une norme, un symbolisme, une spiritualité supérieure réalisant au mieux les saines attentes et aspirations humaines. Or, pour accéder à la perfection, on doit nécessairement accepter l´imperfection d´où on part pour, en la niant ou la rejetant progressivement, arriver à parfaire les choses.

Partant tous de notre subjectivité humaine, et même si notre raison et notre entendement disciplinés subjuguent nos tendances, nous ne serons jamais des êtres parfaits. Nous sommes donc malgré tout condamnés à la perfection imparfaite, parce que nous sommes somme toute des êtres mortels limités par le temps autant que par nos possibilités individuelles. Ceci pour dire que tout absolutisme, toute domination ou castration sociohistorique quelle qu elle soit sa forme culturelle, économique, spirituelle, est une offense au plus simple du bon sens. Ceux donc qui prétendent aller apprendre aux autres à connaître Dieu, ou prétendent qu´ils sont détenteurs ou possesseurs de la vérité spirituelle ou déictique sont de grands charlatans incultes et bornés. Beaucoup renient, pour des raisons occultes, l´héritage socioculturel et ou idéologique que la culture sociale lègue à la religion. Or notre perception de la foi autant que de notre société ou même de la science évolue avec la connaissance, la critique ou l´évolution des us et usages de nos sociétés dans le temps. Car Dieu, s´il existe, est autant tolérance que multiplicité autant de la foi, que de sa négation. Lui peut se donner ce luxe de se nier lui-même parce qu´il est éternel et omnipotent.

Et si nous nous mettons devant les yeux tous les crimes et les exactions qui ont été mensongèrement, à grand renfort de parjures et d´exactions de tout acabit, faits et exercés en son nom ; nous devons reconnaître que nous sommes encore bien loin de la perfection. Les plus dangereux étant ceux qui se refusent à respecter et reconnaître la liberté des autres, à exercer la tolérance comme principe supérieur de la convivialité humaine. Ceux-là, dès le départ, sont les ennemis de toute haute pensée de l´existence humaine.

Musengeshi Katata

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05 juillet 2008

RDC – Belgique. Une crise synthétique de méfiance ?

En commentaire à l´article de Kongotimes :

Crise RDC-Belgique / Karel De Gucht : « Colette Braeckman prête à notre diplomatie des intentions qu’elle n’a pas » 

A la kermesse d´intentions inachevées ou incomprises

Parler d´une crise dans cette affaire, c´est vouloir à la fois prêter aux concernés : le président Kabila, Karel De Gucht et Colette Braeckman plus d´honneur et d´importance que toute cette histoire ne mérite. Colette Braeckman semble lancer à l´emporte pièce des ballons vides et plutôt tendancieux pour provoquer la diplomatie belge. Pourquoi y réussit-elle, au fait ? Certainement pas parce que ce qu´elle avance est logique ou fondé. C´est à peine si, pour tout averti de la politique internationale, de telles gratuites supputations peuvent être prises au sérieux. Elle prétend que la Belgique serait à la recherche d´un remplaçant à Kabila, et affirme que la Belgique a participé activement à l´arrestation et l´écartement de Jean Pierre Bemba afin que celui-ci ne vienne pas prendre le pouvoir au RDCongo. Cette contradiction !

Il y a, je n´en doute pas, un malaise fondé entre le RDCongo et la Belgique. Karel De Gucht l´a, diplomatiquement ou pas laissé entendre : la gestion politique du Congo ne semble pas à la hauteur ses responsabilités. Et cette critique est fondée. On pourrait en effet faire mieux pour des dignitaires qui s´octroyaient une augmentation de 300% de leurs honoraires qui passaient ainsi de 1.500 $ à 4.500 $ tandis que le petit fonctionnaire ne gagnait que 15 $ par mois ! Le pays présentait tous les aspects du délaissement économique et structurel : les écoles étaient insalubres et mal loties, les routes économiques importantes cassées ou en complète désuétude. Quid des chemins de fer dont

Kabila-père avait promis la construction de 25.000 Km par an ? On avait préféré laisser ce soin aux chinois (qui ne construisaient que dans leur intérêt immédiat)…Combien d´emplois, et surtout combien de petites et moyennes entreprises productrices avaient été co-commanditées par l´Etat congolais afin de promouvoir l´emploi dans les secteurs agricoles, ceux de l´élevage ou ceux plus importants pour l´avenir de l´industrie congolaise, à savoir ceux formants et employant les ouvriers industriels qualifiés dans le bois, le fer, la chimie, l´électricité…etc ?

Si tout cela n´avait pas encore été entrepris, que faisait donc le gouvernement congolais, pourrait-on se demander. Un président qui avait les honoraires d´un chancelier allemand (240.000 $ par an), dont la fortune actuelle est estimée à 1 milliard $ qui n´arrivait pas à organiser adéquatement son pays vers les exigences modernes d´un meilleur avenir tout en recevant du contribuable belge une aide de 280 millions € par an…Faut-il acclamer ? Où sont les résultats, que diable ; du moins, on s´attend à ce que, fermement une large politique d´embauche et de création de structures professionnelles et de haut niveau technique pour soutenir et promouvoir la production industrielle et exigeante de demain. Est-ce le cas, alors qu´on en publie les chiffres ; parce qu´apparemment les choses vont, comme dans bien de pays africains, trop lentement. Or soyons sincères, le temps presse et sous la pression économique et industrielle étrangère, dégrade de jour en jour la position de ceux qui ne se sont pas encore industrialisés. Les africains, apparemment croyaient, à tort qu´ils auraient tout le temps du monde pour faire leur chemin…on se demande si cet irréalisme ne dure pas depuis 600 ans. Les enfants africains, cependant ont une soif légitime immédiate au bien-être…faut-il qu´ils attendent lorsque les matières premières de leur continent seront épuisées pour commencer à espérer ?

La Belgique a un intérêt légitime dans le meilleur développement de la RDCongo, parce qu´elle en tirera un déploiement financier et industriel hautement fructueux que si ce pays restait à la traîne et moisissait, comme par le passé, dans la pauvreté du sous développement. Il s´agit ici d´intérêts communs et partagés des deux pays. Et Colette Braeckman, en jouant de l´intoxe spéculative gratuite n´a rien compris des nécessités de l´avenir contenant pour elle trop de données géopolitiques. Elle doit pourtant se faire à l´idée que le culte de personnalité aveugle comme on le faisait dans le temps est périmé. A l´avenir, et même aux africains, les occidentaux vont exiger des résultats, pas de bla-bla parfumés de sympathie ou d´intoxe cachant l´incapacité des élites politiques africaines à remplir valablement leurs devoirs envers les leurs. Parce que ce qui rend l´Afrique vulnérable et instable, c´est sa pauvreté et l´ incapacité d´une jeunesse de plus en plus nombreuse à réaliser ses rêves et ses attentes autrement qu´en quittant le pays vers l´occident. Et si c´est toujours le cas, eh bien, et quel que soit la sympathie ou les égards avec lesquels quelque président africain veut être honoré, le désordre social et les révoltes armées allaient, un jour ou l´autre, faire leurs meurtrières et désagréables apparitions ; ne l´a-t-on pas vu dans la riche Afrique du Sud à l´endroit de moins lotis qu´eux ? Or les occidentaux avaient intérêts à investir en Afrique, et ces troubles sociaux ou des gens incapables d´avancer et de devenir solvables et respectés…ce ne sont jamais de bons amis en affaire. Ce sont plutôt des faibles jouant aux faux riches, plutôt mendiants qu´indépendants. Qui se souhaite de tels amis dans notre avenir disputé et volontaire de demain ?

Cette crise (dit-on) est, pour moi, plutôt un malaise dû à un manque évident de sincère dialogue. Ceux qui l´entretiennent, comme Colette Braeckman, ont à mon sens une fausse idée de la situation. Ou alors il s´agit (à nouveau ou comme toujours) à offrir à un président africain un bouclier que ne peut lui donner que les résultats économiques et sociaux de la bonne promotion de son peuple. N´oublions pas : ni Kabila, ni Colette Braeckman, ni Karel de Gucht ne sont invulnérables ou éternels ; seuls les peuples belges et congolais le sont. Ce qui veut dire que c´est sous l´angle des intérêts partagés ou communs de ces peuples qu´on peut comprendre et avoir la meilleure mesure des choses. Et sans me tromper de beaucoup, je dirai que leurs avenirs respectifs se réjouiraient grandement du développement du RDCongo, parce que la Belgique en profiterait d´autant mieux dans sa solvabilité et ses hauts échanges industriels. Beaucoup de parvenus de la chose publique, plus apolitiques que politiques se mêlent actuellement de ce qu´ils ne maîtrisent, ni ne comprennent : la gestion et l exercice du pouvoir. A coup de versets bibliques ou de raisonnements déraillés, sans suite et sans consistance, ces pauvres gens arrivistes veulent illuminer leur monde. Ils oublient cependant que malgré que le petit peuple soit de modeste instruction, l´Afrique a cependant de hauts lettrés à même de savoir quant il y a occultisme ou pas. Laissons, donc, comme le disent si bien les allemands, l´église au village et la politique en ville.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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25 juin 2008

Valeurs humaines et contradictions : le vu et le caché de notre sens de justice

Apparemment juste et évident : l´ONU condamne dernièrement les viols de femmes commis dans les conflits armés. Mais voilà : ne pas empêcher ou condamner le conflit armé lui-même qui a conduit au meurtre de vies humaines (militaires ou civiles), et cependant s´en prendre au viol…celui qui peut tuer pour une raison ou pour une autre, recule-t-il devant le viol d´une femme ?

Justice désaccordée, justice de circonstance ?

Nous sommes tous d´accord que le viol, qu´il soit exercé en période militaire ou civile, est un vil crime et qu´il doit être puni sans la moindre tolérance. Mais disons-le aussi : à toutes les époques humaines, toutes les armées se sont abaissées à de tels crimes parce qu´ils avaient le caractère psychologique de combattre les adversaires dans sa fierté morale. Que ce soit au Vietnam, pendant la deuxième guerre mondiale de tous les côtés, le viol était à l´ordre du jour quand l´occasion et la basse morale du combattant et de ses supérieurs l´autorisaient. L´année passée, les Etats-Unis ont rejeté la motion présentée le 7 juillet 2007 au Congrès américain par le représentant démocrate de la Californie, Mike Honda, élu de la Silicon Valley, qui condamne le Japon et exige que Tokyo assume sa responsabilité à l'égard des «femmes de réconfort», ces 200 000 esclaves sexuelles coréennes, taïwanaises, philippines, chinoises de Malaisie ou néerlandaises d'Indonésie entraînées de force dans les fourgons de l'armée japonaise par la Kampetaï, la police militaire, ou bernées par la promesse d'un travail. Alors, morale de circonstance ? Ces femmes n´avaient-elles pas mérité que les Etats-Unis qui avaient gagné la guerre leur rendent justice ?

Ce rejet de condamnation, pour conciliant qu´il fut à l´égard du Japon, ne cachait-il pas la conscience douteuse d´une Amérique qui, elle-même, et sous des prétextes des plus aventureux de l´interprétation de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre, priva volontairement le droit international reconnu aux détenus en leur faisant subir à Abu Ghraib, à Guantanomo un non droit assaisonné de traitements illicites et douteux pour un pays civilisé et se réclamant des droits des hommes, de la liberté et de la démocratie ? Jusqu´à ce que la Cour suprême américaine reconnut à ces détenus le droit de recours devant des tribunaux civils, ni l´ONU, ni qui que ce soit au monde ne sut leur venir en secours.

Et faisons une petite parenthèse pour apprécier de la dialectique de Nariaki Nakayama, qui fut jusqu'en 2005 ministre japonais de l'Education et des Sciences et qui préside la commission parlementaire chargée d'élaborer un projet de réforme de l'enseignement de l'histoire du Japon rétorquait : C'est très bizarre, dit-il. C'est comme si le Parlement japonais adoptait une résolution réclamant à George Bush de s'excuser pour la traite des Noirs. Cela n'a aucun sens !...“ Sur la prostitution forcée que le japon exerça sur ces femmes il disait, cet ancien ministre japonais de l´éducation : «Avant la guerre, la prostitution était légale. Ces femmes étaient des prostituées, en majorité de nationalité japonaise, puisque la Corée était un territoire japonais. Certaines de ces femmes étaient volontaires, d'autres étaient vendues par leurs parents très pauvres. C'est un très grand malheur qu'une vie de prostituée, concèda-t-il, mais c'était aussi une bonne affaire. Le moins qu´on puisse demander est : qu´en était-il de la liberté, des droits civils et humains de ces pauvres femmes ? En temps de guerre, manifestement, ces droits ne valaient rien du tout ; ils étaient soumis au bon vouloir de l´occupant. L´ONU avait beau condamner ceci et cela, si ce même ONU n´était pas en mesure d´empêcher ou d´endiguer les guerres…cette législation n´était applicable qu´aux perdants, ou, comme on le voyait au Darfour, ne se résumait qu´à de chaudes injonctions qui ne changeaient rien du tout pendant que la victime, elle devait vivre et s´accommoder de l´autorité humiliante de son agresseur. Etrange monde, n´est-ce pas… ?

L´ancien ministre japonais de l´éducation, lui, au sujet des exactions commises pendant la guerre par l´armée japonaise, reconnaissait : « le Japon a causé beaucoup de dommages en envahissant des pays étrangers». «Mais cela s'est passé à une époque où l'impérialisme et le colonialisme étaient la norme. Le Japon devait protéger son indépendance et la paix. . . Il y avait la menace d'une descente vers le sud de l'Union soviétique.» ici on avait bien l´exemple de quelqu´un qui se donnait l´absolution sans le moindre remord. Tout était explicable, sinon excusable avec des raisons subjectives bien claires et plausibles.

Au fait, que se passe-t-il dans notre culture humaine où apparemment les valeurs étaient, lorsqu´on était puissant et selon qu´on était, pour une raison stratégique ou politique protégé par des pays puissants; la justice humaine était-t-elle passible d´interprétation subjective hautement compréhensive ? Il n´y avait pratiquement pas de juge capable de juger ou de dire le droit. Et dans ces conditions, et si la justice ne s´appliquait qu´aux perdants, aux pauvres ; cette justice, que valait-elle pratiquement ? N´oublions pas qu´un Kissinger, par exemple, était recherché pour crime contre l´humanité, mais que l´Amérique ne reconnaissant pas le Tribunal International de la Haie, rien ne peut être entrepris contre lui. A moins qu´il ne soit arrêté à l´étranger sans le couvert d´un statut diplomatique qui le mettait à l´abri de toute poursuite. Que se passe-t-il donc ; l´Amérique serait-elle capable d´attaquer volontairement un pays comme l´Irak, par exemple, et y faire pendre son dictateur, mais elle se refuserait à ce que la justice soit faite sur un de ses citoyens présumé coupable de crimes contre l´humanité ? Nous y voilà. Cette Amérique reconnaissait-elle le reste du monde ou ne vivait-elle que d´après ses propres principes ? Et pourquoi le reste du monde devrait-il accepter une justice américaine qui ne le reconnaissait pas ?

Passe encore que la justice internationale soit…relative. A cet inconvénient, nous pouvons opposer le temps et la sagesse humaine. La justice est patiente, mais elle ne dort pas. Un jour prochain sa main de fer s´étendra sur ceux qui se croyaient à l´abri…Et justice sera faite. Non, plus dangereux était le faussement volontaire des valeurs de justice et d´équité afin d´innocenter ou de minimiser les crimes commis envers des victimes de faible lobbysme. Exemple : un De Clercq de l´Apartheid eut le loisir de visiter la France en toute quiétude pendant qu´un Thomas Sankara, par exemple, était assassiné comme un chien galeux avec la complicité de la France. Pourquoi ne l´a-t-on, jusqu´à ce jour, inculpé de crime contre l´humanité, ce De Clercq, lui et ses complices ? L´apartheid serait-il devenu un délit anodin ? Ou cette condamnation mettrait à jour l´ouverte complicité de tout l´occident à cette tragédie humaine cruelle et amorale ?

Autre chose : on arrêtait un Jean Pierre Bemba à Bruxelles pour le juger prochainement contre sur des présomptions de crime contre l´humanité ; ce qui était, s´il est reconnu coupable, une bonne chose. Et cependant, ne pas s´en prendre aux fonctionnaires français, par exemple qui fomentaient des rébellions armées en Afrique pour asseoir des dictateurs sanguinaires envers les leurs et empressés aux intérêts français ou encore s´en prendre aux marchands d´armes dont les engins de mort mettaient, dans l´intérêt de quelques métropoles occidentales, l´Afrique à feu et à sang pour mieux la piller et y déverser leurs excédents appauvrissants…si tous ces actes n´étaient pas délibérément criminels et ne relevaient pas de crimes contre la liberté et les droits des peuples ; qu´étaient-ils donc ?

Dans notre monde où de simples exportations de produits étrangers hautement subventionnés et vendus à vil prix, comme ce fut le cas de la Jamaïque avec le lait de Nestlé et pour le Ghana, le Burkina Faso, le Mali pour les viandes de l´Union Européenne, le sucre, les tomates, les oignons, le poisson, le poulet surgelé et autres denrées agricoles massivement imposées sur ces pays ; ce qui causait la destruction volontaire ou l´écroulement de l´agriculture et de l´élevage de ces pauvres pays sous développés, la justice sociale ou juridique sont devenus d´énormes points d´interrogation. Et on se demandait bien si les gouvernements qui encourageaient leurs exportateurs avec des subventions bienveillantes à étouffer avec des prix de dumping l´agriculture et l´élevage des africains ; si ces gouvernements n´étaient pas complices de la pauvreté et de la misère que l´abattement de ces deux importants secteurs de l´économie de pays en voie de développement ne s´étaient pas rendus coupables d´un terrorisme économique moderne de la pire des sournoiserie.

Business as usually, diront certains; et pourtant, s´époumoner plus tard à l´ONU ou au G8 en faisant appel à l´aide pour les pauvres menacés par la famine ou les agressions militaires gratuites…si tout cela était logique et réellement efficace à combattre les maux de notre époque par la racine. Ou, et c´est la conclusion qui s´en dégage dans notre monde où les valeurs sont trompées ou interprétées au gré des intérêts subjectifs dominants, on essayait de faire bonne figure et beaucoup de bruit, dès lors qu´on s´en prenait aux conséquences, au lieu de combattre le mal à ses racines. Et j´irai plus loin : ces aides qui revenaient sous des formes diverses abonder et enrichir des comptes privés africains ou européens alors qu´ils étaient destinés à sauver des vies humaines contre la pauvreté et la misère la plus écoeurante pour notre époque, tous ceux qui s´adonnaient à cette immonde escroquerie, banquiers et clients ; n´étaient-ils pas coupables de génocide social ? N´avaient-ils pas été coupables, d´escroquerie criminelle, d´abandon et de non assistance à personne en danger imminent ?

Non, il n´existe pas de monde parfait, parce que nous-mêmes, en tant qu´êtres humains, nous ne sommes pas parfaits ; ce qui n´est pas une raison pour fermer les yeux devant des exactions évidentes et répétées. Et si nous voulons vivre dans un monde relativement meilleur que celui d´hier, notre sens de justice doit s´élever à répondre aux exigences complexes et détaillées de notre monde de jour en jour ouvert et changeant. Ce qui veut dire que la justice ne doit pas rester enfermée dans ses chaussures traditionnelles ; elle doit avoir le courage, et cela au nom d´un idéal commun élevé de commune utilité, de faire face aux défis que nous imposent tous la modernité. Nous avons à débattre ou à combattre aujourd´hui les soubresauts insalubres d´un terrorisme islamique indécent ; si à cette perversion de l´islam nous ne savons pas imposer un système de valeurs reposant sur des valeurs intrinsèques, valables et impératives pour tous, ce ne sera pas quelques expéditions punitives militaires qui nous garderont de prochaines flambées. Ce ne sont pas les armes et la répression qui font la grandeur et le bien être respecté d´une culture, d´une civilisation humaine ; mais bien le sentiment de respect et de protection que nous dispense la confiance en des valeurs permettant à chacun de vivre sa vie paisiblement.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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12 juin 2008

La fin prochaine du pétrole et ses atrocités

A la frontière France – Espagne les routiers en colère ont hérissé des barricades et retiennent ainsi 1500 camions de livrer leurs marchandises à destination. En Angleterre c´est la même chose, ainsi qu´à Manille…A plus de 135 $ le baril, le pétrole rend la vie difficile à tout le monde dans le monde entier. Tout cela serait-il le résultat de spéculations ?

La dure fin prochaine du pétrole et ses horribles douleurs.

L´envolée suffocante du prix du pétrole du prix du pétrole a réveillé la cupidité de spéculateurs attirés par le gain rapide et facile, certes, mais est-ce toute la vérité ? Pas du tout. La vérité est tout autre : la consommation mondiale du pétrole a augmenté et on s´est rendu compte que ce nectar de l´industrie…n´était pas éternel. Pire : il touchait à sa fin. Et malgré la découverte d´un gisement off shore gigantesque dans les eaux brésiliennes, il ne faut pas se faire d´illusion et se préparer rapidement à se séparer du noir liquide qui fut dans le passé le moteur de l´industrie, du commerce, de la chimie…de la mobilité individuelle.

Les Verts allemands avaient pourtant prédit, il y a 10 ans de cela, que le coût du pétrole allait atteindre un jour 5 DM, ce qui revient aujourd´hui à 2,5€. Personne ne les a pris au sérieux, on s´est plutôt contenté de les traiter de pyromanes sociaux, de dangereux rêveurs, de fauteurs de troubles…etc. Ils durent s´aligner et ravaler leurs prévisions. Aujourd´hui, cependant, ce sont eux qui ont eu raison de vouloir attirer la société sur les deux grands inconvénients du pétrole consommé par trop abusivement : la pollution d´une part, et de l´autre la fin prochaine de ce fossile liquide sur lequel l´industrie automobile avait exclusivement fondé sa technologie.

Après la deuxième guerre mondiale qui vit l´utilisation du gaz comme moyen de propulsion automobile, seuls les japonais furent les premiers à avoir compris et s´attelèrent plus tard à construire des véhicules à moteur hybride. Mais que ce fut en Allemagne, en France, en Angleterre et aux Etats-Unis ; tous les industriels de ces pays industrialisés continuèrent à miser aveuglement sur leur ancien cheval noir : le pétrole. Et maintenant que sa fin est prévisible et que les détériorations écologiques de ses utilisations abusives ne pouvaient plus être banalisées…tout l´occident est sur le choc des conséquences, on souffrait déjà de la détérioration écologique qui frapperait, à son apogée, le monde entier tandis que le coût du pétrole, lui, prenait des envolées inconsolables.

Et personnellement, je préviens de nouveau les rêveurs et les incapables de prévision : le coût du baril ne va plus devenir moins cher, bien au contraire, avant la fin de l´année prochaine 2009, le baril va avoisiner 200 $. Qu´on se le dise. Il est grand temps de décrocher. C´est la fin du nectar industriel noir. Il faut s´y faire et se doter d´une nouvelle base technologique d´énergie de propulsion. Et par la même occasion, il faut aussi reconsidérer l´utilisation du gaz naturel, parce que lui aussi va prendre les mêmes envolées parce qu´il est, lui aussi, pas éternel.

Toute cette histoire, et disons-le franchement, la fin d´une époque aveuglement destructive de matières premières touche à sa fin et doit éveiller en nous tous une meilleure utilisation de précieuses ressources terrestres. Ni l´or, le diamant, le cuivre, le fer, le pétrole ou le gaz ne sont éternels. Nous devons les employer avec décence, afin que les générations futures de la race humaine puissent en profiter le plus largement que possible. Je sais, et la situation actuelle le prouve grandement, les bornés et les aveuglés par leur étroitesse d´esprit ou par leur cupidité vont s´acharner dans leur systématisme abusif. Mais après ? Quiconque aujourd´hui se refusait à descendre de scelle et se doter de technologies respectant autant l´écologie qu´elles utiliseraient des systèmes ou des ressources renouvelables, se retrouvera demain sans ressource et sans moyen d´entretenir valablement les exigences énergétiques grandissantes d´une industrie moderne.

Et il ne faut pas se laisser leurrer par le populisme des apparences conduisant les gens à monter aux barricades ou à ruminer sur le coût du litre à la station d´essence. Là n´est pas le problème. Plus personne ne peut diminuer le prix d´une ressource touchant lentement à sa fin ; c´est plutôt la faute aux industriels et aux pouvoirs publics concernés qui se sont endormis sur une source d´énergie volatile. Mais c´est le propre de notre époque : les gens confondent par intérêt ou par cécité abusive le principal d´une problématique de ses effets secondaires. Et on en vient alors à attaquer militairement des peuples, à soudoyer des gouvernements et des représentants de peuples pour entrer en possession de ressources…volatiles ! Le mieux ne serait-il pas de mettre sur pied des techniques et des systèmes technologiques alimentés par des sources d´énergies renouvelables ou infinies dans la nature ? Je le pense bien, sinon à chaque fin de ressource, on est tenu de changer de système. Or les investissements faits dans un sens technologique ne sont pas toujours utilisables dans un autre.

Musengeshi Katata

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10 juin 2008

Birmanie: une Junte inhumaine et irresponsable ?

Refuser l´aide internationale lorsqu´on se trouve dans la situation Birmane, est-ce raisonnable ? Que cachait réellement ce refus ?

Aide humanitaire oui, mais pas l´abattement voulu de l´économie nationale… !

Soyons francs, que pouvait-on donc attendre d´une Junte militaire qui, depuis 1990 se refuse à entériner une victoire électorale de l´opposition en consignant sa candidate Aung San Suu Kyi en résidence surveillée depuis 18 ans !?! 

Depuis, l´occident cherche par tous les moyens à changer l´orientation politique dans ce pays en bombardant Aung San Suu Kyi de titres et de signes de reconnaissance internationale…sans pouvoir changer quoi que ce soit. Bien au contraire, vraisemblablement enviée par une Junte militaire répressive et bornée, tous ces signes de solidarité extérieure se sont tournés contre elle. Les dictateurs militaires lui reprochaient d´avoir ce qu´on leur refusait : l´honneur, le respect et la reconnaissance politique internationale.

Devant la catastrophe des inondations naturelles qui a frappé ce pays et fait des dizaines de milliers de morts et de sans abri, ce pays, cependant, a repoussé l´aide française et américaine qui s´était empressée à ses portes. Pourquoi ? La Junte craignait un envahissement économique destructeur de l´économie déjà abattue d´une part, et de l´autre, elle pressentait que les occidentaux, par cette occasion, en profiteraient pour œuvrer au changement politique en affaiblissant l´autorité surfaite des dictateurs. Et ne le cachons pas, cette perspective ne nous aurait pas déplu ; car il faut le reconnaître : comme en Afrique ou ailleurs, ces dictateurs armés et nourris par le peuple venant le priver de sa souveraineté civile ou de son avenir…tout cela relève plus de l´antiquité politique que de la culture politique contemporaine.

Mais. Il y a un mais, hélas dans toute cette histoire : d´une part un armada français constitué par un porte avion contenant un cargaison évaluée à 100.000 tonnes de vivres d´une part, et de l´autre quatre navires de guerres américains transportant approximativement le double. N´est-ce pas un peu trop de vivre pour secourir les birmans ? Voulait-on noyer ce pays dans la gratuité et abattre ainsi son économie pour l´aliéner définitivement à une aide alimentaire chronique permanente avec laquelle on pourrait alors faire dictat économique et politique pro occidental ?

A Darfour, au Congo Kinshasa ou ailleurs, on n´avait pas vu venir une telle aide ! Aujourd´hui encore au Darfour du Soudan les femmes et les enfants vivaient dans une précarité insultante pour les fameuses prétentions de l´aide humanitaire internationale. Alors, que voulait-on donc en Birmanie ? Même Ban Ki Moon s´était déplacé sur place. Mais les dictateurs de la Junte restèrent réservés quant à l´aide occidentale. A la rigueur, la Junte autorisait une aide asiatique…ou alors l´aide devait être livrée aux autorités locales qui se chargeraient de la distribution.

Cette histoire, quand on pense aux nécessiteux naufragés au manque et menacés par la choléra et les suites de cadavres humains gisant ça et là dans la campagne ; cette histoire disais-je ne peut que révolter parce qu´apparemment les deux parties poursuivaient des buts occultes qui n´avaient rien à voir avec les sinistrés. Autant la France que les Etats-Unis dans leurs histoires économiques et politiques respectives ont soutenu des dictateurs pillant et violentant leurs peuples…croire qu´ils étaient devenus tout à coup des anges de l´humanisme bénévole était plutôt osé, si pas infantile. Et de l´autre côté un ramassis de militaires faisait des siennes comme les occidentaux l´avaient si souvent fait avaler au monde. L´impasse de la bonne foi. La victime, hélas, était celle qui avait un besoin pressant d´être aidé.

Notre monde a tellement entretenu de fausses et de trompeuses valeurs qu´il est aujourd´hui difficile de séparer la graine de l´ivraie. Le doute s´est irréversiblement installé dans les rapports internationaux, surtout lorsque le pétrole, les matières premières ou quelques avantages économiques et commerciaux en constituaient sourdement l´enjeu. Et avec la crise économique, la fin prochaine du pétrole et la guerre commerciale de vente d´invendus et d´excédents dont on abusait honteusement, hélas, on en oublie par trop ouvertement à secourir, au nom d´une aide humanitaire réellement digne de ce nom, ceux qui en ont un besoin urgent. Si cela continue, ce sont les salauds et les criminels qui auront vie belle ; parce qu´ils pourront toujours dire : « les autres, ils ont la conscience aussi douteuse que moi ; pourquoi dois-je donc leur concéder la vertu gratuitement ?».

Et je me permets de dire que ce que nous perdons tous dans cette fourbe ménagerie est bien plus grand que l´aide internationale surfaite ; c´est plus grand que l´assistance politique et la reconnaissance internationale, aussi orientées ou conditionnées qu´elles soient. C´est la confiance et la bonne foi que nous perdons définitivement. Et nous en avons grandement besoin pour protéger et sauvegarder ce qui a de plus vrai et de plus cher dans nos valeurs humaines. Beaucoup croient ou sont persuadés que ces valeurs ne sont pas importantes, que plus important est la richesse et l´économie. Certes. Et cependant, que vaut l´argent dans le désert, pendant la guerre, ou en naufrage en pleine mer ? Des règles et des valeurs communautaires autorisant et permettant l´éclosion de tout un chacun autour de valeurs sures et respectables de tous, n´est-ce pas un idéal de véritable fierté et sécurité humaine ?

Musengeshi Katata

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17 avril 2008

Sur les fameux écarts d´Obama

Commentaire sur Grioo sur l´article: http://grioo.com/avis,presidentielles_americaines_accuse_d_elitisme_barack_obama_contre-attaque,13476.html

A propos du discours d´Obama

Je suis fort surpris que des africains se prononcent aussi légèrement sur ce que vraisemblablement ils ne saisissent pas toute la portée. Il n´y a que des africains pour ne pas avoir encore compris que depuis bientôt 30 ans les économies occidentales sont en régression de croissance ! A tout hasard, un signe frappant : toutes les économies occidentales sont dangereusement endettées : la France 1.200 milliards, l´Allemagne 1.500, l´Amérique 9.000 milliards ainsi par ailleurs que l´Italie, la Belgique, l´Angleterre, la Grèce, la Hollande…par ailleurs, le chômage, dans tous ces pays, est incroyablement élevé autant qu´il est officiellement manipulé par des statistiques créatives. Et l´Amérique est en récession ou s´y enfonce de jour en jour. Voilà pourquoi, pour comprendre ce que dit Obama, il faut autre chose dans la cervelle que d´être uniquement noir.

Pour ce qui est du Zimbabwe, désolé, mais Obama a absolument raison. Les africains croient toujours qu´ils peuvent, avec l´aide du FMI, s´en sortir ; or, à bien y regarder, ces aides, comme on le sait, ne sont que des pièges ouverts pour idiots. Et pour le confirmer, même avec l´endettement exorbitant qu´ils traînent lourdement à leurs pieds, aucun pays industrialisé ne s´adresse au FMI pour régler ses dettes, pourquoi donc ? Parce qu´ils savent bien que cela signifierait se mettre soi-même la corde au cou. Maintenant, et pour juger de l´intelligence des africains, ou de leur naïveté ; pourquoi ces pays africains croient-ils s´en sortir en s´empoisonnant ? Et si le FMI ou la Banque Mondiale n´existaient pas, que feraient donc ces pauvres africains ? Voilà en fait ce que Mugabe n´a pas compris : on ne peut pas se plaindre de la criminalité économique occidentale et cependant vouloir régler ses problèmes avec les épargnes de ces mêmes gens ! A ce comportement on reconnaît la naïveté et l´inconséquence africaine : tous voulaient se développer, mais personne ne veut se forcer, se discipliner à créer et produire les moyens et les instruments techniques et fonctionnels de ce développement. En fait, on veut aller au paradis, mais on ne veut pas mourir ; ou encore on veut la liberté, mais on continue, à la première occasion, à mettre son avenir entre les mains des plus grands esclavagistes de la planète. Un petit exemple instructif : l´occident a fait un blocus économique envers l´Iran ; ce pays, cependant, s´est tourné vers ses sources et ses ressources internes et les a développé systématiquement. Les résultats ? Sans l´aide occidentale et sans le FMI, ce pays produit ses propres voitures, ses missiles et ses armes de défense, s´est doté d une technologie nucléaire et il s´industrialise indépendamment de qui que ce soit. Et autant dire qu´avant de s´endetter comme des rats incapables comme le font bien de pays africains sans technologie de production, il faut d´abord affûter ses paramètres sociaux et économiques afin que cet endettement soit utile et fructueux, et ne se transforme pas en une prison ouverte pour les populations innocentes.

On parle ces derniers temps beaucoup d´Haïti. Ce pays noir, malgré ses 200 ans d´indépendance, n´est pas arrivé à décoller. On trouvera une part de la vérité dans les 150 millions de francs lourds qu´ils durent payer à la France jadis pour être libre. Mais ce qui est plus grave, c´est que l´intelligentsia de ce pays n´a pas compris (aujourd´hui encore) le monde dans lequel ils vivaient et comment se garder de la faiblesse et du manque en se développant. Aujourd´hui, et même avec 200 années d´indépendance, l´économie de ce pays est des plus misérable. Ceci pour convier les africains à un peu plus d´efforts intellectuels et d´exigence créatives envers eux-mêmes. Il est plus facile, on le sait, de s´en prendre à un Sarkozy ou de critiquer Obama qui, ne l´oublions pas est un américain, que de se critiquer soi-même afin d´aller de l´avant. En tout cas n´attendons pas toujours des autres ce que nous-mêmes ne sommes prêts à nous offrir.

Je sais qu´Obama est brillant, et je pressens même qu´il gagnera les élections. Mais voyez-vous, cela ne va changer ni nos problèmes en Afrique, ni empêcher nos ennemis de nous préjudicier sournoisement comme ils le font actuellement à loisir. Et n´oublions pas que l´eau pure, des toilettes salubres, des écoles ambitieuses, des emplois pour nos universitaires, autant que pour nos ouvriers qualifiés…des villes propres sans détritus, tout cela fait cruellement défaut actuellement en Afrique. Si ce n´est pas un raison pour pratiquer la modestie et travailler sincèrement à changer les choses au mieux ? Obama sait où il va, mais nous, le savons-nous ?

Musengeshi Katata

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09 mars 2008

Culture et réalisation humaine.

Vers quelle culture tendons-nous ; vers celle qui nous emploie tout en nous donnant une place quelconque au sein de sa gestation, ou voulons-nous participer et défendre des valeurs, des symboles, un idéal social de réalisation qui rende justice à nos plus belles attentes ?

Culture de réalisation ou culture de mystification ?

Beaucoup de définitions ont été émises sur la culture, les unes tout aussi simplistes que les autres, mais parfois quelques unes de ces réflexions étaient vraiment pertinentes. Apparemment cet agrégat de valeurs humaines intéressait beaucoup de gens pour des raisons diverses: certains cherchaient à la comprendre ou à l´influencer, d´autre à la guérir de ses maux, d´autres encore à s´y cacher ou s´en rendre maître. Quant à ceux qui se réclamaient d´elle, souvent ils voulaient tout simplement se faire ainsi hisser à sa cime, afin de satisfaire à des excès de grandeur et d´ambition. On le voit, la culture existe, elle pense, elle danse, elle juge, elle reconnaît ses meilleures enfants et lorsque ses mécanismes fonctionnels sont diligents, elles sait les protéger et les défendre lorsqu´ils sont en danger. Au fait, la culture, c´est quoi ?

La culture, cette bonne vieille courtisane avertie et conséquente de la société, c´est un ensemble de valeurs, d´usages, de choix de manières de vivre et de célébrer l´existence qui se sont imposés au sein d´une culture, d´une civilisation. Et parce que cette culture est non seulement pratique, sélective, cognitive et spéculative, qu´elle exprime, à tout moment de l´histoire d´une société, son degré d´évolution et de philosophie existentielle, elle est, comme la famille, un lieu de conflit et de discussion de valeurs déterminant non seulement le caractère d´une société, d´un peuple, mais aussi celui des différents membres de son ensemble dans leurs libertés et leur contexte de réalisation.

Et dans ce sens, la question : dans quelle culture humaine vivons-nous aujourd´hui; ou encore: de quelle culture venons-nous et à laquelle aspirons-nous sincèrement au 21ième siècle ? Cette question, tenter d´y répondre ou d´en approcher de la discussion, nous donne l´occasion de critiquer et de réfléchir sur notre propre avenir humain, social, culturel. Parce qu´ainsi, nous sortons de l´expectative, et au lieu de subir la culture ou d´être gérée par elle, nous devenons acteurs et sujets conscients et responsables de notre culture, et c´est dire de notre devenir. On dit, et cela est pratiquement tangible, que la plupart des gens se laissent gérer par la société et sa culture; c´est à la fois autant reposant qu´humiliant pour l´intelligence et la fierté active individuelle. Car s´abandonner sans regard et contrôle à des valeurs sociales aussi prometteuses soient-elles, c´est cesser d´exister au sens où on participe à leur adéquation ou veille à ce que leurs contenus répondent autant aux exigences de nos meilleures attentes qu´à celles que nous convie un humanisme supérieur.

Nous vivons aujourd´hui une époque extrêmement complexe. Pourquoi ? Parce que la connaissance, le rapprochement des peuples et des cultures occasionnés par les progrès de la mobilité, de la communication et des échanges commerciaux ont conduit à un débat élargi de valeurs morales et éthiques de nos ambitions existentielles. Et parce que le passé est la mère du présent et le père de l´avenir, l´enfant: culture appartenant autant à l´anima qu´à l´animus, se doit de s´émanciper et développer une personnalité individuelle lui donnant les meilleurs moyens de se réaliser d´une part, et de l´autre, de rendre justice à une culture dont les frontières des valeurs incluaient le respect des droits des autres et leurs libertés.

Ainsi tombe-t-on aujourd´hui dans le dilemme contemporain: celui de l´individu de la société étatique personnalisée et distincte (Etat) ayant des valeurs, des paramètres particuliers face à des valeurs étrangères ou internationales (globalisation) exigeant de jour en jour implicitement, pour des raisons économiques, commerciales ou financières, une harmonisation usuelle de la norme de cohabitation. La question est toujours, hier comme aujourd´hui: quelles sont les valeurs réelles de cette norme étrangère ? Comment peut-on faire en sorte qu´elles soient respectées par tous, et comment pouvait-on être sûr qu´elle étaient réellement équitables, si comme aujourd´hui seuls ceux qui étaient puissants et riches savaient l´imposer ou en déterminer le contenu sémantique réel et efficace ? Notre ONU d´aujourd´hui n´était-il pas aussi impuissant (voir l´invasion de l´Irak) à s´imposer envers tous ses membres surtout si ceux-ci étaient puissants et nantis de droits de veto ?

Or, si la liberté et la réalisation humaine sont des droits humains irrévocables et incessibles, chacun doit autant participer à leur épanouissement qu´à la défense de leurs contenus intrinsèques de valeurs. Et qu´avons-nous vécu par le passé ? On a vu des peuples, des races entiers exclus, empêchés à défendre ou exercer souverainement leurs libertés et leurs droits existentiels légitimes par des pratiques, des jugements de valeurs des plus fallacieux de peuples plus industrialisés ou mieux armés qu´eux, . Ce fut le cas pour l´histoire de la pratique humaine des guerres d´occupation et de dépossession, des invasions conquistadoriennes, de l´esclavage autant que celles de la colonisation. Ces abus et crimes de castrations culturelles perpétuent encore aujourd´hui leurs effets secondaires autant chez les délinquants que dans leurs victimes de jadis.

Et on peut se demander, pour une véritable culture humaine de droit et de liberté, comment faire pour guérir les uns de leurs absurdités et de leurs abus, et de l´autre côté de la rive, comment faire en sorte que les exclus d´hier, les absents et les impuissants de l´histoire primitive passée retrouvent confiance en leurs cultures et leurs symboles détruits injustement; que ces cultures